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Histoire & Sociétés Rurales

2007/1 (Vol. 27)


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Dans le massif du Queyras (Hautes-Alpes), sur l’un des verrous glaciaires qui barrent les gorges du Guil, à plus de 1 350 m d’altitude, se dresse au pied d’une forteresse delphinale le village de Château-Queyras. Blotti autour de son église, ce très modeste bourg castral est à la fois chef-lieu de la paroisse, siège de la châtellenie du Queyras et de sa subdivision, la mistralie du château. Comme toujours en Queyras, la paroisse compte plusieurs lieux habités, et l’enquête de 1339 sur les possessions du Dauphin n’en recense pas moins de douze, les plus élevés, Souliers et Rouet, étant perchés à plus de 1 800 m d’altitude [1][1] Tivollier et Isnel, 1938, t. 2, p. 89-90.. Au bas Moyen Âge, les habitants de tous ces villages forment l’université de Château-Queyras, l’une des sept qui, depuis la grande charte du Briançonnais accordée par le dauphin Humbert II en 1343, constituent l’escarton du Queyras. Lui-même est l’une des cinq composantes de ce grand escarton briançonnais, parfois abusivement qualifié de « république » [2][2] Lemonde, 2004, p. 137-149..

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Montagnards, les Queyrassins sont à la fois agriculteurs et éleveurs [3][3] Sur l’économie queyrassine au xiiie siècle : Falque-Vert,.... Cet élevage paysan, déjà dynamique au xiiie siècle, semble connaître, à la fin du Moyen Âge, un nouvel élan que l’on met généralement en relation avec l’évolution de la consommation urbaine, de plus en plus portée sur la viande et les laitages, ainsi qu’avec la crise démographique qui aurait permis de consacrer moins d’espaces aux blés et davantage aux prés [4][4] Bautier, 1967, p. 1-28.. Les sources permettant d’éclairer ces troupeaux paysans restent rares. Ce Numerus animalium (sic) Castri Cadracii est tiré d’un registre de comptes des syndics de l’université de Château-Queyras – dont j’espère proposer un jour l’édition complète [5][5] Arch. dép. Isère, B 3702. Registre papier, dim. 28... –, transmis aux auditeurs des comptes du Dauphiné dans le cadre d’une enquête portant sur l’accaparement de biens nobles situés dans la paroisse [6][6] Ibid., B 3012, fol. 13-22 v°. Cité par Tivollier et.... La chambre des comptes l’ayant, par la suite, conservé par devers elle (car il semble bien s’agir de l’original et non d’une copie), ce registre est plus tard entré dans les collections des archives départementales de l’Isère. Le cahier est composé de 41 feuillets papier écrits en latin. On y trouve, outre cet inventaire, le décompte des dépenses engagées par les syndics, le total des recettes, le calcul du solde, le procès-verbal de la reddition des comptes, le quitus donné aux syndics par l’assemblée de l’université, ainsi que plusieurs rôles fiscaux [7][7] Ce document est cité et brièvement utilisé par Arbos,....

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Taxe communautaire et non seigneuriale, la taxe sur les animaux constitue, lorsqu’elle est levée, le premier poste des recettes de l’université, pour un tiers du total. En 1389, elle rapporte ainsi 10 livres, 11 sous et 7 deniers tournois, soit 67 florins de Florence et 15 sous, auxquels il faut retirer un florin payé au notaire [8][8] Les recettes totales se montent alors à 142 florins.... On ne sait rien, en revanche, de sa périodicité. L’inventaire sert également de référence pour le prélèvement décimal touchant les agneaux, un prélèvement que l’université prend à ferme, comme c’est souvent le cas en Briançonnais depuis la première moitié du xive siècle. Le dénombrement du bétail se déroule à la fin du mois d’août, au moment où les troupeaux sont à l’estive. Il est l’œuvre, non pas des deux syndics mais de Moudon Aymar et d’Humbert Rebelle, agissant en tant que recenseurs ou computatores. Pour chaque chef de famille figurent le type et la quantité de bétail possédé, ainsi que le montant de la taxe à acquitter, s’y ajoutent des renseignements sur l’origine du cheptel ovin. La fiabilité des données recueillies est évidemment impossible à mesurer, mais le registre porte des traces de ratures et de corrections, résultat, peut-être, d’un contrôle a posteriori des déclarations. On y trouve également une allusion au refus de l’un des éleveurs de procéder à l’enregistrement de son bétail [9][9] Fol. 24.. Toutefois, malgré des omissions, des sous-évaluations et des erreurs de calcul possibles, il est sûr que la fraude massive émanant de quelques-uns au détriment de tous n’aurait guère pu passer inaperçue dans le cadre d’une communauté qui ne comptait qu’une centaine de maisons.

Les troupeaux

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Si l’on en croit l’inventaire, la paroisse de Château-Queyras accueille, en août 1389, 6 368 animaux dont 6 253 soumis à la taxe, la plupart de ces bêtes appartenant en propre aux habitants de Château. Il s’agit d’un chiffre important, surtout comparé à ceux fournis par l’affouagement de 1471 qui recense le bétail déclaré par les communautés de Haute-Provence : seules les plus hautes vallées, notamment autour de Guillaumes, possèdent un cheptel comparable à celui décrit dans ce dénombrement [10][10] Sclaffert, 1956, p. 141-143.. Ecore faut-il penser qu’en Embrunais et Briançonnais, les décennies 1380-1390 bruissent de rumeurs d’arrivée de routiers, et qu’il est fort possible que le nombre de bêtes étrangères confiées alors aux Queyrassins par les éleveurs du Piémont ait été inférieur à ceux des périodes antérieures. Dans cet inventaire, les animaux sont répartis en 16 catégories que l’on peut regrouper elles-mêmes en bovins, ovins, caprins et équins. Aux deux agents recenseurs députés par l’université, les chefs de famille de Château-Queyras – que l’on qualifiera ici d’éleveurs – déclarent toutes les bêtes qu’ils tiennent depuis le terme de la Pentecôte, c’est-à-dire depuis la reconstitution des troupeaux d’été. Le troupeau déclaré par un chef de famille est donc composé des animaux qu’il possède en propre, auxquels s’ajoutent, le cas échéant, ceux qui lui ont été confiés par d’autres éleveurs étrangers à la paroisse. Au moment des déclarations, la majeure partie des troupeaux se trouve sur les estives, notamment dans les parcs et les bergeries d’altitude (ovili) à l’intérieur desquels les recenseurs procèdent parfois au comptage [11][11] Arch. dép. Isère, B 3702, fol. 24 et 24 v°.. Le plus gros éleveur de Château-Queyras, Pierre Goudre, possède ainsi trois parcs dans lesquels il peut rassembler les centaines de bêtes qu’il tient avec celles de quelques autres éleveurs qui lui sont associés.

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Le cheptel présent à Château-Queyras est surtout composé d’ovins (77 %). Cette prédominance des ovins est alors commune à tous les massifs des Alpes occidentales, et elle s’accroît à mesure que l’on descend vers le sud. Non loin de là et à la même époque, en Embrunais, le troupeau des habitants des Orres, qui fréquente les alpages relevant du chapitre cathédral d’Embrun, est en totalité ovin [12][12] Ibid., B 3011 (1380). Rien ne dit cependant qu’il s’agisse....

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Le Queyras du xive siècle n’est pourtant pas uniquement tourné vers l’élevage du mouton, d’abord parce que certains ovins décomptés sur les estives proviennent de l’extérieur de la vallée, mais aussi parce que l’on trouve parmi eux des chèvres, ces animaux étant parfois comptabilisés avec les bêtes à laine. Au total, le troupeau ovin est constitué à 61 % de « bêtes à laine grosse » : des brebis élevées pour leur toison qui est sans doute de qualité commune. Cette production de laine est pour une large part commercialisée et pour le reste utilisée à la fabrication de vêtements grossiers et de ces couvertures dans lesquels les Queyrassins s’enroulent pour dormir, comme l’indiquent au xve siècle des listes de révisions de feux [13][13] Ibid., B. 2736. Cité par Tivollier et Isnel, 1938,.... Plusieurs paorars, ou moulins à foulon sont d’ailleurs attestés dans le pays.

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Distincts des « bêtes à laine », les oves décrits dans le document, sont des brebis laitières, même si le qualificatif de lactos ne leur est donné que dans 25 % de cas [14][14] 119 oves lactos sur 467 oves.. Les commissaires aux révisions de feux signalent également que le lait, le beurre et surtout le fromage font partie de l’alimentation quotidienne des Queyrassins. Ces produits sont également vendus en quantités importantes sur les marchés et les foires de la région.

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L’analyse de la composition des troupeaux décrits dans le Numerus animalium conduit à distinguer d’une part un élevage de subsistance qui peut se limiter à moins d’une dizaine de bêtes – vaches, porcs, ânes, mulets ou mules, chèvres – par famille, et d’autre part un élevage tourné vers le marché, essentiellement composé d’ovins. Si certaines familles associent ces deux formes de troupeaux, quelques gros éleveurs se sont déjà détournés de l’élevage domestique, du moins dans cette vallée.

Les éleveurs

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Tous les déclarants, à l’exception de l’un des deux notaires dont on précise qu’il est « de Molines », doivent être considérés comme des habitants de la paroisse de Château-Queyras. Ce sont pour l’essentiel des hommes, « chefs de famille ». Mais on rencontre également une veuve ainsi que des communautés formées par un homme et son gendre, deux frères et cinq liberi (enfants mineurs sous tutelle), et trois jeunes frères qui déclarent pour leur père respectif. Le hameau de résidence n’est pas précisé sauf en cas d’homonymie : Jean Humbert et Jean Borrel sont dits de Souliers, hameau important situé dans une vallée latérale. Jean Borrel et Guillaume Borrel sont « des Prats », tandis qu’un autre Guillaume Borel est « des Meyries ». Mais quelle part de la communauté représentent ces 107 déclarants [15][15] Auxquels il faut peut-être ajouter deux déclarations... ? Une enquête réalisée en 1339, lorsque Humbert II projetait de vendre ses états au pape, dénombre 199 feux réels dans cette paroisse [16][16] Arch. dép. Isère, B 2611, cité par Tivollier et Isnel,.... La révision de feux de 1383 ne mentionne plus que 67 feux dans la paroisse de Château-Queyras tandis que celle de 1433 en compte 102. Deux autres listes nominatives rapportées par le registre des syndics de 1389-1390, celle des contributeurs au don gracieux pour le roi de France et celle des assujettis à la taille comtale, donnent respectivement 92 et 127 noms [17][17] Ibid., B 3702, fol. 27-30 v° (solucione doni graciosi.... D’après ce dernier chiffre, la paroisse de Château-Queyras aurait compté en 1390 un maximum de 130 feux. Partant de là, les 107 déclarants du Numerus animalium doivent représenter non seulement la quasi-totalité des éleveurs de Château mais aussi, la plus grande partie des chefs de famille de la communauté.

Qui possède quoi ?

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Huit déclarants sur 107 affirment ne posséder aucune vache, un seul possède une paire de bœufs. Le constat est clair : les boeufs sont quasiment absents du pays, mais la possession de vaches est quasi générale, comme dans l’Oisans où chacun, au xve siècle, entretient une, deux ou trois vaches [18][18] Sclafert, 1926, p. 554.. Le Numerus recense un peu moins d’un veau pour trois vaches. Tous les éleveurs qui en possèdent au moins un (57) sont également propriétaires de vaches. Le mieux doté, Jean David, déclare cinq veaux et six vaches. Au rythme probable des naissances, ces veaux sont sans doute le produit du croît naturel du troupeau et non des animaux loués ou achetés. Dans une perspective purement domestique, la vache fournit du laitage, un peu de viande, des peaux, de la corne en quantité sans doute suffisante pour l’approvisionnement de la famille. Elle donne aussi son travail puisqu’en l’absence de bœufs, et à côté des mules, elle tire l’araire des paysans, du moins de ceux, sans doute minoritaires, qui utilisent cet instrument [19][19] L’utilisation de la vache en Queyras comme animal de.... En Queyras, l’orientation vers le marché est en réalité assurée par l’élevage ovin. Seule la possession de vacinos, probablement de jeunes broutards, témoigne de l’existence d’un élevage bovin spéculatif centré sur le nourrissage. Cette activité n’est suivie que par un groupe de huit éleveurs qui, à eux seuls, se partagent les 123 vacinos recensés.

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Au total, avec une moyenne arithmétique de trois animaux par famille, les bovins, sont bien présents dans les troupeaux de Château-Queyras. Si nous sommes en deçà, ici, des presque quatre bovins par famille relevés par Nicolas Carrier dans les inventaires après décès du Haut-Faucigny au xve siècle, la comparaison avec l’affouagement de 1471 pour les hautes vallées provençales tourne à l’avantage du Queyras puisque l’on compte trois bovins par maison dans la viguerie de Grasse, deux dans celle de Castellane, un seulement dans celle de Guillaumes [20][20] Carrier, 2001, p. 355 ; Sclafert, 1926, p. 141-143. Parmi les équidés recensés à Château, les ânes sont les plus courants puisqu’on en compte 91. Un quart des chefs de feux n’en possède pas ; 66 en ont un, 12 en ont deux. Les mules et surtout les mulets sont deux fois moins nombreux que les ânes et ne rentrent dans la composition que d’un troupeau sur cinq, mais trois éleveurs en déclarent cinq. Si l’un d’entre eux, Guilhem Gahage, est l’un des principaux possesseurs d’ovins, les deux autres n’ont que du bétail « de ménage », peut-être exercent-il, au moins occasionnellement, une activité de transporteur. L’un d’eux, Ysoard des Ysoard, dont on sait par ailleurs qu’il est peut-être le dernier noble de la communauté, est également l’un des deux seuls possesseurs de chevaux de la paroisse. Au total, cent déclarants disent posséder au moins une mule, un âne, ou un cheval, mais six seulement possèdent à la fois âne, mule ou mulet. Les trois espèces d’équins sont donc plus ou moins substituables les unes aux autres.

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Le porc est l’animal garde-manger par excellence. Ne pas en avoir peut être considéré comme un indice de pauvreté, or 39 déclarants sur 107 sont dans ce cas. La norme est l’élevage d’un cochon par famille puisque deux chefs de feux seulement déclarent en entretenir deux. Même si notre document n’en dit rien, sans doute une partie des porcs suit-elle le gros du bétail à l’estive comme c’était encore le cas au début du xxe siècle. Tout l’été, ils y sont nourris des résidus de la fabrication du fromage avant de paître dans la « terre gaste », l’espace inculte des étages intermédiaires, pendant l’intersaison, puis sont sacrifiés à l’entrée de l’hiver.

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La chèvre ne joue manifestement pas le rôle de « vache du pauvre » en Queyras puisqu’elle est aussi répandue que cette dernière et souvent détenue par les mêmes propriétaires. Notre document recense 216 chèvres – dont trois « grandes chèvres » (magnas) – et 107 chevreaux. Un peu moins de la moitié des éleveurs n’ont ni chèvres (52 déclarants), ni chevreaux (53 déclarants). Le troupeau moyen est de cinq chèvres mais le plus souvent, la famille possède deux ou trois animaux adultes et un ou deux chevreaux. Encore, ces chèvres ne représentent-elles pas la totalité du troupeau caprin, mais peut-être seulement celles restées au village. En effet, vingt troupeaux de bêtes dites lainières, sur un total de cinquante-huit, comprennent, à côté des brebis, des chèvres (bestias lanutas cum capris) sans que l’on sache dans quelle proportion. Dans ce dernier cas, les chevreaux sont toutefois comptés à part, sans doute parce qu’ils font l’objet de soins particuliers et ne divaguent pas avec leur mère. Parmi les possesseurs de chèvres figurent encore les plus puissants éleveurs de la paroisse. Ainsi, avec un cheptel de quinze chèvres et deux chevreaux, Jean David est le plus engagé dans l’élevage caprin : or il détient également avec 6 vaches et 5 veaux, 2 ânes, 1 porc, 106 brebis lainières et 63 agneaux, l’un des troupeaux les plus importants de la paroisse. À l’autre bout de l’échelle, Jean Varrachan, habitant de Ville-Vieille est, avec trois chèvres en tout et pour tout, l’éleveur le plus modeste.

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On a vu que les ovins représentent plus des trois quarts du cheptel de Château-Queyras. Avec 45 têtes par famille, nous sommes ici face à une situation comparable à celle des troupeaux de Haute-Provence tels qu’ils sont recensés dans l’affouagement de 1471. Pourtant, à Château, un chef de feu sur cinq ne déclare ni brebis ni agneau. Il y a donc davantage de familles dépourvues d’ovins que de familles dépourvues de vaches, ce qui va à l’encontre de bien des idées reçues. Si l’on observe les catégories d’ovins, on constate que 54 déclarants, soit la moitié, possèdent des brebis lainières (bestias lanutas grossas) et 21 seulement des brebis laitières (oves ou oves lactis). Enfin, 75 chefs de feux (70 %) ont des agneaux. Dans quelle mesure ces trois catégories d’ovins cohabitent-elles sur les estives queyrassines ? Remarquons d’abord que trois chefs de feux seulement déclarent à la fois des brebis lainières et des brebis laitières. L’élevage ovin à vocation laitière et celui à vocation lainière seraient-ils alternatifs et non complémentaires ? C’est ce que donnerait à penser l’examen du troupeau du notaire Antoine Faure : 75 brebis laitières, 46 agneaux et le bétail de ménage habituel, sans une seule une « bête à laine ». On note par contre de fortes corrélations entre le fait d’avoir à la fois des chèvres et des brebis laitières, ce qui peut témoigner de la part de certains éleveurs, d’une orientation vers une production fromagère. En revanche, la corrélation entre la présence de brebis laitières et celle d’agneaux s’avère faible : sur les 71 éleveurs qui possèdent des agneaux, 22 seulement ont également des brebis laitières. Inversement, on relève une corrélation forte (neuf cas sur dix), entre la possession de bestias lanutas et la possession d’agneaux, car les agneaux sont fréquemment achetés ou loués à l’extérieur.

Quatre types de troupeaux pour trois stratégies

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Examinons d’abord, les 23 troupeaux sans ovins. Parmi eux, cinq ne comptent que des bêtes « de ménage », nécessaires à une stricte économie domestique, soit une ou deux vaches, éventuellement un veau, un porc ainsi qu’une mule ou un âne. Ce sont les troupeaux de type 1, tel celui de Jacques Rebel, qui consiste en deux vaches, un âne et un porc. Les 18 autres troupeaux sans ovins comptent en plus des chèvres, des chevreaux et des veaux « broutards » (vacinos). Ce sont les troupeaux de type 2 ; ainsi celui d’Arnaud Varrachan, fort de trois vaches, deux veaux, un âne, un porc, un chevreau et trois chèvres.

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Le groupe des possesseurs d’ovins est à la fois le plus nombreux – presque quatre éleveurs sur cinq – et, en apparence, le plus riche et le plus dynamique. Non seulement ceux-là possèdent des ovins, mais ils ont souvent autant voir plus de bêtes ménagères (vaches, porcs, ânes, mules ou chèvres), que ceux qui ne possèdent que ces dernières. Sans surprise, on trouve parmi les possesseurs de troupeaux de type 3 tous ceux que l’on peut qualifier de notables, tels le syndic Antoine Jean, l’autre syndic, Jacques Bellon, ou les deux notaires, Jacques Amedey et Antoine Fabre. Au sein de ces gros éleveurs, il faut faire une place à part à Pierre Goudre qui n’exerce, semble-t-il, aucune charge ni office. Son troupeau, le plus important de la paroisse, peut constituer, avec celui de Jean David, un type 4, car Pierre Goudre, ne possède ni bovin, ni porc, ni âne, ni mule, ni chèvre ; absences qu’il partage avec Jean David. Le cheptel de Pierre Goudre se compose en tout et pour tout de 311 bêtes à laine grosse. C’est un élevage purement commercial donc dont la finalité principale est la vente de la laine. Pour ce choix, Pierre paie quatre livres, trois sous et un deniers, soit le plus lourdement imposé par la taxe sur les animaux.

Les petits troupeaux surtaxés ?

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La taxe ne se révèle pourtant pas parfaitement proportionnelle à l’importance du troupeau car son taux n’est pas progressif. Les troupeaux de type 1, paient en moyenne 11 deniers par animal contre 5 ou 6 deniers pour les troupeaux de type 2 et 3. En valeur absolue, pourtant, les troupeaux de type 3 paient, en moyenne, une taxe presque trois fois plus importante que les troupeaux de type 2 et 6 six fois plus élevée que les troupeaux de type 1. Il y a un écart de 1 à 30 entre la taxe payée par Jean Cayrier le jeune et celle due par Pierre Goudre, mais un écart de 1 à 60 entre le nombre de bêtes possédées. Plus le troupeau est important plus la taxe par animal est faible. Les ovins, en particulier, paraissent beaucoup moins taxés que les vaches, ce qui favorise encore une fois les possesseurs de gros troupeaux. Enfin, la taxe ne touche pas toutes les bêtes car il semble y avoir un plafond au nombre d’animaux imposables : dans les parcs de Pierre Goudre sont recensées plusieurs centaines de bêtes dont 11 sont considérées comme non imposables, tandis que d’autres, étrangères et ne transitant pas par les villages, sont exemptées de taxe. Par ailleurs, Jean Laydet, imposé pour 120 bêtes à laine et 73 agneaux, obtient l’exemption pour 95 autres ovins loués à l’extérieur car ils n’ont pas été tenus dans le village [21][21] Fol. 24 et 21 v°..

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La catégorie des « gros éleveurs » se confond-t-elle pour autant avec celle des plus riches contribuables ? La comparaison avec deux autres listes fiscales du registre, à savoir les impositions pour le don gracieux et pour la taille comtale, nous invite à nuancer cette idée. Il est vrai que d’abord, cette comparaison n’est pas facile à effectuer car les listes ne se superposent qu’en partie. Néanmoins, on constate une corrélation très faible entre trois impositions dont les assises sont différentes. La taille comtale, notamment, porte sur les possessions foncières des chefs de feu telles qu’elles sont enregistrées dans un cadastre [22][22] Les archives départementales des Hautes-Alpes conservent.... Pierre Goudre, notre super-éleveur, ne paie qu’une contribution très moyenne de 16 sous. À l’inverse, Jean Albert, qui déclare seulement 2 vaches, 2 chèvres, 2 chevreaux, 1 porc et 1 mule, est un propriétaire foncier aisé qui paie 53 sous 8 deniers de taille. Ceci vaut aussi pour Jean Favat, qui ne déclare aucun ovin mais doit s’acquitter d’une taille de 53 sous et 2 deniers. Pour d’autres en revanche, le montant de la taxe sur les animaux et de la taille comtale sont concordants : Jean Mosquet, le deuxième gros contribuable pour la taille (73 sous, 6 deniers) possède 90 brebis lainières et 64 agneaux, en sus de ses deux vaches, de son veau, de ses deux mules et d’un cochon. Le premier contribuable, Jean Laydet, tient, quant à lui, 3 vaches, 1 veau, 2 ânes, 1 porc, 6 chèvres, mais surtout 160 brebis lainières et 74 agneaux, sans compter les bêtes louées. Au total, dans le Queyras de la fin du xive siècle, le bétail est bien l’un des éléments d’appréciation de la fortune et du rang d’un chef de famille, mais il n’en est pas le seul.

Les pratiques

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L’inventaire est peu bavard sur les pratiques d’élevage elles-mêmes, mais il est vrai que tel n’est pas son propos. Cependant, par les indications qu’il donne sur la provenance des bêtes, il révèle les solutions adoptées par les Queyrassins pour résoudre ce qu’on peut qualifier de quadrature du cercle de l’élevage montagnard. Comment, en effet, disposer d’un maximum de bêtes en été pour profiter des vastes estives du pays, tout en conservant en vallée l’hiver le nombre minimum d’animaux imposé par le manque de fourrage ?

La transhumance descendante

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Si le Queyras ne fait pas l’objet d’une véritable transhumance estivale avant le xviie siècle, il fait figure depuis longtemps de base de départ pour une transhumance hivernale [23][23] Sur ce type de transhumance, quelquefois appelée « inverse » :.... Le dénombrement dénombre ainsi 488 agneaux « nourris en Lombardie », sans doute des animaux nés en hiver lorsque le troupeau se trouvait dans la plaine du Pô [24][24] À l’inverse, sur les 31 agneaux de Pierre Lovet, 12.... D’autres agneaux sont désignés sous le titre de « Lombards » sans que l’on sache s’il s’agit d’animaux nés ou loués en Italie. A contrario, une soixantaine d’agneaux ont été « nourris à la maison » ou sont nés dans une communauté voisine, à Bramousse ou Risoul, preuve que leur mère n’a pas participé à la descente en Piémont [25][25] Bramousse : village de la commune et du canton de Guillestre.... De fait, la pratique de la transhumance descendante est l’une des caractéristiques de l’élevage queyrassin et ce jusque tard dans le xixe siècle. Le déplacement se fait principalement en direction du Piémont, par des cols élevés, comme le col Lacroix ou le col justement baptisé Agnel [26][26] Pour 1385, le compte de la châtellenie de Château-Dauphin.... En 1433, à l’occasion d’une révision de feux, les habitants du Queyras expliquent aux commissaires delphinaux que :

« la majeure partie des hommes conduisent leur bétail en Piémont pour le nourrir, laissant dans leurs habitations le peu d’animaux nécessaire pour consommer le foin qu’ils récoltent sur place [27][27] Tivollier et Isnel, 1938, 2, p. 110.. »

Cette migration hivernale apparaît déjà dans les enquêtes du milieu du xiiie siècle et, selon Henri Falque-Vert, c’est elle qui explique la structure particulière des redevances payées au dauphin par les Queyrassins [28][28] Falque-Vert, 1997, p. 81-84.. Plus qu’une fuite éperdue devant l’hiver, la transhumance hivernale est une pratique rationnelle, largement attestée aux xiie et xiiie siècles dans les monastères de montagne. Elle permet de pallier le manque de fourrage en hiver qui limite les capacités de stabulation des bêtes une fois la neige tombée. De cette pénurie de fourrage, due surtout au manque de prés de fauche, l’herbe étant ici sacrifiée à la céréaliculture, les révisions de feu dauphinoises se font largement l’écho. L’hivernage dans la plaine du Pô permet à ceux qui la pratiquent de se spécialiser dans l’élevage, en profitant des capacités d’accueil des alpages queyrassins, sans avoir à développer de fortes capacités de stockage du fourrage.

La commande

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Dans l’inventaire, un certain nombre d’ovins sont dits loués, conduits ou tenus. Les brebis et les agneaux qualifiés de « Lombards » sont probablement des bêtes louées, tenues « en commande ». La commande est une autre solution au problème de l’hivernage [29][29] Voire par exemple, Dubuis, 1990, p. 251.. Ce terme, qui s’applique au sens large à toute forme de société associant un partenaire actif et un partenaire passif, désigne la prise de pension par un montagnard et pour le temps de l’estivage, de bêtes provenant de communautés plus ou moins éloignées mais moins bien dotées en pâturages d’altitude. La commande, assimilable aux diverses formes de baux à cheptel, dont la fameuse mègerie provençale, donne lieu à une rémunération : loyer en argent ou en bêtes, partage du croît du troupeau. Dans le grand Briançonnais, la commande est signalée par les enquêtes delphinales du milieu du xiiie siècle [30][30] Falque-Vert, 1997, p. 82-83 et 89.. Dès cette époque, le Queyras sert de déversoir au trop-plein du bétail piémontais. Le pays est réputé accueillir les bêtes refusées dans la haute vallée de la Varaita, menacée par le surpâturage [31][31] Ibid., p. 596. Également Falque-Vert, dans Jourdain-Annequin.... Une enquête de 1260 a permis à Henri Falque-Vert d’estimer à 4 300 le nombre d’ovins étrangers venant en année normale pâturer en Queyras, soit en moyenne 614 bêtes pour chacune des sept communautés queyrassines. Il ne s’agit pas d’une véritable transhumance puisque les animaux sont pris en charge par des éleveurs queyrassins. Ce système de la commande est également attesté, à la fin du Moyen Âge, par les révisions de feux dauphinoises. À Saint-Christophe-en-Oisans, les habitants affirment même que la plupart des vaches qu’ils détiennent sont tenues en commande [32][32] Et licet habeant vachas, illas pro maiori parte tenent.... Cette pratique permet aux propriétaires d’animaux de contourner les coutumes réservant l’accès aux alpages aux seuls membres d’une communauté, mais elle introduit un risque évident de surpâturage que plusieurs règlements communaux ou chartes de coutumes de la région cherchent à réduire en limitant le nombre de bêtes étrangères pouvant être introduites dans les montagnes [33][33] À Ceillac, par exemple, dans le bref de coutume de.... En l’absence de charte de franchise, aucune limitation de ce genre n’est cependant connue pour Château-Queyras.

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À Château-Queyras, en 1389, la commande ne concerne que 434 bêtes, soit 7 % du bétail recensé. Aurait-elle perdu l’importance qui était la sienne vers 1260 ? S’agit-il seulement d’une mauvaise année pour cette pratique ? À moins que la commande n’ait surtout été le fait des communautés du Haut Queyras mieux reliées par les hauts cols aux vallées piémontaises que celle de Château-Queyras. Quoi qu’il en soit, à Château-Queyras, moins d’un éleveur sur cinq a recours à la commande. Contrairement à l’Oisans, les bêtes tenues en commande sont ici, à l’exception de 3 chevreaux, exclusivement des ovins, et plus particulièrement des agneaux et des brebis laitières. 56 bêtes à laines seulement, appartenant à deux troupeaux, sont dites « louées » ou « conduites », ce qui, même avec les 95 exemptées de taxes, ne représente que 5 % du total des animaux. En revanche, sur 464 brebis laitières, 15 sont dites « conduites » et 70 « louées », ce qui représente près de 18 % de bêtes en commandes. Pour les agneaux, enfin, sur les 1 436 recensés, 260 sont loués, 39 « conduits », et 72 sont « Lombards ». Au total, un animal sur quatre est tenu en commande. Pierre Lovet, qui possède 31 agneaux, en déclare 12 comme « loués » et 19 nourris à la maison. La commande paraît donc ici être liée au nourrissage des jeunes bêtes, les contrats étaient probablement conclus au printemps. Ainsi Jean Laydet, l’un des plus gros éleveurs, déclare d’abord les animaux qu’il possède depuis Pâques avant d’y ajouter ceux loués entre cette date et la Pentecôte [34][34] Arch. dép. Isère, B 3702, f° 22.. La commande peut également se réduire à mise en pension pour le temps de l’hivernage, un usage encore très répandu au début du xxe siècle. Ainsi, plusieurs agneaux ont d’abord été nourris à Bramousse, Risoul et Châteauroux, des villages distants de 5 à 30 km de Château-Queyras.

L’engraissement

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Une dernière solution permet d’adapter le troupeau montagnard aux opportunités et aux contraintes du cycle des saisons, elle consiste à acheter des bêtes avant la montée aux estives puis à les revendre après la descente, ce afin de ne conserver qu’un troupeau limité lors de l’hivernage. Les foires de printemps et d’automne permettent ces ajustements qui caractérisent encore élevage de haute montagne au xxe siècle. Depuis Château-Queyras, les foires les plus proches sont celle de Briançon, accessible à la belle saison par le col Izoard, et celle de Guillestre, à l’autre bout des gorges du Guil. Les années 1380-1390 sont marquées par l’apogée des foires de Briançon, éclipsées ensuite par celles de Guillestre [35][35] Chanaud, 1980, p. 238-241..

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À cette époque et jusqu’au début du xve siècle, les Queyrassins y sont les plus gros acheteurs, et près des trois quarts de leurs achats portent sur des agneaux [36][36] Ibid., p. 233-234.. L’inventaire témoigne bien de ces achats puisque 121 agneaux, appartenant à 9 troupeaux, ont été « achetés » en 1389. Des vacinos – broutards ou supposés tels – sont également achetés sur ces foires. Engraissés sur les alpages ils sont revendus avec profit aux foires d’automne comme celle de la Saint-Luc à Guillestre (tenue la 2e semaine d’octobre), la foire de la Nativité de la Vierge de Briançon (8 septembre), ou encore, un peu plus éloignée, la foire de Seyne (tenue la 2e semaine se septembre) [37][37] Chef-lieu de canton, dép. des Alpes-de-Haute-Prove.... Comme l’a noté Robert Chanaud, les foires de Briançon – notamment celle de la Nativité – associent foire au bétail et foire aux marchandises permettant ainsi aux éleveurs de réinvestir l’argent gagné dans des produits nécessaires à l’hivernage et notamment dans des biens manufacturés difficiles à trouver sur les marchés hebdomadaires locaux [38][38] Le marché hebdomadaire d’Abriès est cité dans les premières....

25

*

26

L’inventaire de Château-Queyras jette un éclairage encore rare sur les troupeaux des paysans de montagne à la fin du xive siècle. Il propose la photographie assez fidèle d’une centaine de troupeaux, ceux rassemblés pour l’estive par les chefs de famille de la communauté de paroisse de Château-Queyras. Ce faisant, il révèle également l’existence des logiques d’élevage différenciées au sein d’une même communauté, mais aussi à l’intérieur d’un même troupeau. Si certains animaux ont pour seule fonction de satisfaire des besoins domestiques, d’autres sont élevés pour répondre à une demande extérieure à la vallée. Pour toutes ces familles, chacune à leur niveau, l’élevage est à la fois un moyen de subsistance et une activité tournée vers le marché. Sans doute même, pour ces montagnards, est-il la principale source d’approvisionnement en espèces. Ce qui frappe surtout, au regard de ce document, c’est qu’à la fin du xive siècle, dans ces hautes vallées du Queyras, l’élevage commercial n’est plus réservé à une seule élite villageoise, il est un peu l’affaire de tous.

Annexes : 174 / 1389-1390 - Dénombrement du bétail de Château-Queyras

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Source : Arch. dép. Isère, B 3702

[Folio 15]

Numerus animalium Castri quadraci.

Anni supra dicti.

+ [39][39] Les croix tracées devant une majorité de noms signalent... Et primo, Bartholomeus Goudre [40][40] Rajout de Roueto (= le Rouet, hameau de Château-Qu... : iixxx xxv bestias lanutas grossas cum capris, vi vachias, ii vitulos veteres, ii asinos, unum porcum, lvii agnos quorum nutrivit tres in Pedemonte, unum edulum : xlv solidos viii denarios obolon.

+ Jaquetus Fauvati : xv oves, iii capras, ii edulos, ii vachias, unum porcum, unum assinum (sic). Summa : x s. iiii d.

Anthonius Johanne, sindicus : iii vachias, ii mulos, unum porcum, xlvii bestias lanutas grossas, xxiiii agnos nutrictos in Lombardia, vii capras, iii edulos. Summa : xxxix s. iiii d. ob.

Jacobus Rehelli : ii vachias, unum assinum, unum porcum. Summa : iii s. x d.

+ Johannes Ruffi junior : ii vachias, iii vitulos veteres, unum asinum, unum porcum, unam capram, unum edulum. Summa : vi s.

[Folio 15 v°]

+ Jacobus Albi : ii vachias, unum mulum, unum porcum, tres oves, v capras, tres agnos, ii edulos. Summa : viii s. i d. ob.

+ Guilhem Chabreni : tres edulos, capram, i edulum, unum porcum, duas vachias. Summa : iiii s. minus ob.

Anthonius Jarauronis, alias Levin : ii vachias, unum assinum, unum porcum, xl oves, ii capras, i edulum, xxii agnos quorum emit xiii et unum vitulum veterem. Summa : xxi s. iiii d.

+ Johannes Chabrandi : iii vachias, ii mulos, xxv bestias lanutas grossas, xl agnos quorum nutrivit xviii, unum edulum et unum porcum. Summa : xxi s. vi d.

+ Anthonius Donepte : ii vachias, unum mulum, unum vitulum veterem, xxxi bestias lanutas grossas, unum asinum, xxii agnos quorum emit xii et nutrivit in Lombardia, unum porcum. Summa : xix s. vi d.

Unum lib. xix s. viii d. ob.

[Folio 16]

+ Item, Falco Fina : ii vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, unum porcum, xl bestias lanutas, xii agnos quos nutrivit in Lombardia, xxx agnos locatos, unum edulum. Summa xxiii s. ii d.

Baudouini Borelh : ii vachias, ii assinos, xxv agnos : xi s.

+ Hugo Borrelhi : tres vachias, duos assinos, unum porcum, iixxx ix bestias grossas, xxx agnos, tres capras, duos edulos veteres. Summa : xxxiii s. v d.

Guillelmus Goudre : iii[41][41] Biffé : duas. vachias, duos [42][42] Biffé : unum. vitulos veteres, unum assinum, unum porcum, xlii oves, xlii agnos nutritos in Lombardia, viiito capras, unum edulum : xxviii s. ii d.

+ Guillelmus Borrelh, de Prahalis, senior : duas vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, unum porcum, xxti oves, xvi agnos nutritos in Lombardia, iiiior agnos emptos, duas capras, unum edulum : xiiii s. iiii d.

Johannes Meherii : tres vachias, unum assinum, unum vitulum veterem, unum porcum, iiixxx xiii bestias grossas, viii capras, xxxta agnos locatos nisi unum, tres edulos : xlvi s. vi d. ob.

[Folio 16 v°]

Anthonius Leydeti : tres vachias, tres vitulos veteres, unum mulum, unum porcum, xl oves lactis, xxxvi vacinos, viii capras, xxx iiior agnos nutrictos in Lombardia, xxxta vii agnos emptos, unum edulum. Summa : xliii s. vi d. ob.

Guillelmus filius Johannis Ebredini, suo jurato nomine Johannis Ebredini, eius patris, revelavit animalia incripta et in primis : duas vachias, i vitulum veterem, unum mulum, xlvii oves lactis, i arietem, xxxiiii vacinos, xxxxii agnos, de quibus nullam dixit debere decimam, i porcum, duas capras. Summa : xxxvii s. vi d.

+ Jacobus Chabrandi, suo juramento : i vachiam, i vitulum veterem, i assinum, i porcum, xii oves conductas, ii vacinos, vi agnos conductos, ii capras. Summa : ix s. ix d.

xii[43][43] Biffé : xiii. libras viii s. usque hic

Petrus Mathey, nomine eius patris, suo juramento : iii vachias, unum vitulum veterem, duas assinos, i porcum

[Folio 17]

et iixxx xxvii bestias lanutas grossas, xxx iii agnos agnellatos in Risolis, iii edulos. Summa xli s. iii d.

+ Anthonius Melhex, suo juramento pro se et eius socero : ii vachias, i vitulum veterem, i porcum, i assinum, iii capras. Summa : v s. v d.

+ Johannes Bellueni suo juramento : i vachiam, i assinum, xii agnellos nutrictos suos de ovibus suis debet Armandus Guigonis ut dicit. Summa : iii s. iii d.

+ Guigo Mathey, suo juramento : ii vachias, i assinum, xxiii oves, xiii agnos de quibus non debet decimam nisi de tribus, v capras, iiii edulos teneres. Summa : xiiii s. ii d. ob.

[Folio 17 v°]

Petrus Meherii, suo juramento revelavit animalia infrascripta et in primis : iii vachias, i mulum et unam mulam, ii assinos, iixxx xvii bestias lanutas grossas, vi capras, iiiior edulos teneres, xxxii agnos de quibus non debet decimam nisi de novem, i porcum, i vitulum veterem. Summa : xlii s. x d.

Armandus Chabrandi, suo juramento revelavit : ii vachias, i assinum, xlvii bestias lanutas grossas inclusis capris, xxii agnos emptos. Summa : xxi s. ix d.

+ Johannes Goudre, alias Sere, suo juramento i vachiam, i assinum, iii oves, debet decimam ut retulit quatuor agnorum. Summa : iii s. ii d.

Summa vi libras, xii s. x d. ob.

[Folio 18]

Guillelmus Tiherii alias Belhon, suo juramento, ii vachias, ii vitulos veteres, i assinum, ix oves, v agnos suos nutrictos. Summa : viii s. ii d.

+ Anthonius Ruffi [44][44] Biffé : Humberti. alias Pasquet suo juramento, ii vachias, i assinum, i porcum, viii oves, duas capras, quinque agnos suos nutrictos, i edulum, xv bestias lanutas grossas conductas, xvi agnos conductos. Summa : xv s. i d.

+ Jacobus Raymbaudi nomine [45][45] Rajout : Humberti Raymbaudi. eius patris, suo juramento : ii vachias, i assinum, xxta agnos natos in Risolis de quibus debet decimam de decem, xxta agnos conductos, lii bestias lanutas grossas, i porcum, iii edulos teneres. Summa : xxvi s. iii d. ob.

[Folio 18 v°]

+ Guillelmus Rehelli : ii vachias, unum vitulum veterem, xxiii bestias lanutas, iii agnos emptos, unum assinum, unum porcum : xi s. v d. ob.

+ Guido Aymars : iii vachias, unum assinum, unum vitulum veterem, v capras, vi vacinos, unum porcum, ii edulos. Summa ix s. vi d.

+ Johannes David dicit : vi vachias, v vitulos veteres, ii assinos, unum porcum, iiixxx et xvi bestias lanutas grossas, iixxx iii agnos de quibus debet decimam de medietati, xv capras, ii edulos. Summa : lxi s.

+ Raybaudus Raybaudi : ii vachias, unum vitulum veterem, i porcum, xvi oves, iiiior capras, i edulum, ix agnos agnellatos in Castro Rodulphi. Summa : xi s. iiii d.

+ Liberi Arveoli Jacob : ii vachias, ii vitulos veteres, duos mulos, iixxx xiiii bestias lanutas grossas, xxxiii agnos nutrictos in Lombardia, xvi alios agnos emptos, viiito capras, i edulum et unum porcum et unum assinum. Summa : xlvi s., i d.

Summa ix lb, viii s. x d.

[Folio 19]

Jacobus Goudre : iiiior vachias, duos vitulos veteres, ii asinos, i porcum, xl bestias lanutas grossas cum capris, xvii agnos suos, i edulum. Summa : xxiii s. xi d.

+ Guillelmus de Prato : ii vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, i porcum, xxviii bestias lanutas, vii agnos suos, xii agnos lombardos. Summa : xvi s. i d. ob.

+ Johannes de Ponte : iii capras, unam vachiam, unum asinum. Summa iii s. ii d.

+ Johannes [46][46] Rajout en haut : de Prahalis. Borelhi : ii vachias, ii capras, unum mulum : v s.

+ Item, liberi Stephani Galiani et Petro Aymo : iiiior vachias, ii vitulos veteres, iiixxx v bestias lanutas grossas [47][47] Rajout en haut : cum capris., xxiii agnos lombardos, x agnos ipsorum quorum emerunt vi, xiiii alios agnos, v edulos et unum porcum emptum. Summa : xlii s. vi d.

+ Liberi Arnaudi Aymo : ii vachias, unum vitulum veterem, unum asinum, xviii oves, v capras, xviii agnos nutrictos in Lombardia, unum edulum et unum porcum. Summa : xiiii s. v d. ob.

[Folio 19 v°]

+ Johannes Jacob, senior : iii vachias, i vitulum veterem, iiiior oves, ii vacinos, iii agnos, duas capras, i edulum, unum asinum. Summa : viii s. iii d. ob [48][48] Biffé : Johannes Payani : ii vachias, unum asinum,....

+ Liberi Guillelmi Alberti : xxxvi oves, unum arietem, ii capras, iii vachias, ii vitulos veteres, unum assinum et unum porcum, ii agnos de xvi debent decimam : xix s. v d.

+ Johannes et Petrus Jacob, filii Guillelmi Jacob : iii vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, unum porcum, l bestias lanutas grossas, xxiii agnos nutrictos in Lombardia, viii agnos locatos, iiii capras, unum edulum. Summa : xxv s. vii d.

+ Item, Jacobus Belloni : ii vachias, unum assinum, unum porcum, x oves, v agnos lombardos. Summa : vii s. ii d. ob.

+ Item, Bartholomeus Meysenili : iii vachias, unum vitulum veterem, unum asinum, unum porcum, xl bestias lanutas grossas locatos, xviii agnos emptos, xx agnos lombardos, l bestias lanutas suas, unam capram, i edulum. Summa : xl s. ix d. ob.

x lb, ix s., sex d. ob.

[Folio 20]

Item, Alexi : unam vachiam, iii capras, ii edulos. Summa : ii s. v d.

+ Item, Johannes David junior : iii vachias, unum assinum, iiiixx bestias lanutas grossas cum capris, xxxvii agnos cum edulos quorum agnos non debent decimam nisi de medietatem unum. Summa : xxxv s. ix d. ob.

+ Item, Johannes Humberti de Soleriis, Johannetus : ii vachias, ii vitulos veteres, unum assinum, xxxv bestias lanutas grossas, unum porcum. Summa : xvi s. ii d.

+ Item, Andreas Bellueni : ii vachias, unum assinum, ii vitulos veteres, unum porcum, xlii bestias lanutas grossas cum capris, xxii agnos quorum nutrivit xx in Lombardia, ii edulos. Summa : xxii s.

+ Item, Petrus David : iiiior vachias, ii asinios, ii vitulos veteres, i porcum, iiixxx xvii bestias lanutas grossas, ix capras, ii edulos, lv[49][49] Biffé : xl. agnos nutrictos in Lombardia. Summa : liv s. i d. ob.

Item, liberi Michaelis [50][50] Biffé : Laurencius. Chaberii : ii vachias, unum assinum, unum porcum, lii bestias lanutas grossas, vi capras. Summa : xxiii s. ii d.

+ Guillelmus Mathey : v vachias, unum asinum, unam mulam, unum porcum, lii bestias lanutas grossas, xiii agnos quorum non debent decimam nisi de medietate, vi capras, iii edulos. Summa : xxxta s. viii d.

[Folio 20 v°]

+ Item, Durandus Humberti : ii vachias, unum assinum, xxxvi bestias lanutas grossas, iii capras et viii agnos non debent decimam nisi de medietatem., unum ed(ul)um, unum edulum. Summa : xvii s. iii d.

+ Item, Arnulphus Jacob : ii vachias, unum asinum, unum vitulum veterem, unum porcum, xlviii bestias lanutas grossas, xvi agnos nutrictos in Lombardia, iiiior capras, ii edulos xii agnos locatos : xxv s. vi d.

+ Item, Guido Borelhi : ii vachias, unum mulum, i porcum, iiiior oves, iii capras, iii agnos suos. Summa : vii s. vi d. ob.

Arnaudus Guigue [51][51] Rajout en bas : et Guillelmus Guigue. : iiiixxx iiiior bestias lanutas grossas cum capris, x agnos, ii edulos, iiiior vachias, ii vitulos veteres, ii asinos et duos porcos. Summa : li s. viii d.

+ Item, Johannes Podii junior : ii vachias, xviii bestias lanutas grossas, ix capras, xiiii agnos nutrictos in Bramosia, iiiior edulos, unum porcum et unum asinum. Summa : xiiii s. ix d.

Summa xv lb, ii s., ii d.

[Folio 21]

+ Item, Marganna, uxor Baudoini Meyseunh : ii vachias, unum asinum, xi oves, vii agnos, iiior capras. Summa : ix s. ii d.

Item, Jacobus Meherii : ii vachias, ii vitulos veteres, unum asinum, iiiixxx vi bestias lanutas grossas, v capras, unum edulum, lxvi agnos locatos. Summa : lvi s. vi d. obol.

Item, Johannes Cayrerii junior : i vachiam, unum vitulum veterem, unum asinum. Summa : ii s. ix d.

+ Item, Franciscus Podii : ii vachias, unum asinum, xx oves, xvi agnos suos, unum edulum et unum porcum. Summa : xii s. vii d. ob.

[52][52] Au début de la ligne, biffé : Item, Anthonius Raymondi,... + Item, Johannes Alberti : ii vachias, ii capras, unum porcum, ii edulos et unum mulum. Summa v s. ix d.

Item, Guillelmus Payani : ii mulos, i porcum, vi capras, iii edulos. Summa : vi s. x d. ob.

[Folio 21 v°]

+ Arnaudus Varachani, suo juramento revelavit : iii vachias, unum assinum, ii vitelos veteres, iii capras, i edulum tenuit, i porcus. Summa : vii s. iii d. ob.

Johannes Varrachan de Ville Veteris, iii capras. Summa : xii d.

+ Johannes Mosqueti suo juramento revelavit : ii vachias, i vitulum veterem, ii mulos, i porcum, iiixxx xvi bestias lanutas grossas inclusis capris, iixx iiiior agnos de quibus non debet decimam nisi de septem agnis cum dymidio. Summa : l s. viii d.

Johannes Albi suo juramento revelavit : ii vachias, unum vitulum veterem, unum asinum, xl vacinos, unam capram. Summa : xvii s. viii d.

Johannes Laydeti suo juramento revelavit se habere et habuisse a festo de pascatis : citra tres vachias, unum vitulum veterem, duos assinos, unum porcum, iiiixxx bestias lanutas grossas, vi capras, iixxx xiiii agnos loquatos, tres edulos.

Item plus, revelavit se loquasse in terminam, iiixxxx v bestias grossas quas non tenuit in villa nisi modicam quantitatem de quibus petiit d… [53][53] Illisible.. facere per universitatem ut placet excepte de animalibus a reyl. Facta sibi gracia de loquatione. Solvat vi s. Summa : lxxiiii s. x d.

xii lb v s. ii d. [54][54] Au début de la ligne, biffé : iii lb x s.

[Folio 22]

Jaquetus Amedey, notarius : duas vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, xvii bestias grossas, duas capras, unam chabreham, duos edulos. Summa : x s. x d.

+ Anthonia, uxor quondam Hudrici Crosen, unam vachiam, unum assinum, x bestias grossas, x agnos de quibus non debet decimam nisi de iiiior. Summa : vi s. ix d.

+ Johannes Tiherii, alias Vehloni, duas vachias, duos vitulos veteres, unum porcum, liiiior[55][55] Biffé : xliii. bestias grossas, iiiior agnos nutrictos, unum agnum loquatum, unum edulum. Summa xxii s. ix d. [56][56] Rajout : non debet decimam..

+ Arnaudus Meherii, suo juramento revelavit : duas vachias et duos assinos, unum porcum, iixxx ix bestias lanutas grossas, duas agnos, iiiior capras, duos edulos. Summa : xxix s. viii d.

+ Petrus Marco, alias Nebelh, manifestavit suo juramento : duas vachias, unum assinum, unum vitulum veterem, iiiior capras. Summa : v s. iii d.

+ Johannes Aymo : duas vachias, unum assinum, vii oves lactos, tres capras, v agnos, unum porcum. Summa vii s. ix d. ob.

[Folio 22 v°]

+ Johannes Borelli, de Soleriis, suo juramento revelavit : tres vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, unum porcum, iixxx et xv bestias grossas cum capris, iixxx xiii agnos, de quibus debet decimam xxvi. Summa : xl s. vii d.

Johannes Nolyelh : duas vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, unum porcum, iixxx xxti bestias grossas cum capris, iixxx agnos de quibus debet decimam xvi. Summa : xxxix s.

+ Baudouinus Lymberti, duas vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, unum porcum, xxix bestias grossas cum capris, xix agnos locatis, vi agnos suos, unum edulum. Summa : xvii s. ii d.

+ Guiraudus David : duas vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, unum porcum, xxv bestias grossas cum capris, ix agnos nutrictos in Lombardia, unum edulum. Summa : xiiii s.

+ Johannes Aymari : duas vachias, unum assinum, unum porcum, xxti bestias grossas, viii agnos, suos nutrictos. Summa : xii s. i d. ob.

+ Petrus Loveti, duas vachias, duos vitulos veteres, unum assinum, unum porcum, xlii bestias grossas, v capras, xix agnos nutrictos domos, xii agnos locatos cum dimidio, unum edulum. Summa : xxiiii s. viii d.

[Folio 23]

+ Philipus Goudre : iii vachias, ii vitulos veteres, unum asinum, iii capras, iii edulos, ix vacinos. Summa : v s. i d. ob.

+ Item, Johannes Castellani : ii vachias, unum asinum, unum vitulum veterem, xv bestias grossas cum capris, ix agnos agnellatos in viacino, unum ed(ul)um. Summa : vi s. ii d.

Item, Jacobus Marco : unum vachiam, unum assinum, unum porcum, xxxi bestias grossas [57][57] Biffé : xvi bestias grossas. cum capris, xiiii agnos nutrictos in Lombardia, unum edulum. Summa : viii s. xl d.

+ Johannes Chapolh : ii vachias, i equum, ii capras. Summa : v s. iiii d.

+ Guillelmus Marco : iii vachias, unum asinum, xxxi bestias lanutas grossas cum capris, unum porcum, xii agnos suos, unam capram magnam, iii agnos emptos. Summa : xvi s. i d. ob.

Guillelmus Borelhi, junior, de Prahalis : unam vachiam, unum assinum et unum vitulum veterem. Summa : ii s. ix d.

[Folio 23 v°]

+ Raymondus Fabri : ii vachias, unum vitulum veterem, unum mulum, unum porcum, v capras, ii edulos. Summa : vii s. iiii d.

+ Ysoardus Ysoardi : v mulas, vi capras, iiiior vachias, ii vitulos veteres, ii porcos, unam roncenum. Summa : xxi s. x d.

Johannes Favati : iii vachias, v mulos, unum porcum, ix capras, iii edulos. Summa : xvii s. iiii d. ob.

Baudouinus Martini : iii vachias, unum vitulum veterem, unum mulum, unum porcum, duas capras, unam mulam. Summa : ix s. iii d.

Magister Anthonius Fabri, notarius, de Molinis : v vachias, duos vitulos veteres, duos assinos, lxx oves lactis, xlvi agnos et unam capram : xxv s. vi d.

+ Guillelmus Martini Malafantz : duas vachias, duos mulos et duas capras : vii s.

+ Guillelmus Gaydo : unam vachiam, unum vitulum veterem, unum assinum, unum porcum, tres capras, duos edulos : iii s. vi d.

Summa vii lb, xiii s. ii d. ob.

[Folio 24]

+ Anthonius Mayseunhii : duas vachias, unum assinum, xxxv bestias grossas, x agnos suos nutrictos in domum. Summa : xvi s. iii d.

+ Guillelmus Fabri, suo juramento manifestavit : duas vachias, unum vitulum veterem, unum assinum, unum porcum, xiii oves, duas capras [58][58] Rajout : magnas., debet decimam xii agnos. Item, plus duas chabrehlas, item, unum edulum. Summa : x s. v d. ob.

Anno domini millesimo iiic lxxx ixo, die xxviii mensis augusti, retulit Moudonus Aymari, una cum Humberto Rebelli, ut computators electis per universitatem Castri Cadracii ad computandum animalia quam debent taxam ordinatam per dictam universitatem honeribus universitatis subportandis de xxv dicti mensis augusti acesisse personaliter ad ovile Guillelmi Gahagii et Johannis Gaudini qui recusabant animalia scribsi facere et in ovili dicti Guillelmi Gahagii invenisse ut sequitur : iixxx xxvi bestias grossas, xxxta agnos nutrictos in Lombardia, xvii agnos locatos.

Et plus, dicti Guillelmi Gahagii, ii vachias, ii boves, i vitulum, v mulos, i porcum.

+ Petrus Arnaudi : duas vachias, unum vitulum veterem, unum assinum (sic), unum porcum, xvi oves lactis, vi capras, viii agnos, suos, tres agnos emptos, unum edulum : xiii s. iii d.

Summa per Guillelmo Gahagii salvo errore calculi : l s. iii d. ob.

[Folio 24 v°]

Item, in ovili [59][59] Rajout en haut : sive fine. Petrus Goudre : xxxx x i bestias lanutas grossas quam agnis v et xi bestias ultra taxam ordinatam per universitatem.

+ Johannes Humberti alias Maxim suo juramento : ii vachias, i asinum, i porcum, xxviii bestias grossas lanutas, inclusis capris, xii agnos quorum sunt septem conducti et de aliis debet decimam. Summa : xiiii s. viii d.

+ Guillelmus Borelli : de Mehairiis, suo juramento revelavit : iii vachias, ii asinos, ii vitulos veteres, iiixxx ix bestias lanutas grossas inclusis capris, xliiii agnos quorum xi fuerunt nutricti in Lombardia, i porcum. Summa : xlv s. viii d.

Receptis de animalibus G Gaherii et P. Goudre, v lb. iii d. ob.

Summa : vii lb, x s., vii d.

[Folio 25]

+ Baudouinus Arnaudi : duas vachias, unum assinum, xxxta bestias grossas cum capris, quinque oves, xix agnos suos, ix agnos loquatos : xvi s. ix d.

Petrus Goudre, requisiti per Anthonius Johanne, sindicum, de bene et legaliter scribendo bestias suas revelavit, suo juramento se habere et tenuisse a festo Pentecoste citra vixxx xxti bestias grossas cum capris, lxvi agnos quorum non debet decimam nisi de xxxta qui agnellaverunt in Lombardia, iiiior edulos, tres vachias, duos vitulos veteres, duos assinos, unum porcum : iiii lb. ii s. vii d.

+ Vincentius Mathey : duas vachias, duos vitulos veteres, unum assinum (sic), xxv bestias grossas, iiiior capras, x agnos nutrictos in Lombardia et unum porcum, duos edulos : xvi s. ii d.

+ Jacobus Bernerii : iii vachias [60][60] Biffé : duas vachias., unum assinum, xxxta bestias grossas, vi capras, xv agnos, in quibus sunt xii suos : xviii s. iiii d [61][61] Biffé : iii d.. ob.

Jacobus Favata : duas vachias, unum assinum, xv bestias grossas, ix agnos suos : ix s. v d. ob.

[Folio 25 v°]

Johannes Maysseunhi : duas vachias, unum assinum, xiiii bestias grossas : viii s.

vii lb, xi s., iiii d.

Summa summarum predictorum vexifierita est cix lb. xi s. iiii d.

Valent de florenos lxviii flor. xv s. de quibus remonatis pro scripturas 1 flor.

Et restavit universtitatem : lxvii flor. xv s.

Post computum, Guillelmus Humberti : ii vachias, unum vitulum veterem, i mulum et unum porcum : v s. v d.

cviii lb. vi s. iiii d.

cix lb. xi s. iiii d.

Summa cx lb. xi s. vii d.

Secundum cvii libras vii ob.

[Folio 26]

Post computum, Johannes Gaudini revelavit ii vachias, i assinum.

[Folio 15]

Recensement du bétail de Château-Queyras

En l’année susdite

Et premièrement, Bartholomée Goudre : 85 bêtes à laine grosse, y compris les chèvres, 6 vaches, 2 veaux vieux, 2 ânes, un porc, 57 agneaux dont trois ont été nourris en Piémont, un chevreau. [Somme :] 45 sous, 8 deniers, une obole.

Jacques Fauvat : 15 brebis, 3 chèvres, 2 chevreaux, 2 vaches, un porc, un âne. Somme : 10 sous, 4 deniers.

Anthoine Jeanne, syndic : 3 vaches, 2 mulets, 1 porc, 47 bêtes à laine grosse, 24 agneaux nourris en Lombardie, 7 chèvres, 3 chevreaux. Somme : 39 s. 4 d. 1 obole.

Jacques Rehelle : 2 vaches, un âne, un porc. Somme : 3 s. 10 d.

Jean Roux, le jeune : 2 vaches, 3 veaux vieux, un âne, un porc, une chèvre, un chevreau. Somme : 6 s.

[Folio 15 v°]

Jacques Blanc : 2 vaches, un mulet, un porc, trois brebis, 5 chèvres, 3 agneaux, 2 chevreaux. Somme : 21 s. 6 d.

Guilhem Chabren : 3 chevreaux, une chèvre, un porc, 2 vaches. Somme : 4 s. moins 1 obole.

Anthoine Javaurons, dit Levin : 2 vaches, un âne, un porc, 40 brebis, 2 chèvres, un chevreau, 22 agneaux dont 13 achetés, et un veau vieux. Somme : 21 s. 4 d.

Jean Chabrandi : 3 vaches, 2 mules, 25 bêtes à laine grosses, 40 agneaux dont il a nourri 18, un chevreau et un porc. Somme : 21 s. 6 d.

Anthoine Donepte : 2 vaches, un mulet, un veau vieux, 31 bêtes à laine grosse, un âne, 22 agneaux dont 12 achetés et nourris en Lombardie, un porc. Somme : 19 s. 6 d.

1 l. 19 s. 8 d. 1 obole

[Folio 16]

Item, Falque Fine : 2 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 40 bêtes à laines, 12 agneaux nourris en Lombardie, 30 agneaux loués, un chevreau. Somme : 22 s. 2 d.

Baudouin Borrelh : 2 vaches, 2 ânes, 25 agneaux. [Somme :] 11 s.

Hugues Borrelh ; 3 vaches, 2 ânes, un porc, 69 bêtes grosses, 30 agneaux, 3 chèvres, 2 chevreaux vieux. Somme : 33 s. 5 d.

Guilhem Goudre : 3 vaches, 2 veaux vieux, un âne, un porc, 42 brebis, 42 agneaux nourris en Lombardie, 8 chèvres, un chevreau. [Somme :] 28 s. 2 d.

Guilhem Borrelh, des Prats, l’ancien : 2 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 20 brebis, 16 agneaux nourris en Lombardie, 4 agneaux achetés, 2 chèvres, un petit chevreau. [Somme :] 13 s. 4 d.

Jean Mehier : 3 vaches, un âne, un veau vieux, un porc, 103 bêtes grosses, 8 chèvres, 30 agneaux, tous loués sauf un, 3 chevreaux. [Somme :] 46 s. 6 d. 1 obole.

[Folio 16 v°]

Antoine Leydet : 3 vaches, 3 veaux vieux, un mulet, un porc, 40 brebis laitières, 36 broutards, 8 chèvres, 33 agneaux nourris en Lombardie, 37 agneaux achetés, un chevreau. Somme : 43 s. 6 d. 1 obole.

Guilhem, fils de Jean d’Embrun, au nom de son père : 2 vaches, un veau vieux, un mulet, 47 brebis laitières, un bélier, 34 broutards, 42 agneaux, sur lesquels il a dit ne pas devoir la dîme, un porc, 2 chèvres. Somme : 37 s. 6 d.

Jacques Chabrand, par son serment : une vache, un veau vieux, un âne, un porc, 12 brebis conduites, 2 broutards, 6 agneaux conduits, 2 chèvres. Somme : 9 s. 6 d.

12 l. 8 s. jusqu’ici.

Pierre Mathey, au nom de son père, par son serment : 3 vaches, un veau vieux, 2 ânes, un porc

[Folio 17]

et 87 bêtes à laine grosse, 33 agneaux, agnelés à Risoul. Somme : 41 s. 3 d.

Antoine Melhex, par son serment, pour lui et son gendre : 2 vaches, un veau vieux, un porc, un âne, 3 chèvres. Somme : 5 s. 5 d.

Jean Bellon, par son serment : une vache, un âne, il doit 12 agneaux nourris par lui, nés de ses brebis, qu’Armand Guigon lui doit, d’après ce qu’il dit. Somme : 3 s. 3 d.

Guigue Mathey, par son serment : 2 vaches, un âne, 23 brebis, 13 agneaux pour lesquels il ne doit rien pour la dîme sauf pour trois, 5 chèvres, 4 chevreaux teneres. Somme : 14 s. 2 d. 1 obole.

[Folio 17 v°]

Pierre Mehier, par son serment : 3 vaches, un mulet et une mule, 2 ânes, 77 bêtes à laine grosse, 6 chèvres, 4 chevreaux teneres, 32 agneaux, pour lesquels il ne doit pas la dîme sauf pour neuf d’entre eux, un porc, un veau vieux. Somme : 42 s. 10 d.

Arnaud Chabrand, par son serment : 2 vaches, un âne, 47 bêtes à laine grosse, y compris les chèvres, 22 agneaux achetés. Somme : 21 s. 9 d.

Jean Goudre, dit Sere, par son serment : un vache, un âne, 3 brebis, 4 agneaux pour lesquels il reconnaît devoir la dîme. Somme : 3 s. 2 d.

Somme : 6 l. 12 s. 10 d. 1 obole

[Folio 18]

Guilhem Tihier, dit Belon, par son serment : 2 vaches, 2 veaux vieux, un âne, 9 brebis, 5 agneaux nourris par lui. Somme : 8 s. 2 d.

Antoine Roux, dit Pasquet, par son serment : 2 vaches un âne, un porc, 8 brebis, 2 chèvres, 5 agneaux nourris, un chevreau, 15 bêtes à laine conduites, 16 agneaux conduits. Somme : 15 s. 1 d.

Jacques Raymbaud, pour Humbert Raymbaud, son père : 2 vaches, un âne, 20 agneaux nés à Risoul, pour lesquels il doit la dîme pour dix, 20 agneaux conduits, 52 bêtes à laine grosse, un porc, 3 chevreaux teneres. Somme : 26 s. 3 d. 1 obole.

[Folio 18 v°]

Guilhem Rehelle : 2 vaches, un veau vieux, 23 bêtes à laine, 3 agneaux achetés, un âne, un porc. Somme : xi s. 5 d. 1 obole.

Guy Aymars : 3 vaches, un âne, un veau vieux, 5 chèvres, 6 broutards, un porc, 2 chevreaux. Somme : 9 s. 6 d.

Jean David dit : 6 vaches, 5 veaux vieux, 2 ânes, un porc, 106 bêtes à laine grosse, 63 agneaux desquels la moitié doit la dîme, 15 chèvres, 2 chevreaux. Somme : 61 s.

Raybaud Raybaud : 2 vaches, un veau vieux, un porc, 16 brebis, 4 chèvres, un chevreau, 9 agneaux nés à Châteauroux. Somme : 11 s. 4 d.

Les héritiers d’Arvieux Jacques : 2 vaches, 2 veaux vieux, 2 mulets, 84 bêtes à laine grosse, 33 agneaux nourris en Lombardie, 16 autres agneaux achetés, 8 chèvres, un chevreau, un porc et un âne. Somme : 46 s. 1 d.

Somme : 9 l. 8 s. 10 d.

[Folio 19]

Jacques Goudre : 4 vaches, 2 veaux vieux, 2 ânes, un porc, 40 bêtes à laine grosse, chèvres incluses, 17 agneaux en propre, un chevreau. Somme : 23 s. 11 d.

Guilhem de Prat : 2 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 28 bêtes à laine, 7 agneaux en propre, 12 agneaux lombards. Somme : 16 s. 1 d. 1 obole.

Jean du Pont : 3 chèvres, une vache, un âne. Somme : 3 s. 3 d.

Jean Borrelh : 2 vaches, 2 chèvres, un mulet. [Somme :] 5 s.

Item, les héritiers d’Étienne Galian et Pierre Aymon : 4 vaches, 2 veaux vieux, 95 bêtes à laine grosse, chèvres incluses, 23 agneaux lombards, 10 agneaux en propre, dont 6 ont été achetés, 13 autres agneaux, 5 chevreaux et un porc acheté. Somme : 42 s. 6 d.

Les héritiers d’Arnaud Aymon : 2 vaches, un veau vieux, un âne, 18 brebis, 5 chèvres, 18 agneaux nourris en Lombardie, un chevreau et un porc. Somme : 14 s. 5 d. 1 obole.

[Folio 19 v°]

Jean Jacques, l’aîné : 3 vaches, un veau vieux, 4 brebis, 2 broutards, 3 agneaux, 2 chèvres, un chevreau, un âne. Somme : 8 s. 3 d. 1 obole.

Les héritiers de Guilhem Albert : 36 brebis, un bélier, 2 chèvres, 3 vaches, 2 veaux vieux, un âne et un porc, 2 agneaux sur 16 doivent la dîme. [Somme :] 19 s. 5 d.

Jean et Pierre Jacques, fils de Guilhem Jacques : 3 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 50 bêtes à laine grosse, 23 agneaux nourris en Lombardie, 8 agneaux loués, 4 chèvres, un chevreau. Somme : 27 s. 7 d.

Item, Jacques Bellon : 2 vaches, un âne, un porc, 10 brebis, 5 agneaux lombards. Somme : 7 s. 2 d. 1 obole.

Item, Bartholomée Meyseunh : 3 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 40 bêtes à laine grosse louées, 18 agneaux achetés, 20 agneaux lombards, 50 bêtes à laine lui appartenant en propre, une chèvre, un chevreau. Somme : 40 s. 9 d. 1 obole.

10 l. 9 s. 6 d. 1 obole

[Folio 20]

Item, Alexis : une vache, 3 chèvres, 2 chevreaux. Somme : 2 s. 5 d.

Item, Jean David, le jeune : 3 vaches, un âne, 80 bêtes à laine grosse, chèvres incluses, 37 agneaux, chevreaux inclus, lesquels agneaux ne doivent pas la dîme sauf la moitié d’un. Somme : 35 s. 9 d. 1 obole.

Item, Jean Humbert, de Souliers, et Johannet : 2 vaches, 2 veaux vieux, un âne, 35 bêtes à laine grosse, un porc. Somme : 16 s. 2 d.

Item, André Bellon : 2 vaches, un âne, 2 veaux vieux, un porc, 42 bêtes à laine grosse, chèvres incluses, 22 agneaux dont 20 nourris en Lombardie, 2 chevreaux. Somme : 22 s.

Item, Pierre David : 4 vaches, 2 ânes, 2 veaux vieux, un porc, 107 bêtes à laine grosse, 9 chèvres, 2 chevreaux, 55 agneaux nourris en Lombardie. Somme : 54 s. 1 d. 1 obole.

Item, les héritiers de Michel Chabrier : 2 vaches, un âne, un porc, 52 bêtes à laine grosse, 6 chèvres. Somme : 23 s. 2 d.

Guilhem Mathey : 5 vaches, un âne, une mule, un porc, 52 bêtes à laine grosse, 13 agneaux, desquels la moitié ne doit pas la dîme, 6 chèvres, 3 chevreaux. Somme : 30 s. 8 d.

[Folio 20 v°]

Item, Durand Humbert : 2 vaches, un âne, 36 bêtes à laine grosse, 3 chèvres et 8 agneaux qui ne doivent pas la dîme, un chevreau, un porc. Somme : 17 s. 3 d.

Item, Arnoul Jacques : 2 vaches, un âne, un veau vieux, un porc, 48 bêtes à laine grosse, 16 agneaux nourris en Lombardie, 4 chèvres, 2 chevreaux, 12 agneaux loués. [Somme :] 25 s. 6 d.

Item, Guy Borrelh : 2 vaches, un mulet, un porc, 4 brebis, 3 chèvres, 3 agneaux en propre. Somme : 7 s. 6 d. 1 obole.

Arnaud Guigue : 124 bêtes à laine grosse, chèvres incluses, 10 agneaux, 2 chevreaux, 4 vaches, 2 veaux vieux, 2 ânes et 2 porcs. Somme : 51 s. 8 d.

Item, Jean Puy le jeune : 2 vaches, 18 bêtes à laine grosse, 9 chèvres, 14 agneaux nourris à Bramousse, 4 chevreaux, un porc et un âne. Somme : 14 s. 9 d.

Somme : 15 l. 2 s. 2 d.

[Folio 21]

Item, Marganne, femme de Baudouin Meyseunh : 2 vaches, un âne, 11 brebis, 7 agneaux, 4 chèvres. Somme : 9 s. 2 d.

Item, Jacques Mehier : 2 vaches, 2 veaux vieux, un âne, 126 bêtes à laine grosse, 5 chèvres, un chevreau, 66 agneaux loués. Somme : 56 s. 6 d. 1 obole.

Item, Jean Cayrrier, le jeune : une vache, un veau vieux, un âne. Somme : 2 s. 9 d.

Item, François Puy : 2 vaches, un âne, 20 brebis, 16 agneaux en propre, un chevreau et un porc. Somme : 12 s. 7 d. 1 obole.

Item, Jean Albert : 2 vaches, 2 chèvres, un porc, 2 chevreaux et un mulet. Somme : 5 s. 9 d.

Item, Guilhem Payan : 2 mules, un porc, 6 chèvres, 3 chevreaux. Somme : 6 s. 10 d. 1 obole.

[Folio 21 v°]

Arnaud Varrachan, a révélé par son serment : il tient en commande 3 vaches, un âne, 2 veaux vieux, 3 chèvres, un chevreau, un porc. Somme : 7 s. 3 d. 1 obole.

Jean Varrachan, de Ville-Vieille : 3 chèvres. Somme : 12 d.

Jean Mosquet, a révélé par son serment : 2 vaches, un veau vieux, 2 mulets et un porc, 106 bêtes à laine grosse, chèvres incluses, 44 agneaux sur lesquels il ne doit pas la dîme sauf pour sept et demi. Somme : 50 s. 8 d.

Jean Blanc, a révélé par son serment : 2 vaches, un veau vieux, un âne, 40 broutards, une chèvre. Somme : 17 s. 6 d.

Jean Laydet, a révélé par son serment avoir et devoir depuis la fête de Pâques, moins de 3 vaches, un veau vieux, 2 ânes, un porc, 120 bêtes à laine grosse, 6 chèvres, 74 agneaux loués, 3 chevreaux.

De plus, il a révélé qu’il loue à terme 125 bêtes grosses, desquelles il ne tient au village qu’une faible partie, raison pour laquelle il demande s’il plait à l’université de les exempter. Il lui a été fait grâce de la taxe des bêtes louées. A payé : 6 s. Somme : 74 s. 10 d.

12 l. 5 s. 2 d.

[Folio 22]

Jacquet Amedey, notaire, 2 vaches, un veau vieux, un âne, 17 bêtes à laine grosse, 2 chèvres, un grand chevreau, deux petits chevreaux. Somme : 10 s. 10 d.

Anthoinie, femme de feu Hudry Crosen : une vache, un âne, 10 bêtes grosses, 10 agneaux, dont elle ne doit la dîme que pour quatre d’entre eux. Somme : 6 s. 9 d.

Jean Tyhier, dit Velhon : deux vaches, deux agneaux vieux, un porc, 54 bêtes grosses, 4 agneaux nourris, un agneau loué, un chevreau. Somme : 22 s. 9 d.

Arnaud Mehier, a révélé par son serment : 2 vaches, 2 ânes, un porc, 69 bêtes à laine grosse, 2 agneaux, 4 chèvres, 2 chevreaux. Somme : 29 s. 8 d.

Pierre Marc dit Nebelh, a manisfesté par son serment : 2 vaches, un âne, un veau vieux, 4 chèvres. Somme : 5 s. 3 d.

Jean Aymon : 2 vaches, un âne, 7 brebis laitières, 3 chèvres, 5 agneaux, un porc. Somme : 7 s. 9 d. 1 obole.

[Folio 22 v°]

Jean Borrelh, de Souliers : 3 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 75 bêtes grosses, en incluant les chèvres, 73 agneaux, desquelles il doit la dîme pour 26. Somme : 40 s. 7 d.

Jean Nolyelh : 2 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 80 bêtes grosses, en incluant les chèvres, 60 agneaux, desquelles il doit la dîme pour 26. Somme : 39 s.

Baudouin Lymbert : 2 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 29 bêtes grosses, chèvres incluses, 19 agneaux loués, 6 agneaux en propre, un chevreau. Somme : 17 s. 2 d.

Guiraud David : 2 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 25 bêtes grosses, chèvres comprises, 9 agneaux nourris en Lombardie, un chevreau. Somme : 14 s.

Jean Aymar : 2 vaches, un âne, un porc, 20 bêtes grosses, 8 agneaux nourris par lui. Somme : 12 s. 1 d. 1 obole.

Pierre Lovet : 2 vaches, 2 veaux vieux, un âne, un porc, 42 bêtes grosses, 5 chèvres, 19 agneaux nourris dans sa maison, 12 agneaux loués à mi-croît, un chevreau. Somme : 24 s. 8 d.

[Folio 23]

Philippe Goudre : 3 vaches, 2 veaux vieux, un âne, 3 chèvres, 3 chevreaux, 9 broutards. Somme : 5 s. 1 d. 1 obole.

Item, Jean Chastelain : 2 vaches, un âne, un veau vieux, 15 bêtes grosses, chèvres comprises, 9 agneaux nés en chemin, un chevreau. Somme : 6 s. 2 d.

Item, Jacques Marc : une vache, un âne, un porc, 31 bêtes grosses, chèvres comprises, 14 agneaux nourris en Lombardie, un chevreau. Somme : 8 s. 10 d.

Jean Chapolh : 2 vaches, 1 cheval, 2 chèvres. Somme : 5 s. 4 d.

Guilhem Marc : 3 vaches, un âne, 31 bêtes à laine grosse, chèvres comprises, un porc, 12 agneaux en propre, une grande chèvre, 3 agneaux achetés. Somme : 16 s. 1 d. 1 obole.

Guilhem Borrelh, le jeune, des Prats : une vache, un âne et un veau vieux. Somme : 2 s. 9 d.

[Folio 23 v°]

Raymond Faure : 2 vaches, un veau vieux, un mulet, un porc, 5 chèvres, 2 chevreaux. Somme : 7 s. 4 d.

Ysoard des Ysoard : 5 mules, 6 chèvres, 4 vaches, 2 veaux vieux, 2 porcs, un roncin. Somme : 21 s. 10 d.

Jean Favat : 3 vaches, 5 mulets, un porc, 9 chèvres, 3 chevreaux. Somme : 17 s. 4 d. 1 obole.

Baudouin Martin : 3 vaches, un veau vieux, un mulet, un porc, 2 chèvres, une mule. Somme : 9 s. 3 d.

Maître Anthoine Faure, notaire de Molines : 5 vaches, 2 veaux vieux, 2 ânes, 70 brebis laitières, 46 agneaux et une chèvre. Somme : 25 s. 3 d.

Guilhem Martin, Malafantz : 2 vaches, deux mulets, 2 chèvres. [Somme :] 7 s.

Guilhem Gaydon : une vache, un veau vieux, un âne, un porc, trois chèvres, deux chevreaux. [Somme :] 3 s. 6 d.

Somme : 7 l. 13 s. 2 d. 1 obole.

[Folio 24]

Anthoine Maysoneuh : 2 vaches, un âne, 35 bêtes grosses, 10 agneaux en propre, nourris à la maison. Somme : 16 s. 4 d.

Guilhem Faure a manifesté par son serment : 2 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 13 brebis, deux grandes chèvres. Il doit la dîme pour 12 agneaux. Plus, 2 grands chevreaux, un petit chevreau. Somme : 10 s. 5 d. 1 obole.

L’an du seigneur 1389, le 28 août, Moudon Aymar et Humbert Rebelle, recenseurs, élus par l’université de Château-Queyras pour compter le bétail devant la taxe ordonnée par la dite université pour supporter ses dépenses, ont été, le 25 du même mois, aux bergeries de Guilhem Gahage et Jean Gaudin qui refusaient jusqu’alors de faire recenser leurs animaux.

Et dans les bergeries du dit Guilhem Gahage : 86 bêtes grosses, 30 agneaux nourris en Lombardie, 17 agneaux loués.

Plus, pour le dit Guilhem Gahage : 2 vaches, 2 bœufs, 1 veau, 5 mulets, un porc.

Pierre Arnaud : 2 vaches, un veau vieux, un âne, un porc, 16 brebis laitières, 6 chèvres, 8 agneaux en propre, 3 agneaux achetés, un chevreau. [Somme :] 13 s. 3 d.

Somme pour Guilhem Gahage, sauf erreur de calcul : 50 s. 4 d. 1 obole.

[Folio 24 v°]

Plus, dans les bergeries de Pierre Goudre, 101 bêtes à laine grosse et 5 agneaux, dont 11 en plus de la taxe ordonné par l’université.

Jean Humbert, dit Maxime, par son serment : 2 vaches, un âne, un porc, 28 bêtes à laine grosses, chèvres incluses, 12 agneaux sur lesquels sept sont conduits et il doit la dîme sur les autres.

Guilhem Borrel, des Meyriès : 3 vaches, 2 ânes, 2 veaux vieux, 99 bêtes à laine grosse, chèvres incluses, 44 agneaux dont 11 ont été nourris en Lombardie, un porc. Somme : 45 s. 8 d.

Reçu pour les bêtes de G. Gahage et Pierre Goudre : 5 livres, 3 d. 1 obole.

Somme : 7 l. 10 s. 7 d.

[Folio 25]

Baudouin Arnaud : 2 vaches, un âne, 30 bêtes grosses, chèvres incluses, 5 brebis, 19 agneaux en propre, 9 agneaux loués. Somme : 16 s. 9 d.

Pierre Goudre, requis par Anthoine Jean, syndic, notant bonnement et légalement les bêtes recensées, à juré avoir et tenir, depuis la Pentecôte, environ 200 bêtes grosses, chèvres incluses, 66 agneaux, pour lesquels il ne doit pas la dîme à l’exception de 30 qui sont nés en Lombardie, 4 chevreaux, 3 vaches, 2 veaux vieux, 2 ânes, un porc. [Somme :] 4 livres, 2 s. 7 d.

Vincent Mathey : 2 vaches, 2 veaux vieux, un âne, 25 bêtes grosses, 4 chèvres, 10 agneaux nourris en Lombardie et un porc, deux chevreaux. Somme : 16 s. 2 d.

Jacques Bernier : 3 vaches, un âne, 30 bêtes grosses, 6 chèvres, 15 agneaux, parmi lesquels 12 sont à lui. Somme : 18 s. 4 d. 1 obole.

Jacques Favat : 2 vaches, un âne, 15 bêtes grosses, 9 agneaux en propre. Somme : 9 s. 5 d. 1 obole.

[Folio 25 v°]

Jean Maysoneuh : 2 vaches, un âne, 14 bêtes grosses. Somme : 8 s.

7 l. 11 s. 4 d.

Somme des sommes susdites comme il a été vérifié : 109 livres, 11 s. 4 d.

Valent en florins : 68 florins, 15 s. dont a été retenu pour l’écriture un florin.

Et reste à l’université : 67 florins 15 s.

Après le compte, Guilem Humbert : 2 vaches, un veau vieux, un mulet, un porc. [Somme :] 5 s. 5 d.

108 livres, 6 s. 4 d.

109 livres 11 s. 4 d.

Somme : 110 livres 11 s. 7 d.

Seconde somme : 107 livres 7 obole.

[Folio 26]

Après le compte, Jean Gaudin a révélé : 2 vaches, 1 âne.


Bibliographie

  • Alix, André, L’Oisans au Moyen Âge. Étude de Géographie historique en haute montagne, d’après des documents inédits, suivie de la transcription des sources, Paris, Champion, 1929, 257 p.
  • Arbos, Louis, La Vie pastorale dans les Alpes françaises, Paris, Armand Colin, 1922, 618 p.
  • Bautier, Robert-Henri, « Les mutations agricoles des xive et xve siècles et les progrès de l’élevage », Bulletin Philologique et Historique, 1967, p. 1-28.
  • Boyer, Jean-Paul, Hommes et communautés du Haut Pays niçois médiéval. La Vésubie (xiiie-xve siècles), Nice, Presses Universitaires, 1990, 585 p.
  • Carrier, Nicolas, La Vie montagnarde en Faucigny à la fin du Moyen Âge. Économie et société, fin xiiie-début xvie siècle, Paris, L’Harmattan, 2001, 618 p.
  • Chanaud, Robert, « La foire aux ovins de Briançon : deux siècles d’échanges avec le Piémont (xive-xve siècles) », Cahiers d’Histoire, 1980, n°3-4, p. 227-255 ;
  • —, « Le mouvement du trafic transalpin d’après un journal du péage de Briançon (1368-1369) », Économies et sociétés dans le Dauphiné médiéval. 108e congrès des sociétés savantes (Grenoble 1983), Paris, cths, 1984, p. 105-120.
  • Comba, Rinaldo, et Dal Verme, Annalisa, « Allevamento transumanza e commercio del Bestiame nel Piemonte occidentale : secoli xii-xv », in Comba, Rinaldo, Naso, Irma, et Dal Verme, Annalisa, (éd.), Greggi, mandrie e pastori nelle Alpi Occidentali (secoli xii-xv), Cuneo, 1996.
  • Devos, Roger, et Grosperrin, Bernard, La Savoie de la Réforme à la Révolution française, Rennes, Ouest-France, 1985, 566 p.
  • Dubuis, Pierre, Une Économie alpine à la fin du Moyen Âge. Orsière, l’Entremont et les régions voisines, 1250-1500, Sion, Cahiers de Vallesia, 1990, 2 volumes.
  • Falque-Vert, Henri, L’Homme et la montagne en Dauphiné au xiiie siècle, Grenoble, pug, 1997, 522 p.
  • Jourdain-Annequin, Colette, et Duclos, Jean-Claude, (dir.), Aux Origines de la transhumance. Les Alpes et la vie pastorale d’hier à aujourd’hui, Paris, Picard, 2006, 315 p.
  • Lemonde, Anne, « De la révolte aux libertés. L’intégration politique modèle d’un bailliage montagnard : le Briançonnais au xive siècle », Montagnes médiévales. Actes du xxxive congrès de la shmes (Chambéry, 23-25 mai 2003), Paris, Publications de la Sorbonne, 2004, p. 137-149.
  • Moriceau, Jean-Marc, Histoire et géographie de l’élevage français du Moyen Âge à la Révolution, Paris, Fayard, 2005, 477 p.
  • Roman, Joseph, Chartes ou privilèges de la région des Alpes, Paris, Larose et Forcel, 1886, 84 p.
  • Rosenberg, Harriet, A Negociated World : Three Centuries of Change in a French Alpine Community, Toronto, University of Toronto press, 1988, 247 p.
  • Rotelli, Claudio, Una Campagna medievale : storia agraria del Piemonte fra il 1250 e il 1450, Torino, Bibliotheca di cultura storica, 120, 1973, 197 p.
  • Sclafert, Thérèse, Le Haut Dauphiné au Moyen Âge, Paris, 1926, 767 p. ;
  • —, Culture en Haute Provence. Déboisements et pâturages au Moyen Âge, Paris, 1956, 275 p.
  • Tivollier, Jean, et Isnel, Pierre, Le Queyras (Hautes-Alpes), Gap, 1938, t. 2, reprint, Marseille, 1986, 498 p.
  • Viallet, Hélène, Les Alpages et la vie d’une communauté montagnarde : Beaufort du Moyen Âge au xviiie siècle, Annecy / Grenoble, 1993, 275 p.

Notes

[*]

Maître de conférence en histoire médiévale à l’Université de Savoie, 228, rue Marcellin-Berthelot, 73 000 Chambéry. Courriel : <fabrice. mouthon@ wanadoo. fr>.

[1]

Tivollier et Isnel, 1938, t. 2, p. 89-90.

[2]

Lemonde, 2004, p. 137-149.

[3]

Sur l’économie queyrassine au xiiie siècle : Falque-Vert, 1997, notamment livre i, p. 17-143. Pour les xive-xve siècles : Sclaffert, 1926.

[4]

Bautier, 1967, p. 1-28.

[5]

Arch. dép. Isère, B 3702. Registre papier, dim. 28 × 21 cm.

[6]

Ibid., B 3012, fol. 13-22 v°. Cité par Tivollier et Isnel, 1938, 2, p. 142.

[7]

Ce document est cité et brièvement utilisé par Arbos, 1922, p. 161 ; et Sclaffert, 1926, p. 594-595.

[8]

Les recettes totales se montent alors à 142 florins et 11 sous tournois (récapitulation des recettes, fol. 6 v° du registre).

[9]

Fol. 24.

[10]

Sclaffert, 1956, p. 141-143.

[11]

Arch. dép. Isère, B 3702, fol. 24 et 24 v°.

[12]

Ibid., B 3011 (1380). Rien ne dit cependant qu’il s’agisse de tout le bétail des habitants des Orres.

[13]

Ibid., B. 2736. Cité par Tivollier et Isnel, 1938, p. 111.

[14]

119 oves lactos sur 467 oves.

[15]

Auxquels il faut peut-être ajouter deux déclarations biffées et donc invalidées.

[16]

Arch. dép. Isère, B 2611, cité par Tivollier et Isnel, 1938, 2, p. 81-83.

[17]

Ibid., B 3702, fol. 27-30 v° (solucione doni graciosi regis Francorum) et 31-34 (pro tailha comitalis debita).

[18]

Sclafert, 1926, p. 554.

[19]

L’utilisation de la vache en Queyras comme animal de traction par excellence au début du xviiie siècle est attestée par l’ingénieur militaire La Blottière. Rosenberg, 1988, p. 22.

[20]

Carrier, 2001, p. 355 ; Sclafert, 1926, p. 141-143.

[21]

Fol. 24 et 21 v°.

[22]

Les archives départementales des Hautes-Alpes conservent plusieurs cadastres ruraux du xve siècle dont ceux de Guillestre, et de La Salle-des-Alpes.

[23]

Sur ce type de transhumance, quelquefois appelée « inverse » : Moriceau, 2005, p. 337 et suiv.

[24]

À l’inverse, sur les 31 agneaux de Pierre Lovet, 12 sont loués mais 19 sont nés in domos, c’est-à-dire, à la maison (fol. 22 v°). De même, les 12 agneaux de Jean Belluen sont dit « nourris par lui » (nutrictos suos, fol. 16 v°).

[25]

Bramousse : village de la commune et du canton de Guillestre (Hautes-Alpes) ; Risoul : commune du canton de Guillestre.

[26]

Pour 1385, le compte de la châtellenie de Château-Dauphin mentionne la présence d’éleveurs et de bétail queyrassins originaires de Molines et de Saint-Véran, de l’autre côté du col Agnel. Sclafert, 1926, p. 595 ; Comba et Dal Verme, 1996, p. 16-18.

[27]

Tivollier et Isnel, 1938, 2, p. 110.

[28]

Falque-Vert, 1997, p. 81-84.

[29]

Voire par exemple, Dubuis, 1990, p. 251.

[30]

Falque-Vert, 1997, p. 82-83 et 89.

[31]

Ibid., p. 596. Également Falque-Vert, dans Jourdain-Annequin et Duclos, 2006, p. 67-76.

[32]

Et licet habeant vachas, illas pro maiori parte tenent ad commandam. Arch. dép. Isère, B 2744, fol. 125 v°. Saint-Christophe-en-Oisans, commune du canton de Bourg-d’Oisans (Isère).

[33]

À Ceillac, par exemple, dans le bref de coutume de 1495 (Arch. dép. Hautes-Alpes, E 552), à La Grave, en Oisans, en 1434 (Alix, 1929, annexe 7, p. 185) ou encore à Château-Dauphin dans la haute vallée de la Varaita, en Briançonnais d’Outre-monts (Sclafert, 1926, p. 596).

[34]

Arch. dép. Isère, B 3702, f° 22.

[35]

Chanaud, 1980, p. 238-241.

[36]

Ibid., p. 233-234.

[37]

Chef-lieu de canton, dép. des Alpes-de-Haute-Provence.

[38]

Le marché hebdomadaire d’Abriès est cité dans les premières franchises accordées à cette communauté en 1259. Roman, 1886, p. 14-15.

[39]

Les croix tracées devant une majorité de noms signalent vraisemblablement ceux qui ont déjà payé la taxe au moment de la rédaction du document.

[40]

Rajout de Roueto (= le Rouet, hameau de Château-Queyras).

[41]

Biffé : duas.

[42]

Biffé : unum.

[43]

Biffé : xiii.

[44]

Biffé : Humberti.

[45]

Rajout : Humberti Raymbaudi.

[46]

Rajout en haut : de Prahalis.

[47]

Rajout en haut : cum capris.

[48]

Biffé : Johannes Payani : ii vachias, unum asinum, iii capras, unum porcum, unum vitulum veterem. Rajouté : alibi superius est scriptum.

[49]

Biffé : xl.

[50]

Biffé : Laurencius.

[51]

Rajout en bas : et Guillelmus Guigue.

[52]

Au début de la ligne, biffé : Item, Anthonius Raymondi, junior : ii vachias ii vitulos veteres, unum asinum, i porcum, xvii oves, xxx vacinos, xvi agnos nutrictos in Lombardia, iii capras. Summa : xxiii s. viii d. Rajout : non fuit computato quia fuit sibi facta gracia per villam.

[53]

Illisible.

[54]

Au début de la ligne, biffé : iii lb x s.

[55]

Biffé : xliii.

[56]

Rajout : non debet decimam.

[57]

Biffé : xvi bestias grossas.

[58]

Rajout : magnas.

[59]

Rajout en haut : sive fine.

[60]

Biffé : duas vachias.

[61]

Biffé : iii d.

Résumé

Français

Cet inventaire dénombre le bétail estival détenu par une centaine de familles de la paroisse de Château-Queyras (Hautes-Alpes). Élaboré pour la levée d’une taxe communale, il est annexé au registre des syndics de cette communauté. Chaque famille dispose généralement d’une ou deux vaches, d’un porc, d’un âne ou d’un mulet, et de quelques chèvres. Plus nombreux, les ovins fournissent quant à eux des produits destinés au marché : laine, fromage, et agneaux. Si le cheptel à finalité domestique est comparable d’une famille à l’autre, il n’en va pas de même des troupeaux à vocation commerciale. L’inventaire révèle l’existence d’un groupe d’éleveurs aisés, lui-même dominé par quelques propriétaires de grands troupeaux. Il nous renseigne également sur les pratiques de l’élevage montagnard : transhumance estivale, mise en pension, ou engraissement de jeunes animaux.

Mots-clés

  • Alpes
  • bovins
  • communautés montagnardes
  • dénombrement de bétail
  • économie de montagne
  • élevage
  • fiscalité municipale
  • ovins

English

This inventory enumerates the summer cattle owned by a hundred or so families from the parish of Château-Queyras, Hautes-Alpes. It was drawn up in order to collect a communal tax, and annexed to the register of the syndics of the community. Most frequently, a family’s holdings would include one or two cows, a pig, a donkey or a mule, and a few goats. Sheep, more numerous, provided marketable goods such as wool, cheese, or lamb. While the cattle for use in the household was similar from one family to the next, such was not the case for commercially oriented flocks. The inventory brings to light a group of well-off cattle-raisers, itself dominated by a few owners of large flocks. We can also gather indications on the practices of moutain cattle-raising, such as summer transhumance, outside boarding, or fattening the young.

Keywords

  • Alps
  • cattle
  • cattle inventory
  • cattle raising
  • communal taxes
  • mountain communities
  • mountain economy
  • sheep-raising

Plan de l'article

  1. Les troupeaux
  2. Les éleveurs
    1. Qui possède quoi ?
    2. Quatre types de troupeaux pour trois stratégies
    3. Les petits troupeaux surtaxés ?
  3. Les pratiques
    1. La transhumance descendante
    2. La commande
    3. L’engraissement
  4. Annexes : 174 / 1389-1390 - Dénombrement du bétail de Château-Queyras

Pour citer cet article

Mouthon Fabrice, « L'inventaire du bétail dans une communauté alpine à la fin du xive siècle », Histoire & Sociétés Rurales, 1/2007 (Vol. 27), p. 91-120.

URL : http://www.cairn.info/revue-histoire-et-societes-rurales-2007-1-page-91.htm


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