Gestalt
S.F.G.

I.S.B.N.
206 pages

p. 68 à 68
doi: en cours

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no 25 2003/2

2003 Revue de la Société Française de Gestalt

L’incompressibilité

Dominique Nomis
« Jeune thérapeute », j’utilisais le cadre pour me protéger du client… Cela ressemblait à quelque chose du style « toi, client, tu ne me touches pas de trop près ».
Aujourd’hui ma thérapie m’a permis de ne plus avoir autant peur de l’autre. Et il m’est possible de poser un cadre sécuritaire pour le client.
Le cadre que je pose dépend de la personne que j’ai en face de moi. Il est souple, adapté et adaptable à l’autre. Il y a cependant des clients avec lesquels je suis d’emblée, plus cadrante : les ados par exemple.
Le premier item qui me semble incompressible, quel que soit le client, est la confidentialité.
Au fur et à mesure des séances, et en fonction de ce qui émerge dans celles-ci, je nomme le second et dernier item pour moi incompressible, c’est-à-dire le « non-passage à l’acte ». Je dis par exemple que les règlements de comptes en direct avec les proches sont interdits et j’explique la différence entre la mise en acte et le passage à l’acte.
Toujours en fonction de ce qui émerge, je dis, par exemple qu’il n’y aura pas de relation, autre que thérapeutique, entre nous (ni sexuelle, ni amicale… ). Et s’il y a un risque, je nomme aussi le non-passage à l’acte suicidaire.
Je considère l’environnement matériel, c’est-à-dire la durée des séances, leur coût, le lieu… comme des informations que je donne au client. Elles sont négociables en début de thérapie, évolutives et renégociables en cours de thérapie.
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