2003
Revue de la Société Française de Gestalt
La notion de frontière : Perls/Federn
Edmond Marc
Docteur d’Etat en psychologie, Professeur à l’Université Paris X.Auteur de plusieurs ouvrages :Guide pratique des psychothérapies (Retz) ;Le changement en psychothérapie (Dunod)et, en collaboration avec D. Picard, L’école de Palo Alto (Retz).
La notion de « frontière », et plus précisément de « frontière contact », est centrale pour la Gestalt. C’est d’elle qu’est
dérivée en partie la notion de Self. Or il semble bien que
cette notion ait été empruntée au psychanalyste Paul
Federn, un des premiers disciples de Freud. Les auteurs
de Gestalt Therapy font d’ailleurs référence à cet auteur.
Après avoir situé Paul Federn, on présentera les aspects
essentiels de son élaboration conceptuelle et théorique
autour de la notion de frontière ; on évoquera aussi
quelques unes de ses implications dans la pratique thérapeutique, et notamment dans l’abord des psychoses.
On sait que Perls n’était pas très porté à citer les auteurs quil’avaient inspiré, ni ses références ni ses sources. C’est
d’autant plus important de constater que dans sa théorie du
Self, il situe son approche par rapport à trois autres : celle de
Freud, de sa fille Anna et de Paul Federn.
Ce n’est certainement pas un hasard si le nom de Federn
apparaît alors ; car celui-ci est l’« inventeur » de la notion de
« frontière du moi » et peut-être que la dette de Perls à son
égard est plus importante que ce qu’il en dit.
Mais avant de voir plus précisément qui était Paul Federn et
qu’elle était sa conceptualisation de la frontière, revenons
quelques instants sur la façon dont Perls l’aborde.
La notion de « frontière », et plus précisément de « frontière
contact », est centrale pour la Gestalt. C’est d’ailleurs sur elle
que s’ouvre, de façon significative, l’ouvrage fondateur Gestalt
therapy. Cherchant à définir l’objet de la psychologie, Perls et
ses collaborateurs écrivent : « La psychologie étudie l’opération
de la frontière-contact dans le champ organisme~environnement » (p. 11). Définition-manifeste qui exprime bien le caractère
fondamental, pour eux, de cette notion. Ils font découler de la
notion de frontière celle de Self : « Le Self est la frontière-contact
en action » (p. 18). Le Self est donc le système de relations et de
réponses de l’organisme à l’environnement au niveau de la frontière où les échanges se produisent entre les deux.
C’est dans la troisième partie de
Gestalt therapy intitulée
« Théorie du Self » que l’on trouve la référence à Paul Federn ;
elle apparaît dans le chapitre 11 : « Critique des théories psychanalytiques du Self ». Cette critique permet de rappeler certains éléments de base, tirés des théories freudiennes, mais
aussi d’en montrer les insuffisances aux yeux de Perls
[(1)] et surtout de différencier sa théorisation de celle de ses prédécesseurs.
Il examine d’abord les positions d’Anna Freud telles qu’elles
s’expriment dans Le Moi et les mécanismes de défense. Tout en
reconnaissant l’intérêt de ses apports, il reproche à Anna Freud
d’opposer le Ça et le Moi alors que lui-même conçoit leurs relations de façon plus unitaire et plus harmonieuse (« La fonction
du Ça devient progressivement fonction du Moi jusqu’au contact
final et au relâchement », p. 194). Là où l’analyse met l’accent
sur le conflit entre instances, entre les mouvements pulsionnels
et les mécanismes de défense du Moi, la Gestalt entend souligner la fonction intégratrice du Self.
Par rapport à celles d’Anna Freud, les positions de Paul
Federn semblent plus proches de celles de la Gestalt : « Dans
cette théorie, le Moi n’est pas passif, il agit et est perçu comme
l’unité synthétique existante » (p. 196). L’ouvrage donne une citation de Federn qui semble se rapprocher de la définition gestaltiste : « Le Moi est une unité d’investissement fonctionnelle,
changeant avec chaque pensée et perception actuelles, mais
retenant le même sentiment de son existence à l’intérieur de
frontières distinctes ». Le commentaire est le suivant : « Voilà
une bonne description de ce que nous avons appelé plus haut la
“personnalité”. Le Self en tant que tel ne ressent pas tant sa
propre existence que l’unité de son contact » (p. 197). On pourrait cependant objecter que le Self ressent sa propre existence
lorsqu’il est en contact… avec lui-même, dans un mouvement
auto-réflexif où il se prend lui-même comme figure. Mais ce que
la Gestalt reproche surtout à Federn, c’est, à travers la notion de
frontière, d’établir une coupure entre l’intérieur et l’extérieur. La
conclusion qu’elle propose, au terme de cette réflexion critique,
est la suivante : « Le Self conscient n’a pas de frontières fixes ;
il existe, dans chaque cas, dans le contact avec la situation
actuelle et il est limité par le contexte de la préoccupation, par
l’intérêt dominant et les identifications et aliénations qui s’en suivent » (p. 200).
Il y a certainement des différences théoriques entre la Gestalt
et Federn quant aux conceptions des notions de Self et de frontière. On peut néanmoins se demander si, à travers les critiques
adressées à Federn, la pensée de celui-ci n’est pas quelque peu
simplifiée.
Cependant avant d’entrer plus avant dans les conceptions de
Federn, peut-être faut-il le situer plus précisément car il est largement méconnu en France.
QUI ÉTAIT PAUL FEDERN ( 1871-1950) ?
Paul Federn a, à bien des égards, une histoire qui se rapproche de celle de Friedrich Perls. Comme lui, il est né dans une
famille de la bourgeoisie juive libérale. Son grand-père était rabbin, son père un médecin réputé de Vienne. Poussé par ce dernier, il fit des études de médecine et de psychiatrie et s’installa
comme médecin interniste à Vienne en 1902. C’est alors qu’il
rencontre Freud et la psychanalyse qui l’aident à surmonter ses
propres tendances dépressives. Il fait très vite partie du premier
cercle des disciples de Freud et lui restera fidèle toute sa vie.
Cette fidélité ne l’empêcha pas cependant d’être novateur.
Assez tôt, il s’éloigne de la conception de Freud selon laquelle la
psychanalyse ne peut s’appliquer aux psychotiques. Au contraire, il s’efforce d’adapter la démarche psychanalytique aux
patients souffrant de psychoses. Il obtient des résultats probants ; mais il montre que la démarche thérapeutique avec ce
type de patient, tout en s’inspirant des mêmes principes, ne peut
adopter les mêmes modalités et utiliser les mêmes techniques
que celles de la cure classique, élaborée pour les névrosés. La
différence réside notamment dans l’abord des résistances et le
maniement du transfert : « Dans les psychoses, les résistances
normales sont brisées et doivent être rétablies par la psychanalyse ; les transferts ont besoin d’un traitement différent
[(2)] ». Il
s’agit de favoriser un transfert positif et une relation de confiance et de dissiper très vite les mouvements négatifs qui pourraient
rompre l’alliance thérapeutique. P. Federn pense aussi que le
traitement de tels patients n’est possible qu’avec le concours de
l’environnement et, tout particulièrement, la collaboration de la
famille.
C’est le travail avec les psychotiques qui l’a amené à réfléchir
sur le fonctionnement du Moi et à élaborer une théorie originale
dans ce domaine qui en fait un précurseur de l’Ego et de la Self
Psychology. C’est le premier, à ma connaissance, à proposer la
notion de « frontière du moi » qui n’existait pas chez Freud ni
chez les autres psychanalystes.
En 1938, les persécutions nazies l’obligèrent à émigrer aux
Etats-Unis avec une partie de sa famille (un de ses fils, Ernst, fut
déporté au camp de Buchenwald). Il s’intégra à la société psychanalytique de New York mais resta toujours un franc-tireur,
résistant à certaines tendances conformistes de la psychanalyse américaine.
Atteint d’un cancer et après plusieurs opérations, il choisit de
se donner la mort en 1950, laissant derrière lui une œuvre
importante dont l’essentiel a été traduit en français dans l’ouvrage La psychologie du moi et les psychoses (PUF, 1979).
Ayant évoqué le parcours et les travaux de Paul Federn, nous
pouvons revenir sur la notion de « frontière du moi », un de ses
apports incontestablement les plus originaux.
Bien sûr, on ne peut affirmer avec certitude que Perls s’en soit
inspiré pour l’élaboration de sa propre notion
[(3)]. Mais le fait que
Federn soit cité dans Gestalt therapy montre au moins que Perls
connaissait ses écrits ; et il y a une forte probabilité pour qu’ils
aient exercé une certaine influence sur les élaborations de la
Gestalt.
Indiquons cependant d’emblée qu’il y a des différences importantes entre les deux conceptualisations. Si Perls a emprunté à
Federn la notion de frontière du moi, il n’a pas, à l’évidence, fait
sienne la théorisation qu’en a élaborée Federn, théorisation fortement marquée par tout l’appareillage conceptuel de la psychanalyse freudienne. Perls a plutôt essayé de transposer cette
notion dans le contexte épistémologique de la Gestalt-théorie.
C’est pourquoi il ne me semble pas nécessaire d’exposer ici le
détail de la construction théorique de Federn, construction au
demeurant très complexe et d’un abord pas toujours facile. Il
s’agit plutôt d’en présenter les grandes orientations, celles-là
même qui ont pu exercer une influence sur Perls.
Une remarque préalable : ce que Federn appelle « Moi » ne
correspond pas exactement à la définition du Moi dans la théorie freudienne ; certes, elle englobe cette définition ; mais en
même temps, elle la dépasse. Car Federn inclut dans le Moi ce
qu’il appelle le « sentiment du moi »
(Ichgefühl) qui correspond à
la conscience de soi, au sentiment d’identité
[(4)]. On peut, dit-il,
décrire le sentiment du moi « comme sentiment des relations
corporelles et mentales, du point de vue du temps et du contenu » (p. 31)
[(5)]. Le sentiment corporel du moi ne se confond pas
avec la perception immédiate que l’on peut avoir de son corps ;
c’est plutôt « un sentiment composite qui inclut tous les souvenirs moteurs et sensoriels concernant notre propre personne. Il
n’est pas cependant identique à ces souvenirs mais représente
plutôt un sentiment unifié des investissements libidinaux des
appareils moteurs et sensoriels » (p. 33). On voit que l’on est
proche de ce que Paul Schilder a conceptualisé par la notion
d’image du corps
[(6)].
Le sentiment du moi implique la notion de frontière qui distingue ce qui est ressenti comme Moi et ce qui est ressenti
comme non-Moi : « Le terme de “frontière du moi” ne désigne
rien d’autre que l’existence d’une perception de l’étendue de
notre sentiment du moi » (p. 297). La frontière s’instaure lorsque
les objets de l’environnement sont ressentis comme extérieurs à
l’individu ; ce processus opérant peu à peu dans le développement de l’enfant.
Les frontières du moi ne sont ni statiques ni figées ; elles sont
au contraire changeantes et mouvantes. Il s’agit d’un processus
dynamique, la frontière située à la périphérie du moi jouant le
rôle d’organe sensoriel permettant le contact avec l’environnement. Federn est conscient que le terme de
frontière avec sa connotation géographique risque
d’entraîner une représentation fallacieuse. C’est davantage une frontière subjective qu’une frontière physique
(même si elle prend appui sur la perception des limites
du corps) et elle est, par nature, fluctuante. Il prend pour
en donner une idée l’image de l’amibe dont les frontières sont constamment en mouvement, selon qu’elle
lance ou rétracte un pseudopode, ce qui lui permet
d’absorber des éléments de l’environnement. Il en est
de même pour la frontière du moi; elle peut envelopper
ou absorber les objets ou les rejeter : « Il est des personnes qui à tout moment étendent leur frontière du moi
pour inclure chaque impression nouvelle ; de ce fait,
elles sont toujours prêtes à absorber dans le moi des
objets nouveaux et différents – autrement dit, prêtes à
les investir de sentiment du moi, de libido narcissique –
et ainsi à s’engager dans des identifications toujours
nouvelles » (p. 358). Ainsi Federn montre bien que la
frontière est une frontière contact, fortement investie
d’énergie libidinale (c’est-à-dire de mouvement d’attraction ou de répulsion) et qui sert en quelque sorte à « palper » l’environnement pour s’en approprier des éléments et en rejeter d’autres. L’identification est un bon
exemple de cette extension de la frontière puisqu’un
objet extérieur au Moi va être absorbé par lui pour faire
ensuite partie du sentiment du moi.
A l’inverse, la frontière du moi peut abandonner et délaisser
des éléments préalablement investis. Federn analyse notamment ce processus chez l’enfant (mais il existe autant chez
l’adulte) : « La frontière du moi se retire des objets chaque fois
que l’enfant est déçu par ces objets, chaque fois qu’il trouve que
ceux-ci ne sont pas soumis à ses désirs, et chaque fois qu’ils lui
font éprouver de la douleur, de la peine, de l’angoisse et même
de la peur » (p. 311). On pourrait interpréter dans ce sens le mouvement de projection où des parties internes du Moi ne sont plus
ressenties comme appartenant au Moi mais projetées au-delà
de ses frontières dans les objets externes (je dénie un sentiment
qui est mien mais dont je ne suis pas conscient et je l’attribue à
autrui : « Ce n’est pas moi qui le déteste, c’est lui qui me hait »).
Si les frontières du moi, dans ses différentes manifestations,
sont fluctuantes en extension et en intensité, il faut, selon
Federn, en conclure qu’elles sont investies énergétiquement de
façon variable. Il postule donc l’existence d’une énergie pulsionnelle qui s’attache spécifiquement aux frontières et dont les
changements d’intensité provoquent les mouvements et les fluctuations de la conscience de ces frontières. Cet investissement
peut revêtir différents modes que la grammaire nous a rendu
familiers. Comme le commente Edoardo Weiss dans son introduction à l’ouvrage de Federn : « On fait l’expérience de l’investissement actif du moi dans les projets, la pensée, les actes et
sous sa forme la plus élémentaire du phénomène de l’attention.
L’investissement passif du moi détermine le besoin de stimuli.
L’investissement réfléchi se manifeste dans l’amour ou la haine
de soi » (p. 15).
FRONTIÈRE DU MOI ET RÉALITÉ
La notion de frontière du moi n’est pas chez Federn une
simple construction intellectuelle. Elle a une utilité pratique et
influe sur sa conception de la démarche thérapeutique.
C’est, par exemple, pour lui l’investissement des frontières du
moi qui permet de différencier le Moi de la réalité extérieure. Et
ce sont les fluctuations de cet investissement qui expliquent les
perturbations qui peuvent atteindre le sentiment de réalité. Il en
donne comme illustration les sentiments d’étrangeté et de
dépersonnalisation qui peuvent intervenir dans la vie normale
mais qui sont souvent l’expression d’une perte pathologique du
sens du réel.
Dans le sentiment d’étrangeté les objets et les êtres extérieurs
sont ressentis comme étranges, perdent leur aspect de familiarité et peuvent même apparaître comme dépourvus de vie ou
comme irréels. Federn explique ce phénomène par une perte
d’investissement des frontières du moi qui affecte la sensation
de réalité. Dans la dépersonnalisation, c’est le sentiment même
du Moi qui est atteint. Il y a une perte de conscience de la continuité de Soi : « Je ne suis plus moi », « je n’existe plus » pourra
dire la personne qui vit une telle expérience. Pour Federn, il y a
alors « perte de la fermeté interne du moi » par dissolution des
frontières. On peut alors « définir la dépersonnalisation comme
l’expérience subjective de l’éclatement du moi » (p. 255).
De même, si la frontière du moi perd son investissement énergétique, la frontière s’estompe, le Moi n’est plus capable de distinguer clairement l’intérieur et l’extérieur, ce qui se passe « en
dedans » et ce qui se passe « en dehors ». C’est l’origine des
hallucinations où le malade situe dans la réalité extérieure des
images, des pensées, des paroles qui se forment à l’intérieur de
lui.
Là aussi, j’ai fortement schématisé et résumé les analyses très
complexes de Federn qui l’amènent dans tous ces cas à travailler au niveau thérapeutique sur la reconstitution et le réinvestissement des frontières.
Je laisse aussi le soin aux lecteurs férus de Gestalt de
confronter les notions et théorisations de P. Federn avec celles
de la Gestalt Thérapie. Pour moi, j’ai surtout été sensible aux
proximités entre les deux approches, proximités dont les pages
consacrées à Federn dans Gestalt Therapy ne rendent pas suffisamment compte à mon avis. Quand, par exemple, il est reproché à Federn de concevoir les frontières du moi comme fixes,
d’établir une coupure étanche entre l’extérieur et l’intérieur, il
semble bien que ces critiques ne soient pas justifiées. J’espère
l’avoir montré. Même s’il n’emploie pas ce terme, Federn conçoit
bien la frontière comme une frontière contact qui à la fois sépare et relie l’intérieur et l’extérieur, le Moi et l’environnement.
Donnons lui la parole une dernière fois : « Toutes les définitions
du moi échouent, souligne-t-il, dans la mesure où elles représentent le moi comme une entité distincte, quelque chose qui
s’opposerait à la réalité extérieure » (p. 31)
[(7)].
J’ai donc cherché à gommer la frontière entre entre Paul
Federn et Frederick Perls, à privilégier le contact sur la coupure
et l’opposition. J’espère avoir aussi donné au lecteur l’envie de
lire (ou relire) La psychologie du moi et les psychoses, un ouvrage passionnant et largement précurseur.
·
FEDERN P. : La psychologie du moi et les psychoses, Paris, PUF,
1979 (pour la traduction française).
·
PERLS F., HEFFERLINE R., GOODMAN P. : Gestalt-thérapie, Paris,
Stanké, 1979 (pour la traduction française).
·
SCHILDER P. : L’image du corps, Paris, Gallimard, 1968 (pour la traduction française).
[1]
Je parle de Perls pour ne
pas répéter à chaque fois
« Perls et ses collaborateurs »
et par difficulté à discerner
l’influence précise de
chacun dans les conceptions
présentées dans
Gestalt therapy.
[2]
Paul Federn, La
psychologie du moi et les
psychoses, Paris, PUF 1979,
p. 144. Cf. notamment la
deuxième partie de l’ouvrage :
« Le traitement de la
psychose ».
[3]
Il faudrait pour cela mener
une enquête historique qui, à
ma connaissance, n’a pas été
faite jusqu’ici..
[4]
Aujourd’hui, on utiliserait
plutôt le terme de « Soi » qui,
à l’époque où Federn écrivait
n’était pas encore devenu
usuel..
[5]
Les citations et indications
de pages renvoient à l’ouvrage
cité de P. Federn, La
psychologie du moi et les
psychoses(PUF).
[6]
Cf. L’image du corps,
trad. Paris, Gallimard, 1968.
[7]
Comment l’ouvrage
Gestalt therapypeut-il affirmer
alors : avec Federn « on garde
le pouvoir synthétique du Self
en coupant le Self (pensées)
de l’environnement (réalité ) »
(p. 200) ? La théorie de Federn
n’est-elle pas
considérablement simplifiée ?
Peut-être était-il nécessaire
pour Perls et Goodman
d’affirmer une distance vis-à-vis d’une théorie trop proche
de la leur et dont ils se sont
peut-être inspirés ?