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Histoire de la justice

2014/1 (N° 24)


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Résumé

Français

Au temps des Lumières, doctrinaires et praticiens éclairés du droit de punir récusent l’autorité du peuple en justice. Sa place et son rôle se réduisent à celle et à celui assignés à la foule comme spectatrice des exécutions publiques sur le forum de la cité. La vindicte populaire est illégitime face à l’État justicier détenteur du monopole pénal. La passion de la vengeance archaïque doit céder la place à la modernité de la répression en justice que motive le parquet. Comme l’affirme Montesquieu : « La partie publique veille pour les citoyens ; elle agit, et ils sont tranquilles ». Dépourvu de toute légitimité face à la justice déléguée par le souverain aux magistrats du siège, le peuple reste dépourvu de toute puissance punitive dans le cercle sacré du droit de punir.

English

Effects of the Enlightenment and the French RevolutionDuring the Enlightenment, specialists in legal doctrine and practice rejected the idea of the authority of the people in matters of justice. Their role was restricted to their place in the crowd of spectators at public executions in the city square. Trial by the people was perceived as devoid of legitimacy while the State held a monopoly on criminal justice. The view was that the passion of old-fashioned revenge should give way to the modernity of court control guided by the public prosecutor. As Montesquieu said, « The party for the public keeps watch for the citizens ; it acts, and they are tranquil. » Lacking in legitimacy in the face of the legal authority delegated to sitting judges by the Sovereign, the people were left powerless outside the sacred circle of those endowed with the right to punish.

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