« Il était une fois une sorcière... »
Le jeu dans la thérapie des enfants et des adultes
François Devinat
Vital pour permettre au tout petit enfant de se différencier
de sa mère et d’élaborer ses sentiments d’abandon ou de
rage narcissique, le jeu peut prendre une autre dimension
thérapeutique par la voie du clown créateur. Manifeste dans
l’enceinte hospitalière avec les enfants, cette dimension
s’exerce différemment avec des adultes souvent rigidifiés
dans leur système de défense organisé. Improviser dans
l’espace vide avec le nez rouge permet cependant aux
“grandes” personnes de s’ouvrir à tous leurs possibles en
éclairant leurs vieux scénarios répétitifs et leur part d’ombre
par d’autres voies que dans la psychothérapie traditionnelle. Le Gestalt thérapeute est des plus affûté pour accompagner ce type de travail, par l’accent qu’il met sur trois
points clés : l’importance du métalangage psycho-corporel
de la personne, le respect dû à ses défenses et l’accent mis
sur le processus du mode d’être au monde plus que sur le
strict contenu langagier. Guidé par son centre ressource
corporel et inspiré par son âme, le clown créateur assume
sa liberté existentielle en proclamant sa vérité dans toutes
les dimensions de son humanité.
• LE JEU À LA NAISSANCE DU « JE »…
• DANS L’ENCEINTE HOSPITALIÈRE.
• VOIE DU CLOWN AVEC LES ADULTES...
— Quel clown ?
— Quel cadre ?
— La fonction « ça »
— Les résistances
— La frontière contact
— La dimension herméneutique : naissance de clown...
— Processus phénom énologique : le « je dans le jeu »
• EN GUISE DE CONCLUSION
• BIBLIOGRAPHIE