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Questions posées à la sociabilité des intellectuels - Séminaire de l'École Doctorale coordonné par Jean-Luc Chappey et Stéphane Van Damme

Vous consultezLa géographie des voyageurs à la fin du Moyen Âge

AuteurGuillaume Bourel[*] [*] Prépare actuellement une thèse sous la direction de Paul...
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du même auteur



Les récits de pèlerinage en Terre Sainte des XIVe et XVe siècles, auxquels se limitera le présent article, représentent au total un corpus de cinquante récits[1] [1] Voir l’annexe. ...
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. Pour des raisons qui tiennent en grande partie au contexte politique en Terre Sainte et aux rapports qu’entretiennent les Chrétiens avec les autorités musulmanes, leur nombre varie au cours de ces deux siècles : un premier temps fort correspond aux années 1280-1346 avec huit récits[2] [2] Surtout à partir de 1322, une fois que Jacques II d’Aragon...
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, puis seulement quinze de 1350 à 1460, et enfin une inflation avec vingt-sept récits pour les seules quarante dernières années du XVe siècle. Ces variations s’accompagnent par ailleurs d’une évolution sociologique : les pèlerins du XIVe siècle sont à 60% des Franciscains ou des Dominicains, alors qu’il s’agit, à une écrasante majorité, de laïcs au siècle suivant, essentiellement des chevaliers, de nombreux marchands ou notaires.

2 Il convient de souligner que leurs voyages, mais aussi leurs récits, ont avant tout des motivations religieuses. Il n’est pour autant pas illégitime d’y voir le récit de géographes de terrain car le genre connaît une évolution importante au XIVe siècle. Jusqu’au XIIIe siècle, il s’agissait en fait de guides de pèlerinage rédigés sur une mode impersonnel et laconique : des nomenclatures de villes, de lieux saints et les indications des distances à parcourir. Ces guides se limitaient presque exclusivement à une descriptio terrae sanctae. À partir du XIVe siècle, le récit proprement dit prend le pas sur le guide. L’auteur émaille son texte d’anecdotes personnelles et d’observations. Dès lors le récit se divise en deux parties que le style et le contenu distinguent très nettement : d’une part, un guide de pèlerinage en Terre Sainte, de ses lieux saints, souvent accompagné des prières appropriées, et d’autre part, le récit de la traversée de la Méditerranée, de l’Égypte et du Sinaï. En 1323, Simon Siméon, puis Guillaume de Boldensele en 1336, inaugurent cette nouvelle formule car ils sont obligés de faire ce détour pour obtenir un sauf-conduit du sultan mamelouk Malik al-Nasir afin de se rendre en Terre Sainte. Par la suite les pèlerins le font davantage par choix personnel.

3 Nos pèlerins des XIVe et XVe siècles sont déjà des géographes de terrain, avec des pratiques d’observations propres et parfois des curiosités stéréotypées, apportant une dimension nouvelle à la Géographie de cabinet médiévale. Mais peut-on pour autant autonomiser un savoir spécifique déterminée par une pratique du pèlerinage en Terre Sainte ? Y a-t-il véritablement une géographie des voyageurs ? Réinvestir l’usage qui a pu être fait de la notion de sociabilité par les historiens des pratiques culturelles dans l’étude de cette pratique de voyages peut apporter certains éléments de réponse. À propos des voyages et des collections des naturalistes du XVIIIe siècle, Krzysztof Pomian a montré comment l’évolution des rapports cognitifs avec la nature "s’insère dans toute une sociabilité, et les produits des voyages au loin ou des promenades dans le proche voisinage : collections d’une part, informations, découvertes, hypothèses, de l’autre, fournissent matière à un échange tantôt oral, tantôt épistolaire, qui dessine les réseaux le long desquels circulent les textes et les objets"[3] [3] K.  Pomian, "Collectionneurs, naturalistes et antiquaires",...
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. Tout en se gardant de déformer la motivation première, ici dévotionnelle, des récits de pèlerins, un tel usage de la notion de sociabilité et de réseaux fournit effectivement un outil méthodologique permettant de mieux identifier, pour la période et le corpus qui nous intéressent, une forme de géographie spécifique, même s’il n’y a pas de lieux et de formes de sociabilité institutionnalisés et que l’interaction entre voyageurs se fait le plus souvent par récit interposé, lu et recopié.

Des géographes de terrain

4 Timidement encore à la fin du XIIIe siècle, et de façon plus nette ensuite, les récits de pèlerins voient se répéter des objets de curiosité qui deviennent de véritables clichés : les crocodiles du Nil, les pyramides de Guizeh… pour n’évoquer que ceux qui peuvent sembler les plus anecdotiques. Leur énumération serait fastidieuse, mais le fait que l’on peut identifier des procédés d’observation récurrents, parfois même revendiqués comme une méthodologie consciemment suivie par le pèlerin dans ses descriptions, est particulièrement significatif.

5 Le premier de ces procédés consiste dans la recherche de points de vue panoramiques. Déjà en 1285, Buchard de Mont-Sion déclarait que pour ce faire il avait cherché à "se tenir soit sur certains monts, soit sur les lieux qui s’y prêtaient"[4] [4] Descriptio Terrae sanctae, in Peregrinatores medii aevi...
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. C’est ce qu’il appliquait d’ailleurs à Jérusalem, "ville, écrit-il, située en un lieu très élevé ; et de là on voit toute l’Arabie, les monts Abarim, Nebo et Phasga et les plaines du Jourdain, Jéricho et la mer morte jusqu’au désert de Petra"[5] [5] Ibid. , p.  72. ...
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. La même technique d’observation panoramique est reprise par Simon Siméon à propos du Caire : "Au nord de la ville, presque à un mille, la ville de Babylone s’étire sur ledit fleuve. À l’opposé, vers l’ouest il y a une île oblongue dans ce fleuve (…). Dans le désert qui est à l’est de la ville, à presque un mille, on trouve le cimetière sarrasin (…)"[6] [6] Itinerarium Symonis Semeonis ab Hybernia ad Terram Santam,...
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. On peut supposer qu’il profite de sa navigation sur le Nil, faute ici d’un site d’observation élevé, pour donner une vue panoramique encore plus précise que dans le cas de Jérusalem pris par son prédécesseur puisque distances et orientations sont cette fois-ci données. En 1480, ce sont l’Anonyme parisien, Pierre Barbastre, Santo Brasca et Félix Faber, qui, voyageant ensemble, donnent tous trois une vue d’ensemble de Venise, décrivant son site, son paysage urbain et ses canaux. Mais seul l’Anonyme nous dit que pour cela il est monté au sommet du clocher de Saint-Marc.

6 Ce souci d’une observation panoramique relève finalement de celui d’une visualisation qui se veut cartographique. Le même Buchard de Mont-Sion explique également qu’il a organisé sa description à partir d’un point central, en l’occurrence Acre et non Jérusalem comme l’on pourrait s’y attendre, et que, de là, il a tracé quatre lignes suivant les points cardinaux, délimitant ainsi quatre régions qui formeront les quatre divisiones de son récit[7] [7] Ibid. , p.  20. ...
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. Il n’est pas certain qu’il se soit pour autant servi d’une carte ; cette démarche correspond sans doute aux contraintes imposées par les musulmans aux pèlerins qui se voient cantonnés à Acre et, de là, rayonnent jusqu’aux lieux saints où leur visite est strictement limitée. Cependant, cette pratique débouche sur un degrés d’abstraction géographique inédit dans ce type de littérature[8] [8] On peut sans doute rapprocher cette démarche des innovations...
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, et repris pour l’Égypte par d’autres voyageurs qui, à partir du Caire, dessinent à grand traits les contours du pays, les principales directions et distances jusqu’aux autres villes, à la Mer Rouge, au Sinaï…

7 Enfin, à partir de Simon Siméon, le pèlerin est capable de donner les distances qui séparent tels et tels lieux visités, non plus en jours de marche comme dans les guides précédents, mais en usant d’un arsenal de mesures de plus en plus précis et varié. Mais surtout, il note les distances parcourues lors de la traversée maritime qui le mène en Terre Sainte, ce qui relève d’une connaissance technique plus spécifique et qui leur est a priori étrangère. Simon Siméon donne la distance entre chaque escale, mais aussi les distances qui séparent les rives de la Méditerranée (500 milles de Candie à Alexandrie par exemple) ou les îles de la Méditerranée et la circonférence de celles-ci : 500 milles pour la Crête. Et de préciser qu’il tient cette donnée secundum marinarios insulas maris describentes[9] [9] Op.  cit. , p.  44. ...
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, ce qui pourrait s’entendre comme une information que lui ont appris les marins qui l’accompagnent, mais également comme un chiffre qu’il aurait tiré "d’une description des marins", à savoir une carte nautique, ou plus sûrement un portulan. Ces connaissances maritimes semblent si bien assimilées au siècle suivant que l’Anonyme parisien et Pierre Barbastre donnent dans leurs deux récits des mesures exactement identiques pour les distances séparant les douze escales qu’ils firent de Venise à Chypre.

8 Au total, le voyage est l’occasion de mettre en œuvre des procédés originaux d’observation du paysage, des sites, ou des formes du relief. Par ailleurs, toutes les précisions et les correspondances en matière de mesure de distances témoignent de l’existence d’un savoir commun des marins[10] [10] P.  Gautier-Dalche, "Les savoirs géographiques en Méditerranée...
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sur l’éloignement des points importants de la Méditerranée et de leur assimilation par les voyageurs, peut-être par leurs discussions avec les marins qu’ils côtoient, mais plus sûrement par la consultation de portulans.

La pratique du récit de voyage insérée dans un réseau informel de sociabilité intellectuelle

9 Dans le dernier quart du XVe siècle, quand gonfle la production de récits de pèlerinage, ce dernier est devenu une aventure collective. Pour des raisons de sécurité, en l’occurrence la présence turque en Méditerranée orientale, les autorités vénitiennes n’autorisent qu’une liaison Venise-Jaffa par an effectuée par deux ou trois galères spécialement équipées pour dissuader les Turcs, et qui embarquent en moyenne une centaine de pèlerins. Ils sont ensuite pris totalement en charge à leur arrivée par les franciscains. C’est ainsi qu’en 1480, alors que les Turcs assiègent Rhodes, seule la galère pèlerine d’Augusto Contarini est autorisée à embarquer en juin une soixantaine de pèlerins dont quatre nous ont laissé un récit : Pierre Barbastre, l’Anonyme parisien, le chancelier de Ludovic Sforza, Santo Brasca, et le frère dominicain d’Ulm Félix Faber[11] [11] Pour le XVe siècle, cinq pèlerinages nous...
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.

10 Or, en ce XVe siècle, les observations géographiques et les connaissances techniques que l’on vient de décrire deviennent systématiques dans les récits. Même si ces voyageurs sont d’horizons géographiques assez variés, le voyage et la rédaction de son récit deviennent l’occasion à la fois d’afficher un savoir géographique commun et de revendiquer des références culturelles propre à cette littérature.

11 Un des meilleurs exemples de cette connaissance géographique partagée et systématisée est la capacité que nous avons soulignée à donner des mesures nautiques précises. On a vu Pierre Barbastre et l’anonyme parisien donner les mêmes distances. Mais leurs compagnons de voyage, Félix Faber et Santo Brasca, ont eu le même souci partagé par tous les voyageurs de cette époque. À ceci près que les données chiffrées diffèrent. Les raisons peuvent en être multiples : quel mille est utilisé ? S’agit-il de distance d’itinéraires par terre ou par mer, en ligne droite ou en suivant les courbes de la côte ?… Mais finalement ces écarts sont tout aussi révélateurs : tous ont reproduit l’habitude de donner ces distances, et pour cela ont eu accès à des portulans, des guides ou plus sûrement des récits de pèlerinages antérieurs, mais visiblement différents.

12 Et c’est là la seconde caractéristique de l’attitude de ces pèlerins : les copies, les emprunts entre récits enflent au point d’aboutir parfois à de véritables compilations comme le texte de Breydenbach en 1483, et encore davantage au début du XVIe siècle. L’emprunt est parfois avoué : Félix Faber, en introduction du récit de son pèlerinage de 1483, nous avertit qu’il a trouvé dans la bibliothèque du couvent d’Ulm le texte de Buchard de Mont-Sion. La même année, Joos van Ghistele cite Ludolph de Sudheim. En 1394, Nicolas de Martoni nous disait déjà qu’il s’était servi d’un de ces guides. Or ces références explicites ne sont pas anodines car, somme toute rares, elles marquent une rupture avec les références des voyageurs du siècle précédent. Au XIVe siècle, le pèlerin citait à la limite une Auctoritas. La citation était alors également le signe d’un savoir acquis au sein de son ordre : un franciscain comme Simon Siméon ne cite explicitement que Barthélemy l’Anglais quand le dominicain Guillaume de Boldensele se réfère, lui, à Albert le Grand. Le voyageur du XVe siècle cite maintenant les autres voyageurs.

13 Le recensement des fonctions dont l’auteur semble investir ces emprunts fait apparaître deux cas de figure. Il s’agit le plus souvent de décrire un paysage, une ville, ou autres, que le pèlerin n’a pas pu voir, dans le souci, donc, d’être aussi complet que les autres récits. Dans les autres cas, ils complètent l’information sur certains lieux effectivement visités mais pour lesquels on préfère reprendre des descriptions et surtout des explications qui sont devenus de véritables topoï. Celui des eaux de la Mer Rouge en est un bon exemple. Jusqu’au début du XIVe siècle, les rares voyageurs qui l’évoquent assurent, sous la force de la tradition, que c’est la couleur de ses eaux qui lui vaut ce nom. Guillaume de Boldensele inaugure en 1336 une nouvelle explication ; nouvelle seulement pour un pèlerin puisque c’est celle que donnait déjà, entre autres, Barthélemy l’Anglais[12] [12] Livre des proprietez des choses, traduit par J.  Corbechon,...
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 : "Non est autem hoc mare rubeum in hac parte nec fundus rubeus, sed in omnibus assimilatur ceteris maribus, potest tamen esse quod ibi aliqua ejus parte alibi gleba ejus sit rubea, et ob hoc totum illud brachium mare rubrum seu rubeum appelatur"[13] [13] Liber de quibusdam ultramarinis partibus et pracipue de...
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. Il ne fait alors que renouveler de façon durable le topos puisqu’on retrouve la même explication, parfois mot pour mot dans les récits postérieurs. L’Anonyme de Rennes, plus d’un siècle après écrit ainsi : "Combien qu’on die la Mer Rouge, toutesfois l’eau est pareille de l’autre mer, mais les sables, grève et pierres, estans dedans sont plus rouges que ailleurs"[14] [14] Récit édité par B.  Dansette, "Les pèlerinages occidentaux...
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. Si elles sont résumées, ces précisions sont vraisemblablement inspirées de celles de Boldensele, puisqu’elles se poursuivent, dans la phrase qui suit, par l’évocation des coquillages que l’on trouve sur les rivages de la Mer Rouge et dont on tire un fard exceptionnellement blanc, exactement comme dans le texte du dominicain. Quand il s’agit d’expliquer un phénomène, le voyageur s’en réfère donc à ses prédécesseurs comme garants de la crédibilité de son propre témoignage.

14 En marge d’une approche érudite et descriptive des connaissances géographiques des voyageurs, en relisant cette pratique en étant attentif à ces interactions, ces formes de reconnaissance intellectuelle au sein d’un groupe certes composite, on peut identifier un lieu d’enracinement d’une géographie renouvelée par l’observation et les connaissances techniques des milieux marchands et marins, et sa diffusion dans un milieu urbain, italien, flamand ou germanique ; un milieu intellectuel d’abord essentiellement Mendiant, relayé au XVe siècle par un réseau informel, urbain, cultivé et laïc dont les contours restent à cerner. Cette démarche ne vaut en tout cas que si l’on recourt à la notion de forme de sociabilité uniquement comme l’outil d’une lecture d’historien de la géographie qui ne mésestime pas pour autant que ces récits restent avant tout motivés par la dévotion.

Annexe

Annexe

Liste des Pèlerins

15 1285 Buchard de Mont-Sion

16 1286 Ricoldo da Monte Croce

17 1323 Simon Siméon

18 1335 Jacques de Vérone

19 1336 Guillaume de Boldensele

20 1336 Ludolph de Sudheim

21 1344 Anonyme anglais

22 1346 Niccolo da Poggibonsi

23 1384 Lionardo Frescobaldi

24 1384 Gucci

25 1384 Sigoli

26 1394 Nicolas de Martoni

27 1395 Ogier d’Anglure

28 1403 Ghillebert de Lannoy

29 1418 Nompar de Caumont

30 1419 Anonyme français

31 1436 Georg Pfintzing

32 1449 Stephen von Gumpenberg

33 1454 Georg von Ehingen

34 1458 Gagriele Capodilista

35 1458 Roberto da Sanseverino

36 1458 W. Wey

37 1461 Guillaume de Thuringe

38 1464 Sebaldt Rieter

39 1470 Anselme Adorno

40 1470 Ulricht Brunner

41 1472 Ulrich Leman

42 1480 Anonyme parisien

43 1480 Pierre Barbastre

44 1480 Santo Brasca

45 1480 (et 1483) Félix Faber

46 1481 Paul Walther de Guglingen

47 1483 Joos van Ghistele

48 1483 Georg von Gumppenberg

49 1483 Bernhard von Breydenbach

50 1484 Francesco Suriano

51 1484 Claes van Dusen

52 1486 Anonyme de Rennes

53 1486 G. Lengherand

54 1486 Conrad Grünemberg

55 1486 Girolamo Castiglione

56 1487 N. le Huen

57 1490 Philippe de Voisins

58 1490 Jehan de Cucharmoys

59 1491 Dieter von Schachten

60 1492 Peter Fassbender

61 1493 Hans Schneider

62 1494 Canon Pietro Casola

63 1496 Peter Rindfleisch

 

Notes

[ *] Prépare actuellement une thèse sous la direction de Paul Benoît, La Culture des Voyageurs occidentaux XIIIe-XIVe siècle.Retour

[ 1] Voir l’annexe.Retour

[ 2] Surtout à partir de 1322, une fois que Jacques II d’Aragon eut obtenu du sultan Al-Nasir l’autorisation faite aux Dominicains, puis aux Franciscains, de fonder un centre d’hébergement à Jérusalem.Retour

[ 3] K. Pomian, "Collectionneurs, naturalistes et antiquaires", in Collectionneurs, amateurs et curieux, Paris, 1987, p. 249.Retour

[ 4] Descriptio Terrae sanctae, in Peregrinatores medii aevi quatuor, J. C. M. Laurent éd., Leipzig, 1864, p. 20.Retour

[ 5] Ibid., p. 72.Retour

[ 6] Itinerarium Symonis Semeonis ab Hybernia ad Terram Santam, M. Esposito éd., Dublin, 1960, p. 84.Retour

[ 7] Ibid., p. 20.Retour

[ 8] On peut sans doute rapprocher cette démarche des innovations pédagogiques en matière de commentaire de cartes géographiques étudiées par P. Gautier-Dalche in La "Descriptio mappe mundi" d’Hugues de Saint-Victor, Études Augustiniennes, Paris, 1988, et plus particulièrement p. 101-106.Retour

[ 9] Op. cit., p. 44.Retour

[ 10] P. Gautier-Dalche, "Les savoirs géographiques en Méditerranée chrétienne (XIIIe siècle)", in La scienze alla corte di Federico II, Micrologus, Turnhout, 1994, vol. II.Retour

[ 11] Pour le XVe siècle, cinq pèlerinages nous sont connus par les témoignages de plusieurs pèlerins ayant voyagé ensemble. Outre le cas cité ici, ce sont le pèlerinage de 1384 relaté par Gucci et Sigoli, celui de 1458 par Gabriele Capodilista, Roberto da Sanseverino et W. Wey, celui de 1483 par Joos van Ghistele, Georg von Gumppenberg, Bernhard von Breydenbach et Félix Faber, et enfin celui de 1486 relaté par l’Anonyme de Rennes, G. Lengherand, Conrad Grünemberg et Girolamo Castiglione.Retour

[ 12] Livre des proprietez des choses, traduit par J. Corbechon, B.N.F, fr. 16993, fol. 186v.Retour

[ 13] Liber de quibusdam ultramarinis partibus et pracipue de terra sancta, C. Deluz éd., Thèse, Paris IV, 1972, p. 232.Retour

[ 14] Récit édité par B. Dansette, "Les pèlerinages occidentaux en Terre Sainte. Une pratique de la ‘dévotion moderne’ ?", Archivum franciscanum historicum, 72 (1979), p. 416.Retour

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POUR CITER CET ARTICLE

Guillaume Bourel « La géographie des voyageurs à la fin du Moyen Âge », Hypothèses 1/1997 (), p. 149-155.
URL :
www.cairn.info/revue-hypotheses-1997-1-page-149.htm.