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no 26 2004/1

Relation verticale, relation horizontale. le pari gestaltiste du « nous »

Pierre Janin
La situation thérapeutique est classiquement « verticale » : le client-patient a besoin des services d’un professionnel, leurs statuts respectifs sont par essence inégaux. Pourtant, dans l’approche gestaltiste les notions de champ, de frontièrecontact, de plein contact, sont d’inspiration « horizontale » : elles expriment et affirment l’humanité commune et partageable du thérapeute et de son client, engagés à deux dans un artisanat de la rencontre qui permet de passer progressivement du Moi solitaire au Je-Tu dialogal, pour arriver si possible à la mutualité féconde des moments de Nous. L’auteur montre comment ce beau pari du Nous, qui marie le vertical de toute situation thérapeutique avec l’horizontal à terme de l’inspiration gestaltiste, peut être occasion de dérives dans un sens ou dans l’autre : trop de vertical ou trop d’horizontal. Il indique comment le thérapeute suit le chemin le plus sûr, qui tient compte de ces deux pôles de toute relation, quand son fil conducteur est la fluidité de sa présence à lui-même, à son vis-à-vis, et à ce qui à chaque instant fait lien entre eux.
• POSTURE DE BASE : L’APPROCHE « CHAMP »
• RELATION VERTICALE, RELATION HORIZONTALE
• LE PARI GESTALTISTE : LA RENCONTRE DU VERTICAL ET DE L’HORIZONTAL DANS LE « NOUS »
• COMMENT PERDRE LE PARI GESTALTISTE : LES DÉRIVES
la dérive horizontale
La dérive verticale
• LES ÉTAPES DE NOTRE FORMATION DE GESTALTISTES
• COMMENT RÉUSSIR LE PARI GESTALTISTE DU NOUS : LA PRÉSENCE
• BIBLIOGRAPHIE


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