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Histoire & Sociétés Rurales

2010/2 (Vol. 34)

  • Pages : 256
  • ISBN : 9782753513181
  • Éditeur : A.H.S.R.


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Jacques Dupâquier en 2003 au 10e anniversaire de l’Association d’Histoire des Sociétés Rurales
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Le 23 juillet dernier, disparaissait, sans bruit, l’un des compagnons de route de notre revue. Depuis 1993, Jacques Dupâquier avait accordé un soutien sans faille au renouvellement de l’histoire des sociétés rurales dont notre équipe était l’instigatrice. L’étude des populations rurales, telle qu’elle avait été pratiquée par la démographie historique, faisait partie de notre cahier des charges. Dès notre fondation, Jacques Dupâquier avait soutenu notre projet : membre de notre comité de parrainage puis de notre comité scientifique, l’auteur de la Population rurale du Bassin parisien à l’époque de Louis XIV était à nos côtés. Ce soutien était plus que moral. En 2002, il avait répondu à Alain Croix en offrant à notre revue une mise au point salutaire dans un débat toujours ouvert sur la mobilité des ruraux sous l’Ancien Régime : « Sédentarité et mobilité dans l’ancienne société rurale. Enracinement et ouverture : faut-il vraiment choisir ? ». Le 3 octobre 2003, lors du dixième anniversaire de l’Association d’histoire des sociétés rurales, il était venu à Caen contribuer activement à notre journée d’études en animant une table ronde sur « Démographie et histoire rurale ». Le 2 septembre précédent, il avait livré l’un des témoignages que chacun put lire alors :

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« La création, en mai 1993, de l’Association d’histoire des sociétés rurales a été un événement décisif pour l’élan de l’historiographie française, tout comme l’avait été, en mars 1963, la fondation de la Société de démographie historique.

Bien entendu, les historiens s’intéressaient déjà, depuis cent ans, aux économies et aux sociétés rurales, et ils avaient obtenu de beaux résultats dans certains domaines particuliers : les techniques agraires, l’habitat rural, la répartition de la propriété sous l’Ancien Régime, la production céréalière, le mouvement des prix. Mais aucun de ces sujets n’avait été exploré à fond. D’autres, par exemple la genèse des paysages, la mobilité sociale à la campagne, et tout ce qu’on peut réunir sous le terme de « mentalités », avait été négligés, sauf par quelques spécialistes venus d’autres disciplines. Les carences apparaissaient bien dans l’Histoire de la France rurale, malgré la qualité de ses auteurs.

On disposait pourtant de belles synthèses régionales, dont 48 étaient l’œuvre de géographes et 79 celles d’historiens, mais les premières étaient concentrées sur les décennies 1930-1960, et les secondes de 1970 à 1989. En 1993, l’histoire rurale pouvait sembler, sinon moribonde, du moins délaissée par les jeunes historiens.

C’est le génie des meilleurs d’entre eux qui l’ont ressuscitée sur de nouvelles bases, en lui ouvrant des horizons thématiques, historiques et géographiques élargis. Personnellement, je souhaite qu’ils sachent y intégrer les acquis et les méthodes de la démographie historique. Longue vie à l’Association d’histoire des sociétés rurales ! »

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En relisant ce document, le public mesure la perte que nous éprouvons tous depuis la disparition de Jacques Dupâquier. Ce deuil est d’autant plus fort qu’il concerne un personnage dont une grande partie de l’itinéraire a contribué à éclairer l’histoire des sociétés rurales. Sans entrer dans un exposé général de son action, qui nous conduirait fort loin, contentons-nous, à l’usage des plus jeunes, d’en rappeler quelques étapes.

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Ancien scout de France, résistant lycéen – et l’un de ceux à avoir défilé sous l’Arc de Triomphe au début de l’occupation allemande le 11 novembre 1940 –, Jacques Dupâquier entre dans l’histoire rurale par un mémoire sur La Propriété et l’exploitation foncières en Gâtinais. Ce travail, injustement oublié aujourd’hui, révélait déjà les grands traits de son œuvre scientifique : la rigueur statistique, la clarté des tableaux, le sens de l’écriture, le souci de compter, de mesurer et se spatialiser – pas moins d’une vingtaine de cartes et plans figurent dans ce premier ouvrage – pour mieux comprendre l’évolution des sociétés. Qui connaît encore la carte qui visualise l’évolution de la réserve seigneuriale de Varennes ? Qui utilise le plan des limites des soles à travers l’openfield d’Orsonville ? Qui se reporte à la comparaison spatiale du rendement de l’impôt et de la densité de la population ? Sans doute très peu de chercheurs tant la capacité d’oubli est vive ! Or tous ces apports aux structures de l’Ancien Régime, portés au public en 1956, achevaient un travail conçu dès 1943 dans le sillage de Marc Bloch ! Ces qualités inspireront, quelques décennies plus tard, trente-neuf de ses élèves lorsqu’ils l’accompagneront en Sorbonne, le samedi 30 janvier 1993. Ce jour-là, à 16 h, dans les salons du rectorat, Jacques Dupâquier, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences sociales, découvrait un volume d’hommages. Alors qu’au cours de la même cérémonie, Pierre Chaunu, recevait le sien – La Vie, la mort, la foi –, pour lui, Mesurer et comprendre consacrait la bannière sous laquelle s’étaient rassemblés ses amis historiens, démographes, ethnologues et sociologues.

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Car deux grands atouts ont permis à Jacques Dupâquier de faire progresser notre connaissance des sociétés rurales. Le premier tient à son enracinement dans le Vexin depuis sa nomination comme professeur à Pontoise en 1945. Il l’a conduit à sillonner les chemins d’un petit pays de l’Île-de-France limitrophe de la Normandie pour en valoriser le patrimoine rural à travers ses études et ses activités d’animation, quarante ans durant à la Société des amis du Vexin (1967-2007) mais aussi à la Société historique de Pontoise, du Val-d’Oise et… du Vexin, dont il fut président de 1995 à 2005. Dans ces fonctions il assura la promotion de nombreuses publications régionales qui forment le terreau de l’histoire rurale – comme ces Mercuriales du Pays de France et du Vexin français (1640-1790) qu’il édita avec Marcel Lachiver et Jean Meuvret – tout en militant pour la protection et la valorisation du patrimoine rural. Il a joué un rôle décisif dans la création d’un Parc naturel régional du Vexin français en 1995. Le second atout tient au développement de la démographie historique, dans le sillage de Pierre Goubert et de Louis Henry. Une mine d’or s’ouvrait alors : les registres paroissiaux de l’Ancien Régime, source massive qui, par nature, concernait à 85 % des ruraux. À la reconstitution des ménages qui commandait l’analyse de la nuptialité et de la fécondité, Jacques Dupâquier a apporté la caution d’un historien démographe attentif aux mutations des comportements et aux rapports entretenus entre villes et campagnes. L’étude de la mortalité et notamment des crises démographiques l’a conduit à multiplier les comparaisons dans le temps comme dans l’espace, en proposant notamment un nouvel instrument de mesure avec le calcul d’un indice de magnitude. En scrutant tous ces facteurs, Jacques Dupâquier avait un objectif : expliquer le renouvellement de la population française et sa mobilité au-delà des vicissitudes qui avaient marqué son histoire.

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Dans cette perspective, l’historien démographe a élargi résolument son champ d’investigation. Chronologiquement, il embrasse une période de quatre siècles, qui court de la Renaissance à 1914. À l’état civil ancien – et nouveau – il a ajouté les dénombrements puis les recensements, et les sources fiscales à commencer par les rôles de taille. Pour cette dernière source, Jacques Dupâquier proposa un nouvel instrument d’analyse avec l’étude de la répartition socio-professionnelle des contribuables par rapport à la moyenne fiscale. De fait, la structuration des sociétés et les catégories d’analyse auxquelles elles donnaient lieu ont été l’un de ses grands axes de réflexion. Avec Pierre Goubert et Jean Jacquart, deux anciens élèves, comme lui, de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, Jacques Dupâquier organise deux colloques d’histoire sociale, placés sous l’égide l’un et l’autre d’Ernest Labrousse. Ces colloques de Saint-Cloud – « L’histoire sociale : sources et méthodes » (15-16 mai 1965) puis « Ordres et Classes » (24-25 mai 1967) – ont jeté les piliers du travail en histoire économique et sociale. Animateur de la Société de démographie historique – la « sdh » – comme secrétaire général de 1965 à 1976 puis comme président de 1981 à 1984, et fondateur du Laboratoire de démographie historique en 1972 – Jacques Dupâquier a entretenu le dynamisme des Annales de démographie historique. Avec des historiens comme lui, la Société de démographie historique, qui réunissait les jeunes et les aînés – parmi lesquels Ernest Labrousse, Fernand Braudel, Pierre Goubert, Jean Jacquart, Marcel Lachiver, Guy Cabourdin, Jean-Louis Flandrin, Michel Morineau, Pierre Chaunu, pour ne citer que certains des disparus –, a joué un véritable rôle de creuset dans la recherche en histoire économique et sociale. Les débats y étaient vifs.

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Car la démographie historique était une porte ouverte à l’étude des sociétés dans la longue durée où s’éclairaient des pans entiers de l’histoire du monde rural. Jacques Dupâquier a contribué ainsi à ce passage de relais entre générations historiennes. Il l’a fait en dotant aussi la communauté scientifique d’ouvrages de synthèse qui comptent toujours aujourd’hui. Sa thèse de doctorat d’État d’abord, soutenue sans précipitation, alors que ses travaux et son autorité étaient déjà reconnus, fut l’objet, le 29 juin 1977, dans la salle Louis-Liard de la Sorbonne, d’une grande fête de la science au cours de laquelle Ernest Labrousse tint encore à l’encourager [1]  Thèse Lettres, Paris I, 2 vol., 709 p. Jury : Jacqueline... [1] . Pour l’étudiant de licence que j’étais, ce fut une première jubilation. « Une heure de synthèse » : tel est le titre modeste de la conclusion de cette Population rurale du Bassin parisien à l’époque de Louis XIV qui apportait aux lecteurs le bilan d’un effort magistral qui couvrait pas moins du tiers du royaume de France, à travers plaines et bocages en apportant, d’un chapitre à l’autre, quelques grandes leçons d’histoire sociale. Les titres mêmes qui jalonnent l’ouvrage sont tout un programme, dont l’actualité étonne encore en 2010 : « Le pourquoi et le comment », « Géographie du doute méthodique », « Statistiques à remonter le temps », « La part de l’histoire et celle de la géographie », « Le biologique et le social »…

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Avec Jacques Dupâquier l’analyse des courbes démographiques et des fiches de familles débouche sur une étude en profondeur des sociétés rurales. Adepte de la cartographie historique et de la réflexion spatialisée, il a su visualiser les réalités économiques et démographiques, pour de multiples publics, du plan-terrier de Cormeilles-en-Vexin, présenté dans un superbe dossier de la Documentation photographique à l’impressionnante carte des densités de la population du Bassin parisien en 1711, qui accompagnait l’un de ses articles donné en 1969 aux Annales alors Économies Sociétés Civilisations. Attentif à la mobilité géographique et sociale des quinze générations qui nous ont précédé, Jacques Dupâquier a été l’un des premiers à souligner les limites des monographies paroissiales – pierre angulaire des travaux de démographie historique – pour s’intéresser aux migrants, à commencer par les adeptes de la micro-mobilité (les fameuses fiches « mo » des reconstitutions). Alors pour aller de l’avant, il fallait changer d’échelle, travailler sur des circonscriptions spatiales plus larges et surtout passer à une nouvelle étape : celle des généalogies sociales. Dans cette nouvelle orientation, le travail collectif s’imposait. Jacques Dupâquier devint donc maître d’œuvre.

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En se consacrant aux départements de la région parisienne, il inaugure en 1974, avec Nicole Felkay, Jean Guérout, Jean Jacquart, Marcel Lachiver, René Le Mée, Catherine Rollet et Agnès Souriac, la collection Paroisses et Communes de France, qui fournit au lecteur de solides Dictionnaires d’histoire administrative et démographique, dont Histoire et Sociétés Rurales a dressé un état en 1995 (n° 4, p. 361-362). Il dote ensuite les chercheurs de deux instruments de travail qui restent des références de premier ordre : une magnifique Histoire de la population française en quatre tomes, dans laquelle tout étudiant ruraliste fait ses classes ; une ambitieuse Histoire des populations de l’Europe, challenge réussi avec son collègue Jean-Pierre Bardet.

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Mais il restait un domaine dans lequel l’historien démographe devait faire avancer nos connaissances : celui de la généalogie. Reconstituer le destin des Français de la Révolution à aujourd’hui en traquant les diverses mobilités, tel fut l’objet de l’enquête nationale qu’il conduisit dans sa longue carrière, la fameuse enquête « tra » suivant les trois premières lettres retenues pour sélectionner les patronymes qu’il fallait suivre sur deux siècles. Dans cette mission deux écueils durent être levés : l’accessibilité documentaire de l’état civil récent en principe interdit de consultation ; le rassemblement de données gigantesques qui dépassait les forces d’une petite équipe. Jacques Dupâquier y parvint en obtenant des Procureurs de la République toutes les autorisations nécessaires et en mobilisant les associations de généalogistes, rencontre fructueuse, qui répondait au rôle social de l’historien. De cette nouvelle entreprise sortit cette Société française au xixe siècle que Jacques Dupâquier publia avec Denis Kessler en 1992.

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Après, dans sa longue retraite de membre de l’Institut – au fauteuil de Jean-Baptiste Duroselle, qu’il occupa à l’Académie des Sciences Morales et Politiques depuis 1996 – il nous a accompagnés au cours des deux premières décennies d’Histoire et Sociétés Rurales. Infatigable épistolier, il me confiait, le 20 mars 1993, dans sa graphie claire et impeccable :

« Tant qu’on se posera des questions, tant qu’on ne s’endormira pas sur les résultats acquis, il y aura un bel avenir pour la démographie historique. »

Fidèle à ses convictions et à son terrain de recherche, il était conscient, plus que d’autres, de la nécessaire relève des générations. Comme ces bons chrétiens de l’Ancien Régime qui sentant leur fin venir sans en connaître l’heure exacte, préparaient leur départ en prenant congé publiquement, il déclarait à ses amis du Vexin français en 2007, en manière de testament :

« Et maintenant, mes frères, il faut nous quitter. C’est dans l’ordre naturel des choses. Le vieillissement et la mort assurent le normal renouvellement des générations. »

Comme il l’avait annoncé, Jacques Dupâquier nous a donc quittés. Son corps repose, à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche), dans sa province d’origine puisqu’il était né à Sainte-Adresse (Seine-Maritime) le 30 janvier 1922. La fécondité de son œuvre est immense : alors que l’interdisciplinarité n’était pas tant à la mode qu’aujourd’hui, il en a été l’un des pionniers ; alors que la longue durée restait un horizon braudélien moins suivi que proclamé, il en a été l’un des animateurs ; alors que la démographie historique avait le vent en poupe, il en a été à la fois l’un des promoteurs et l’un des rénovateurs. Engagé autour des structures agraires, achevé aux côtés de la sociologie historique, le parcours de l’historien démographe est resté fidèle aux relations entre les populations et les espaces ruraux. Manouvriers et laboureurs du Bassin parisien ne sont jamais restés bien loin. C’est un trait qui, avec beaucoup d’autres, assurera longtemps encore à Jacques Dupâquier une place de choix dans l’aventure d’Histoire et Sociétés Rurales.

À Caen, au Pôle rural, ce 6 décembre 2010


Sélection bibliographique

  • Le lecteur intéressé se reportera à la bibliographie plus détaillée qu’a donnée René Le Mée dans Mesurer et Comprendre, Mélanges offerts à Jacques Dupâquier, Paris, éd. Jean-Pierre Bardet, François Lebrun et René Le Mée, puf, 1992, p. xiii-xxi.

  • 1956, La propriété et l’exploitation foncières à la fin de l’Ancien régime dans le Gâtinais septentrional, Paris, puf, 272 p.
  • 1965, « Des rôles de taille à la démographie historique. L’exemple du Vexin français », Annales de démographie historique, p. 31-42.
  • 1968, Mercuriales du Pays de France et Vexin français (1640-1792), Paris, sevpen, 1968, 241 p. (avec Marcel Lachiver et Jean Meuvret).
  • 1968, Histoire générale de la population mondiale, Paris, Montchrestien, 709 p. (avec Marcel Reinhard et André Armengaud).
  • 1969, « Essai de cartographie historique : le peuplement du Bassin parisien en 1711 », Annales esc, 24, 2, p. 976-998.
  • 1974, Introduction à la démographie historique, Paris-Tournai-Montréal, Gamma, 126 p.
  • 1974, Paroisses et communes de France. Dictionnaire d’histoire administrative et démographique. Région parisienne, Paris, Éditions du cnrs, 1974, 921 p. (en collab.)
  • 1976, Vivre et survivre sous l’Ancien Régime, La documentation photographique n° 6021, La Documentation française, 60 p. (avec Jean-Pierre Bardet)
  • 1977, Statistiques démographiques du Bassin parisien (1636-1720), Paris, Gauthier-Villars, 784 p.
  • 1979, La Population française aux xviie et xviiie siècles, Paris, puf, coll. « Que-sais-je ? », 126 p.
  • 1979, La Population rurale du Bassin parisien à l’époque de Louis XIV (thèse), Publications de l’université de Lille-Éditions de l’ehess, 440 p. + carte h.t.
  • 1988, Histoire de la population française, Paris, puf, 4 volumes, 1988 (direction).
  • 1992, La Société française au xixe siècle. Tradition, Transition, Transformations, Paris, Fayard, 1992, 529 p. (direction avec Denis Kessler).
  • 1997-1999, Histoire des populations de l’Europe, Paris, Fayard, 3 volumes, 1997-1999 (direction avec Jean-Pierre Bardet).
  • 2002, « Sédentarité et mobilité dans l’ancienne société rurale. Enracinement et ouverture : faut-il vraiment choisir ? », Histoire et Sociétés Rurales, 18, 2e semestre 2002, p. 121-135.

Notes

[1]

Thèse Lettres, Paris I, 2 vol., 709 p. Jury : Jacqueline Beaujeu-Garnier (présidente) ; Pierre Goubert (rapporteur) ; Jean-Claude Perrot, Jean-Noël Biraben et Pierre Chaunu (assesseurs). Cf. le compte rendu de Jean-Pierre Poussou, Annales de Démographie Historique, 1978, p. 473-487.

Pour citer cet article

Moriceau Jean-Marc, « De l'histoire agraire à la démographie historique », Histoire & Sociétés Rurales 2/ 2010 (Vol. 34), p. 5-5
URL : www.cairn.info/revue-histoire-et-societes-rurales-2010-2-page-5.htm.

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