Revue historique 2006/1
Revue historique
2006/1 (n° 637)
256 pages
Editeur
I.S.B.N. 9782130556046
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Vous consultezL’écrit, les archives et le droit en Angleterre (IXe-XIIe siècle)

AuteurJohn Hudson du même auteur

Professeur d’histoire du droit au département d’histoire médiévale de l’Université de Saint-Andrews. Il est l’auteur de Land, Law, and Lordship in Anglo-Norman England (Oxford, 1994) et de The Formation of the English Common Law (Harlow, 1996). Il est aussi l’éditeur de Law and Government in Medieval England and Normandy (Cambridge, 1994) et de The History of English Law : Centenary Essays on « Polock and Maitland » (British Academy, 1996). On lui doit également l’édition et la traduction de l’Historia ecclesie Abbendonensis (2 vol., Oxford, 2002 et à paraître). Il est à présent engagé dans la rédaction du volume de l’Oxford History of the Laws of England qui couvre la période 870 à 1220.

Résumé

Cet article a pour objet la relation entre l’écrit, la conservation d’archives et le développement du droit au cours de la période 870 à 1220 environ. L’argument développé ici est qu’il y eut un usage important de l’écrit dans l’Angleterre anglo-saxonne, par exemple pour légiférer et pour communiquer. Rien ne permet, toutefois, de se prononcer en faveur de l’archivage systématique des décisions judiciaires. L’usage de l’écrit continua sans doute, inchangé, dans l’Angleterre anglo-normande, alors même que les développements contemporains, par exemple la constitution de collections de droit canon, montrent une prise de conscience des possibilités offertes par les technologies de l’écrit. Ce fut au cours de la période angevine que l’usage de l’écrit dans des contextes juridiques montre les vrais débuts d’une bureaucratisation, avec la standardisation et la multiplication des formes écrites pour la communication et les archives. De tels développements ne purent qu’encourager une standardisation juridique plus importante.



Mots clés
Xe-XIIe siècle, Angleterre, droit, écrit, bureaucratisation, chirographe





This article examines the relationship between writing, record keeping, and legal development in the period from c. 870 to c. 1220. It argues that there was a significant use of writing in late Anglo-Saxon England, for example for legislation and communication. However, there is no evidence for routine record keeping arising from litigation. Use of writing may have continued in similar fashion in Anglo-Norman England, while contemporary developments, for example, in the form of canon law collections show a growing awareness of the possibilities of literate technologies. It was in the Angevin period that use of writing in legal contexts shows the real start of bureaucratisation, with the standardisation and multiplication of written forms for communication and for record keeping. Such developments themselves encouraged greater legal standardisation.

Keywords
10th-12th century, England, Law, Writing, Bureaucratisation, Chirograph

PLAN DE L'ARTICLE

  • L’ANGLETERRE DE LA FIN DE LA PÉRIODE ANGLO-SAXONNE
  • LE DÉVELOPPEMENT CONTINU APRÈS LA CONQUÊTE
  • L’éCRIT ET LE DROIT DANS LA PéRIODE ANGEVINE
  • CONCLUSION
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