La souffrance a-t-elle un sens ?
Échange avec Annick de Souzenelle
Annick de SOUZENELLE
François DEVINAT
Dans cette interview, Annick de Souzenelle raconte comment elle s’est lancée dans la traque du « message
contenu dans la maladie » à travers la relecture des textes bibliques dans leur dimension symbolique.
Elle montre comment sa découverte de correspondances étonnantes entre le schéma du corps
humain et l’Arbre de Vie des Kabbalistes l’a poussée à décrypter la souffrance comme une ardente et
conflictuelle « percée de l’être ». S’écartant du dualisme entre le « Bien » et le « Mal », le corps et l’esprit,
cette ex-psychothérapeute préfère parler d’« accompli » et d’ « inaccompli ». Elle prend notamment
exemple sur les textes de la Genèse et le sacrifice d’Isaac, pour étayer sa conviction personnelle : le
chemin de vie de chacun est une « montée de sève de l’arbre de la connaissance qui conduit vers l’accomplissement
», ce qui implique que nous soyons véritablement les auteurs de nos vies.
In this interview Annick de Souzenelle mentions how she has started tracking the message
contained in illness through a new reading of the biblical texts in their symbolic dimension. She shows
how her discovery of surprising connections between the human body figure and the Tree of Life of
the Cabala has led her to decipher suffering as an ardent and conflict generating breakthrough of
the Being. Standing away from the dualistic opposition between “Good” and “Evil”, Body and Mind,
this former psychotherapist prefers using the words “accomplished” and “unaccomplished”. As an
example she resorts notably to the scriptures in the Genesis and Isaac’s sacrifice to bolster her
personal conviction: each one’s path of life is a “rising of the sap in the tree of knowledge leading
towards accomplishment”. This implies that we truly be the authors of our lives.