Sandor Ferenczi, le « grand père de la Gestalt »
Serge Ginger
Ferenczi était le disciple préféré de Freud, son fils spirituel ;
son apport à la psychanalyse a été considérable : de 1900 à
1933, il introduisit de nombreux concepts (que l’on retrouve en
Gestalt-thérapie), tels que : l’analyse didactique (« 2e règle
fondamentale») et la supervision, le contre-transfert, l’introjection, « l’élasticité» de la technique, à adapter à chaque cas.
Avant Perls, il souligna l’importance du corps et de l’émotion et
il prôna la « technique active», l’expéri-mentation vécue dans
l’ici et maintenant de la séance, l’approche globale et polysémique, l’implication affective humaniste, voire « maternante»
du thérapeute, notamment auprès des cas lourds, borderlines
et régressés — que Freud refusait en analyse.
Il apparaît ainsi comme l’un des précurseurs de la Gestaltthérapie. Ses idées semblent avoir été transmises à Perls, notamment à travers plusieurs de ses superviseurs, directement analysés par Ferenczi.
• FERENCZI, LE PRÉCURSEUR
• BESOIN DE CHALEUR ET D’AMOUR PARENTAL
• CONTRE-TRANSFERT ET POLYSÉMIE
• LE CORPS, LES ÉMOTIONS, L’EXPÉRIMENTATION
EN SÉANCE, LA « TECHNIQUE ACTIVE »
• L’APPROCHE HUMANISTE
• SEXUALITÉ ET HOMOSEXUALITÉ
• L’ANALYSE « PROFANE »
• UNE POLLINISATION CROISÉE
• BIBLIOGRAPHIE ( 20 ouvrages principaux consultés) *