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Humanisme et Entreprise

2009/4 (n° 294)


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Introduction

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« Une espèce d’émeute lente, dépourvue de relais sociaux capables de lui donner une forme collective ». Telle est la vision du sociologue [1][1] D’après François Dubet, Le Travail des Sociétés, Seuil... sur l’état de notre corps social. Le spectacle est moins décourageant pour les citoyens engagés dans la vie associative, au sein de plusieurs types de structure, où ils sont appréciés en tant qu’« entrepreneurs sociaux », « explorateurs spirituels » ou encore « travailleurs de l’intelligence ».

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Ce faisant, ils œuvrent à transformer la cohabitation conflictuelle individus/Société en une dynamique de co-éducation pacifique, qui s’avère contagieuse. Tant il est vrai que le progrès de la Société ne tient pas à des performances grandioses mais à un ensemble cohérent d’avancées modestes, qui renouvellent les mœurs et les opinions. La récente alliance entre préoccupations sociales et environnementales au sein du tissu associatif va dans ce sens. (cf. sites internet en annexe) terme traitement utilisé par Gardner par aptitude.

1 - La galaxie du « sans buts lucratifs »

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Il se crée annuellement dans notre pays quelque 80 000 associations «sans buts lucratifs » se réclamant de la loi de 1901, chiffre de quatre fois supérieur à celui des années 70. L’article 1 de cette loi leur autorise toutes les activités légales, à la condition que, dans ce contrat, les « personnes qui conviennent de mettre en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances, et leurs activités poursuivent un autre but que celui de partager des bénéfices. » A l’heure actuelle, ce sont les secteurs de l’humanitaire, de l’éducation, des loisirs et, plus récemment, de l’environnement qui recrutent le plus grand nombre d’adhérents.

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Le chiffre global de cette population à géométrie variable est difficile à évaluer avec précision car nombre d’organismes à préoccupations désintéressées se dispensent désormais de l’agrément préfectoral. Se passant volontiers d’autorités de type hiérarchique, de cotisations, de collectes de fonds et donc de budget, ils s’autogouvernent en « union libre » au moyen de collectifs d’animation cooptés. Ils communiquent sans frais sur des réseaux interactifs, à l’aide de mailing lists et confient à un site web le soin d’assurer leur visibilité.

2 - Privilégier les valeurs de la relation

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De prime abord, le nouvel esprit de la vie associative est assez proche de celui de la médiation car il entend privilégier au quotidien les valeurs de la relation interpersonnelle. D’où le style festif de ses manifestations, dont la priorité, selon témoignages recueillis sur le vif, est « de placer la joie de vivre au cœur d’un projet collectif, à l’exclusion de tout militantisme de type sacrificiel. » Chacun est invité à s’y rendre, non pas avec une ambition ou un point de vue personnel à défendre mais avec des ressources à partager, ce qui lui permettra « de recharger ses batteries à bloc, d’approfondir ses attentes et de les concrétiser dans un pas en avant. »

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Un message récemment diffusé sur plusieurs réseaux associatifs, dont le collectif « richesses » [2][2] www.produitinterieurdoux.org souligne en ces termes l’état d’esprit qu’il entend partager, selon les priorités suivantes :

  • Conscience de se sentir responsable et heureux d’offrir au monde ses rêves d’un futur abondant, harmonieux et pacifique.

  • Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant, le beau, le bon, le vrai et le vivant.

  • Côté organisateurs, on met l’accent sur le concept d’« intention fondatrice, qui, selon Laurence Baranski, « ne se résume pas à des mots. Elle est une vibration, une résonance qui touchent à la fois le cœur, la sensibilité, la raison. Elle nous fait plaisir. » (site Beija-Flor).

Et c’est sur cette longueur d’onde que les entrepreneurs sociaux de ce siècle animent des lieux de rencontre en forme de gîtes d’étape et de forums de discussion et non pas seulement des plateformes de luttes idéologiques. De ce fait, leurs alliances avec d’autres réseaux ne sont pas des pactes défensifs, « mais reposent sur une manière de s’accorder sur des enjeux afin d’être en harmonie avec des actions. » (ibidem)

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Les militants associatifs ne se contentent plus aujourd’hui du rôle d’intermittents, mais préfèrent s’investir dans une forme de mobilisation quasi permanente en faveur des causes de leur choix. Comme me l’a confié l’un d’entre eux « J’y pense tout le temps. Cette aventure attend de moi une présence vivante. Elle me donne à réfléchir et me rend vigilant au destin commun que nous incarnons. Jusqu’où ? pour qui ? est-ce une rencontre comme une autre ? ce sentiment est sans doute partagé par mes commensaux. » (ibidem)

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Ainsi naît une forme inédite de réflexe écologique, dont le site des « Dialogues en Humanité » donne cette définition : « L’écologie intérieure commence par soi-même et elle consiste à remettre en question nos comportements envers autrui, nous mêmes et aussi envers la Planète. C’est également le reflet de notre santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle. »

3 - Une préoccupation dominante, un système vivant

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Cette évolution doit beaucoup à la dynamique du Forum Social Mondial dont la dernière édition a réuni à Belem, en janvier 2009, 130 000 participants. Reprenant le cri « un autre Monde est possible », cher au Mouvement surréaliste des années 30, la présente génération lui donne audience dans le débat public, avec des mots d’ordre tels que :

  • En finir avec le saccage de la Planète,

  • Remplacer l’autorité hiérarchisée par l’intelligence collective,

  • S’investir dans la joie de vivre et les valeurs culturelles,

  • Enrichir l’humanité en soi-même,

  • Conjuguer développements personnel et social.

Comptant des alliés sur tous les nouveaux territoires de la vie associative, ces courants idéologiques inspirent le projet visant à créer, en 2010, un Forum social multipolaire sur l’ensemble du Bassin parisien. Alors que de telles initiatives y sont encore très rares, ses organisateurs entendent, par ce moyen, transformer notre capitale en une « métropole solidaire, » dans l’esprit de la charte de Porto-Alegre, édictée en 2001 par le Forum social mondial et dont voici un extrait : « Le FSM est un espace de rencontres ouvert visant à approfondir la réflexion, le débat d’idées démocratiques… en vue d’actions efficaces… de la société civile… qui s’opposent à la domination du monde par le capital… pour bâtir une Société planétaire axée sur l’être humain. »

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Bien que les dynamiques en émergence n’aient pas encore surmonté leurs défauts de jeunesse, leurs perspectives d’avenir sont indéniables. Voici ce qu’en pense Geneviève Esmenjaud, thérapeute Vittoz : « Oui, depuis quelque temps, ça bouillonne de partout dans la vie associative mais l’horizon de sa rénovation est encore incertain. Je ne suis pas pessimiste, mais mon pronostic est réservé. Nous sommes fragiles. Ce qu’il nous faudrait, c’est une vision claire de nos attentes et des enjeux d’une telle rénovation. Et aussi une formulation des comportements qui nous aiderait à avancer. Adhérer à une dynamique sans savoir où elle nous mène est démotivant. » (entretien avec l’auteur, avril 2009).

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Ce point de vue, largement partagé par les intéressés, m’inspire un commentaire sur l’état présent de la vie associative, qualifié de « très mental, très émotionnel et tout à fait joli » par ses partisans. Le jugement empreint d’humour du philosophe Michel Serres sur l’état de l’Union européenne, diffusé par France-Info, me semble être applicable aussi à l’état présent du système associatif. Je le cite : « l’Europe est un système qui fonctionne mal, mais plus un système est mal foutu, mieux il marche, je veux dire, plus il est vivant et cela seul doit compter ! »

4 - Surprise partie à l’auberge espagnole

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« Donnez-nous autre chose que ce que nous trouvons ailleurs et qui ne suffit plus à donner sens à notre vie » demandent nos contemporains, à la vie associative, aux fins de compenser les contraintes de leur vie au travail. « Bienvenue ici à tous ceux qui veulent changer le Monde » leur est-il promis en retour, avec cet engagement de la puissance invitante : « nos prestations sont proches de l’accompagnement individuel et du conseil méthodologique et ne relèvent pas de l’action politique. »

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Le néophyte devra s’attendre à un accueil du style « auberge espagnole», qui l’invitera à alimenter de ses ressources créatives la conduite du projet en genèse, selon la méthode du « voir, décider et faire ensemble. » Lui seront alors proposés des ateliers de réflexion à la carte, des débats et animations sur le mode ludique ou théâtral. Le climat de ces rencontres s’inspirera du principe actif à l’honneur chez les médiateurs « qui est mode de relation dans l’ouverture du cœur à l’autre, dans la rencontre non pas superficielle, polie, mais dans celle qui réchauffe l’âme. » [3][3] Jacqueline Morineau, « l’esprit de la Médiation » Erès,... C’est ainsi qu’après quelques mois d’incubation, l’intention fondatrice du Groupe en genèse pourra donner naissance à une dynamique de l’événement et gagner de nouveaux territoires à la vie associative, en forme de lieux d’accueil, tant sur le web que dans la société civile internationale.

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En ce domaine, l’expérience originale menée par le Congrès itinérant Intitulé : « Et si la beauté pouvait sauver le Monde » est sans doute l’une des plus réussies de ce panorama. Elle a rassemblé depuis 1993 plusieurs centaines de participants venus de 23 pays et des horizons les plus variés, pour des temps de fête, de travail et de ressourcement, Selon Claire Fabre, sa cofondatrice : « Ce congrès n’est ni un mouvement, ni une association. C’est un courant, un souffle, une interpellation qui oriente progressivement le chemin de ceux qui en sont à la fois la source et le réceptacle. »

5 - Vers une nouvelle phase de l’Histoire ?

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La portée et l’enjeu de ces dynamiques en émergences ne manquent pas de susciter l’intérêt croissant de la communauté scientifique. Sur le fond, celle-ci donne raison au précurseur René Macaire, fondateur du réseau Espérance, qui fut l’un des premiers a discerner que « celui qui laisse les valeurs de relation l’emporter sur ses désirs de promotion individuelle, non seulement amorce un profond changement intérieur, mais de plus tend à l’harmonie avec ceux qui l’entourent. » [4][4] La Mutance, clé pour un avenir humain, l’Harmattan,...

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L’historien Emmanuel Todd, tout en déplorant le retard pris en la matière en Europe, va plus loin dans le même sens, quand il pressent que « le dépassement conscient de l’intérêt individuel témoigne d’un saut qualitatif de la conscience humaine… qui peut être le début d’ une nouvelle phase de l’Histoire. » [5][5] Après la Démocratie, Seuil, 2008 Force nous est de constater que l’ambition du contrat associatif de deuxième génération ouvre bel et bien des perspectives de cet ordre. En effet, alors que ses prédécesseurs se contentaient de faire ratifier, une fois pour toutes des clauses prédéterminées, le projet associatif ci-dessus conduit les partenaires qui s’y rallient à devenir les auteurs de la raison d’être du projet qui les réunit et cela durant toute la durée de sa vie.

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Ce scénario leur donne un pouvoir accru sur la conduite de leur destin et leur fait vivre une aventure passionnante, comme l’Histoire humaine sait en susciter lors de certaines étapes clés. La première d’entre elles, (que l’on me pardonne ce raccourci) a été marquée par l’avènement du couple familial, uni dans l’amour charnel (Eros) ; La deuxième a vu l’avènement de l’empathie et de l’amour du prochain (Agapè) qui a consolidé les liens au sein de la vie de société. Le fait nouveau d’aujourd’hui, c’est qu’un milieu composite et sans compétences vérifiables a priori en la matière puisse réussir une performance que notre appareil institutionnel n’a ni le courage, ni les moyens d’affronter. Performance consistant à assumer des responsabilités accrues dans la conduite de la vie sociale, et donc de dépasser les limites traditionnelles du destin individuel dévolu à chacun.

6 - Pouvoir et savoir du non-expert

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Tel est l’événement dont peuvent témoigner, après séjour en milieu associatif alternatif, les « non-experts » ayant finalisé un projet sur le mode coopératif, sans être obligés de recourir pour ce faire à l’autorité d’experts problématiques. L’absence de solutions « venues d’en haut », loin d’être déstabilisante, s’est avérée stimulante : « plus important encore, » ont constaté certains d’entre eux, « nous avons appris, malgré nos divergences, à coopérer durablement entre nous et avec d’autres dans l’exercice de cette responsabilité de nature sociale qui nous avait échappé jusqu’ici. »

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Tel est aussi le genre de découverte que le milieu associatif de deuxième génération permet à de simples citoyens. Ce dont se félicite un François Dubet, dans son ouvrage précité : « dans une société définie comme un travail, l’activité des acteurs n’est pas seulement une conséquence, elle est véritablement une création. Au fond, l’expérience sociale est déjà une manière singulière de fabriquer la société et de faire « naturellement » le travail des sociologues. »

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Soulignant le rôle décisif du « non-expert » dans notre Société, le philosophe Michel Serres [6][6] Forum science recherche et société, Collège de France,... prolonge cette perspective : « Nous assistons aujourd’hui à un renversement de la présomption de compétence dans presque tous les domaines. Ce sont maintenant les « non experts » qui ont de meilleures chances que les experts de parvenir au résultat recherché. »

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Cette intuition est à l’origine, voici une vingtaine d’années, du recours aux « Conférences de citoyens », à l’initiative d’organismes publics en panne de solution pour des dossiers concernant par exemple la santé publique et la vie de la cité. Ces conférences réunissent durant plusieurs mois un panel d’une vingtaine de membres, tous profanes et recrutés, comme nos jurys d’assises, par tirage au sort. II est demandé à ces volontaires, après une information documentaire solide, écrite et orale, de se prononcer sur les options qui leur sont soumises. Dans ce cas, le rôle des experts s’efface volontairement mais garde beaucoup de son importance car ce sont eux qui choisissent les dossiers à soumettre aux conférences, ce sont eux qui élaborent leur documentation et qui statuent sur les préconisations qui leur sont faites par les citoyens.

7 - Pour une éthique de la vie associative contemporaine

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Par comparaison, le degré de liberté des « non-experts » présents dans la vie associative apparaît bien supérieur à celui accordé aux conférences de citoyens, (dites aussi de consensus). Mais ils y souffrent de contraintes inconnues à ces dernières, puisqu’ils demeurent dans l’incertitude de leur utilité finale et doivent eux-mêmes assumer leur formation. Ajoutons que le concept discutable de « désaccord fécond », censé pallier les inévitables conflits interpersonnels de la vie en collectif, ne supplée pas à l’absence, quasi générale dans ce cadre de dispositifs de médiation efficaces.

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Autre lacune anachronique dans le milieu associatif : l’absence de dispositions permettant à ses apporteurs d’idées d’y bénéficier d’un statut équitable. Certes ces instances, de par leurs ambitions originales, offrent à ces créatifs un champ d’observations privilégié et l’occasion de rencontres heureuses et « monnayables» dans d’autres sphères. Mais ce n’est pas une raison pour les exposer sans défense aux manquements éventuels de clients partenaires parfois capricieux ou peu scrupuleux.

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Ces observations plaident pour l’avènement d’une « éthique de la vie associative », qui tienne compte, mieux que la loi de 1901 aujourd’hui lacunaire, de ses enjeux actuels et lui permette d’atteindre cette « haute qualité démocratique », dont elle aspire à donner l’exemple. L’avènement de cette éthique devrait notamment améliorer l’usage d’internet au sein du milieu associatif, actuellement erratique. On sait que ce nouvel outil permet à tout un chacun de se rencontrer sur un point d’intérêt commun, mais sans faire connaissance autrement que virtuellement, c’est-à-dire sur le mode de l’évitement et de l’anonymat, tous facteurs d’isolement. La création de « réseaux dits sociaux et de leur potentiel infini de contacts, encore plus mal définis que ceux à vocation associative » comme le déplore André de Peretti, n’améliore certes pas la situation. (Entretien avec l’auteur, mai 2009.)

8 - Un invité surprise : le Beau

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Ces réserves n’empêchent pas les participants à la vie associative d’y apprécier la liberté de parole et le pouvoir d’interpellation dont ses réseaux les font bénéficier. C’est ainsi que l’un d’entre eux, auquel je participe, a reçu cette année, par mail, d’une de ses abonnés, Françoise Navard, la question stimulante suivante : « savons nous accueillir la beauté ? ». La présence de cette invitée surprise m’a accompagnée durant les rencontres qui ont émaillé la préparation de cet article et j’en ai progressivement décrypté le message silencieux, explicitable en ces termes : contrairement à l’opinion commune, le rôle de la Beauté dans nos vies relève au moins autant de l’ordre spirituel que de celui du visible et c’est à cette condition « que la Beauté sauvera le monde », comme l’espérait un Dostoïevski.

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Or s’il est possible au Beau de s’inviter chez qui bon lui semble, la réciproque est soumise à des conditions. que les responsables associatifs sensibles à cette préoccupation, tel Philippe Riché, du réseau Espérance, définissent en ces termes : « vivre la beauté, c’est apprendre à voir, à ouvrir les yeux, c’est une éducation du corps et de l’âme à traduire dans tous les gestes de la vie quotidienne. » Site www congresbeaute.org

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Le présent travail m’a permis de constater que l’exigence du Beau gagne du terrain dans l’opinion, y compris dans la sphère économique. J’en ai eu le témoignage lors d’un colloque organisé en juillet dernier par l’UPIM (Union professionnelle indépendante de la médiation) en écoutant M.Hervé Lainé, président du Cercle d’Ethique des Affaires, pionnier dès 1993 dans la défense de cette cause au sein de la vie professionnelle.

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Les principes qui structurent l’activité de son Cercle a-t-il souligné, « sont inspirés par la recherche du vrai en chacun des domaines suivants : humanisme (le bien), qualité (le bon), eco-efficience, enfin esthétique (le beau). » Pour M Lainé, « l’éthique, est une esthétique du comportement et ne concerne pas seulement la personne humaine mais elle impose aussi le respect de notre patrimoine planétaire », intuition dont il a l’intention d’expliciter la portée au cours de travaux prochains.

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Il est clair que l’ampleur des défis que notre Planète devra surmonter, si elle veut survivre, mérite des développements qui dépassent le cadre de cet essai. En guise de conclusion, je fais mienne cette préconisation du pédagogue Pierre Rabhi, fondateur de Colibris, mouvement pour la Terre et l’Humanisme : « Ce qu’il nous faut, c’est une réforme de l’éducation qui révèle à l’enfant les richesses, l’énergie et la beauté qu’offre le monde à son alliance vitale et non à son avidité insatiable et destructive. » Site : www.colibris-lemouvement.org


Bibliographie

  • Ouvrages et revues

    • Pierre CALAME, essai sur l’économie, Editions Charles Léopold Meyer, 2009
    • Pierre-Yves CUSSET, dossier individualisme et lien social, Problèmes politiques et sociaux, La Documentation Française, 2005
    • Alter-démocratie, alter-économie, chantiers de l’espérance, ouvrage collectif, revue du MAUSS n°26, 2005
    • Jean Louis LAVILLE, (dir) Association, démocratie et société civile, La Découverte- MAUSS-CRIDA 2001
    • Jean-Michel LE BOT, Aux fondements du « lien social », introduction à une sociologie de la personne, l’Harmattan, 2004
    • Nicole VAN DER ELST, Laurence Baranski, (dir) Livre blanc A la découverte de la personne socialement responsable, Interactions transformation personnelle/transformation sociale, 2006
    • Patrick VIVERET, Reconsidérer la richesse, Editions de l’Aube, 2002
    • Chico WHITAKER, Changer le monde, Editions de l’Atelier, 2006
  • Articles récents

    • Jean MERCIER, Une société sans visibilité, Liaisons sociales magazine, 06/09.
    • Amélie POISSON, L’association Attac investit le champ de l’écologie, Le Monde, 26.8.09.
    • Réseaux Espérance, Bulletin trimestriel) « Les nouvelles réponses de la sagesse », printemps 2009
    • Alice SINDZINGRE, La prééminence du lien social, Le Monde, 26.2.08.
  • Sites internet

Notes

[1]

D’après François Dubet, Le Travail des Sociétés, Seuil 2 009

[3]

Jacqueline Morineau, « l’esprit de la Médiation » Erès, 1999

[4]

La Mutance, clé pour un avenir humain, l’Harmattan, 1989

[5]

Après la Démocratie, Seuil, 2008

[6]

Forum science recherche et société, Collège de France, 20.6.2009

Résumé

Français

Une civilisation à la dimension planétaire interactive et culturellement métissée est en parturition, remodelant nos paysages associatifs et institutionnels. De recompositions en renouveaux, que peut-on en attendre pour la cohésion de notre corps social, en danger d’effritement ? peut-on la restaurer sur des bases solides ? les fourmis de la solidarité répondent par l’affirmative, en unissant leurs ressources dans des pactes civiques et écologiques. Mais leurs horizons sont encore incertains.

Mots-clés

  • écologie sociale
  • lien social
  • vie associative

English

An interactive civilization with planetary dimension and culturally crossed is in parturition, reorganizing our associative and institutional landscapes. Between recombinings and revivals, what can one expect for the cohesion of our social body, in danger of crumbling ? Can one restore it on solid bases ? The ants of solidarity answer by the affirmative, linking their resources in civic and ecological pacts. But their horizons are still dubious.

Keywords

  • social cohesion
  • social ecology
  • non-profit activities

Plan de l'article

  1. Introduction
  2. 1 - La galaxie du « sans buts lucratifs »
  3. 2 - Privilégier les valeurs de la relation
  4. 3 - Une préoccupation dominante, un système vivant
  5. 4 - Surprise partie à l’auberge espagnole
  6. 5 - Vers une nouvelle phase de l’Histoire ?
  7. 6 - Pouvoir et savoir du non-expert
  8. 7 - Pour une éthique de la vie associative contemporaine
  9. 8 - Un invité surprise : le Beau

Pour citer cet article

van der Elst Nicole, « Les nouveaux territoires de la vie associative », Humanisme et Entreprise 4/2009 (n° 294) , p. 97-104
URL : www.cairn.info/revue-humanisme-et-entreprise-2009-4-page-97.htm.
DOI : 10.3917/hume.294.0097.


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