Gestalt
S.F.G.

I.S.B.N.sans
198 pages

p. 65 à 96
doi: en cours

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n° 34 2008/1

De l’évidence de la vérité à l’évidence de l’évidence

Jacques BLAIZE
Ici, après quelques fables, une première partie, sans doute un peu longue, fera, de façon un peu partiale, un historique de la notion de vérité en philosophie, et du renoncement phénoménologique à cette notion de vérité, du moins en ce qui concerne tout ce qui touche à l’expérience. Une deuxième partie sera consacrée à un examen de mes fables cliniques du départ pour tenter d’illustrer les différences entre une logique de la vérité et une logique de l’évidence, et aussi pour essayer de débusquer quelques croyances inhérentes à chacune de ces deux logiques. After several fables, a first part, which is undoubtedly a bit long, will present the history of the concept of truth within philosophy and of the phenomenological renunciation of this concept, at least in relation to whatever may concern “experience.” Asecond part will be dedicated to an examination of these clinical fables from their beginning, in order to show the differences between a logic of truth and a logic of evidence, and also to flush out some inherent beliefs within each of these two logical systems.
• FABLES
• HISTOIRES
La dernière fois que j’ai rencontré Platon, (428 ou 427-348 ou 347 avant J. C.)
Au Moyen-Âge, c’est l’Église que j’ai rencontrée.
Mais choisir de ne pas rester au port, c’est bien à cela que la fin du Moyen-Âge, et la Renaissance, m’ont convoqué (c’est terrible, on ne peut plus dormir tranquille !).
Et puis arrive le très cartésien René Descartes : doute, raison, vérité et évidence.
Quant à Kant, j’ai eu beaucoup de mal à le joindre, ou alors seulement en tant que « phénomène », mais jamais en tant que « chose en soi ».
Et puis, avec Husserl, le vrai laisse la place à l’évident, le sujet à la conscience, et quand je lui demande son avis, il me renvoie à moi-même et à mon possible sentiment d’évidence…
Husserl donc est arrivé, Husserl, mais pas Zorro.
Lecture originée, lecture originante.
• FABLES, HISTOIRES, ET CERTITUDES
Lundi, quatorze heures trente, retrouvailles avec Platon : « la vérité est intemporelle ».
Mardi, dix heures, ou encore (Moyen-Âge ?), « la vérité est dans les livres ».
Mercredi, en fin d’après-midi, ou, « Descartes l’a dit, la vérité est au bout du raisonnement ».
Jeudi, aux alentours de midi, Kant n’est pas très loin, mais je ne le sais pas encore. Ou, la tentation de la chose en soi.
Vendredi, rencontre avec cette jeune femme qui a décidé de s’installer comme thérapeute, et qui me dit : « c’est peut-être idiot, ça vous paraît peut-être bizarre, c’est peut-être du transfert à votre égard, mais je m’en fous, ça s’impose !»Enfin une husserlienne… Ou : une évidence peut en cacher une autre.
Week-end.
• BIBLIOGRAPHIE


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