Accueil Revues Revue Numéro Résumé

Histoire de la justice

2014/1 (N° 24)


ALERTES EMAIL - REVUE Histoire de la justice

Votre alerte a bien été prise en compte.

Vous recevrez un email à chaque nouvelle parution d'un numéro de cette revue.

Fermer

Article précédent Pages 213 - 224 Article suivant

Résumé

Français

L’introduction avortée d’une « formation citoyenne » au sein des tribunaux correctionnels offre l’occasion de faire le point sur les mythes et les préjugés qui entourent la question de la participation des citoyens à la justice pénale. La diversité des opinions au sujet de la place que doivent occuper les citoyens dans l’institution judiciaire s’explique, dans une large mesure, par la complexité de l’héritage historique que représente l’institution du jury populaire. En dépit de son histoire chaotique, le jury n’en est pas moins un symbole de la justice démocratique. À la lumière de cet éclairage historique, le débat politique qui s’est développé autour de l’expérimentation des citoyens assesseurs présente un caractère paradoxal, la gauche ayant tiré à boulets rouges sur une réforme destinée à renforcer le caractère populaire de la justice pénale. En réalité, derrière les arguments de circonstance, les critiques adressées à la réforme de 2011 laissent transparaître l’hostilité fondamentale de la « justice savante » à l’égard de l’association des citoyens à la justice.

English

Dear Democracy ... Involving Citizens in Criminal justice, between Political Symbols and Financial RestrictionsThe failed attempt to introduce citizen participation within criminal courts offers an opportunity to take stock of the myths and preconceptions surrounding such participation in the criminal justice system. The wide range of opinions on the subject of what the citizen’s place should be in the legal system can be explained, to a large extent, by the complexity of the heritage left by the institution of the lay jury. In spite of its chaotic history, the jury remains a symbol of the democratic justice system. Viewed in the light of history, the political debate that has developed around the experiment of citizen assessors is of a paradoxical nature, withthe Left having fought toothand nail against a reform intended to reinforce the lay element of criminal justice. In reality, behind the opportunist arguments, the criticisms of the 2011 reform revealed the deep-rooted hostility of the learned legal community towards the involvement of citizens in justice.

Plan de l'article

  1. Un héritage historique complexe
    1. Le legs révolutionnaire : liberté, souveraineté et citoyenneté
    2. La lente démocratisation du jury
  2. Un débat politique paradoxal
    1. Le rejet des « juges occasionnels »
    2. Participation des citoyens et qualité de la justice
  3. Conclusion

© 2010-2014 Cairn.info
back to top
Feedback