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Histoire & Sociétés Rurales

2012/1 (Vol. 37)


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Pierre Goubert n’est plus. Il s’est éteint doucement le 16 janvier dernier, à la veille de ses 97 ans. Avec lui, disparaît l’un des grands historiens qui ont érigé les campagnes en objet d’études dominants au cours des années 1960 et 1970. Sa carrière coïncida avec l’apogée des études d’histoire rurale en France et il est symptomatique de constater que le déclin qui suivit au début des années 1980 correspondit également avec son retrait de l’Université. Cette éclipse inattendue de l’histoire des campagnes précéda la renaissance de l’histoire rurale au milieu des années 1990 sous l’action de l’Association d’Histoire des Sociétés Rurales et de la présente revue qu’il accompagna et parraina avec enthousiasme en tant que membre du comité scientifique, et cela dès les origines.

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Rien ne prédisposait, semble-t-il, Pierre Goubert à devenir l’un des historiens les plus en vue du rural. De ses origines modestes, il a tout dit, ou plutôt ce qu’il savait, ou ce dont il se souvenait, dans un livre témoignage superbe qu’il publia en 1996, juste après ses 80 ans. Son père, livreur jusqu’à la guerre, puis jardinier et employé dans une graineterie, sa mère qui tenait l’épicerie, tout cela ne pouvait suffire à expliquer cet attrait pour la paysannerie et encore moins une carrière académique. Il est vrai que sans gratter trop loin, il est facile de retrouver dans sa généalogie « des lignées de petits paysans propriétaires ou locataires… essentiellement manouvriers, domestiques, couturières à façon » et il est clair que même pour un enfant de la ville (de Saumur) dans l’Entre-deux-guerres, la proximité du monde des campagnes restait forte. De ce voisinage rural et de cette existence qui « n’était pas [associée à]la misère, mais [à] une fréquente gêne… », il garda sans doute une certaine inclination pour les paysans et plus particulièrement pour les petits, les humbles, qui reste l’un des points marquants de son parcours d’historien.

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En une époque où l’ascenseur social n’était pas encore en panne, le parcours de Pierre Goubert n’en restait pas moins atypique. L’ascension sociale passa par le cours complémentaire et par l’accès au statut envié d’instituteur. Il entra à l’École normale d’instituteurs d’Angers à 16 ans comme élève-maître. Jusqu’ici rien que très naturel. Il fallut ensuite beaucoup de hasards et pas mal de talent pour l’emmener de là jusqu’à Beauvais et au Beauvaisis et jusqu’à l’Université. L’accès à l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud dont la fonction était de former les professeurs des écoles normales eut lieu quatre ans plus tard et entraîna sa nomination comme professeur à l’École Normale de Périgueux, puis son affectation comme professeur de collège à Beauvais après quelques détours. Jusqu’à Saint-Cloud inclus, la vocation de Pierre Goubert restait d’enseigner les lettres et la littérature formait la base de son enseignement. Sans doute est-ce dans ce tropisme initial qu’il faut chercher la force de son style et le sens des formules qui n’ont pas peu contribué au succès de ses ouvrages. Qui ne se souvient « des intestins résignés » dans sa Vie quotidienne pour faire comprendre la valeur digestive des denrées absorbées par nos ancêtres !

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Cependant, lorsqu’il entreprit un parcours universitaire sanctionné par l’agrégation en 1948, sans le sacro-saint baccalauréat, ce qui par parenthèse l’amusait fort, ce fut vers l’histoire qu’il se dirigea. De cette agrégation, il ne garda qu’un souvenir peu ému, en dehors de la chance qu’elle lui offrait d’acheter une gazinière, ce qu’il m’asséna lors de l’une de nos rencontres et répéta dans son livre de souvenirs. Le virage vers l’histoire se fit progressivement. Marc Bloch, dont il fut un moment l’élève à Saint-Cloud avant guerre, y fut semble-t-il pour quelque chose, avant que ne s’exerce l’influence de tant d’historiens auxquels il a rendu hommage mais dans la cohorte desquels une place à part est sans doute à garder pour Ernest Labrousse, qui dirigea sa thèse, et pour Jean Meuvret. Doit-on souligner combien la fin du Beauvaisis, à laquelle on fait, à tort, moins souvent référence, consacrée à l’analyse des prix et de la conjoncture est toute entière labroussienne et combien l’approche elle-même doit à l’ascendant exercé par Labrousse ? Est-il utile de rappeler ce que l’analyse des crises d’Ancien Régime, y compris dans ses variantes démographiques, doit à Jean Meuvret ?

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C’est l’affectation administrative du jeune professeur qui décida de la thèse. Hasard, encore, comme lorsqu’en arrivant à Paris, il s’installa rue Jean-de-Beauvais à deux pas de la Sorbonne, mais aussi flair, intelligence, persévérance. En arrivant à Beauvais, lorsqu’il débuta ses travaux en 1946, lui qui ne les avait encore jamais fréquentées, des archives il attrapa le virus. « N’est pas historien… qui ne s’est pas sali les mains et quelque peu usé les yeux dans le monde immense, précis, vivant et chaleureux des archives manuscrites », formule qu’il tempérait à peine par « du moins pour l’époque que j’avais choisie ». Il trouva le dépôt d’archives dans un grand désordre consécutif à la guerre et il s’y plongea, semble-t-il, avec délices et avec passion, en extirpant les pépites des archives hospitalières et du Bureau des Pauvres, des fonds ecclésiastiques, des inventaires après décès et des registres paroissiaux. Comme bien souvent, la première incursion fut la bonne. En feuilletant le registre des sépultures de Saint-Sauveur au bon moment, si j’ose cette formule, en 1693-94, il trouva le sens de son dix-septième siècle picard.

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Affecté au cnrs en 1951, puis directeur d’études à la vie section de l’ephe en 1956, il y trouva à la fois le temps et le support intellectuel qu’il recherchait. Il soutint sa thèse en 1958 qui fut publiée par le sevpen en 1960 sous le titre Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730. Contribution à l’histoire sociale de la France du xviie siècle. Il faut dire combien ce travail venait à son heure et marquait une véritable rupture avec ce qui avait précédé, tant par son parti pris méthodologique que par certaines de ses conclusions. Il faut dire aussi combien son exemple fut contagieux pour la conception même des travaux d’histoire rurale qu’il véhiculait et qui fut adoptée alors par de nombreux historiens français.

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Dès la description des sources, le parti pris est affiché avec un brin de provocation : « la bibliographie du sujet de cette étude est à la fois très vaste et très secondaire ». On ne pouvait mieux dire combien le travail avait été, devait être, « presque exclusivement écrit d’après les sources manuscrites ». La ville et les relations ville-campagne occupent une bonne partie de la thèse et de nombreuses pages sont consacrées à l’activité drapante (déclinante) de Beauvais, car contrairement à ce qu’on feint généralement de croire, l’ouvrage est aussi une thèse d’histoire urbaine. L’œuvre de Pierre Goubert se situe au croisement de l’histoire rurale, de l’histoire démographique, de l’histoire des villes avant d’être aussi une histoire de l’État. Si, dans sa thèse, il faisait la part belle à la ville de Beauvais, ce n’est pas par inadvertance. Il avait déjà publié un premier ouvrage qui s’intéressait à deux familles marchandes qu’il pouvait suivre dans la durée. Ce travail sur les Danse et les Motte de Beauvais illustrait une attention nouvelle aux trajectoires et aux stratégies mises en œuvre par certaines familles au fil des générations. Le parcours différencié de ces deux lignées montrait combien les choix opérés : la mobilité/la sédentarité, l’investissement foncier/l’engagement vers les affaires pouvaient affecter les destinées. Là aussi il innovait.

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Mais ce qui marqua les esprits, ce fut la peinture très noire d’une société rurale beaucoup plus hiérarchisée qu’on ne le pensait avec ses manouvriers, et même ses haricotiers, contemplant du bas de l’échelle sociale les gros fermiers. Dépendante de la ville, exploitée, dominée par les rentiers du sol (c’est « l’évasion des revenus ruraux ») et par les gros laboureurs surtout dans la partie céréalière (à la différence du Pays de Bray), la petite paysannerie était à la merci d’une conjoncture impitoyable et parvenait tant bien que mal à survivre. C’est à ces petits, ces obscurs que sont consacrées les pages sans doute les plus percutantes du livre. Fidèle à l’esprit de l’École des Annales, Pierre Goubert assumait l’idée que ce n’était pas d’histoire politique et uniquement des élites dont on avait besoin, mais « d’une histoire d’en bas ». L’une des révélations fut le dépouillement systématique des registres paroissiaux qui ouvrait la voie à la démographie historique et révélait une démographie ancienne très différente de ce que l’on imaginait : une natalité moins exubérante que prévu, des familles relativement peu nombreuses, une mortalité effrayante scandée par des chertés qui broyaient les plus pauvres, avant « les crises larvées » du xviiie siècle. L’application à grande échelle de la méthode de reconstitution des familles préconisée par Louis Henry prouvait son efficacité et donnait des résultats sans appel.

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La discussion s’engagea essentiellement autour des racines des crises démographiques. Les « mortalités » étaient-elles de nature épidémique, donc sans lien ou à peu près avec les déficits de récolte, ou bien étroitement corrélées avec eux ? Mais trois conceptions de l’histoire des campagnes sortirent également du livre. La première donnait à croire que le modèle beauvaisin s’appliquait à toutes les sociétés rurales françaises ce que l’auteur récusa en pointant l’existence de « vingt paysanneries contrastées » et en concédant que l’on devait « limiter aux ‘grandes plaines’ l’image trop ‘parisienne’ (et trop beauvaisine) du manouvier-céréaliste-tisserand misérable écrasé par l’impérialisme des blés… le tableau demeure exact, mais provincialement, et au 17e siècle ». La deuxième, qui échappait en grande partie à Pierre Goubert, véhicula pendant près de quatre décennies l’image d’une paysannerie misérable, figée, plus ou moins autarcique, routinière, sans prise sur le marché, percluse de dettes. Il n’est pas certain que cette idée aurait recueilli totalement son assentiment et il n’est pas assuré non plus que l’image d’une paysannerie mobile, dynamique, tournée vers le marché conviendrait aussi bien au xviie siècle qu’au xviiie siècle. La dernière était une conséquence assumée par l’auteur : l’histoire des campagnes devait se faire dans le cadre d’un « pays », d’une petite région de quelques milliers d’habitants centrée autour d’une ville. La plupart des historiens lui emboîtèrent le pas et l’histoire régionale devint la marque de fabrique de l’école ruraliste française, le gage de son excellence. Ce faisant, les ruralistes caressaient l’espoir avoué que de l’accumulation des monographies, de la construction d’une telle mosaïque, jaillirait la lumière. De là une floraison de travaux de qualité qui ont apporté une gerbe de résultats fascinants et qui ont influencé une partie de la recherche européenne.

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Le succès de Beauvais fut accentué par la publication d’une version abrégée publiée par Flammarion en 1968 sous le titre 100 000 provinciaux au xviie siècle. Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730, qui survint deux ans après un autre ouvrage qui allait avoir un retentissement considérable sur un public encore plus large, Louis XIV et vingt millions de Français. Dès le titre de ce dernier livre, le ton était donné. Il s’agissait de rompre avec les biographies du Roi-Soleil qui donnaient trop l’impression d’un homme seul, en cultivant l’indifférence pour le plus grand nombre. En faisant précéder son histoire du règne d’un triple « signalement » démographique, économique et social en vingt-quatre pages denses, et en faisant constamment référence à la condition des milieux populaires, Pierre Goubert installait les Français sur un pied d’égalité avec le Grand Roi quant à l’attention que devaient dorénavant leur prêter les historiens. Ce coup de maître, qui lui assura un succès de librairie, venait en renfort des deux petits volumes de la collection « Archives » qu’il avait publiés avec impertinence : L’Avènement du Roi-Soleil et 1789. Les Français ont la parole mis en œuvre avec Michel Denis. Il entreprenait de démythifier « la prise du pouvoir par Louis XIV » et de présenter l’envers du décor, en rappelant, documents à l’appui, que le début du règne personnel du roi coïncidait avec l’une des plus terribles famines et de l’une des plus effroyables mortalités que la France ait connues. Il mobilisait les cahiers de doléances pour donner à lire l’état d’esprit d’une autre France que celle des philosophes et des hommes politiques.

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Par ses articles et son enseignement, il prit place auprès des historiens les plus en pointe sur les campagnes. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que la rédaction de la première partie de l’Histoire économique et sociale de la France dirigée par Fernand Braudel et Ernest Labrousse lui ait été confiée dans son tome 2 et premier paru. En 158 pages il dressait le tableau pathétique de la France rurale entre 1660 et 1789. Dans cette période d’écriture intense, il n’est pas étonnant non plus qu’il prit en charge les deux volumes sur L’Ancien Régime qui parurent chez Armand Colin, respectivement en 1969 et en 1973, et dont les titres : La Société et Les Pouvoirs disaient assez les attendus et, en même temps, révélaient l’inflexion prise par sa réflexion historienne. Si le premier tome restait dans la ligne de ses travaux antérieurs sur la société et sur la société rurale en particulier, le second tome prenait davantage en compte les problèmes politiques et le fonctionnement de l’État. Dix ans plus tard, il récidivait avec un premier tome sur La Société et l’État, tandis qu’un second tome dû à la plume de Daniel Roche et consacré à Culture et société, permettaient de compléter ce dispositif scientifique. Cette somme impressionnante a donné lieu à de nombreuses éditions et n’a jamais été remplacée.

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Entre-temps, Pierre Goubert devint rapidement professeur à Rennes, puis à Nanterre, enfin en 1969 à la Sorbonne, tout en restant directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, puis à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Sa renommée s’étendit rapidement au niveau international et les invitations commencèrent à pleuvoir pour donner des conférences à l’étranger. De ses voyages, il a raconté les péripéties avec saveur et une pointe d’émerveillement, que ce soit vers l’Espagne, le Canada, le Portugal, l’Italie, le Japon, l’Angleterre… Réciproquement, son prestige attira des étudiants de toutes nationalités, et son modèle d’enquête imprégna l’historiographie de plusieurs pays.

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Ses cours suscitaient un engouement dont témoignerait à elle seule l’affluence qui accompagna la tenue de sa première leçon de licence dans un amphithéâtre comble de la vieille Sorbonne au début de l’année 1970 – si je ne m’abuse. En son séminaire, il accueillait une nuée d’étudiants de maîtrise et de thèse qu’il dirigeait avec une assurance bonhomme, avec bon sens, empathie et humour. Des étudiants, il en dirigea beaucoup, en les guidant avec sérieux et circonspection, mais en leur laissant une large marge de liberté et en intégrant la prise de risque inhérente à toute recherche novatrice. Rien qu’à la Sorbonne, il conduisit 33 thésards jusqu’à la soutenance entre 1971 et 1993 (thèses d’État et de 3e cycle incluses) et il accompagna l’achèvement de 197 maîtrises entre 1968 et 1981. Ces étudiants ont souvent fait une belle carrière universitaire et la liste comprend des noms parfois surprenants. On ne dira pas que toute une génération est passée par ce séminaire mais beaucoup l’ont fréquenté jusqu’au petit groupe de fidèles qui l’entouraient encore rue de la Tour à la fin des années 1970 et au tout début des années 1980.

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Ruraliste, Pierre Goubert l’était assurément, et il le resta jusqu’au bout. En 1982 il publia encore une vie quotidienne dans les campagnes françaises au 17e siècle. Mais son regard se portait ailleurs et ses compétences de dix-septiémiste le poussèrent à se tourner vers la monarchie, l’État, le monde des officiers. Son intérêt pour Louis XIV, qu’il avait quelque peu malmené dans ses premiers travaux, redoublait et tout particulièrement les conditions dans lesquelles le jeune roi débuta son règne. Ce trait explique qu’il ait consacré une biographie à Mazarin, personnage qui le fascinait et qu’il ait envisagé de publier une Fronde qui ne vit jamais le jour. Ses ouvrages rencontrèrent un large public qui débordait le cadre universitaire et c’est dans cet esprit qu’il écrivit une Initiation à l’histoire de France, qui se présentait comme une synthèse très réussie mais aussi comme une interprétation personnelle, bien dans l’esprit de l’homme qui laissa également un volume pour retracer son itinéraire.

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Pierre Goubert a été un immense historien, qui restera en bonne place parmi les plus éminents. Son œuvre marqua un tournant décisif pour l’histoire des campagnes et son influence fut considérable. Il imprégna une génération d’étudiants par son verbe et par sa plume. Ennemi de toute cuistrerie et adepte d’une langue limpide, pragmatique et modeste, rétif envers les modélisations et les spéculations, méfiant mais non hermétique envers les innovations technologiques (il laissa ses étudiants férus d’ordinateur se lancer dans une informatique balbutiante, malgré quelques réticences initiales), il distillait un savoir qui ouvrait l’esprit de ses auditeurs et de ses lecteurs, et il suscita de nombreuses vocations.

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Pierre Goubert a transformé la manière dont on percevait le monde rural et l’Ancien Régime. Son œuvre pionnière représente une étape essentielle pour la compréhension des sociétés des temps modernes. Il faut lire Pierre Goubert, il faut s’imprégner de cette prose lisse, claire, limpide, expressive, vivante, sans fioritures, qui parle au cœur aussi bien qu’à l’esprit.


Bibliographie. Les ouvrages de Pierre Goubert

  • Familles marchandes sous l’Ancien Régime. Les Danse et les Motte de Beauvais, Paris, sevpen, 1959.
  • Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730. Contribution à l’histoire sociale de la France du xviie siècle, Paris, sevpen, 1960 (thèse de doctorat), réimpression, Paris, éd. ehess, 1982 ; réédition abrégée : 100 000 provinciaux au xviie siècle. Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730, Paris, Flammarion, 1968.
  • L’Avènement du Roi-Soleil, Paris, Julliard, 1961.
  • Louis XIV et vingt millions de Français, Paris, Fayard, 1966.
  • (avec Michel Denis), 1789 : les Français ont la parole, Paris, Julliard, 1965.
  • L’Ancien Régime, Paris, Armand Colin, 1969 et 1973. T. i : La société ; t. ii : Les pouvoirs.
  • Les Français et l’Ancien Régime, Paris, Hachette, 1984, avec Daniel Roche. T. 1, La société et l’État ; t. 2, Culture et société.
  • Clio parmi les hommes. Recueil d’articles, Paris, ehess, 1976.
  • La Vie quotidienne dans les campagnes françaises au xviie siècle, Paris, Hachette, 1982.
  • Initiation à l’histoire de France, Paris, Fayard, 1984. Grand Prix Gobert 1985.
  • Mazarin, Paris, Fayard, 1990, réédition Pluriel.
  • Un Parcours d’historien. Souvenirs, 1915-1995, Paris, Fayard, 1996.
  • Le Siècle de Louis XIV. Recueil d’articles, Paris, Éditions de Fallois, 1996.
  • Splendeurs et misère du Grand Siècle, Paris, Fayard, 2005.

Pour citer cet article

Béaur Gérard, « In memoriam Pierre Goubert ( 1915-2012). Sur les routes tracées par un grand historien du rural », Histoire & Sociétés Rurales, 1/2012 (Vol. 37), p. 7-13.

URL : http://www.cairn.info/revue-histoire-et-societes-rurales-2012-1-page-7.htm


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