2007
Horizons stratégiques
La section « Planification et Stratégie » de la Chancellerie fédérale suisse
Actualité des homologues étrangers
Jean-François Le Bihan
Jean-François Le Bihan s’intéresse aux problématiques de management public telles que la modernisation de la fonction publique et l’utilisation des nouvelles technologies au sein de l’administration. Après cinq ans d’expérience internationale en tant qu’ingénieur télécoms, diplômé de l’Institut national des télécommunications, il s’est spécialisé dans le domaine de la régulation des communications électroniques au niveau européen.
Aude Rousselot
Aude Rousselot est diplômée de Sciences Po et du Collège de Bruges. Elle s’intéresse particulièrement aux questions européennes et de coopération institutionnelle. Après avoir travaillé à la Représentation de la Commission européenne à Paris puis à la Fondation pour le développement économique à Istanbul, elle est actuellement chargée de mission pour l’activité éditoriale et le suivi des homologues étrangers au Centre d’analyse stratégique. Elle est rédactrice en chef de la revue Horizons stratégiques.
Si l’allongement de la jeunesse a été observé partout en Europe, le prolongement de la permanence des jeunes au domicile parental assume en Italie et en Europe du Sud des proportions plus importantes qu’ailleurs. Les sociologues italiens focalisent leur attention sur les transformations des relations intergénérationnelles au sein de la « famille prolongée (« famiglia lunga »). En dépit de ce consensus, les modalités du passage à l’âge adulte voient s’opposer les chercheurs qui plaident pour l’émergence d’une individualisation des trajectoires à ceux qui estiment que les étapes de cette transition restent dans la plupart des cas ordonnées selon une séquence bien précise : fin des études, entrée sur le marché du travail, départ du domicile parental, mariage et naissance du premier enfant.
Rendez-vous régulier de la revue, cette rubrique présente des organismes d’expertise étrangers similaires au Centre d’analyse stratégique. Volontairement techniques, ces Chroniques comportent deux parties. D’abord un portrait de l’organisme, avec des remarques concernant son histoire et son positionnement dans le paysage institutionnel et politique national, son mode de fonctionnement et sa stratégie d’insertion dans le débat public. Ensuite une série de notes qui rend compte d’activités ou de documents réalisés récemment par les homologues présentés dans les numéros précédents d’Horizons stratégiques.
Présentation de la section « Planification et Stratégie » de la Chancellerie fédérale suisse par Jean-François Le Bihan
L’appareil gouvernemental et administratif suisse se caractérise par des interactions et des processus de prise de décision à plusieurs niveaux, expression de deux caractéristiques principales de son système politique : le fédéralisme et la démocratie semi-directe. Le mode de résolution des conflits par négociation entre les différentes parties (politiques et institutionnelles : coalitions aux niveaux fédéral, cantonal et communal) y est connu sous l’appellation de « concordance » ou de « partage du pouvoir ».
Autorité exécutive suprême de la Confédération, le Conseil fédéral incarne les principes de concordance et de collégialité au plus haut niveau. Composé de sept membres élus pour quatre ans renouvelables sans limite, il est le principal organe chargé d’exercer l’autorité politique du pays
[1]. Il est assisté dans son fonctionnement opérationnel et administratif par la Chancellerie fédérale. Au sein de celle-ci, la Section planification et stratégie (SPS) joue un rôle déterminant de soutien à la formulation des stratégies du Conseil fédéral et à l’évaluation de son action politique.
L’observation de son statut institutionnel, de ses missions et de ses moyens permet d’analyser les modalités de son inscription au sein de l’activité gouvernementale (processus de décision et formulation des programmes de gestion publique). L’étude de deux séries de publications récentes montre à la fois la définition particulière que connaissent les notions de planification et de stratégie au sein de la SPS, et le positionnement de ce service au cÅ“ur de la mécanique gouvernementale suisse.
Activités et fonctionnement de la SPS
Aperçu de la tradition institutionnelle et politique de la Confédération helvétique
Suite à l’érosion de la participation des électeurs et au rejet de plusieurs projets du gouvernement lors de consultations publiques, un enjeu majeur a émergé à la fin des années 1990 en Suisse : améliorer les processus de prise de décision et d’action publique, qui s’avéraient souvent plus longs que dans d’autres pays européens du fait des éléments de démocratie directe, et qui excluaient certaines options à cause du caractère consensuel et collégial de la « concordance ». Partagé par les différents acteurs politiques, le constat de la nécessité d’une stratégie globale et fédératrice pour améliorer les performances économiques du pays et lui permettre de s’adapter aux évolutions de son environnement international a été mis en Å“uvre.
Divers instruments de planification et de coordination aident le Conseil fédéral à exercer son autorité. Même si conformément à la Loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration (LOGA), chaque ministère est responsable de la planification dans son domaine, il tient compte de la planification générale décidée par le Conseil. Le programme de législature de ce dernier constitue la pièce maîtresse de la planification stratégique au niveau fédéral. Ce document contient les grandes lignes de la politique gouvernementale ainsi que le plan financier quadriennal. Il présente les principales mesures politiques et les objectifs les plus importants de la nouvelle législature. Par ailleurs, conformément à la loi fédérale sur l’Assemblée fédérale (LParl), le Conseil fédéral doit communiquer au Parlement ses objectifs annuels en cohérence avec son programme pluriannuel
[2]. Un an plus tard, il présente et défend leur état d’accomplissement dans un rapport de gestion. La Section Planification et Stratégie joue un rôle central dans la rédaction de tous ces documents.
Positionnement institutionnel
La Chancellerie, créée en 1803, est une institution plus ancienne que l’État fédéral lui-même qui n’a été fondé qu’en 1848. Avec les réformes introduites dans les années 1960, la Chancellerie fédérale s’est stabilisée en « service d’état-major » (selon la terminologie suisse) opérationnel et administratif du gouvernement helvétique. Elle assiste le Conseil fédéral dans la planification et la coordination des affaires gouvernementales, participe à la préparation des délibérations à l’Assemblée fédérale et le conseille sur toutes les questions concernant la gestion de l’administration fédérale.
La Chancellerie fédérale repose sur quatre unités principales appelées secteurs :
le Secteur « Conseil Fédéral » regroupe la section des affaires du Conseil fédéral, la section du droit, la jurisprudence des autorités administratives de la Confédération, les services linguistiques centraux et le centre des publications officielles ;
le Secteur « Information et Communication » ;
le Secteur « Services internes » ;
le Secteur « Planification et Stratégie » est composé de la section Planification et Stratégie, la section Droits politiques et la section Formation à la Conduite Stratégique.
Figure nËš 1
La section « Planification et Stratégie » au sein de la Chancellerie helvétique
Au même titre que les quatre secteurs de la Chancellerie fédérale, la SPS vit au rythme de l’activité gouvernementale, mais selon une temporalité plus étendue car elle est vouée à des travaux de long terme qui dépassent la périodicité gouvernementale.
La Chancellerie présente ses travaux sous la devise « Diriger, c’est prévoir » qui désigne l’un des aspects majeurs de son travail : mettre en place la planification stratégique effectuée au Conseil fédéral. Les responsabilités au cÅ“ur de l’activité du secteur « Planification et Stratégie » sont au nombre de quatre :
assurer une continuité dans la politique de la Confédération par la prévision ;conduire les activités de gestion avec des principes clairs ;
tenir le Parlement au courant de la gestion des affaires ;
informer le public au sujet des intentions politiques du gouvernement
[3].
Chaque section du Secteur contribue à sa manière aux missions précitées :
la Section des droits politiques (SDP) est en charge de la planification de l’exercice par les citoyens suisses de leurs droits politiques en matière de démocratie directe (elle organise notamment les initiatives populaires et les référendums
[4]) ;
la Section Formation à la conduite stratégique (FCS) forme les hauts fonctionnaires des départements et offices fédéraux à la gestion de crise ;
la Section Planification et stratégie (SPS) rédige principalement trois documents en amont comme en aval de l’action gouvernementale du Conseil fédéral : programme de la législature, rapport présentant les objectifs annuels du Conseil fédéral et rapport de gestion présenté chaque année au Parlement. Cette section coordonne par ailleurs les travaux de l’État-major de prospective de l’administration fédérale et examine si les propositions soumises au Conseil fédéral pour approbation sont compatibles avec sa politique générale actuelle ou prévue
[5].
La section Formation à la conduite stratégique, une déclinaison sémantique de plus dans le champ de la stratégie au service de l’État
Avant la chute du mur de Berlin, des exercices de sécurité et de défense stratégiques, alors appelés « exercices de défense générale », étaient axés sur la conduite de l’État en situation extraordinaire comme celle d’un conflit en Europe. À partir de 1997, ces derniers connurent de profonds changements correspondant à la nouvelle orientation de l’instruction stratégique des états-majors et des cadres départementaux vers la sécurité civile.
La section Formation à la conduite stratégique (FCS) a alors été créée pour rendre permanente et systématique la formation stratégique. Le premier projet de formation pour la période 1999-2003 visait trois priorités : gestion efficace des crises, développement de la pensée stratégique prospective et renforcement de compétences-clés précieuses au plan stratégique.
Reposant sur une équipe de six personnes, la FCS fait partie depuis l’an 2000 du secteur Planification et stratégie avec la SPS et de la section des Droits politiques. La FCS conçoit et organise les formations continues et spécifiques, ainsi que des exercices de simulation
[6], visant à réduire les cloisonnements en rassemblant des fonctionnaires d’origines institutionnelles et thématiques différentes et des experts externes. Le nouveau programme de formation 2004-2007 s’est ainsi articulé autour d’une simulation en condition réelle d’une épidémie en Suisse
[7].
Organisation et moyens
La section Planification et stratégie est apparue dans l’organisation de la Chancellerie suite à deux réformes importantes. En 1993, une section de planification est créée pour rassembler du personnel scientifique d’appui chargé des tâches de prospective et d’orientation politique. En 2001, renommé Section Planification et Stratégie, ce service reçoit de nouvelles attributions, notamment des compétences de coordination et d’arbitrage entre les administrations fédérales.
Les sept collaborateurs constituant la SPS font preuve de compétences reconnues
[8] dans des domaines variés tels que l’économie, le droit, les sciences politiques, les sciences naturelles, la philosophie et l’histoire, et sont issus tant du monde universitaire que de l’administration. Le chef de section Lorenzo Cascioni, en poste depuis décembre 2006, a ainsi auparavant été chef de la section « Salaires et prix » puis vice-directeur et chef de la Division des entreprises à l’Office fédéral des statistiques.
Missions et démarche
Les missions qui ont été confiées à la section Planification et Stratégie de Chancellerie fédérale sont :
coordonner les travaux de prospective de l’administration fédérale dans le cadre de l’État-major de prospective ;
veiller à ce que les principales affaires du Conseil fédéral s’inscrivent dans la politique globale ;
représenter la Chancellerie fédérale dans des groupes de travail interdépartementaux ;
gérer le secrétariat de la Conférence des Secrétaires généraux
[9].
L’État-major de prospective (EMP) de l’administration fédérale réunit de manière ponctuelle un réseau de services administratifs fédéraux, soit une trentaine de responsables en principe. La SPS en assure la coordination au nom de la Chancellerie. L’EMP a pour mandat de considérer la politique fédérale dans un esprit de critique constructive, en tenant compte des défis à venir. Tous les quatre ans, il établit un rapport dans lequel il indique, en les inscrivant dans une vue d’ensemble, des grandes tendances et des thèmes qui pourraient devenir d’actualité pour la politique de la Confédération. Une analyse détaillée du dernier opus est présentée plus bas.
La SPS coordonne aussi des groupes de travail interdépartementaux (au sens thématique) comme le Comité interdépartemental pour le développement durable ou le Groupe de pilotage « gestion par mandat et enveloppe budgétaire ». La participation à ces groupes mobilise continuellement l’expertise présente dans les différents services des ministères et consolide la pluridisciplinarité d’origine de la SPS.
La SPS est également responsable du secrétariat de la Conférence des secrétaires généraux
[10] (CSG) qui se réunit une fois par mois sous la présidence du Chancelier fédéral. La SPS y dirige les travaux de coordination au sein de l’administration fédérale et veille à ce que l’activité de l’administration soit prospective, efficace et cohérente dans la plupart des domaines de politique publique, à l’exception des affaires européennes où le Bureau de l’intégration assume cette mission
[11]. La SPS participe donc ainsi à la planification, à la préparation et à la mise en
Å“uvre de certaines affaires du Conseil fédéral en traitant de sujets dont la variété et la dimension transversale témoignent de son implication à tous les niveaux de l’activité gouvernementale. Certains sujets portent essentiellement sur l’organisation et le fonctionnement opérationnel de l’administration fédérale et plus particulièrement de la Chancellerie (organisation de la procédure de co-rapport
[12], protection des données au sein de l’administration fédérale, information et communication du Conseil fédéral, etc.), alors que d’autres ont trait au fonctionnement interinstitutionnel (établissement du nouveau Tribunal administratif fédéral, coordination avec les commissions extraparlementaires
[13], etc.). La modernisation de la gestion publique est la thématique dominante de toutes les activités de la CSG (réforme de l’administration 2005/2007, nouveau modèle comptable de la Confédération, évaluation de l’efficacité, etc.). La CSG participe enfin à l’élaboration des stratégies de coopération institutionnelle entre la Confédération et l’Union européenne (elle a ainsi co-rédigé le rapport sur les options en matière de politique européenne) et entre la Confédération et les cantons (notamment par le biais de la Conférence pour l’organisation du territoire). Elle intervient enfin également dans l’élaboration du programme de législature.
Cycle de travail
La prise en compte des enjeux à venir, une mission centrale de la politique fédérale suisse, est subordonnée aux deux exigences en partie contradictoires qui marquent l’activité de planification stratégique :
développer des stratégies et établir des plans pour faire face suffisamment tôt aux mutations et aux nouveaux défis sociaux, économiques et technologiques ;
tenir compte des limites de la planification et ménager une flexibilité suffisante afin de pouvoir surmonter suffisamment tôt les événements et les développements imprévus ou d’un genre nouveau
[14].
La Suisse bénéficie d’une tradition bien établie de planification stratégique puisque le Conseil fédéral doit, depuis 1968, présenter au Parlement nouvellement élu ses intentions pour les quatre années à venir sous la forme du
Programme de législature
[15]. Les objectifs et les mesures de ce dernier constituent le cadre de l’orientation politique de la législature concernée, contribuant à assurer la cohérence entre les activités administratives et législatives. Par la suite, le Conseil fédéral définit son action en fonction de ce programme et la met en
Å“uvre dans un document intitulé
Objectifs annuels. Les départements, les administrations et les offices fédéraux planifient leurs activités dans le cadre ainsi défini
[16].
Figure nËš 2
Le cycle d’activité de la Section Planification et Stratégie
Productions et valorisation
Le programme de la législature et les objectifs annuels sont – outre le budget et le plan financier quadriennal – les principaux instruments de planification du Conseil fédéral. Une réforme de la gestion publique inspirée du
New Public Management
[17] (NPM) a conduit au couplage entre, d’une part, la dimension programmatique de l’activité de planification stratégique et l’activité législative et réglementaire, et d’autre part, la dimension financière représentée par le plan financier quadriennal inclus au programme de la législature et le budget auquel les objectifs annuels sont coordonnés.
Le programme de la législature, contenant les objectifs de gouvernement, est avant tout un instrument de dialogue entre le Parlement et le Conseil fédéral, ce dernier devant montrer en temps voulu ce qu’il projette de faire et mesurer dans quels domaines il peut compter sur le soutien des deux Chambres ou, au contraire, s’attendre à des blocages ou à des adaptations. En 2002, lorsque Le Conseil fédéral a présenté ses objectifs pour l’année, il a annoncé vouloir optimiser ces instruments car, à la lumière des événements tels que les attaques terroristes du 11 septembre 2001 et les épidémies du SRAS, l’organisation des activités étatiques a montré certaines limites. Le Conseil fédéral a donc décidé d’accorder plus d’attention à l’analyse stratégique, et d’améliorer ses instruments avant la législature suivante.
Publications et activités
Entre autres documents et événements, deux types de productions (les Défis et les documents de planification) mettent particulièrement en lumière la finalité des travaux menés ou coordonnés par la SPS : des activités de réflexion et de gestion de l’information, au plus haut niveau de la Confédération.
La série des Défis
Dans son rapport intitulé
Défis, en phase avec le rythme des législatures, l’État-major de prospective passe en revue différents scénarios envisageables pour la Suisse à l’horizon des dix à vingt prochaines années. Face aux problèmes majeurs actuels, il tente d’identifier les mesures les plus adaptées tout en montrant sur la base de quels modèles conceptuels et économétriques celles-ci sont formulées pour aider le Conseil fédéral à établir le programme de la législature quadriennale, et le Parlement dans la procédure de prise de décision. Le public y a accès car les citoyens suisses possèdent d’importants droits politiques dans le contexte de démocratie semi-directe, et comme l’a rappelé l’actuelle Chancelière, «
il est essentiel que la population dispose d’une bonne vue d’ensemble, afin de se préparer aux questions qui lui seront soumises dans le cadre des votations et de replacer les réflexions ponctuelles dans un contexte plus large
[18] ». À cette fin de vulgarisation, le rapport
Défis est donc présenté en version complète et en version abrégée. Cette logique justifie aussi, par ailleurs, que la Section des droits politiques, qui gère les procédures relatives aux initiatives et referendums, fasse partie du même secteur Planification et stratégie que la SPS qui alimente la réflexion populaire.
Défis 2003-2007, la dernière livraison en date de novembre 2002 , invitait le Conseil fédéral à se saisir de pistes d’action très concrètes dont beaucoup entrent en écho avec les sujets traités au niveau européen, parfois avec un léger décalage dans le temps (assainissement du financement et de l’organisation de la sécurité sociale et des finances publiques en général ; nouvelle politique de cohésion-péréquation entre les régions ; gestion des mouvements migratoires et intégration de la population résidente étrangère ; libéralisation de certains marchés et durcissement de la loi sur les cartels ; intégration maîtrisée de l’activité agricole suisse au sein de l’OMC et de l’UE en particulier sur les dimensions de subventions, de protection de l’environnement et de sécurité alimentaire, etc.). Nombre d’éléments mentionnés en faveur de la réorientation de la position suisse à l’égard de l’Union européenne ont effectivement fait l’objet de discussions lors de la préparation de la deuxième série d’Accords bilatéraux entre l’Union européenne et la Suisse, signés en 2004 (sur les nouvelles possibilités de concertation et d’influence au niveau européen que signifierait une adhésion à l’UE au lieu de devoir s’aligner sur certaines décisions prises à Bruxelles, et sur les retombées négatives d’une non-adhésion se traduisant par une certaine vulnérabilité due à l’isolement, par des possibilités réduites de développement économique et par une image d’une Suisse « resquilleuse »).
La méthode d’élaboration des
Défis démontre le haut niveau d’expertise publique et scientifique dans laquelle se fonde l’activité de la SPS.
Défis 2003-2007 repose sur de nombreux travaux de prospective ou plans d’action :
Politique agricole 2002,
Politique nationale de la Santé,
Stratégie 2002 pour le développement durable,
Suisse énergie et
Armée XXI sont autant de monographies insérées dans une réflexion élargie au contexte international (processus de mondialisation, portée du processus d’intégration européenne) et à des hypothèses spécifiques à l’évolution à moyen terme (dix prochaines années) en Europe et dans le monde, élaborées en collaboration avec l’Institut des sciences politiques de l’université de Zurich. De même, les hypothèses démographiques sont fondées sur le scénario établi par l’Office fédéral de la statistique en 2000, tandis que celles qui concernent l’évolution économique s’inspirent du scénario principal des données économiques recueillies par le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zürich
[19].
La prochaine édition du rapport doit être présentée au Conseil fédéral par l’État-major au printemps 2007. Cet exercice prendra, comme à chaque fois, une dimension particulière dans le contexte de fin de mandat qui marquera l’actualité, et de forte continuité qui caractérise globalement le fonctionnement du Conseil fédéral : les conseillers fédéraux, élus pour un mandat de quatre ans renouvelable, sont traditionnellement réélus jusqu’à leur démission. Certains objectifs qui ont été arrêtés par le gouvernement de la législature précédente ou en cours ne seront plus pleinement réalisables au regard des évolutions nationales et internationales. Les passer en revue permettra de vérifier leur pertinence et d’abandonner ceux qui sont devenus obsolètes. Parallèlement, certains défis pour lesquels aucune mesure n’avait encore été définie pourront être identifiés.
Les documents de planification : programme de législature 2003-2007, rapport de gestion 2006 et objectifs annuels 2006 et 2007
Programme de législature 2003-2007
Sur la base du rapport de l’État-major de prospective, le Conseil fédéral décide de son
Programme de législature, qui est effectivement rédigé par la SPS et dont le contenu dévoile certains aspects de la logique administrative à l’
Å“uvre en Suisse. Une première observation peut porter sur l’attention manifestement donnée à la cohérence entre l’exercice de constat, lisible dans les
Défis, et l’opération de formulation des politiques publiques, synthétisée dans le programme législatif présenté par le Conseil. Une seconde observation peut porter sur la culture très
NPM de l’exécutif suisse contemporain : le programme législatif mentionne ainsi que la planification au sens moderne est utile pour améliorer la transparence, la prévisibilité et la coordination de l’action du gouvernement. Un certain nombre de pays de l’OCDE ont d’ailleurs mis en place de tels mécanismes par lesquels sont rendues publiques des informations sur les mesures futures envisagées. Ce type de procédures favorise la participation des parties intéressées à un stade aussi précoce que possible de la procédure réglementaire et elle peut réduire les coûts de transaction du fait que les futures réglementations sont annoncées plus longtemps à l’avance
[20].
Rapport de gestion 2006
Le rapport de gestion est un document ancré dans une régularité institutionnelle et calendaire précise. Le Conseil fédéral a transmis au Parlement au début de l’année son rapport de gestion 2006 préparé comme d’ordinaire par la SPS ; la législature en cours touchant à son terme, le rapport de gestion de 2007 donnera lieu à une synthèse des éditions précédentes et une évaluation de la législature dans son ensemble. Innovation importante, ce rapport utilise pour la première fois des indicateurs (tels que la croissance économique, le taux de chômage ou encore la part des cotisations sociales) qui font partie du système d’évaluation des performances globales de l’action gouvernementale élaboré et mis en Å“uvre par la SPS et l’Office fédéral des statistiques (cf. Annexe).
Objectifs 2007
Situé dans le même contexte de continuité et de renouvellement que les Défis identifiés par l’EMP (dont la SPS, pour mémoire, assume le secrétariat et la coordination), les Objectifs définis par le Conseil fédéral et rédigés par le SPS examinent les sujets déterminés dans les Défis et les Objectifs antérieurs, en reprennent certaines priorités, en signalent de nouvelles. Ainsi, la majorité des 19 objectifs de 2007 ont été repris tels qu’ils apparaissaient dans l’édition de l’année précédente ; mais certains éléments ont aussi fait leur apparition cette année, soit qu’ils complètent des objectifs antérieurs, soit qu’ils en constituent de nouveaux à part entière. Par exemple :
l’objectif nËš 11 devient « Consolider les assurances sociales pour l’avenir et renforcer la prévention dans le domaine de la santé », dont l’ajout fait référence à une dimension importante mise en évidence par le rapport de l’État-major de prospective Défis 2003-2007 ;
l’objectif nËš 13 devient « Encouragement de l’intégration des étrangers et extension de l’accord conclu avec l’UE sur la libre circulation des personnes » suite à l’adaptation aux potentiels dispositifs Schengen après à la signature des Accords bilatéraux II ;
l’ancien objectif nËš 13 est maintenu sous la dénomination amendée de « Consolidation et renforcement de la collaboration bilatérale avec l’Union européenne » sous l’objectif nËš 14 – cette reformulation réaffirmant la perspective actuelle de la Suisse dans ses relations avec l’UE qui ne privilégie par l’option d’une adhésion complète.
Découlant de ces objectifs (et visant à nourrir les prochains Défis), une douzaine de rapports sont prévus pour cet exercice. Certains s’inscrivent dans un processus de mise en Å“uvre long s’étalant sur plusieurs années (3e Rapport sur l’examen des subventions fédérales) ou sont une étape d’un processus cyclique comme celui de la stratégie pour le développement durable. Nombre de ces rapports répondent à des réflexions engagés dans le programme de législature présenté par le Conseil fédéral au Parlement, comme le rapport sur les risques des réseaux sans fil ou celui sur les problèmes liés à la technologie RFID ; ils abordent tous les domaines : Rapport sur une politique fédérale en faveur des personnes âgées, Rapport sur la mise en Å“uvre d’Armée XXI et sur la poursuite du processus, Rapport sur la transparence dans l’évaluation, à l’échelle internationale, de l’aide publique au développement, etc.). Pour la rédaction de ces rapports, la SPS mobilise les différents réseaux et groupes auxquels elle appartient ou qu’elle coordonne et des partenaires spécifiques peuvent aussi être sollicités, notamment dans le domaine de l’évaluation et des études d’impacts : think tanks, laboratoires universitaires, agences, etc.
Partenaires
Comme en témoignent les travaux pris en compte dans l’activité de prospective ou de planification, la SPS entretient de nombreux contacts avec des organismes non gouvernementaux qui lui permettent d’élargir ses connaissances en matière de planification mais aussi d’acquérir des connaissances spécifiques à certains dossiers politiques. La Société suisse d’évaluation (SEVAL), un de ces interlocuteurs réguliers, représente une intéressante plateforme d’échange d’expériences entre la politique, l’administration, les universités (universités de Berne, Fribourg et Zürich et l’IDHEAP
[21]), les entreprises de conseil et bureaux d’études (Interface, Evaluenda, econcept, etc.). Sous la direction de Thomas Widmer de l’institut des Sciences politiques de l’université de Zürich, il a été développé en son sein une méthodologie
[22] commune qui sert de référence à la grande majorité des travaux d’évaluation commandés par l’administration fédérale. Force est de constater que l’institutionnalisation de l’évaluation
[23] est très prononcée en Suisse, son principe ayant été inscrit à la Constitution lors de sa dernière réforme en 1999. À ce titre, il est intéressant de noter le grand nombre d’études d’impact de réglementations, programmées pour 2007 et intégrées par la SPS pour la première fois cette année au document des Objectifs annuels. La section suit également de près les discussions menées dans le cadre du
[Comité de la gouvernance publique] à l’OCDE. On peut noter que certains des sujets abordés par la SPS dans l’analyse de la réalité socio-politique sont proches des perspectives adoptées par l’organisation de coopération basée à Paris
[24].
À travers le développement de ce singulier service de la Chancellerie fédérale, il est possible de retracer une évolution particulière de la gestion des affaires publiques qui comme dans chaque pays européen a été influencée à la fois par les traditions politiques et administratives nationales et par différents courants d’innovation publique. Au sein de la Confédération helvétique, il est intéressant de voir que la notion d’analyse stratégique a certes conservé une dimension liée à la sécurité civile et à la sûreté de l’État
[25] mais a surtout profondément évolué après une étape fortement influencée par l’activité de planification économique dont les limites se sont fait sentir
[26]. Aujourd’hui, certains cantons sont très en pointe quant à la modernisation des pratiques d’analyse stratégique. Souvent mises en
Å“uvre dans un contexte d’assainissement des finances publiques, elles sont marquées par leur caractère global et structurant et permettent d’asseoir une planification financière pluriannuelle. Les outils informatisés
[27] qui permettent le pilotage de celle-ci servent comme autant d’instruments d’aide à la décision. Dans ce cadre, cette approche plus opérationnelle et moins conceptuelle, n’est pas uniquement appliquée au champ économique mais aussi au domaine juridique avec le déploiement d’outils de suivi et d’évaluation de la réglementation, de la législation et de la jurisprudence
[28]. Au niveau fédéral comme cantonal, une importance grandissante est accordée à l’évaluation des politiques publiques et à l’analyse d’impact des mesures législatives
[29]. Ainsi, parmi les fonctions de l’évaluation des mesures étatiques se trouve l’aide à la décision qui couvre la préparation de la décision relevant de la mise en place d’une mesure mais aussi de la modification, limitation ou même suppression d’une mesure existante
[30].
Si la dénomination de la Section Planification et Stratégie rappelle d’autres structures nationales de conseil gouvernemental, elle décline cette activité de façon tout à fait propre à la Confédération suisse. Premièrement, l’aspect cyclique de ses publications la singularise en comparaison aux autres organismes présentés dans cette rubrique. Deuxièmement, son approche horizontale et plurisectorielle la démarque également de ses homologues. Les documents qu’elle rédige (rapport de l’État-major de prospective, programme de législature, objectifs annuels et rapport de gestion) ont un caractère holistique dont les productions auxquelles sont habitués les organismes analogues n’ont pas l’ambition. Ces derniers publient davantage des rapports aux périmètres plus restreints mais faisant appel à une démarche de spécialiste. Ce type de rapport est également demandé par l’administration fédérale suisse, mais si ceux-ci sont souvent planifiés par la section Planification et Stratégie, ils sont ensuite soit exécutés par une commission ad hoc soit sous-traités à des universitaires ou des bureaux d’étude. Troisièmement, sa proximité de tous les centres de décision, qu’ils soient politiques comme le Conseil fédéral du côté exécutif ou le Conseil national et le Conseil des États au sein de l’Assemblée fédérale, mais aussi administratifs avec tous les hauts responsables côtoyés dans le cadre de nombreux groupes de travail qu’elle anime. L’encadrement qu’elle assume par ses travaux de prospective, de planification et son travail d’évaluation représente un facteur primordial de la cohérence de l’action gouvernementale. L’inscription de l’action de la SPS tout au long du processus de gouvernement (préparation, décision, mise en Å“uvre, évaluation) la différencie fortement d’organismes étrangers aux domaines d’intervention temporels, institutionnels ou thématiques souvent plus restreints.
Annexe 1 : Indicateurs pour le Conseil fédéral et le Parlement
Les Instruments de conduite pour le Conseil fédéral et le Parlement constituent un système d’indicateurs statistiques, mis à jour annuellement, qui a pour but non seulement de faciliter l’élaboration des politiques et les prises de décision au Conseil fédéral et au Parlement, mais aussi de présenter à chaque citoyen une vue d’ensemble de l’état de la Confédération. Le système comprend une centaine d’indicateurs fondés sur un ensemble cohérent de définitions, dont les quinze premiers déterminent les grandes orientations du rapport de gestion annuel rédigé par le Conseil fédéral
[31].
C’est dans le cadre des débats sur le programme de la législature 1999–2003 qu’une motion demandant au Conseil fédéral que soit mis en place un système d’indicateurs a été présentée au Parlement. Ce procédé doit permettre une quantification des bilans et des objectifs à réaliser et pouvoir être utilisé par le Parlement et le Conseil fédéral comme instrument de gestion et de contrôle pendant toute la législature, dans des domaines où cela s’avérait possible et justifié. Sans grande surprise, le Conseil fédéral a alors rappelé que les objectifs politiques ne sont quantifiables que dans des domaines partiels et que les aspects qualitatifs sont parfois tout aussi importants. Il a cependant demandé lors de la session d’été 2000 de produire une définition conceptuelle et méthodologique de la mesure et de l’évaluation des objectifs politiques
[32]. Un rapport intermédiaire a été présenté au Conseil fédéral le 20 novembre 2002
[33]. Pendant la législature 2003–2007, la SPS a étudié s’il était possible de concevoir différemment le programme de la législature en le dotant d’objectifs quantitatifs afin de mettre en oeuvre les demandes figurant dans la motion initiale. Le résultat de sa collaboration avec l’Office fédéral des statistiques a donné lieu à un rapport final
[34]. Les indicateurs ont été pour la première fois intégrés au document des
Objectifs en 2006.
Annexe 2 : Autres acteurs de l’aide à la décision et de la prospective en Suisse
Puisque la SPS, au-delà de sa dénomination, ne correspond pas exactement aux tâches assumées par d’autres homologues du Centre d’analyse stratégique, il est intéressant d’identifier d’autres acteurs potentiels de l’aide à la décision gouvernementale et de l’étude prospective en Suisse.
La Conférence européenne des prospectivistes se tient tous les ans à Lucerne depuis 2005. La dernière édition de novembre 2006 a été organisée par Georges T. Roos, membre de la Société suisse de prospective
[35] et fondateur du Bureau d’innovation culturelle ROOS, un institut privé d’études prospectives. Il a d’ailleurs récemment publié un ouvrage intitulé
Évolution des valeurs en Suisse. 2004-2014-2024
[36]. Quatre scénarios « EgoMania », « Clash », « Balancing » et « Mind Control »
[37] rassemblent et différencient les évolutions probables des valeurs partagées par la population suisse et décrivent leurs conséquences sur l’emploi, la consommation, la société et la politique. Les trois premiers d’entre eux ont servis de base à la présentation, intitulée
L’État du futur
[38], que ce dernier a donnée en janvier 2005 aux hauts fonctionnaires fédéraux participants à un colloque organisé par l’Office fédéral du personnel autour de la question suivante : à quoi la Suisse et son appareil d’État ressembleront-ils dans le cas favorable où la raréfaction des ressources sera correctement prise en compte en terme de stratégie et dans son cas contraire ?
La majorité des intervenants suisses de cette conférence européenne sont avant tout investis dans le monde des affaires et ont une forte orientation marketing. Par exemple, un des fondateurs de cet événement, le cabinet « moderning » de Zürich dirigé par Monika Herrmann s’attache à déceler les signaux et identifier les tendances sur les marchés, où ses clients sont présents, afin qu’ils puissent mettre en place une stratégie d’innovation qui sera couronnée de succès. Par ailleurs, la Fondation Avenir Suisse, le think tank fondé par quatorze des plus importantes multinationales du pays a placé les développements économiques, sociaux et politiques de la Suisse au cÅ“ur de ses préoccupations. Aujourd’hui, elle se concentre sur deux thèmes principaux, « Croissance et productivité » et « Efficacité des institutions », après avoir traité de la « Société vieillissante » et d’« Éducation et Innovation ». Une de ses dernières productions est intitulée Réformes en Suisse : le bien et l’ennemi du mieux et est la seconde édition de la série « Baromètre des réformes D-A-CH » publiée en collaboration avec les instituts de recherche partenaires, Institut der Deutschen Wirtschaft Köln et Wirtschaftskammer Österreich. Elle met en avant le fait que le pays profitant d’une prospérité enviable, il se montre moins enclin, comparativement à ses voisins, à réformer sa politique économique. Selon ses auteurs, le besoin de réforme se fait surtout sentir en matière de politique sociale. Durant la période de 2002 à 2006, l’Autriche et Allemagne ont démontré une plus grande volonté de réformer que la Suisse.
[(1)]
En vertu de l’article 180 de la Constitution fédérale, « le Conseil fédéral détermine les buts et les moyens de sa politique gouvernementale. Il planifie et coordonne les activités de l’État ».
[(2)]
OCDE (2006), « La réforme de la réglementation en Suisse : la capacité du gouvernement à produire des réglementations de grande qualité »,
Examens de l’OCDE de la réforme de la réglementation, p.12.
[(3)]
hhhhhttp:// wwwwww. admin. ch/ br/ themen/ fuehren/ 00009/ index. html? lang= fr.
[(4)]
Une partie de l’activité de gestion et de planification des consultations publiques de ce service peut faire penser en France à celle de la Commission nationale du débat public (CNDP), autorité administrative indépendante, qui après avoir été créée en 1995 par la loi dite « Barnier » a vu son champ de compétence élargi en 2002 (Loi 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité).
[(5)]
Chancellerie fédérale (2001), Modell "BK 4PLUS", Berne et OCDE (2006), « La réforme de la réglementation en Suisse : la capacité du gouvernement à produire des réglementations de grande qualité »,
Examens de l’OCDE de la réforme de la réglementation, p.15.
[(6)]
Carrel L. F. (2004),
Leadership in Krisen. Ein Handbuch für die Praxis.
[(7)]
Rapport final de l’exercice de conduite 2005 : Épidémie en Suisse. Cinq séminaires préparatoires d’une demi-journée ont permis aux participants à l’exercice 2005 d’acquérir les connaissances fondamentales nécessaires. La préparation, l’organisation et l’évaluation de cet exercice qui a eu lieu le 20 janvier 2005 visaient à analyser et à optimiser les systèmes de conduite de la Confédération selon trois axes : la coopération interdépartementale, la délimitation des compétences au sein de l’organisation et l’information et la communication en tant que parties intégrantes des processus de décision.
[(8)]
Une majorité des membres du service a produit des articles dans des publications spécialisées comme Die Volkswirtschaft ou dans des revues académiques.
[(9)]
hhhhhttp:// wwwwww. bk. admin. ch/ org/ bk/ 00351/ 00352/ index. html? lang= fr.
[(11)]
Placé sous la tutelle du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et du Département fédéral de l’économie (DFE), le Bureau pour l’intégration est l’équivalent du Secrétariat général aux Affaires européennes français.
[(12)]
Procédure par laquelle les départements intéressés commentent dans un rapport les propositions qu’un autre département entend soumettre au Conseil fédéral et dont le but consiste à éliminer les divergences avant la séance de ce dernier.
[(13)]
Commissions
ad hoc réunissant fonctionnaires et experts formées pour établir un rapport d’étude pour l’administration fédérale ou enquêter sur l’action de services administratifs ou d’acteurs non gouvernementaux.
[(14)]
hhhhhttp:// wwwwww. admin. ch/ br/ themen/ fuehren/ index. html? lang= fr.
[(15)]
Art. 146 LParl. Cet exercice n’est pas sans rappeler celui de la déclaration de politique générale d’un nouveau gouvernement en France.
[(17)]
« Planung unter NPM – ein Modell » in Brühlmeier D., Haldemann T., Mastronardi P. et Schedler K. (2001),
Politische Planung : Mittelfristige Steureung in der Wirkungsorientierten Verwalungsführung.
[(18)]
Chancellerie fédérale (2002),
Évolution des tendances et thèmes futurs de la politique fédérale. Condensé du rapport de l’État-major de prospective de l’administration fédérale.
[(19)]
Konjunkturforschungsstelle Eidg. Technische Hochschule - KOF ETH (2002),
Wirtschaftliche Rahmendaten der Bundesverwaltung.
Bericht 2001 zuhanden des Perspektivstabs (document en allemand du Centre de recherches conjoncturelles avec une synthèse en français).
[(20)]
OCDE (2006), « La réforme de la réglementation en Suisse : la capacité du gouvernement à produire des réglementations de grande qualité »,
Examens de l’OCDE de la réforme de la réglementation, p. 30.
[(21)]
Institut de hautes études en administration publique à Lausanne.
[(22)]
Widmer T., Landert C. et Bachmann N. (2000),
Evaluations-Standards der Schweizerischen Evaluationsgesellschaft (SEVAL-Standards).
[(23)]
Widmer T., Rüegg E. et Neuenschwander P. (2001),
Stand und Aussichten der Evaluation beim Bund, Universität Zürich, Institut für Politik-wissenschaft.
[(24)]
M. Cascioni dans sa correspondance du 9 mars 2007 ; et
Compte-rendu succinct de la 32e session du Comité de la gouvernance publique du 29 novembre 2005 à La Haye.
[(25)]
Comme le prouvent la section de Formation à la conduite stratégique, ou encore le Service d’analyse et prévention : le SAP est le service de renseignement intérieur en charge de l’analyse stratégique de l’ensemble de la sécurité intérieure de la Suisse. Secrétariat général du DDPS (2004),
Les services de renseignement suisses.
[(26)]
Communiqué de presse, 3 décembre 2001, Le Conseil fédéral présente son programme de législature.
[(27)]
GE-Pilote, projet d’analyse stratégique des prestations du Conseil d’État du Canton de Genève.
[(28)]
hhhhhttp:// wwwwww. ge. ch/ tribunaux/ doc/ options44. pdf.
[(29)]
Art. 170 de la (nouvelle) Constitution fédérale de 1999 et rapport du Groupe de contact interdépartemental « Évaluations de l’efficacité » (IDEKOWI) à la Conférence des secrétaires généraux.
[(30)]
Laubli M. (2004),
L’institutionnalisation de l’évaluation en Suisse, Université de Fribourg.
[(31)]
Rapport
De l’état de la Suisse et :
hhhhhttp:// wwwwww. bfs. admin. ch/ bfs/ portal/ fr/ index/ themen/ die_schweiz_in_ueberblick/ fuehrungsgroessen. html.
[(32)]
Nietlisbach A. et Haug W. (2001), « Statistische Indikatoren als Führungsinstrumente für die politische Planung : Ein Vorschlag zur Ergänzung der Legislaturplanung » in
Schweizerische Zeitschrift für Volkswirtschaft und Statistik, vol. 137, p. 407-438.
[(33)]
Chancellerie fédérale (2002),
Zwischenbericht „Indikatoren als strategische Führungsgrössen für die Politik“ (non publié).
[(34)]
Les indicateurs : instruments stratégiques de conduite pour la politique, Rapport du Conseil fédéral du 25 février 2004 en réponse au postulat « Création d’un système d’indicateurs en tant qu’instrument de conduite » (00.3225) de la Commission « Programme de la législature » du Conseil national (00.016 CN).
[(35)]
SWISSFUTURE - Swiss Society for Futures Studies.
[(36)]
Roos G. T. (2004),
Wertewandel in der Schweiz. 2004-2014-2024. Vier Szenarien.
[(37)]
« EgoMania » correspond à une évolution exacerbée de l’individualisme, « Clash » à celle d’une société où les conflits intergénérationnels autour de la répartition des richesses sont aggravés à cause d’une récession durable. Le scénario « Balancing » décrit une intégration harmonieuse de valeurs de réalisation de soi et d’un système de valeurs partagées. Enfin, « Mind Control » présente les conséquences d’un retour forcé à l’ordre moral dans un climat social profondément anti-libéral et empreint d’agressivité.
[(38)]
Roos G. T. (2005),
Der Staat der Zukunft – 3 Szenarien, EPA-Kolloquium 2005, 1er janvier 2005.
[(39)]
Beck A., Scharnagel B. et Mahlich J.-C. (2006),
Baromètre des réformes D-A-CH. Réformes en Suisse : Le bien et l’ennemi du mieux, 144 p.