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Histoire de la justice

2010/1 (N° 20)


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Pour échapper à la destruction, toute société doit dominer la violence qui la traverse. Prendre les armes, se défendre, mourir pour la patrie sont des sursauts collectifs qui affirment le vivre ensemble. Le crime défie, lui aussi, l’ordre et ses valeurs. Il ébranle les fondements éthiques d’une communauté et la plonge dans un état d’effervescence. Le corps social est touché autant que les corps individuels, les familles, les réputations. Comment parvenir à recomposer les liens brisés, à refaire société ? Nombre de récits sauvent de l’oubli la trace de ces déchirements. Souvenons-nous de cette scène gravée sur le bouclier d’Achille que rapporte Homère, probablement la première scène de procès qui nous soit parvenue. On y voit « un débat qui s’élève entre deux hommes sur le rachat d’un homme tué » conclu par un jugement prononcé sur l’agora dans « un cercle sacré » où siègent les Anciens. [1][1] Homère, L’Iliade, Chant XVIII (vers 497-508). Depuis le monde médiéval où commence cet ouvrage, le destin du « pauvre Villon » est parvenu jusqu’à nous par ses poèmes, bien sûr, mais aussi par des lettres de rémission, des citations en justice, des registres d’écrou, bref des textes juridiques autant que poétiques. [2][2] Voir Richter (FL.), Ces fabuleux voyous, Crime et procès... Au delà du temps, nous lisons encore des récits qui font revivre une société. Nous entendons ainsi résonner ses peurs et ses espoirs mais aussi ses valeurs et ses croyances.

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Au fur et à mesure que l’État s’affirme, la justice devient une fonction régalienne. Elle exprime moins la vibration de la société toute entière que celle du pouvoir dans sa relation avec la société. Un monopole pénal de l’État est forgé pour défendre la souveraineté. C’est le temps d’une procédure secrète, écrite et inquisitoire conclue par un châtiment exemplaire et visible. Le temps n’est plus où Saint Louis sous son chêne arbitrait aux yeux de tous les plaintes. Nul ne sait comment est rendue cette justice confisquée par le souverain. Comment le savoir ? Et le peut-on seulement ? Aucun espace de contradiction n’est ouvert au dedans. Aucun espace public ne permet, à l’extérieur, l’observation. La seule publicité du châtiment ne suffit pas. Ne faut-il pas faire savoir ce qu’est rendre justice ? Qui prendra en charge le récit du corps à corps avec le mal ?

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Dès le xvie siècle, le développement de l’imprimé et de la littérature va occuper la place laissée vacante par la justice. On dispose avec les Histoires tragiques sous la Contre-réforme, de récits de crimes scandaleux qui portent le débat dans l’espace public. [3][3] Pech (T.), Conter le crime, droit et littérature sous... Mais la monarchie absolue franchit une étape supplémentaire dans le verrouillage de la procédure. Pour une Mme de Sévigné qui cherche à percer le secret qui entoure le procès de Fouquet orchestré par Colbert et le jeune Louis XIV, combien de procès se déroulent dans l’ombre des secrets d’État. Fouquet sera arrêté, condamné, jeté dans un cul de basse fosse. Nul n’en saura rien. Les fragments du dossier qui « sortent » épisodiquement par un subtil jeu d’influence ne sont que des ersatz de publicité.

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Avec la naissance d’un espace public plus vaste au xviiie siècle, les écrits se multiplient. Refusé dans le procès, le débat va rebondir sur la place publique. Qu’il s’agisse des « factum » (mémoires d’avocats), ou d’autres écrits, le défenseur, privé de parole à l’audience, en appelle à l’opinion. Tout se passe comme si dès cette époque, l’intervention de la justice était passée, dans cette hypothèse, sous le contrôle des lecteurs. Un regard critique qui prend à témoin une opinion publique en voie de constitution, va ébranler l’austère édifice inquisitoire. Que disent la plume d’un Voltaire ou des avocats des Lumières si ce n’est le délabrement d’un appareil de justice sans justification autre que celle de persévérer dans son être ?

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Le récit de procès va se développer à partir du moment où, au cours du xixe siècle, la presse à grand tirage fait son apparition. Au même moment, le procès devient contradictoire, public et ouvert aux citoyens. Le jury populaire en fait une authentique institution démocratique. De cette rencontre entre la presse de masse et l’ouverture des prétoires va naître un genre journalistique nouveau : la chronique judiciaire. A l’inverse du fait divers qui est une réaction écrite à l’événement, le récit de procès saisit en bloc l’évènement criminel et le travail de la justice. Ce n’est pas l’ordre social mais le théâtre judiciaire qui est dans sa mire. Elle ne raconte le crime qu’à travers la seule scène visible : l’audience et ses acteurs.

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C’est pourquoi il faut tenir ensemble trois fils pour reconstituer le visage de la chronique judiciaire : un fil littéraire caractéristique d’un genre qui va cultiver l’art du récit d’audience ; un fil journalistique qui révèle l’impact d’une organisation professionnelle sur ce type de récit ; un fil politique, enfin, car à l’arrière plan de l’histoire qui nous est racontée, il y a le fait de société. À partir de là, commence une longue coexistence entre l’œuvre – au moins publique – de la justice et les récits qu’en donne la presse.

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Incontestablement l’autonomie de la chronique judiciaire apparaît à la fin du xixe siècle dès lors qu’elle se constitue à l’image d’un genre littéraire au sein de la presse écrite. [4][4] Sur ce point, voir l’ouvrage de Chauvaud (F.), La chair... Les grands journalistes de l’époque qu’il s’agisse d’Albert Bataille, de Géo London ou de Léon Werth publient une anthologie de leurs articles. Certains sont des écrivains comme Gaston Leroux auteur de la série des Rouletabille. Au début du siècle, André Gide lui même voulait créer une collection chez Gallimard intitulée « Ne jugez pas ! » après son expérience de juré racontée dans ses Souvenirs de la cour d’assises. Le genre a ses lois : un récit vivant, un portrait de l’accusé, un angle original qui ne froisse pas les juges (il faut préserver ses « entrées ! ») …

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La subjectivité du regard est particulièrement assumée par Léon Werth qui voit dans les procès une scène de jugement où des hommes jugent d’autres hommes. À lire son recueil Cour d’assises, on a le sentiment qu’il peint des « paysages de prétoire » comme d’autres improvisent des dessins d’audience. Peu importe la notoriété du procès. Seule sa plume donne des couleurs à un moment que tout le monde aura oublié dans l’instant qui suit. L’audience est analogue à ce qu’est sous l’œil du peintre un paysage en mouvement : orageux, brumeux, fluide, et, par moments, lumineux. Le scénario écrit à l’avance n’empêche nullement le surgissement d’émotions furtives que le journaliste saisit in vivo. Il est captivé, à la marge d’une partition écrite par le code, par la liberté des interprètes, leur spontanéité, leur part de rêve, de folie aussi.

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Ce n’est pas un hasard si le drame judiciaire pénètre le roman à la même époque. On le retrouve dans Le Rouge et le Noir, Les Misérables et, plus tard, Thérèse Desqueyroux parmi d’autres. Mais là où les accusés réels affichent des mobiles et des intérêts, là où les juges et avocats surplombent les récits de presse de tout leur poids institutionnel, les personnages romanesques sont les porte-parole de l’auteur. Leur destin domine les débats au travers de leurs actes dont nous suivons les moindres péripéties. Par son parti pris narratif, le roman inverse les rôles : l’assassinat devient romanesque dès lors que l’accusé est au centre du récit. À cette place, il est plus grand que la société et ses juges. C’est sa grandeur tragique que nous admirons. La littérature n’est-elle pas, depuis Antigone, un long, un interminable chant de l’injustice ?

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Mais quand est racontée une affaire qui touche l’histoire politique, un point controversé du passé ou encore un fait de société, le récit littéraire s’efface au profit du témoignage. La réalité revient en force, la capacité d’indignation est réveillée. Le récit de procès oscille entre le respect de l’institution et la critique de ses erreurs trop révoltantes pour être tues. Tournant le dos à l’esthétique de la fiction et à l’écriture intransitive, le récit est guidé par la nécessité de témoigner.

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Dans la presse écrite, un nom se détache : Jean-Marc Théolleyre au journal Le Monde rend compte des procès avec une telle précision qu’il fut nommé « l’indémaillable ». Il a le style sobre, le trait juste, le sens de l’ellipse. Son regard sait voir l’institution au-delà du procès. « Acquittement dévastateur, écrit-il à propos du procès de Marguerite Marty accusée en 1954 d’avoir empoisonné son amant, cette affaire réunissait toutes les faiblesses judiciaires du moment ». Une phrase suffit : tout est dit et rien n’est dit. Le diagnostic tire sa force d’une analyse à peine esquissée. Est-il besoin d’ajouter que Théolleyre n’est nullement un simple scribe des audiences ? Avec lui, elles ne restent jamais enfermées dans leur singularité. Il condense fait judiciaire et fait politique. Plus encore : il est le témoin des épilogues judiciaires des grandes crises nationales de l’après guerre. [5][5] Poirot Delpech (B.), « Théo le juste », in Robert Diard... Témoin impliqué, faut-il ajouter, car il n’a jamais caché ni son hostilité à l’égard des méthodes policières, des erreurs judiciaires, ni surtout de la peine de mort. « Je respecterai la magistrature quand elle sera respectable » est un mot qu’il reprenait volontiers à son compte. [6][6] Théolleyre (J-M.), « Le chroniqueur dans l’arène »,...

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Du côté de l’audiovisuel, la figure de Frédéric Pottecher, homme de radio et homme de théâtre à la fois, demeure unique. Il y a, chez lui, la volonté de réinterpréter l’audience, de la chanter comme le chœur dans la tragédie grecque. Quand il prend l’antenne, il plante le décor : la salle, la scène, les acteurs en robe alors que l’accusé cet « acteur involontaire » est en costume de ville. Pottecher est sur une scène où il raconte le spectacle auquel il a assisté mais que nous ne voyons pas et ne verrons jamais que par ses yeux. Il restitue la voix de tel avocat en mimant le ton et le rythme de la plaidoirie. Il imite tel accusé comme le vieux Dominici. Avec lui, le verdict est le moment où le rideau tombe. À l’inverse de Théolleyre, l’acquittement de Marguerite Mary est salué par lui comme une « fête ». « La loi est froide, rigide, monolithique » dit-il alors que le crime est « brûlant, flexible, décomposable ». [7][7] Citations tirées de Garnier (J.), « Frédéric Pottecher,... Comment l’audience ne pourrait-elle pas tanguer entre les deux ? Mais il y a aussi chez lui l’homme de gauche, licencié avec beaucoup d’autres de l’ORTF en 1968, irréductiblement hostile au régime gaulliste. Il mettra autant d’ardeur à lutter pour la liberté de la presse qu’à combattre la justice de classe et la peine de mort.

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Il n’est pas certain que ces deux dimensions littéraires et politiques de la chronique judiciaire soient émoussées. La chronique écrite ou audiovisuelle a encore de nombreux talents. Nombre de procès récents ont été l’occasion pour leurs chroniqueurs d’écrire des essais proches du reportage engagé comme Florence Aubenas qui a couvert pour Libération le procès d’Outreau. [8][8] Aubenas (Fl.), La Méprise, Le Seuil, 2006. Et, comme jadis, les romanciers continuent de puiser dans les audiences leur matière première si l’on songe, par exemple à Marguerite Duras (L’Amante anglaise, 1967) à Paule Constant (La Bête à Chagrin, 2003) ou encore à Régis Jauffret (Sévère, 2010).

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Cette continuité doit être nuancée par les trois déplacements évoqués dans cet ouvrage. D’abord, surtout dans la presse écrite, le regard journalistique s’est déplacé vers les moments non visibles du procès que sont l’enquête et l’instruction. Comme jadis, la presse veut savoir ce que fait la justice dans les coulisses. Pouvait-elle l’ignorer alors que dans les années 1990, les juges d’instruction écrivaient une page inédite de l’émancipation de la justice dans notre pays ? Toute une presse d’investigation veut alors publier les pièces, les procès verbaux, les preuves qui s’affrontent dans ce huis clos où forgent la conviction des juges.

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Mais cela ne traduit pas pour autant une indifférence à l’égard du procès public. Il faut plutôt y voir la volonté d’influer sur les rapports de pouvoirs qui se nouent et se dénouent dans l’ombre avant d’apparaître. Ce nouveau récit ne se borne pas à reconstruire une scène invisible. Il la transforme et la subvertit. Il intervient sur le récit judiciaire en imposant sa lecture et son rythme. Il met sur la place publique des épisodes du procès (par exemple, la mise en examen d’un homme politique) qui font évènement car ils symbolisent la fin des immunités dont bénéficiait la classe politique Par la suite, ces moments peuvent être annulés par un non-lieu ou une relaxe. Mais qui s’en souviendra ? L’évènement de l’inculpation, surtout s’il est publié en première page, règnera à jamais. La tentation justicière s’empare de la chronique judiciaire.

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Second déplacement davantage lié à l’audiovisuel : la tentation victimaire. On y décèle l’effet d’une frustration des caméras de n’avoir pas accès au prétoire. Celles-ci auraient alors pris l’habitude de se retourner vers les familles des proches pour y puiser, à la sortie des salles d’audience, un flot d’émotions en direct. Mais si le criminel intéresse moins ce n’est pas seulement à cause de l’interdiction des images. C’est surtout parce que notre société a pris le parti des victimes au détriment des auteurs. La télévision renvoie à la justice ce que la société elle-même exprime : une demande de réparation. Dans ce nouveau regard, la victime (ou ses porte-parole) est une figure de l’innocence offensée. Comment dans ses conditions, le portait de l’accusé pourrait laisser entrevoir la moindre ambivalence ? [9][9] Le procès de Guy Georges a fait l ‘objet d’un récit... Comment, si l’on va jusqu’au bout de cette tentation victimaire, pourrait-on présumer son innocence ? Comment dans les affaires qui mettent en scène des enfants victimes, le scénario ne serait-il pas inscrit dans cette représentation que nous partageons ?

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Le troisième déplacement vient de la transformation du regard porté sur la justice par la pratique du journalisme. Le genre s’est métamorphosé au contact de nouveaux moyens d’information comme le liveblogging, le direct, la radio d’information continue … Avec le direct et le Net, le recul n’est plus de mise. On colle à l’évènement dans ses moindres soubresauts. On épouse son onde de choc. Le temps de l’observation et celui de l’écriture se rabattent l’un sur l’autre. Le temps du procès lui-même et ses aléas narratifs l’emportent sur celui que se donne le journaliste pour forger son opinion. Il ne peut guère changer d’avis ou affiner son analyse pendant l’audience. [10][10] Voir l’analyse de Maurice Peyrot interviewé dans La... On pourrait s’en réjouir en raison d’une restitution plus fidèle des procès. Mais ce matériau brut donne la part belle aux stratégies des acteurs qui peuvent créer l’évènement qui sert leurs intérêts. La presse ne peut que relayer passivement ces stratégies d’audience. Dans les deux cas de figure précédents, elle restait maître de son action qu’elle soutienne l’indépendance des juges ou prenne le parti des victimes. Ici, elle n’est plus que le miroir d’un récit qui ne lui appartient plus.

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Au terme d’un parcours qui couvre mille ans de chronique judiciaire, soulignons la continuité entre les Histoires tragiques du xvi-xviie siècle, les factums du xviiie et la presse de la Belle Époque : le regard public ne cesse de faire reculer le vieux système inquisitoire. Il épingle sans relâche son langage abscons et son rituel désuet. Il redonne vie à l’acte de justice contre un droit savant figé par les juristes. Il resterait à prolonger l’analyse en regardant du côté des autres représentations du procès. La justice est racontée depuis toujours par les arts, les films, les chansons, sans oublier les dessins d’audience et la bande dessinée. Peut-être demain verrons-nous une nouvelle culture judiciaire naître d’une rencontre entre l’œuvre de justice et ces représentations populaires ? Tiré par le public qui veut savoir, depuis toujours, comment justice est rendue, nous nous souviendrons alors des mots du jurisconsulte humaniste Pierre Ayrault au moment où l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) renforçait le secret des procès criminels : « L’audience est la bride des passions et le fléau des mauvais juges … Il y aura toujours à redire si leur procez n’a esté veu, faict et examiné en public. » [11][11] Ayrault (P.), L’ordre, formalité et instruction judiciaire...

Notes

[1]

Homère, L’Iliade, Chant XVIII (vers 497-508).

[2]

Voir Richter (FL.), Ces fabuleux voyous, Crime et procès de Villon, Sade, Verlaine, Genet, Hermann, 2009. p. 19-43.

[3]

Pech (T.), Conter le crime, droit et littérature sous la contre réforme. Les histoires tragiques (1559-1644), H Champion, 2000, p. 26.

[4]

Sur ce point, voir l’ouvrage de Chauvaud (F.), La chair des prétoires, Histoire sensible de la cour d’assises, Presses universitaires de Rennes, 2010.

[5]

Poirot Delpech (B.), « Théo le juste », in Robert Diard (P.) et Rioux (D.) (dir), Les grands procès, Le Monde 1944-2010, Les arènes, 2009, p. 565.

[6]

Théolleyre (J-M.), « Le chroniqueur dans l’arène », in Les médias et la justice, avec Henri Leclerc CFPJ, 1996, p. 96.

[7]

Citations tirées de Garnier (J.), « Frédéric Pottecher, chroniqueur judiciaire », in Figures de justice, Études en l’honneur de Jean Pierre Royer, Centre d’histoire judiciaire, Lille, 2004, p. 295-305.

[8]

Aubenas (Fl.), La Méprise, Le Seuil, 2006.

[9]

Le procès de Guy Georges a fait l ‘objet d’un récit télévisuel dominant, toutes chaînes confondues, qui oppose « le tueur de l’Est parisien » à la souffrances des « mères des victimes rescapées », comme le démontre Claire Sécail dans Le crime à l’écran, Le fait divers criminel à la télévision française (1950-2010), Nouveau monde éditions, 2010, p. 543 et suiv.

[10]

Voir l’analyse de Maurice Peyrot interviewé dans La Chronique judiciaire : évolution et perspective, Johanna Amsalem, mémoire de l’ISCPA, Institut des médias, 2010, Paris.

[11]

Ayrault (P.), L’ordre, formalité et instruction judiciaire dont les anciens Grecs et Romains ont usé ès accusations publiques, Paris, Du Puys, 1576.

Pour citer cet article

Salas Denis, « Postface », Histoire de la justice, 1/2010 (N° 20), p. 197-202.

URL : http://www.cairn.info/revue-histoire-de-la-justice-2010-1-page-197.htm
DOI : 10.3917/rhj.020.0197


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