Les attentats de Londres, révélateur du malaise de la nation britannique
Delphine Papin
La découverte de l’identité des terroristes
des attentats du 7 juillet 2005 à
Londres a été un véritable choc pour l’ensemble
des Britanniques. Contrairement aux
attentats de New York (2001) et de ceux de
Madrid (2004), où les terroristes venaient
tous de pays étrangers, les quatre auteurs
des attentats-suicides de Londres étaient des
citoyens britanniques à part entière, issus de
pays du nouveau Commonwealth, de confession
musulmane et ayant toujours vécu au
Royaume-Uni. Plus que la question de
l’engagement des troupes en Irak ou encore
de celle de l’islamisme, c’est avant tout la
question du multiculturalisme que les attentats
du « 7/7 » sont venus interroger. Les
émeutes de 2001 et les rapports d’un certain
nombre d’experts avaient déjà mis en lumière
les limites de ce modèle. Avec les événements
de l’été 2005, ce sont les hommes politiques
et les journalistes qui à leur tour s’interrogent
sur la pertinence du multiculturalisme.
When the terrorists’ identity of the
London attacks, July 7th 2005, was revealed
the British population was chocked. Unlike the
attacks in New-York (2001) and those in
Madrid (2004) where the terrorists came
from foreign countries, the 4 authors of the
suicide attacks of London were British citizen
from countries of the New Commonwealth,
of Muslim confession and who had
always lived in the United Kingdom. More
than the presence of troops in Iraq or even
the Islamic issue, it is foremost an issue of
multiculturalism that the attacks of the 7/7
came to question. The riots of 2001 and the
reports of several experts had already
brought to light the limits of this model.
With the events of summer 2005, politicians
and journalists now question the pertinence
of multiculturalism.
• Quand les attentats de Londres sont commis
par quatre citoyens britanniques
• Les événements dramatiques qui remettent en cause
le modèle multiculturel britannique
• La difficulté de remettre en cause le modèle multiculturel
• Bibliographie