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no 24 2003/1

L’impasse existentielle

Eléments pour une transition paradigmatique

Vincent Béja
« Ce que j’ai voulu faire à l’occasion de cet article c’est montrer combien le mariage de la Gestalt avec les contraintes existentielles me semblait contre nature et suggérer que d’autres pistes de réflexion, d’autres manières d’être au monde sont possibles avec lesquelles nos positions pratiques de Gestalt thérapeutes sont à la fois fortement cohérentes et utilement stimulées. Se lancer dans cette voie implique d’accepter une radicale prise de distance d’avec les présupposés occidentaux courants, présupposés que nous voyons à l’œuvre et poussés à l’extrême de la pensée par l’existentialisme et en particulier celui de Heidegger. En faisant de l’écart de l’homme d’avec le monde et de l’homme d’avec lui-même une vérité d’ordre ontologique (un « existential »), l’existentialisme normalise en effet la névrose de l’homme moderne, banalise la prééminence du « Je » au détriment du « Nous » et contribue à générer la solitude existentielle, l’angoisse du temps qui fuit et de la mort inéluctable. » Il s’agit au fond rien de moins que d’une proposition de sortie du dualisme par la réhabilitation du « vivre ».
• L’EXISTENTIALISME EXPOSÉ SOUS FORME DE CRITIQUE
Le mode expérientiel de l’existentialisme
La reprise par la Gestalt
Le conte de la particule…
Le héros com pressé
• NOUS LE PÔLE OUBLIÉ
La polarité Nous/Je
Je, Tu, Nous et le Cham p : implications
• EXISTER … OU VIVRE ?
L’écart com me fond culturel
Vivre : une transition proprement impensable
— Le tem ps : une distension inaugurale
Heidegger ou la distension temporelle « ontologisée »
L’invitation de Montaigne
Le soutien fondamental : l’invitation à vivre
• POUR CONCLURE
• BIBLIOGRAPHIE


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