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Histoire & Sociétés Rurales

2002/2 (Vol. 18)


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Pierre Charbonnier et Abel Poitrineau (avec la collaboration de Robert Favreau), Les anciennes Mesures locales du Centre-Ouest d’après les tables de conversion, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal, coll. « Histoires croisées », Centre d’Histoire « Espace et Culture », 2001, 256 p., 24,39 €.

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L’équipe des Professeurs Charbonnier et Poitrineau poursuit une entreprise gigantesque commencée en 1990, avec la publication de ce quatrième volume consacré au Centre-Ouest. Il s’agit, à terme, de couvrir la totalité du territoire national pour fournir au chercheur confronté aux problèmes de métrologie une série d’outils de travail particulièrement utiles, non seulement pour contribuer à une histoire métrologique, mais aussi pour faciliter les démarches comparatives, interdépartementales, ou interrégionales.

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Ce volume, consacré aux départements de Charente, Charente-Maritime, Cher, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Deux-Sèvres, Vendée et Vienne, suscite pourtant de nombreuses réserves, voir des déceptions. On regrettera, notamment, que certaines remarques formulées par Michel Brunet, à l’occasion de la publication du volume consacré au Sud-Ouest [1][1]  Poitrineau, Abel, (dir.), Les anciennes mesures locales..., n’aient guère été prises en compte.

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La bibliographie indiquée pour chaque département est parfois lacunaire. Pour la Charente-Maritime, par exemple, on ne retrouve pas mention d’un article de 44 pages de Maurice Mesmin, publié en 1993 [2][2]  Mesmin, Maurice, « De la Toise au mètre : les anciennes.... Beaucoup plus surprenante est l’absence de référence à l’ouvrage de Marcel Delafosse et Claude Laveau, Le Commerce du sel de Brouage aux xvii e et xviii e siècles, publié en 1960 [3][3]  Delafosse, Marcel, et Laveau, Claude, Le Commerce..., qui consacre deux pages aux mesures des surfaces de marais salants et trois pages aux anciennes mesures du sel. Ce n’est peut-être pas le cas des autres départements, mais du coup il est permis de s’interroger pour la Charente (une seule mention bibliographique datant de 1920), l’Indre (toutes les références sont antérieures à la première guerre mondiale) ou encore la Vendée (la référence la plus récente est de 1909).

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La présentation de chaque département est illustrée d’une carte administrative du xix e siècle reproduite en taille réduite, d’une lecture difficile qui ne permet pas toujours de localiser les lieux cités. Dans certains cas, s’y ajoute une carte de la formation des départements, difficile à lire par défaut de contraste des légendes. La présentation des anciennes mesures dans l’ordre alphabétique des objets concernés donne une grande facilité d’utilisation, mais la conception des tableaux, pour les mesures agraires et les mesures de capacité, réduit de beaucoup cet avantage. Pour certains départements comme le Cher, l’Indre, l’Indre-et-Loire, la Sarthe, les Deux-Sèvres, la Vendée, des tableaux à lecture directe sont fournis, en ares pour les surfaces (mais en mètres carrés pour l’Indre, le Maine-et-Loire), en litres pour les capacités (en décalitres pour le Cher, l’Indre-et-Loire, la Sarthe). Dans d’autres départements (Charente-Maritime, Loir-et-Cher, Mayenne) les données sont présentées en tableaux avec renvois, soit à un autre tableau, soit à un paragraphe explicatif, ce qui en alourdit considérablement l’utilisation, alors que les éléments dont on dispose permettaient des tableaux à lecture directe. Pour la Charente-Maritime, le tableau de référence concernant les mesures pour les grains est lacunaire : on a décidé de n’y mentionner que les centres les plus importants. Du coup, dans le tableau général, les renvois indiqués pour nombre de communes (58) ne donnent aucun renseignement, tandis que l’information est disponible dans les tables et leur complément manuscrit, aux Archives départementales. Ce problème est peut-être spécifique au chapitre consacré à la Charente-Maritime : on ne le constate pas pour le Loir-et-Cher et la Mayenne, où les renvois fonctionnent. Pour les mesures agraires de la Vienne, c’est encore un autre mode de lecture, avec des renvois internes au tableau dont on pouvait faire l’économie, en rappelant simplement entre parenthèses l’équivalent en ares de la boisselée ou du journal.

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Comme dans les ouvrages précédents, ce volume se conclut par des « réflexions d’ensemble » organisées autour de thèmes récurrents. Une première grande partie décrit la complexité et la diversité des systèmes et des mesures. Le développement consacré à « mesures et pouvoirs » insiste surtout, de manière convaincante, sur les relations de pouvoir entre seigneurs locaux et suzerains, comme facteur explicatif de l’usage de telle mesure. On regrette cependant que la question de la structuration de l’espace en fonction des aires d’influences des marchés, telle qu’on peut l’observer à partir des usages de mesures pour les grains, pourtant évoquée dans certains chapitres départementaux, n’ait pas été reprise et élargie. Une telle géographie, avec ses lacunes, ses aires tantôt dilatées tantôt rétractées, pourrait aussi nourrir une réflexion sur l’inégale intégration des campagnes dans les circuits de l’échange. On pouvait par-là, en ajoutant quelques cartes, rejoindre l’esprit des travaux entrepris par l’équipe de Bernard Garnier [4][4]  Garnier, Bernard, (dir.) Atlas historique et statistique.... La seconde grande partie des « réflexions d’ensemble » reprend le problème de l’évolution des mesures. Il en ressort que les mesures de capacité ont connu des variations de plusieurs types. D’une part, le mesurage au poids progresse au détriment du mesurage au litre, d’autre part la contenance du boisseau a varié de manière certaine et parfois significative dans les petits centres, tandis qu’elle a nettement moins varié dans les grands marchés. Ainsi, les données des tables ne peuvent être utilisées qu’avec la plus grande prudence par les chercheurs médiévistes.

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L’ouvrage se termine par une comparaison interrégionale. Il s’avère finalement que cet espace artificiellement composé de douze départements limitrophes, couvrant une véritable marqueterie de pays et de provinces historiques, particulièrement difficile à définir entre Bretagne, Bassin Parisien et Aquitaine, tranche singulièrement sur les régions précédemment étudiées, trouvant par-là une unité que l’on n’attendait pas. Au total, ce quatrième volume consacré aux anciennes mesures locales demeure un outil de travail utile, ouvrant quelques pistes de réflexion qui dépassent la métrologie proprement dite, malgré les réserves, les difficultés d’utilisation et la nécessité de vérifications de détails.

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Raymond Jousmet

Le Premier registre de délibérations communales de Tourves (1390-1478), Tourves, Cahier de l’association d’histoire populaire tourvaine, 1998, 91 p. (Ouvrage non disponible en librairie. À commander auprès de l’Association et à l’adresse : Mairie de Tourves, 83170 Tourves, au prix de 8 € plus 2,13 € de frais de port).

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L’association tourvaine fondée en 1981 « a pour but de reconstituer l’histoire locale » de Tourves (Var) qui est plutôt un bourg qu’un village. La communauté du val de Tourves comporte une localité principale, une seconde (Seisson) et un hameau (Gaylet). Elle représente un modèle d’agglomération mi-rurale et mi-urbaine spécifique de cette région [5][5] Tourves est qualifié de castrum dans la source même.... La majeure partie des activités de l’association tourvaine ne regarde que les habitants mais elle a aussi entrepris l’édition d’ouvrages et notamment de sources. Ce premier « Cahier » tourvain est la transcription et l’édition par Catherine Lonchambon d’un registre composé de deux cahiers reliés (Tourves bb1 : en dépôt aux Archives départementales à Draguignan). L’un (situé en second) porte des délibérations communales de 1390 à 1397. L’autre (présent en premier dans le registre) porte tous les procès-verbaux de délibérations de l’exercice 1478-1479. Dirigé par un « parlement général » et deux « syndics », Tourves passe en 1354 à un gouvernement par un conseil de dix personnes, dont toujours les deux co-syndics (le titre « consuls » n’apparaît qu’à l’époque moderne) plus un ou deux nobles, le tout sous le contrôle d’un magistrat seigneurial. C’est ce conseil qui apparaît dans le cahier du xiv e siècle édité seulement en traduction (p. 64-91) et dans celui du xv e siècle édité en latin (p. 6-46) puis traduit et annoté (p. 47-63). Les deux cahiers sont brièvement introduits (p. 3-5) mais l’intérêt majeur de cette publication est dans la commodité d’accès à une double source qui montre l’organisation communale dans l’action, la désignation des répartiteurs des impôts (cf. infra la seconde publication recensée), des estimateurs, valet de ville, « campier » garde-terres et autres chevriers, les préoccupations collectives, les limites matérielles de l’administration communale (pas de « maison commune » contrairement au discours ordinaire sur les communautés méridionales car les réunions sont abritées « dans la maison [de la confrérie] du Saint-Esprit », la liberté toute relative de l’administration communale (tout se fait en présence du « baile de la Cour dudit lieu »), etc. Il s’agit donc d’une publication de source digne d’intérêt et qu’il était important de signaler en raison de son absence de visibilité.

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Antoine Follain

Le Gouvernement d’un village en Provence : Tourves (1379-1397), Tourves, Cahier de l’association d’histoire populaire tourvaine, 2000, 134 p. (cf. supra : 12 € plus 2,44 € de frais de port).

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La première partie est l’édition corrigée du mémoire de maîtrise présenté par Marc Potter à l’Université du Québec à Montréal (1998). Ce mémoire est fondé sur un « cahier de délibérations et de comptes » de 1379 à 1397 (Tourves cc58 : en dépôt aux Archives départementales à Draguignan). La seconde partie est l’édition du registre en latin par Marc Potter (p. 73-104) puis la traduction par Catherine Lonchambon (p. 105-134). La reprise du mémoire a consisté notamment à inclure les délibérations communales de 1390-1397 dont Marc Potter n’avait pas eu connaissance (cf. supra). Il s’agit donc d’une monographie dont la valeur est inestimable du point de vue de l’association d’histoire populaire tourvaine, alors que d’un point de vue général, cette même valeur n’est pas exceptionnelle. L’intérêt de notre recension tient principalement à l’édition du cahier cc58 et à sa présentation et secondairement aux deux thèmes découverts et traités par l’auteur : « Le gouvernement de Tourves » (2e chapitre) et « La fiscalité et les finances » (3e chapitre). L’articulation entre les deux documents (bb1 et cc53) devient très claire, dès lors que l’on corrige la qualification : l’un est un registre des délibérations (bb1) et l’autre ne l’est pas car il est seulement un cahier de comptes : « carturlarium receptarum et expensarum quarumque factarum per universitates… » ou « cartulaire de toutes les recettes et dépenses qui ont été faites par les communautés de Tourves et de Saysson ». La forme n’est pas celle d’un compte de résultat mais plutôt celle d’un journal de caisse où chaque opération est assortie de précieuses explications et du rappel de décisions (d’où la qualification « registre de délibérations » par Marc Potter). Des opérations sont faites pour calculer par exemple le reliquat de l’emploi d’une certaine somme assignée à une certaine opération. Ainsi, Jean Bermundi et Antoine Nicolay sont désignés en juillet 1379 pour se rendre à Aix pour un procès et ils sont autorisés à se faire remettre pour leurs frais et les juges quatre florins d’or pris « sur la taille » de l’un des (riches) habitants, après quoi, tous frais déduits, « il reste entre les mains desdits Jean et Antoine iii florins iiii sols » dont on ne saurait dire, à lire la source, s’ils sont conservés comme avance pour une autre action ou s’ils sont rendus. L’intrication de la fiscalité d’État [6][6] Il s’agit de « l’État provençal » c’est-à-dire du comté... et des affaires locales est totale. Les sorties et rentrées d’argent sont extrêmement complexes à l’ordinaire et encore compliquées par un recours fréquent à des emprunts et à des avances sur les cotes de taille. Celles-ci sont calculées par sols et deniers dus par référence à quelque chose comme la « livre cadastrale » dont les historiens connaissent bien le principe (mais l’expression n’est employée nulle part). Il existe manifestement à part un « compte de collecte » relevant de l’« exacteur de la taille » ou percepteur, lequel s’appuie sur le « cazernet de taille » qui lui est remis. Cet exacteur est probablement le seul à tenir (au moins pour lui-même) une vraie comptabilité et c’est sans doute ce qui explique l’absence de reddition de compte municipal. La seule mention d’un « clavaire » (trésorier municipal) est de 1390 (folio 32 r) et il pourrait s’agir de l’emploi abusif d’un titre emprunté par le conseil de Tourves aux administrations des villes importantes. Les syndics et autres chargés de mission n’ont à solder que des opérations ponctuelles. L’ouvrage illustre ce que l’on savait déjà sur les institutions communales de la Provence (cf. les publications de Monique Bourin-Derruau, Noël Coulet, Louis Stouff, Yves Grava, etc.) et permet par son caractère brut de rentrer dans le fonctionnement très concret de l’administration locale. Il est surtout précieux pour son apport à la problématique fisco-financière. La révélation majeure est (selon nous) que la gestion locale des finances ignore la notion d’exercice comptable. La pratique consiste en effet à gérer en continu avec sans cesse des entrées et des sorties. Le processus d’endettement est mal maîtrisé mais il implique surtout des créanciers habitants et assez peu des prêteurs forains (le recours à eux est un signe de dégradation des finances, sensible après 1389). Inversement, l’universitas (communauté) a des débiteurs qui sont aussi des habitants du lieu et surtout d’anciens percepteurs de tailles et autres « rèves » (taxe sur les marchandises) qui ne se sont pas acquittés exactement du versement de leur reliquat mais comme il n’existe pas à proprement parler de compte municipal, à qui verseraient-ils l’argent ? Il est possible que la mémoire de leur dette soit conservée pour qu’à l’occasion ils prennent directement en charge une dépense quelconque. Le « cartulaire de toutes les recettes et dépenses… » ne permet donc aucunement aux historiens de dresser un bilan financier et comptable et il est probable – sinon certain – que le conseil et les syndics en étaient eux-mêmes incapables.

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Antoine Follain

Pierre-Dominique Cheynet, Les Procès-verbaux du Directoire exécutif, An V-an VIII. Inventaire des registres des délibérations et des minutes des arrêtés, lettres et actes du Directoire. t. i, 16 pluviôse-10 prairial an V (4 février-29 mai 1797), Paris, Centre Historique des Archives Nationales, 2000, 695 p.

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Après le volume paru en 1996 sur Les Archives du Directoire exécutif, les Archives nationales entreprennent la publication des Procès-verbaux, mettant ainsi à la disposition des chercheurs une source de premier ordre tiré de l’inventaire de la série af iii. C’est en fait la suite du Recueil des actes du Directoire exécutif. Procès-verbaux, arrêtés, instructions, lettres et actes divers publié par Debidour, en quatre tomes, entre 1910 et 1917, et qui allait du 11 brumaire an IV (2 novembre 1795) au 15 pluviôse an V (3 février 1797).

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Une introduction d’une vingtaine de pages précise la méthode de travail et de présentation qui s’appuie sur l’inventaire au jour le jour des séances, au total 117 pour ce premier volume. 3 500 actes sont répertoriés et classés selon plusieurs rubriques : échanges avec le Corps législatif, décisions du Directoire, affaires de guerre, police générale, justice, nominations de fonctionnaires, finances, diplomatie, Intérieur, marine et colonies. Les procès-verbaux occupent 253 pages de l’ouvrage qui comporte un volumineux mais fort utile index de plus de 400 pages portant tant sur les lieux que sur les personnes ou sur des thèmes. Les nombreuses notes de bas de page contribuent également à la lisibilité de cet inventaire.

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Les ruralistes y trouveront des références concernant les bois et forêts, les biens nationaux, l’agriculture, l’agronomie, les engrais, le cheval, le blé, le chanvre, le battoir à grains… Et grâce à l’index, ils pourront accéder très rapidement aux textes qui les intéressent. On ne peut que se féliciter de la mise à disposition des chercheurs d’un tel instrument de travail.

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Bernard Bodinier

La Terre récompensée. Primes d’honneur, prix et médailles agricoles en France de 1857 à 1895. cd-rom pc. Dijon, Éducagri éditions, coll. « Patrimoine », 2002, 45 €.

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À partir de la monarchie de Juillet, les ministres chargés de l’agriculture ont mené une politique active en faveur de la modernisation des exploitations. Ils ont d’abord encouragé les comices, associations privées chargées d’organiser des concours annuels, largement subventionnées par l’État. Ils ont aussi délivré des récompenses à l’occasion des concours régionaux agricoles. De 1857 à 1895, des propriétaires et des fermiers sont primés, leurs résultats étant appréciés selon la qualité et surtout l’innovation technique, adaptée à la région. Sont sélectionnés des « propriétaires de domaines soumis à une culture parfaitement en rapport avec les conditions locales où elle se trouve placée […] dont l’exemple puisse être sûrement invoqué » (1865). Ce sont tous les aspects de l’exploitation qui sont pris en compte, aussi bien les productions, les moyens techniques mis en œuvre que la gestion financière. Plusieurs primes sont décernées, la plus prestigieuse étant la prime d’honneur. Le ministère veut faire du lauréat une référence car « ce n’est pas le mérite absolu qu’il s’agit de trouver, mais bien une perfection relative, afin que le cultivateur jugé digne de la prime d’honneur puisse servir d’exemple autour de lui et présente un modèle imitable pour le département tout entier » (1865, cité dans le livret de présentation du CD-Rom). Puisque ces concours régionaux ont pour but la diffusion d’exemples, les résultats en sont publiés. Les rapports très détaillés sur les exploitations sont complétés par des monographies sur les départements : une dizaine présentés chaque année. Ces rapports longs et bien illustrés sont publiés de 1857 à 1872, puis leur coût trop élevé les fait suspendre et la publication ne reprend que de 1886 à 1895, sous une forme plus concise.

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Pour tout historien qui se penche sur le monde rural du xix e siècle, ces volumes sont une source d’une extraordinaire richesse. Seul écueil, ils ne sont pas faciles à trouver, et l’on peut parler à leur égard d’un patrimoine menacé de disparaître par la mauvaise qualité du papier et les difficultés de conservation.. Dans le CD-Rom La Terre récompensée, les éditions Éducagri mettent à la disposition d’un large public 14 de ces volumes. Le CD-Rom, qui présente à la fois texte et illustrations, offre des instruments de navigation très utiles et bien réfléchis. L’utilisation judicieuse de l’outil informatique, permet un accès facile aux données grâce à une carte de France et à un index par département et par localité (CD-Rom PC, configuration minimale : Pentium 166 mmx- 32 mo). Ajoutons que le dernier volume, celui de 1895, donne une rétrospective, il énumère l’ensemble de prix décernés chaque année. Nous ne pouvons donc que souhaiter que cette entreprise de réédition menée par Éducagri soit couronnée de succès et mette ainsi à la disposition des historiens et de tout public intéressé par le patrimoine local, sous un format et un coût réduits, des sources d’une richesse exceptionnelle.

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Nadine Vivier

Notes

[1]

Poitrineau, Abel, (dir.), Les anciennes mesures locales du Sud-ouest d’après les tables de conversion, Clermont-Ferrand, Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Blaise-Pascal Clermont II, 1996, 242 p., compte rendu par Michel Brunet, Histoire et Sociétés Rurales, n° 6, 2e semestre 1996, p. 202-203.

[2]

Mesmin, Maurice, « De la Toise au mètre : les anciennes mesures en particulier en Aunis », Écrits d’Ouest n° 2, Éditions Rumeur des Âges et Société rochelaise d’Histoire moderne et contemporaine, 1993, p. 5-48.

[3]

Delafosse, Marcel, et Laveau, Claude, Le Commerce du sel de Brouage aux xvii e et xviii e siècles, Paris, Armand Colin, 1960, Cahier des Annales n° 17, 134 p.

[4]

Garnier, Bernard, (dir.) Atlas historique et statistique des mesures agraires (fin xviii e début xix e siècles, t. 1, Caen 1991, 121 p., t. 2, Caen, 1995, 125 p. Compte rendu par André Ferrer, Histoire et Sociétés Rurales n° 4, 2e semestre 1995, p. 347-349.

[5]

Tourves est qualifié de castrum dans la source même et présente plusieurs caractères économiques et fiscaux urbains. La population totale serait comprise entre 1600 et 1900 habitants avant la crise du xiv e siècle et inférieure à 1000 habitants après la crise, dont 700 pour Tourves même, cf. l’ouvrage recensé en second. Des extraits du registre des délibérations et du registre des comptes sont consultables dans la section « Sources » du site internet de l’Association d’Histoire du Village (http:// www. chez. com/ lpcornu/ ).

[6]

Il s’agit de « l’État provençal » c’est-à-dire du comté de Provence appartenant au roi Robert puis à la reine Jeanne (1382 †) avant de passer sous l’autorité de Louis d’Anjou.

Titres recensés

  1. Pierre Charbonnier et Abel Poitrineau (avec la collaboration de Robert Favreau), Les anciennes Mesures locales du Centre-Ouest d’après les tables de conversion, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal, coll. « Histoires croisées », Centre d’Histoire « Espace et Culture », 2001, 256 p., 24,39 €.
  2. Le Premier registre de délibérations communales de Tourves (1390-1478), Tourves, Cahier de l’association d’histoire populaire tourvaine, 1998, 91 p. (Ouvrage non disponible en librairie. À commander auprès de l’Association et à l’adresse : Mairie de Tourves, 83170 Tourves, au prix de 8 € plus 2,13 € de frais de port).
  3. Le Gouvernement d’un village en Provence : Tourves (1379-1397), Tourves, Cahier de l’association d’histoire populaire tourvaine, 2000, 134 p. (cf. supra : 12 € plus 2,44 € de frais de port).
  4. Pierre-Dominique Cheynet, Les Procès-verbaux du Directoire exécutif, An V-an VIII. Inventaire des registres des délibérations et des minutes des arrêtés, lettres et actes du Directoire. t. i, 16 pluviôse-10 prairial an V (4 février-29 mai 1797), Paris, Centre Historique des Archives Nationales, 2000, 695 p.
  5. La Terre récompensée. Primes d’honneur, prix et médailles agricoles en France de 1857 à 1895. cd-rom pc. Dijon, Éducagri éditions, coll. « Patrimoine », 2002, 45 €.

Pour citer cet article

« Instruments de Travail », Histoire & Sociétés Rurales, 2/2002 (Vol. 18), p. 242-247.

URL : http://www.cairn.info/revue-histoire-et-societes-rurales-2002-2-page-242.htm


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