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Histoire de la justice

2014/1 (N° 24)


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Résumé

Français

Le développement des tribunaux seigneuriaux et royaux à partir du xiie siècle, n’a pas totalement évacué la place du peuple dans la façon d’exécuter les sentences. La sanction reste considérée comme une réparation d’honneur et le peuple doit être présent lors des rituels judiciaires qui l’accompagnent (ré-investitures, amendes honorables et toutes les peines infamantes). Rameuté par les sergents, il est aussi tenu d’assister aux exécutions capitales. Si la dimension d’exemplarité de la peine de mort ne peut pas être négligée, la présence du peuple n’est pas seulement passive. Elle sert à mémoriser les décisions prises pour affirmer le pouvoir du juge, mais elle suppose aussi un véritable accord avec l’autorité judiciaire sur le choix du condamné, si bien que les fourches patibulaires ne sont pas réellement un objet de crainte pour la communauté.

English

The Populace and Capital Punishment in the Middle AgesThe development from the 12th century onwards of seigneurial and royal courts did not completely exclude the people from the way sentences were executed. Punishments were still seen as a matter of restoring honour, and it was considered that the public should therefore be present during the judicial rites accompanying them (re-investitures, making amends and any loss of civil rights). Mustered by sergeants, attendance of the populace at public executions was also compulsory. While the exemplary dimension of the death penalty should not be neglected, the role of the people was not a purely passive one : it also served to memorise the decisions handed down in order to reinforce the judge’s power. It also implied a consensus between the people and the legal authorities on the choice of the convicted criminal, which meant that the gallows were not really an object of fear for the community.

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