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Histoire & Sociétés Rurales

2009/1 (Vol. 31)


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Une nouvelle fois, Histoire et Sociétés Rurales fait peau neuve. Après le village de Fourmies de 1597, qui a illustré Histoire et Sociétés Rurales depuis son numéro 25 (1er semestre 2006), voici le sixième plan fixe qui va l’identifier jusqu’en 2011. Tous les trois ans, nos fidèles lecteurs le savent, le cadre se déplace. Ce passage va de pair avec une ouverture de nos horizons. Place donc à la peinture provinciale de la fin du xixe siècle d’Édouard Debat-Ponsan (1847-1913) pour un Coin de vigne en Languedoc. Par cette œuvre, présentée au salon de Nantes de 1886 [1][1] Le tableau est conservé aujourd’hui au Musée des Beaux..., l’artiste toulousain nous offre un regard teinté à la fois de réalisme et d’idéalisme sur le monde viticole languedocien qui fait écho aux préoccupations actuelles des historiens ruralistes : place des femmes, structures familiales, enfance, paysages, histoire agraire, et viticulture. Mais au-delà de ces grandes thématiques ruralistes, nous avons souhaité affirmer haut et fort notre ouverture renforcée vers l’international et plus que jamais les frontières spatiales, chronologiques et disciplinaires sont franchies.

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Notre 31e livraison rassemble en effet des contributions qui conduisent le lecteur d’une réévaluation de la place de la paysannerie dans les cités grecques de l’époque archaïque (viiie-vie siècles avant J.-C.) aux débats sur l’économie laitière qui agitent l’Europe aujourd’hui. L’Uruguay, envisagé de 1590 à 1820 sous le thème très contemporain de la déforestation, la Slovaquie scrutée par le regard géographique dans le cadre de la restructuration de ses filières traditionnelles depuis 1989, le Pays genevois, qui resurgit sous la plume d’un agronome du xviiie siècle à travers un étonnant journal qui fournit un observatoire privilégié pour reconstituer l’histoire du climat, soulignent les liens qui unissent l’histoire rurale et les préoccupations d’aujourd’hui. Nos questionnaires guident aussi l’évocation d’un document médiéval sur les conflits occasionnés par l’éducation dans les campagnes et une analyse démographique sur les grossesses « illégitimes » dans la Lorraine de l’époque moderne. Dans ces deux derniers cas, les tensions entre les structures villageoises et les autorités spirituelles sont patentes : le contrôle des sociétés rurales a été autant culturel qu’économique.

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Très ouvert, le spectre des contributions de nos six auteurs est à la mesure de la diversité des préoccupations des chercheurs et des propositions qui arrivent à notre comité de lecture. Pour élargir l’ouverture d’Histoire et Sociétés Rurales et son ancrage à l’extérieur, ce comité de lecture s’est doublé d’un comité international, qui rassemble quelques collègues venus d’Espagne, de Belgique et du Royaume Uni. Avec le travail toujours intense et régulier du comité français, cet engagement va dans le sens d’une meilleure valorisation de notre action. Dans cette perspective, un autre signe intervient ici. En dehors des traductions anglaises des résumés des articles et du sommaire de chaque numéro – qui ne seraient pas aussi parfaites sans l’activité incessante de Pierre Gervais –, nous avons voulu y ajouter une version en espagnol. L’importance de nos liens avec le monde hispano-américain justifiait pleinement cette décision. Il importait aussi de les mettre davantage à profit. C’est pourquoi le public trouvera désormais à la fin de chaque article une double traduction du résumé et des mots-clé (laissés quant à eux au début) et, en dernière page de chaque numéro de revue, un sommaire en anglais et un autre en espagnol. La mise en ligne de nos numéros dans le portail Cairn trouvera dans ce choix, inspiré aussi des pratiques qui s’y développent pour d’autres revues, un accomplissement.

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L’internationalisation de notre revue passe enfin par une politique de recensions dynamique et sans frontières. Dans cette perspective, le nombre de comptes rendus venus d’autres pays gonfle sensiblement, en partie grâce à l’action de nos correspondants étrangers, suscitant des efforts constants de traduction. Ce parti, capital pour élargir les horizons et découvrir la richesse des travaux extérieurs, y compris les thèses – pas moins de 10 ici, intéressant la Belgique, l’Espagne, l’Italie et la France –, ne serait pas aussi abouti sans l’énergie dévouée d’Annie Antoine.

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Ces ouvertures s’inscrivent dans la continuité de l’action entreprise depuis quinze ans. Elles vont de pair avec le respect des principes initiaux de décloisonnement et de transparence, d’utilité et de complémentarité qui sont les nôtres. Elles signalent, sans faiblir, le travail commun de toute une équipe attachée fermement à la promotion des études sur les espaces ruraux.

Notes

[1]

Le tableau est conservé aujourd’hui au Musée des Beaux Arts de Nantes.

Pour citer cet article

Moriceau Jean-Marc, Maneuvrier Christophe, « Histoire et Sociétés rurales (2009-2011). Un atout pour ouvrir les études rurales », Histoire & Sociétés Rurales, 1/2009 (Vol. 31), p. 7-8.

URL : http://www.cairn.info/revue-histoire-et-societes-rurales-2009-1-page-7.htm


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