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Gradhiva

2016/2 (n° 24)

  • Pages : 268
  • Affiliation : Revue affiliée à Revues.org

  • ISBN : 9782357440944
  • Éditeur : Musée du quai Branly

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Résumé

Français

Il existe aujourd’hui cent onze kilomètres d’archives de la Stasi désormais ouvertes au public. Cet article examine le travail que l’artiste Cornelia Schleime a réalisé à partir de son dossier de surveillance pour sa série photographique de 1993, Série Stasi. Peintre reconnue aujourd’hui en Allemagne et figure centrale de la scène artistique expérimentale de RDA dans les années 1980, elle était alors la cible de la police secrète. Pour sa Série Stasi, Cornelia Schleime a utilisé quatorze extraits de son dossier qu’elle a associés à autant d’autoportraits. Les images et le texte se répondent, dessinant ainsi une biographie de l’artiste en deux temps (les années 1980 et l’année 1993), fondée sur deux perspectives irréconciliables (celle de la Stasi et la sienne). En recréant sa biographie par une utilisation sélective de son dossier, l’artiste réalise une œuvre selon ses propres termes. Cet article vise à explorer la frontière entre art et archives, en analysant la façon dont cette performance-archive révèle autant les limites de la source utilisée par l’artiste que le point de vue unique qui est le sien, à la fois en tant que sujet et interprète.

Mots-clés (fr)

  • performance
  • photographie
  • RDA
  • Allemagne de l’Est
  • archive
  • surveillance
  • autoportrait

English

Being the woman they wanted her to be: Cornelia Schleime performs her Stasi file ‪111-kilometers of Stasi files remain in public archives today. This paper examines how the artist Cornelia Schleime worked through the several hundred pages of her file in her 1993 photo-text series ‪ ‪Stasi Series‪ ‪. Today a prominent painter in Germany, in the 1980s Schleime was a pivotal force within East Germany’s experimental art scene and a target of the secret police. For her ‪ ‪Stasi Series‪ ‪, Schleime assigned fourteen excerpts of her Stasi file to as many self-portrait photographs. The images and texts inform each other, providing a biographical sketch of the artist’s life in two temporalities (the 1980s and 1993) and from two seemingly incommensurate perspectives (the Stasi and her own). Because Schleime has recreated her biography through selective uses of her Stasi file, the work is made on her terms. This paper examines the boundaries between art and archives, considering how the artist’s archive-performance reveals as much about the limitations of her Stasi source as it does about her unique perspective as both subject and interpreter.‪

Mots-clés (en)

  • performance
  • photography
  • German Democratic Republic
  • East Germany
  • archive
  • surveillance
  • self-portrait

Plan de l'article

  1. L’archive, l’État et l’artiste
  2. L’impulsion anarchivistique
  3. L’imitation comme désobéissance
  4. Le temps de l’archive
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