La souplesse du cadre
Alain Delourme
Tout ce que l’on vit dans le cadre thérapeutique est chargé
de sens et utilisable pour comprendre le monde singulier du
patient. Transition entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’imaginaire et la réalité, entre la subjectivité et l’objectivité, entre
la spontanéité et la ritualisation, le cadre délimite une aire
de jeu. Celle-ci va-t-elle révéler la répétition et libérer la
créativité ou bien va-t-elle piéger la créativité et sombrer
dans la répétition ?
Il convient de distinguer le cadre externe du processus (lieu,
style, mobilier, objets, place des protagonistes, durée, fréquence et coût des séances, gestion du téléphone, vouvoiement ou tutoiement, etc.) et le cadre interne du praticien
(sa propre organisation psychique, son mode de vie et son
système de croyances). Encadrer ne consiste pas seulement à énoncer des règles mais aussi à créer une ambiance propice au processus d’élucidation, d’élaboration et
d’émancipation qui définit la psychothérapie.
• LE CADRE EXTERNE DU PROCESSUS
• LE CADRE INTERNE DU PRATICIEN
• RIGUEUR ET SOUPLESSE
— Combinaison entre la méthode analytique
et les approches émotionnelles
— Combinaison entre les séances individuelles
et les sessions groupales
• BIBLIOGRAPHIE