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I2D – Information, données & documents

2015/3 (Volume 52)


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Je m’appelle livre et je vais vous raconter mon histoire, John Agard, Paris : Nathan, 2015. - 144 p. - ISBN 978-2-09-255675-7 : 13,90

Un ouvrage à offrir aux amoureux des livres

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Les fêtes de fin d’année approchent inexorablement. Voici (une fois n’est pas coutume) une idée de cadeau pour les amateurs de livres. Offrir des livres est vieux jeu ? Assumons... La vie est un roman. Et celui du livre dure depuis plus de 5 000 ans. John Agard, poète, romancier et auteur pour enfant, né en 1949 en Guyane britannique, retrace l’histoire du livre sous forme d’autobiographie en vingt chapitres, à mi-chemin entre conte, reportage et poésie en prose.

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L’histoire commence avant l’invention de l’écriture et se termine par le livre électronique. Entre les deux, il y a toute l’histoire du livre, de la période rouleau et papyrus vers le parchemin du Moyen-Âge, le papier, l’invention de Gutenberg et les rotatives, le livre de poche… Deux chapitres sont consacrés aux bibliothèques, « maisons de la mémoire » pour les Sumériens, « lieux des soins de l’âme » pour les Égyptiens, « océan de joyaux » pour les Tibétains. « J’avais toujours imaginé le paradis sous forme d’une bibliothèque », disait le poète argentin Jorge Luis Borges. Avec les mots de John Agard : « Ah ! les bibliothèques. Que serais-je sans elles ? D’un autre côté, que seraient-elles sans moi ? Elles sont mon verger ; je suis leur fruit ».

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Ce livre paraît simple, écrit d’un trait. En fait, il est le fruit d’un projet qui a duré seize ans. John Agard écrit pour les enfants. Mais, comme tous les bons livres pour enfants, celui-ci s’adresse aussi et surtout aux adultes. J’en veux pour preuve la polyphonie des citations, allant de Lao-Tseu et Akiba ben Joseph à Lewis Carroll et Bertolt Brecht ; les très belles illustrations en noir et blanc de Neil Packer ; et la mise en page réussie de l’édition française signée Martine Fichter.

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Un joli petit cadeau donc, du genre qu’on aimerait bien garder pour soi… Pour les anglophiles, l’édition originale est parue en 2014 chez Walker Books à Londres, sous le titre Book, pour 12,99 £.

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Analyse de Joachim SCHÖPFEL

Bibliothèques universitaires : nouveaux horizons, sous la dir. de François Cavalier et Martine Poulain, Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2015. – 311 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1469-8 : 45

Revisiter le concept de la bibliothèque universitaire

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À peine publié, ce livre se trouve déjà dans 150 bibliothèques universitaires [1][1] Voir la carte à l’adresse www.sudoc.fr/geolocalisa..., souvent en plusieurs exemplaires et sur plusieurs sites. Est-ce vraiment surprenant ? Les BU sont en pleine mutation, « traversent la crise et les bouleversements de ce début de siècle », et ce livre arrive à point nommé pour prendre un peu de recul et poser les bonnes questions, à défaut de donner toutes les réponses.

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François Cavalier, directeur de la bibliothèque de Sciences Po Paris, et Martine Poulain, directrice de la collection « Bibliothèques » dans laquelle est paru cet ouvrage, ont réuni vingt études originales, rédigées pour la plupart par des experts de terrain. Il s’agit donc essentiellement d’un témoignage « de l’intérieur », en prise directe avec la réalité de cette mutation. Les auteurs, souvent à des postes à responsabilités, sont concernés au premier chef par les changements en cours, et on sent un engagement personnel et passionné pour l’avenir de « leur » bibliothèque.

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Cette connaissance intime du terrain explique la richesse des détails et des facettes de l’ensemble des chapitres. Une seule lecture ne suffira guère pour assimiler toute l’information, et le lecteur fera bien, après une première approche linéaire, de reprendre les textes en fonction de ses propres interrogations.

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Quatre axes se dessinent en effet.

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Dépendances institutionnelles  : les premiers chapitres posent la question des liens entre bibliothèques et universités et ce, à plusieurs niveaux : politique documentaire, politique scientifique, contraintes budgétaires, mutualisation, coordination nationale, etc. Le destin d’une BU est directement lié à celui de son université et les deux premières parties du livre (Universités en mutation, La bibliothèque dans l’université) contribuent à mieux faire comprendre les défis et opportunités, mais aussi les incertitudes et menaces, notamment du point de vue des ressources, qui sont contraintes (budget, personnel, locaux, etc.). Rien n’est gagné, et on sent un certain désengagement de l’État à un moment où toutes les universités n’ont pas nécessairement les moyens de reprendre le flambeau. Et il est peu probable que la situation évolue.

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Contenus et ressources  : la politique d’acquisition est en pleine mutation, entre licences nationales pilotées au plus haut niveau, acquisition d’archives numériques pour un serveur national, abandon du dispositif des Cadist, préservation d’un patrimoine parfois peu visible et arrivée massive des données de la recherche… Peut-on toujours parler d’une logique de collection ? Comment mutualiser et à quel niveau, comment mettre en œuvre une politique de site ? Comment faire face aussi au poids et à la stratégie commerciale des grands groupes de l’édition scientifique ?

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Le service à la pédagogie  : les universités sont évaluées par rapport à la réussite des étudiants et la contribution des bibliothèques est attendue : au niveau de la politique documentaire (moins ciblée vers la recherche et plus vers l’enseignement), du réaménagement des espaces (avec plus de flexibilité, de « tiers-lieu »), mais aussi au niveau du développement de nouveaux services, y compris dans le cadre de l’université numérique. C’est d’ailleurs ici, dans cet axe, qu’émerge actuellement le seul concept novateur des bibliothèques universitaires, à savoir le learning centre dans toutes ses facettes.

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Nouvelles fonctions  : d’autres défis, dont le libre accès à l’information scientifique et aux données de la recherche, obligent les bibliothèques à repenser leur organisation et leur profil de compétences. Comment faire face à ces nouvelles fonctions ? Comment s’insérer dans les nouvelles infrastructures de recherche ? Plusieurs chapitres font le point et montrent des pistes, y compris au niveau européen.

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« L’avenir est la seule chose qui m’intéresse, car je compte bien y passer les prochaines années », disait Woody Allen. Les auteurs de l’ouvrage dessinent la carte du territoire, avec quelques chemins et perspectives. D’autres questions restent sans réponse, par exemple comment réussir le grand écart entre l’investissement pour les étudiants (learning centre) et la contribution à l’excellence scientifique de l’établissement. Sans réponse reste aussi la question de la contribution des bibliothèques universitaires aux grands défis de la société, et à leurs dimensions sociales, éthiques, politiques, voire écologiques [2][2] À ce sujet, on se reportera au document : IFLA, Déclaration.... Un jour, il faudra sans doute réinventer le concept de la bibliothèque universitaire… Et ce livre - c’est toute sa force - montre que cette invention est déjà en cours.

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Analyse de Joachim SCHÖPFEL

Les Bibliothèques et la médiation des connaissances, Bertrand Calenge, Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2015 147 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1465-0 : 35

« Emprunter de nouvelles voies pour faire vivre les bibliothèques »

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Il y a des livres qui racontent le monde. D’autres en éclairent un aspect particulier. Le dernier livre de Bertrand Calenge appartient à cette 2e catégorie. Il parle de la médiation des bibliothèques. Ce n’est pas un sujet nouveau. Beaucoup d’encre a coulé sur la fonction centrale de l’intermédiation des bibliothèques ou, plutôt, sur la perte de cette fonction dans la société de l’information. Souvent, ce constat est accompagné d’un plaidoyer en faveur d’une ré-intermédiation, afin d’assurer la survie des bibliothèques comme institutions culturelles et scientifiques. Alors, pourquoi lire encore un autre ouvrage ? Pour au moins trois raisons.

Les relations humaines

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La première raison est la grande place qu’occupent les relations humaines dans ce livre. À consulter la littérature professionnelle, on a parfois l’impression que la médiation est d’abord une question de technique, de procédure, de technologie. Bertrand Calenge adopte une autre approche. La médiation, c’est avant tout ici une histoire entre personnes, une relation entre professionnels et publics, une attitude citoyenne, un lieu social. C’est aider, accompagner, former, favoriser (et assister) l’autoformation - le livre montre comment cette médiation pédagogique peut se décliner dans les bibliothèques publiques et universitaires. Mais il va plus loin, aborde les partenariats, l’échange et le partage : comment mobiliser les publics pour faire partager ? Comment construire ensemble un corpus documenté, voire une collection ? Le lecteur fera le lien avec les pratiques sur Internet, et il découvrira comment la médiation s’approprie les concepts de la responsabilité sociale pour donner un nouvel élan aux bibliothèques.

Les connaissances

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À la différence d’autres auteurs, Bertrand Calenge met l’accent sur la médiation des connaissances. Jusqu’alors, il était surtout question de la médiation des collections, des services et outils pour que, comme le disait Ranganathan, chaque lecteur trouve son livre et chaque livre, son lecteur. Ici, « les collections ne sont pas […] au centre des préoccupations » (p. 39) et « il faut se tourner vers les publics que nous servons […] toujours en attente de savoirs augmentés » (p. 40). Étudier les besoins informatifs, les satisfaire avec des ressources externes (« contenus informatifs »), mettre à disposition des « connaissances utiles à une population et en assurer l’appropriation » (p. 40). Nous ne sommes pas loin d’autres approches et modèles qui placent les besoins du public (usagers, communautés, etc.) au cœur de la politique des bibliothèques. Le lien est vite établi avec les idea stores, information commons, community commons et autres learning centres, et avec les initiatives pour une « nouvelle bibliothèque ». Repenser la fonction de médiation des bibliothèques à partir de la relation qu’elles entretiennent avec leur public et la population : c’est la deuxième raison de lire cet ouvrage.

Les définitions

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La 3e raison est complètement différente. Comme tout bon pédagogue, Bertrand Calenge s’est attaché à reprendre la terminologie et définir les concepts-clés. Cet effort rend le livre particulièrement utile pour tous les enseignants, formateurs, étudiants et élèves. Un exemple : « La médiation, fondamentalement, est une intervention humaine construite et adaptée à une situation préoccupante à caractère non hiérarchique qui ne peut être résolue sans négociation » (p. 30). Autre exemple : « La médiation des connaissances est un dispositif humain, fonctionnel, et continu, activement organisé pour l’accroissement des connaissances d’une population, mobilisé par l’identification des besoins cognitifs des personnes concernées, et s’inscrivant dans leurs pratiques et dans la communauté qu’elles constituent » (p. 38). Prenons les paris : ces définitions serviront en cours et lors des examens…

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En fait, il y a même une 4e raison de lire l’ouvrage : Bertrand Calenge, conservateur général des bibliothèques et directeur des études à l’Enssib, livre une réflexion en marche, née d’une longue expérience du terrain, de la pratique professionnelle aussi bien que de la formation et de l’enseignement. Le résultat est tout sauf une somme encyclopédique et définitive. Il invite à débattre, à mettre en question, expérimenter et emprunter de nouvelles voies pour faire vivre les bibliothèques. C’est exactement ce dont ces dernières ont besoin : un bon livre. Seul (tout petit) regret : l’absence d’une bibliographie. L’auteur explique la raison de ce manque, qu’il faut respecter. Mais dommage tout de même.

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Analyse de Joachim SCHÖPFEL

Des bibliothèques populaires à la lecture publique, Sous la dir. d’Agnès Sandras, Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2014. – 544 p. – (Papiers). – ISBN 979-10-91281-56-0 : 42

Un ouvrage riche et passionnant sur la lecture publique

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L’histoire des bibliothèques populaires n’est pas un long fleuve tranquille, loin s’en faut, et notamment quand elles doivent amener à la lecture publique - ce qui est sûrement leur objectif le plus précieux. Plus de trente-cinq ans après Les bibliothèques populaires[3][3] Noë Richter, Les bibliothèques populaires, Paris, Cercle... de Noë Richter, un colloque « Les bibliothèques populaires d’hier à aujourd’hui » s’est tenu début juin 2014 à l’Arsenal (BnF), à l’initiative de la Bibliothèque des amis de l’instruction du IIIe arrondissement de Paris [4][4] Cette bibliothèque serait la dernière « bibliothèque..., afin d’exposer le renouveau des recherches sur les bibliothèques populaires. Un curieux paradoxe justifiait l’entreprise de Noë Richter : écloses aux XVIII-XIXes siècles, les bibliothèques populaires vont favoriser l’émergence de la lecture publique dans la première moitié du XXe siècle, alors même qu’elles s’éteignent progressivement mais, surtout, que les historiens les boudent, voire oublient leur existence. Dans le direct prolongement de l’entreprise de Noë Richter (et de celle, contemporaine, de Jean Hassenforder qu’on oublie trop rapidement), un travail historien minutieux s’est engagé au plus près des archives locales, aujourd’hui de plus en plus accessibles en ligne. Ce travail permet de restituer les contextes, conflictuels ou apaisés, où les bibliothèques populaires ont pris leurs marques socioculturelles et sociopolitiques.

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L’ouvrage dirigé par Agnès Sandras accompagnait le déroulement du colloque de 2014. Il en constitue les actes, enrichi de quelques articles. Rassemblant vingt-cinq contributions pour une vingtaine de contributeurs (historiens, sociologues, bibliothécaires et conservateurs des bibliothèques mais aussi jeunes doctorants et chercheurs confirmés), il comprend cinq parties. La première situe les enjeux et les difficultés de l’accès au livre au XIXe. La deuxième propose quelques études autour des Bibliothèques des amis de l’instruction. La troisième met en lumière les avancées culturelles et éducatives des bibliothèques populaires, toujours au XIXe siècle. La quatrième partie nous emmène à l’étranger visiter l’histoire des bibliothèques populaires anglaises, belges et argentines. La dernière partie négocie le passage du XIXe au XXe siècle - ce que quelques contributions des parties précédentes proposaient quelquefois. Une bibliographie indicative (plus de 80 références) invite à la lecture historienne. Enfin, un index des noms de personnes, lieux et institutions suit la liste des auteurs et celle des illustrations.

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Si l’histoire de la bibliothèque populaire n’est pas un long fleuve tranquille, force est de constater avec joie que la lecture de l’ouvrage se pratique telle la descente d’un fleuve. On se laisser porter par les textes introductifs d’Agnès Sandras (une introduction générale puis une introduction à chaque partie), textes résultant d’une remarquable problématisation et d’une densité réflexive nourrissante. Descendant le fleuve, libre au lecteur de décider ou non une escale, de s’arrêter dans un de ces nombreux espace/temps qui habitent l’une et l’autre rives. De telles escales l’entraîneront en des contrées trop méconnues de la lecture publique et pourtant si riches de problématiques fondamentales.

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En ces temps où la technologie et la matérialité en général encombrent notre capacité de réflexion, l’ouvrage (comme le colloque qui le justifie) est salutaire. Sa lecture ne peut qu’ouvrir notre regard, au-delà de l’horizon imposé de la technique et hors du tempo de sa course effrénée à l’innovation à tout prix, sur des interrogations où l’humain se dessine et où la société se pense en humanité. Peut-être la question fondamentale de l’ouvrage est-elle celle-ci : que reste-t-il de « populaire » dans ce qu’on appelle aujourd’hui la lecture publique ? Sortons de cette « connotation univoque et péjorative » de l’étiquette « populaire » dont parle Agnès Sandras ! Osons placer la bibliothèque dans la stricte perspective éducative et culturelle ! Relisons, une fois encore, Noë Richter quand, installant la bibliothèque dans l’orbite de l’éducation permanente, il voulait comprendre l’enchaînement qui conduit de la lecture populaire à la lecture publique [5][5] Noë Richter, Bibliothèques et éducation permanente..... Relisons Richter et inversons l’enchaînement : comment la bibliothèque favorise-t-elle le passage de la (simple) lecture publique à la lecture populaire ? Personne ne niera la perspective éducative de la bibliothèque. Elle est comme ancrée dans notre culture. Mais qui va jusqu’au bout du traitement de cette question ? Qui va poser la distinction, fondamentale, entre public et non public, et proposer une stratégie sociale pour faire venir à la lecture celles et ceux qui n’y ont pas objectivement accès, celles et ceux qui n’ont pas même idée de ce « plaisir incommensurable de la lecture » vanté par Agnès Sandras ? Relisons, par exemple, ces Regards neufs sur la lecture que posaient dès 1949 Geneviève Cacérès [6][6] Geneviève Cacérès, Regards neufs sur la lecture, Éditions... et avec elle tout peuple et culture ! Ces regards brillent encore !

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Analyse de Bruno RICHARDOT

Big Data : nouvelles partitions de l’information, Actes du séminaire IST Inria, octobre 2014 ; coord. par Lisette Calderan, Pascale Laurent, Hélène Lowinger et Jacques Millet, Bruxelles : De Boeck, 2015. – 152 p. – (Information & stratégie). – ISBN 978-2-80418-915-0 : 24,50

Un ouvrage collectif, référence pour la politique scientifique

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Depuis longtemps [7][7] Rappel : le premier accélérateur du CERN a été mis..., la recherche scientifique fait du big data comme Monsieur Jourdain fait de la prose : sans le savoir. Aujourd’hui, où tout le monde en parle, les organismes et établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche se réapproprient la thématique et traduisent les nouveaux concepts dans leurs pratiques et dispositifs. Lors de leur meeting annuel, par exemple, la Conférence des présidents d’université a mis la maîtrise et la circulation des données de la recherche en première priorité de son agenda numérique [8][8]  www.cpu.fr/actualite/colloque-annuel-de-la-c.... Ce qui a changé aujourd’hui pour le Big data scientifique, c’est un contexte globalement favorable à la libre circulation des résultats de la recherche (open access), et c’est la politique d’ouverture du gouvernement en faveur des données publiques. Ce qui a changé aussi, c’est le développement d’outils et d’infrastructures à la portée d’un large public pour analyser et exploiter ces larges volumes de données.

Le contexte de la science ouverte

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La contribution de Francis André (CNRS) a le grand mérite de situer la question des données de la recherche dans le contexte de la science ouverte, avec un regard juste aussi bien sur l’historique que sur l’impact sociétal (création de valeur) et sur le personnel impliqué. Le lecteur qui cherche une vision globale commencera par ce chapitre et poursuivra par celui de Charles Huot, fondateur de la société Temis et président du GFII, qui passe en revue la terminologie du Big data et son écosystème français avec l’État, l’Alliance Big Data et d’autres projets importants, et qui n’oublie pas l’aspect éthique, les libertés, la traçabilité des données, la protection de la vie privée. Ce n’est peut-être pas toujours une interrogation prioritaire d’un data officer ou d’un data scientist, mais cela reste une préoccupation pour la société civile.

Le Big data dans l’environnement scientifique

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Les autres chapitres abordent des thématiques plus ciblées et spécifiques : un panorama du potentiel d’exploitation informatique des archives de données (Julien Masanès), l’application du traitement automatique des langues au Big data (Pascale Sébillot), l’analyse automatique des données audiovisuelles (Jean Carrive), l’économie des plate-formes d’intermédiation (Stéphane Grumbach et Stéphane Frénot), l’intérêt du Big data pour les pratiques de veille (Véronique Mesguich) et une petite étude de cas d’application dans les sciences humaines et sociales (projet Algopol du TGIR Huma-Num [9][9]  http://algopol.huma-num.fr.).

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Les contributions du livre ont été présentées lors d’un séminaire de l’INRIA en octobre 2014. Merci à la DIST de l’Inria et à l’équipe autour de Jacques Millet d’avoir coordonné ce premier ouvrage collaboratif sur le Big data dans l’environnement scientifique, qui restera une référence pour la politique scientifique aussi bien que pour la documentation et la formation. Un petit regret d’un lecteur attentif issu de l’enseignement supérieur : le contexte particulier des universités est peu abordé, y compris la question du small data et autres données « orphelines ». Mais il est vrai aussi que cela n’est pas nécessairement la priorité ni l’enjeu principal des organismes de recherche.

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Analyse de Joachim SCHÖPFEL

Les Revues : figures et cas, sous la dir. de Viviane Couzinet, Toulouse : Cépaduès Éditions, 2015. – 257 p. – (Information, documentation, communication) ISBN 978-2-36493-181-7 : 20

Le rôle des revues non scientifiques dans le partage des connaissances

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Déjouant l’horizon d’attente suscité par son titre, le propos de l’ouvrage collectif issu du travail de l’équipe toulousaine Médiations en information-communication spécialisée (MICS) ne vise pas à investir le champ d’étude des revues scientifiques, mais celui des autres revues qui participent sous des modalités diverses à la circulation et au partage des connaissances :

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« la revue ne se cantonne pas à la mise en circulation de la recherche, on la retrouve aussi dans la diffusion de l’expérience, dans la mise en visibilité d’un patrimoine, dans la vulgarisation de la technique, ce qui induit des différences dans la forme et dans l’écriture du contenu. ».

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Il existe bien sûr des zones d’intersection, notamment lorsque ces revues partagent avec les revues scientifiques un même objet d’étude, ou bien quand les contributeurs sont issus pour partie du monde universitaire. On parlera alors de « revues hybrides ».

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L’étude conduit à l’établissement d’une typologie des revues qui ne sont pas scientifiques stricto sensu. Les revues locales s’attachent à étudier et valoriser un territoire, des traditions, des monuments. Les revues institutionnelles valorisent les actions des institutions dont elles sont l’émanation. Pour autant, elles ne sont pas déconnectées du monde de la recherche, ou du moins des questions de médiation des connaissances. Dominique Trouche montre comment la revue Chemins de la mémoire, mensuel du ministère de la Défense créé en 1990, s’apparente à une revue de vulgarisation comme L’Histoire ou Historia, tout en se voulant, dans un discours qu’on pourrait qualifier d’« impur », un reflet de l’action du ministère de la Défense.

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Cette ambiguïté de l’objet se décèle également dans la mixité des contributeurs, soit chercheurs, soit membres de l’institution. Les revues professionnelles ont pour objet la diffusion et le partage d’une expérience. Les auteurs distinguent les « revues professionnelles techniques », centrées sur les outils, les « revues professionnelles hybrides », particulièrement poreuses au monde de la recherche et enfin les « revues professionnelles pour la pratique » centrées sur l’expérience quotidienne.

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Cependant, la répartition tripartite revues locales/institutionnelles/professionnelles est souvent subsumée par la catégorie des revues « hybrides ». Ainsi du cas des revues d’écoles d’ingénieurs : « revues institutionnelles » en tant que véhicules de communication et d’autopromotion des institutions, qui s’apparentent également à des revues scientifiques dans la mesure où elles font une bonne place à la recherche appliquée. C’est que, comme le souligne Patrick Fraysse à la suite de Viviane Couzinet, « la diffusion des savoirs scientifiques [est] le résultat d’hybridations des médiations qui intègrent différents types de discours […] le tout dans différents types de revues ».

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En définitive, le champ d’étude de l’équipe du MICS met en lumière les modes de diffusion de la connaissance entre la sphère scientifique et la société civile, et permet d’interroger le type de relations qu’elles entretiennent.

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Analyse de Pierre NAEGELEN

Management de projets documentaires. Conception et modernisation, Michel Lanque, Paris : Lavoisier-Hermès, 2015. - 148 p. - ISBN 978-2-7462-4676-8 : 39

Un guide précieux pour la documentation technique

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Beaucoup plus spécifique que son titre ne le laisserait deviner, cet ouvrage traite spécifiquement de la documentation technique que Michel Lanque définit comme « les systèmes de communication technique [qui] permettent de transmettre les connaissances d’utilisation d’un produit vers les utilisateurs. ». La documentation technique a toujours joué un rôle majeur dans l’industrie. Au fil du temps et de l’évolution des processus, elle est devenue un enjeu majeur pour les fabricants (indications sur les conditions d’utilisation du produit, mise en œuvre d’applications simples ou beaucoup plus complexes, recherche d’une autonomie de l’utilisateur final, utilisation efficace des produits) et un casse-tête pour les rédacteurs techniques. Leurs préoccupations rejoignent celles de tout gestionnaire de l’information : diffuser une documentation exhaustive, qualitative, pertinente et ce, quel que soit le média documentaire utilisé, « documentation papier, supports électroniques et numériques, systèmes d’information embarquée ». Sans oublier l’utilisation du XML, qui constitue, pour l’auteur, la modernisation à laquelle il fait référence dans le sous-titre de l’ouvrage et qu’il développe dans le dernier chapitre.

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La documentation technique était, à l’origine, rédigée par les ingénieurs ou les techniciens et principalement destinée à leurs pairs. Elle s’adresse dorénavant à l’utilisateur final des produits. Le « savoir utiliser » devient l’élément clé ; faciliter l’accès aux données et les rendre compréhensibles à tous est la priorité. « Les liens étroits et l’interdépendance entre le produit, les utilisateurs, l’entreprise et les systèmes d’information documentaire » rendent l’exercice de rédaction plus complexe. Le cycle de vie du produit, objet de la documentation technique, pèse fortement sur l’information : le produit évolue tout au long de sa vie, la documentation doit suivre. La date de livraison du produit, la date de disponibilité de la documentation, le plan de développement documentaire et sa gestion sont autant de contraintes particulières à gérer. Face à cette multiplicité d’impératifs, les rédacteurs techniques trouveront dans les méthodes de la gestion de projets une aide précieuse.

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Spécialiste de la question, Michel Lanque aborde son ouvrage comme un projet : analyse de l’environnement (l’entreprise industrielle), acteurs en présence (ingénieurs, techniciens, développeurs, utilisateurs), aspects budgétaires, facteurs de risques. Les rédacteurs techniques trouveront au chapitre 5 une méthodologie à suivre étape par étape : phase de préparation, étude de faisabilité, choix des indicateurs de suivi, gestion du temps et planification, livrables et, enfin, déroulé du projet. De nombreux schémas illustrent les propos de l’auteur et facilitent la compréhension d’un texte à l’expression parfois surprenante. Chaque chapitre s’achève avec un encadré qui reprend les idées clés. Une brève bibliographie, des références de normes, quelques sites et un index complètent la publication.

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Analyse de Françoise COMET

Documentalistes. Leur histoire de 1900 à 2000, Marie-France Blanquet ; préface de Gérard Puymatto, Futuroscope (86961) : Canopé Editions, 2014. – 190 p. – ISBN 978-2-240-03530-1 : 19, 90

Un dialogue enrichissant avec le passé

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Selon Walter Benjamin, l’Ange de l’Histoire, poussé irrésistiblement vers l’avenir, tourne le visage vers le passé. Cette image pourrait être le leitmotiv pour cet ouvrage sur l’histoire de la documentation. « L’histoire écrite est […] une histoire destinée à comprendre la profession en profondeur, en engageant un dialogue avec ceux qui, disparus aujourd’hui, l’ont créée ou ont participé à sa création ». Ainsi décrit Marie-France Blanquet le programme de son dernier livre, qui est « né d’un premier étonnement : celui du constat de la méconnaissance de leur histoire par un grand nombre de documentalistes […] Comment expliquer qu’une profession qui se décrit comme “passeur culture” ignore à ce point les routes du passé qui la conduisent au présent et à l’avenir ? ». L’objectif du livre est de pallier ce manque de connaissance et d’apporter « un maximum d’information aux documentalistes sur ce qu’il s’est passé “avant” ». Cet « avant » couvre la période de 1900 à 2000. C’était il y a longtemps. En fait, c’était hier.

Concepts et terminologie

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Le livre se présente en deux parties. La 1re partie (p. 23-106) est consacrée aux concepts et à la terminologie de la documentation. On y trouve l’historique du terme « documentation » et de ses alternatives et concurrents, comme documentologie, bibliologie et science de l’information. À propos : dit-on science au singulier ou sciences au pluriel ? Quid de la science de la communication ? Et pourquoi ne pas parler, à l’instar des pays anglo-saxons, de la science des bibliothèques ? Quels sont les liens et conflits avec l’informatique ? Toutes ces questions sont abordées, et le lecteur se fera son opinion sur les problèmes d’identité, d’affirmation et de démarcation de cette (finalement pas si) jeune discipline.

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Cette 1re partie contient également trois chapitres sur la construction et l’image du métier du documentaliste en général (p. 67-98), et la « profession hybride du professeur documentaliste » en particulier (p. 99-106). Le lecteur apprendra au fil des pages que les interrogations sur le métier ne datent pas d’aujourd’hui et que, dès le départ, les documentalistes se posaient des questions sur leur rôle, leur identité, leur différence avec d’autres métiers, leur place dans les organisations et la société. Apparemment, ce débat n’est pas clôt [10][10] Cf. par exemple les interrogations actuelles sur la.... On finit par se demander si la documentation n’est pas une profession comme la psychologie ou l’histoire, profondément ancrées dans les humanités, avec une approche systémique où les professionnels et chercheurs font partie du champ d’investigation et d’action.

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À propos : le lien entre métier et recherche est une autre histoire. Là aussi, le livre apporte quelques éclairages sur un débat très français entre « la science » et « l’ingénierie », c’est-à-dire l’approche conceptuelle et théorique d’une part et l’application sur le terrain d’autre part.

Un va-et-vient permanent

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La seconde partie (p. 107-182) retrace l’histoire de la documentation d’une manière chronologique en six chapitres, passant de la naissance de la documentation (1900-1920) aux années IST (1961-1980), à l’industrie de l’information (1981-1994) et aux autoroutes de l’information (1995-2000). Sans entrer dans le détail de chaque période, le lecteur se rendra compte que l’histoire est un permanent va-et-vient entre construction et déconstruction, technologies, pratiques, outils et besoins. Ce qui paraît prioritaire et stratégique à un moment, et financé comme tel, est mis entre parenthèses quelques années plus tard. Faut-il s’en plaindre ? À chaque période sont associées des personnes, des institutions et structures, des technologies. Le lecteur s’y promène comme dans une exposition du temps passé, avec quelques noms connus et d’autres, oubliés. Une salle de cette exposition est dédiée au « Musée de la documentation », avec des objets aussi exotiques que bibliophotes, mimographes, ronéographes et xérographes, Sélecto, Filmorex, Memex et Minitel. Que reste-t-il de nos amours ? Et que restera-t-il de nos outils d’aujourd’hui ?

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L’annexe contient quelques références pour une lecture complémentaire (les références bibliographiques se trouvent dans le texte, sous forme de notes en bas de page) et une liste des sigles ; par contre manque un index.

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Le livre est publié par Canopé, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques du Centre national de documentation pédagogique, maison d’édition du ministère de l’Éducation nationale [11][11]  https://www.reseau-canope.fr., et s’adresse en premier lieu à la formation des professeurs documentalistes. Pourtant, son intérêt dépasse largement ce lectorat, et tous ceux - bibliothécaires, documentalistes ou enseignants-chercheurs - qui s’intéressent de près ou de loin à l’histoire de leur domaine et métier y trouveront leur compte [12][12] Quelques extraits ici : https://cdn.reseau-canope.....

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Analyse de Joachim SCHÖPFEL

Le Métier de documentaliste, Jean-Philippe Accart ; avec la collab. De Marie-Pierre Réthy ; préf. d’Anne-Marie Libmann et Véronique Mesguich, 4e éd. – Paris : Électre-Éd. du Cercle de la librairie, 2015. – 425 p. – ISBN 978-2-7654-1461-2 : 42

Une fine observation de l’évolution du métier du documentaliste

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Aucun doute : seize ans après sa première édition, ce livre reste la référence pour la profession de documentaliste. Que fait un documentaliste ? Quels sont ses objets, ses méthodes, ses techniques, procédures et outils ? Quel est son environnement professionnel ? Comment se distingue-t-il des autres métiers de l’information, des bibliothécaires, archivistes, etc. ? Quel est son rapport avec les utilisateurs, et qui sont-ils ? Aussi systématique que détaillé, le livre propose une réponse à toutes ces questions, mais insiste dès le début sur le fait qu’il s’agit là d’un « projet en constante évolution ».

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La préface, signée par les anciennes coprésidentes de l’ADBS Anne-Marie Libmann et Véronique Mesguich [13][13]  www.jpaccart.ch/ouvrages-publies/auto-genera..., met l’accent sur les immenses bouleversements du monde de l’information professionnelle. On pourrait avoir l’impression que tout a changé depuis 1999. Vraiment ? Nous avons posé la question à Jean-Philippe Accart de savoir s’il n’existait réellement pas d’invariants dans ce métier. Sa réponse : « Ce qui a changé principalement est l’environnement économique, le monde de l’entreprise, la technologie, le rapprochement avec d’autres métiers connexes (bibliothèques, archives par exemple). Ce qui reste invariable pour les documentalistes réside dans le cœur du métier, à savoir : le traitement et l’analyse de l’information, la relation avec l’utilisateur, les services mis en place, la diffusion de l’information et l’adaptation aux changements qui sont constants, surtout par rapport à la technologie. »

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La première partie du livre décrit ces changements d’environnement, relatifs aussi bien à l’information et à la société qu’aux profils, besoins et pratiques de l’utilisateur. On retrouve les « invariants » et la continuité du métier davantage dans la deuxième partie. Le métier est abordé sous plusieurs aspects, par le biais de son objet (le document) et des caractéristiques élémentaires de la documentation, à partir des formations et compétences des professionnels, puis sous l’angle de la gestion, de l’évaluation et du marketing des services documentaires.

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Les troisième et quatrième parties du livre sont consacrées aux techniques et technologies de la documentation. Par techniques documentaires, on entend l’acquisition et le traitement des documents et la diffusion de l’information. Quant aux technologies, on y trouve l’informatique documentaire, la GED et la veille (naturellement), mais aussi le travail en réseau, la numérisation et - nouveauté - les données. Le tout présenté d’une façon synthétique et richement documentée.

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Il est impossible de prédire l’avenir, mais on peut essayer de dégager les dynamiques et tendances du moment. La cinquième et dernière partie intitulée « Développements » analyse quatre points, dont la médiation et l’évaluation, qui sont aux yeux des auteurs essentiels au développement du métier de documentaliste. Leur crédo : « Si ce métier reste attaché à des valeurs d’échange et de partage, il doit être encore mieux imbriqué dans la vie sociale et dans celle des organisations pour assurer son futur ».

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Quelle évolution suscite le plus d’intérêt actuellement auprès du professionnel ? De nouveau, nous avons posé la question à Jean-Philippe Accart. Sa réponse : « Je dirais les réseaux sociaux (soit par leur refus, soit par leur acceptation totale), et également le Big Data ». On ne sera donc pas surpris que les données occupent une place importante dans cette quatrième édition.

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À feuilleter le livre, on se rend compte qu’on tient une formidable boîte à outils dans la main, pour enseigner et former de futurs documentalistes, pour créer et développer un service documentaire, pour recruter des professionnels, mais aussi pour mettre à jour les référentiels de compétences et d’emplois-types. Il aidera également à répondre aux étudiants quand ils posent des questions concernant l’avenir de ce métier. Par ailleurs, nous avons également demandé à l’auteur quelle était, selon lui, la force du métier susceptible d’en assurer encore l’existence dans vingt ans ? Il a répondu qu’il était difficile de faire des prévisions à si long terme… avant d’ajouter : « Le besoin de professionnels pour gérer les données (c’est-à-dire la curation), pour effectuer des recherches d’information pointues et ciblées, [pour assurer] l’organisation et la mise en forme de contenus… Bref on reste beaucoup sur le cœur du métier, qui me paraît en faire la force parce que ce sont des techniques particulières qui ne sont pas enseignées ailleurs (ou pas de la même manière) ».

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Ce métier s’appellera-t-il toujours « documentaliste » ? Rien n’est moins sûr. Le livre se termine sur quelques remarques sur le concept d’architecte de l’information, qui soulignent des dimensions comme « les besoins des utilisateurs, l’organisation de l’information et des connaissances et l’évaluation de l’expérience utilisateur ».

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Jean-Philippe Accart, depuis 1983 tour à tour bibliothécaire, documentaliste, formateur, enseignant, chercheur, responsable de service, coordinateur de réseau, auteur et consultant, est un fin observateur de l’évolution du métier du documentaliste depuis plus de vingt ans. Ses réflexions et analyses concernant les activités, compétences et conditions d’exercice de ce métier pas toujours comme les autres accompagneront les documentalistes dans les années à venir.

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Analyse de Joachim SCHÖPFEL

Notes

[2]

À ce sujet, on se reportera au document : IFLA, Déclaration de Lyon sur l’accès à l’information et au développement, août 2014, www.lyondeclaration.org/content/pages/lyon-declaration-fr.pdf.

[3]

Noë Richter, Les bibliothèques populaires, Paris, Cercle de la librairie, 1978.

[4]

Cette bibliothèque serait la dernière « bibliothèque populaire » encore existante (cf. http://bai.hypotheses.org).

[5]

Noë Richter, Bibliothèques et éducation permanente. De la lecture populaire à la lecture publique, Bibliothèque de l’Université du Maine, 1981.

[6]

Geneviève Cacérès, Regards neufs sur la lecture, Éditions du Seuil, 1949. Une édition augmentée est parue en 1961, avec la collab. de Joffre Dumazedier, Georges Jean et Jean Hassenforder.

[7]

Rappel : le premier accélérateur du CERN a été mis en place il y 58 ans, pour ne donner qu’un exemple.

[10]

Cf. par exemple les interrogations actuelles sur la documentation et le Big data, et le rôle du documentaliste comme data scientist ou data officer.

Titres recensés

  1. Je m’appelle livre et je vais vous raconter mon histoire, John Agard, Paris : Nathan, 2015. - 144 p. - ISBN 978-2-09-255675-7 : 13,90
    1. Un ouvrage à offrir aux amoureux des livres
  2. Bibliothèques universitaires : nouveaux horizons, sous la dir. de François Cavalier et Martine Poulain, Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2015. – 311 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1469-8 : 45
    1. Revisiter le concept de la bibliothèque universitaire
  3. Les Bibliothèques et la médiation des connaissances, Bertrand Calenge, Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2015 147 p. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886). – ISBN 978-2-7654-1465-0 : 35
    1. « Emprunter de nouvelles voies pour faire vivre les bibliothèques »
      1. Les relations humaines
      2. Les connaissances
      3. Les définitions
  4. Des bibliothèques populaires à la lecture publique, Sous la dir. d’Agnès Sandras, Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2014. – 544 p. – (Papiers). – ISBN 979-10-91281-56-0 : 42
    1. Un ouvrage riche et passionnant sur la lecture publique
  5. Big Data : nouvelles partitions de l’information, Actes du séminaire IST Inria, octobre 2014 ; coord. par Lisette Calderan, Pascale Laurent, Hélène Lowinger et Jacques Millet, Bruxelles : De Boeck, 2015. – 152 p. – (Information & stratégie). – ISBN 978-2-80418-915-0 : 24,50
    1. Un ouvrage collectif, référence pour la politique scientifique
      1. Le contexte de la science ouverte
      2. Le Big data dans l’environnement scientifique
  6. Les Revues : figures et cas, sous la dir. de Viviane Couzinet, Toulouse : Cépaduès Éditions, 2015. – 257 p. – (Information, documentation, communication) ISBN 978-2-36493-181-7 : 20
    1. Le rôle des revues non scientifiques dans le partage des connaissances
  7. Management de projets documentaires. Conception et modernisation, Michel Lanque, Paris : Lavoisier-Hermès, 2015. - 148 p. - ISBN 978-2-7462-4676-8 : 39
    1. Un guide précieux pour la documentation technique
  8. Documentalistes. Leur histoire de 1900 à 2000, Marie-France Blanquet ; préface de Gérard Puymatto, Futuroscope (86961) : Canopé Editions, 2014. – 190 p. – ISBN 978-2-240-03530-1 : 19, 90
    1. Un dialogue enrichissant avec le passé
      1. Concepts et terminologie
      2. Un va-et-vient permanent
  9. Le Métier de documentaliste, Jean-Philippe Accart ; avec la collab. De Marie-Pierre Réthy ; préf. d’Anne-Marie Libmann et Véronique Mesguich, 4e éd. – Paris : Électre-Éd. du Cercle de la librairie, 2015. – 425 p. – ISBN 978-2-7654-1461-2 : 42
    1. Une fine observation de l’évolution du métier du documentaliste

Pour citer cet article

« Notes de lecture », I2D – Information, données & documents, 3/2015 (Volume 52), p. 80-88.

URL : http://www.cairn.info/revue-i2d-information-donnees-et-documents-2015-3-page-80.htm


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