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I2D – Information, données & documents

2016/2 (Volume 53)


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Open access et droit d’auteur, Carine Bernault, Bruxelles : Larcier, 2016 – 227 p. – (Collection Création Information Communication). ISBN 978-2-8044-8480-4 : 85 €

Le point sur les questions essentielles de l’Open access

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À l’heure où le libre accès aux publications et aux données de la recherche est, avec le projet de loi pour une République numérique, proche de figurer dans la loi française (nous sommes en mai 2016), et où des dispositions en faveur du text and data mining (TDM) restent en discussion, voilà un ouvrage qui arrive à point nommé. Lorsque l’on sait qu’accès ouvert n’est pas forcément synonyme d’accès libre, que liberté ne signifie pas toujours gratuité et qu’il s’agit, par ailleurs, de prendre position entre exception au droit d’auteur ou contrat, il est grand temps, en effet, pour chacun, de faire le point sur toutes ces notions et les initiatives prises dans le monde.

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Reprendre l’historique et l’évolution de ce concept et souligner tous les enjeux qu’il représente pour la recherche et l’économie d’un pays, voilà qui s’imposait. Toute aussi indispensable est l’analyse des dispositifs existants dans divers pays. Et l’on se trouve alors face à une gamme extrêmement variée de dispositions législatives ou contractuelles qui s’appliquent aux écrits et aux données, aux sciences dures ou humaines et sociales, voire à diverses disciplines, à des voies verte, dorée ou de diamant, etc. Quel rôle peut jouer, dans ce cadre, un État, un établissement, un auteur, une bibliothèque ? C’est ce que Carine Bernault détaille en analysant plusieurs solutions que sont le droit d’exploitation secondaire, les négociations centralisées, le dépôt obligatoire, le tiré à part numérique et bien d’autres.

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Au-delà de l’accès, il s’agit d’utiliser écrits et données. Ce que l’on pointe alors, c’est l’insuffisance des exceptions actuelles au droit d’auteur et même du fair use, l’insuffisance des licences, comme le prouve l’étude de plusieurs licences (et Dieu sait s’il y a !), voire des dérives comme « la privatisation de l’Open Access » que sont la vente de données personnelles ou la taxation du référencement. Et de plaider notamment, lorsqu’il s’agit du TDM, pour une exception élargie, comme je le note avec satisfaction, aux usages non commerciaux, explications à l’appui.

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N’oublions toutefois pas que les barrières juridiques ne sont pas les seules et que d’autres barrières – techniques, linguistiques, politiques ou tout simplement organisationnelles – doivent être abattues. Sur ces questions aussi, le professionnel de l’information doit jouer un rôle au-delà de l’abonnement aux revues ou des APCs (Article Processing Charges) versées par une institution pour couvrir les frais d’une publication « libre ».

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L’ouvrage s’adresse aux juristes de propriété intellectuelle et, on l’espère, à ceux qui, au niveau politique, sont appelés à prendre des décisions. Mais la question de l’Open Access, « révélateur de la nécessaire évolution du droit d’auteur », ne peut manquer d’intéresser les bibliothécaires et documentalistes appelés à utiliser les publications scientifiques, et l’ouvrage met, en quelque sorte, en creux en exergue leur rôle en matière de sensibilisation des chercheurs à ces questions, mais aussi en matière de référencement et structuration des publications et des données. L’ouvrage, très détaillé, très argumenté, qui se lit facilement, propose des solutions laissant la liberté aux auteurs, comme le veut le droit d’auteur, tout en préservant l’intérêt général.

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Analyse de Michèle BATTISTI

Médiatiser la science en bibliothèque, Justine Ancelin (dir.), Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2016. – 184 p. – (Boîte à outils, ISSN 1259-4857 ; 35). – ISBN 979-10-91281-62-1 : 22 € ; ISBN numérique 979-10-91281-63-8 : 13,20 €

Le défi de la science ouverte

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Le dernier livre de la collection « Boite à Outils » des Presses de l’enssib tombe à point nommé. Lors de son dernier conseil de la compétitivité en mai [1][1]  www.consilium.europa.eu/fr/meetings/compet/2016/..., l’Union européenne a mis la science ouverte au premier rang de ses priorités. Les uns retiendront que tous les résultats de la recherche doivent être librement accessibles en 2020. Les autres mettront l’accent sur l’appel au partenariat entre universités, organismes de recherche, agences et éditeurs pour y parvenir. L’essentiel est ailleurs : les gouvernements européens n’ont pas seulement admis la nécessité de faire disparaître les obstacles auxquels se heurtent les universités et organismes scientifiques, mais ils ont pris aussi l’engagement de garantir que la société tire le meilleur parti possible de toutes les connaissances scientifiques pour maximiser la contribution des chercheurs, des universités et des institutions du savoir.

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Comment accélérer la communication scientifique ? Comment rendre la recherche et l’innovation plus efficaces et aussi, plus efficientes ? Comment faire face aux challenges de la santé publique et de l’environnement ? Comment, dans un cas comme Ebola ou Zika, optimiser le partenariat entre recherche et industrie pour développer des traitements ? Comment mobiliser la société face aux défis du changement climatique ? Du coup, la science s’ouvre à la société, devient l’affaire de toutes et de tous, entreprises, services, associations, citoyens. Y compris des bibliothèques.

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On peut lire ce livre de plusieurs façons. D’abord comme une contribution au développement et à l’innovation des services bibliothécaires. C’est le programme affiché : « Comment développer la médiation des sciences et de la culture scientifique dans les bibliothèques ? Comment travailler avec les acteurs traditionnels du domaine ? Quelles compétences acquérir, quelles collections utiliser, quels outils développer pour proposer des actions innovantes et des services adaptés à différents publics ? » Les études de cas vont nourrir les réflexions sur l’avenir des services et le lecteur (professionnel ou étudiant), en suivant le fil rouge du livre, découvrira des retours d’expériences et des pistes pour imaginer et projeter ses propres perspectives, en particulier à partir de la valorisation des fonds et collections scientifiques. Pour la bibliothèque publique, c’est une nouvelle pierre à la construction d’une bibliothèque nouvelle dans une société qui a plus que jamais besoin de l’innovation et des solutions issues de la recherche.

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Une autre manière de lire le livre est de constater le rapprochement entre bibliothèques publiques, universitaires et scientifiques. Pour médiatiser la science, les différents types de bibliothèques doivent travailler ensemble et apprendre des autres. Inventer la science ouverte dépasse la mission de chacune des structures traditionnelles. Pour les bibliothèques universitaires, cela signifie s’ouvrir à la société civile, aux citoyens, aux forces vives, aux associations ; par exemple, dans le cadre des nouveaux learning centres. Pour les bibliothèques publiques, l’enjeu dépasse largement la mission de la lecture publique, voire même le livre. La science ouverte, c’est le cloud, ce sont les NTIC, ce sont d’autres contenus, différents de ceux traditionnellement médiatisés par les bibliothèques publiques. Un exemple : l’initiative anglaise « Access to Research » qui, depuis 2014, donne accès à 9 000 revues et 15 millions d’articles aux lecteurs des bibliothèques publiques [2][2]  www.accesstoresearch.org.uk .

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La troisième façon de lire le livre a été évoquée au début : c’est de le lire suivant la perspective de la politique pour la science ouverte avec en tête l’accès libre aux publications, les données de la recherche, la science citoyenne, la science participative, l’innovation, etc. D’ailleurs, les auteurs ne s’y trompent pas et si le concept de la science ouverte n’est pas thématisé et placé au cœur de l’ouvrage, c’est un peu comme M. Jourdain qui fait de la prose sans le savoir… Le projet européen Foster [3][3]  https://www.fosteropenscience.eu définit la science ouverte ainsi : « Open science is the movement to make scientific research, data and dissemination accessible to all levels of an inquiring society » – le mouvement de rendre la recherche scientifique, les données de la recherche et la diffusion des résultats accessibles à tous les niveaux d’une société chercheuse. Si le Conseil européen a adopté la feuille de route globale, ce livre fournit un vadémécum pour les bibliothèques.

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La durée de la lecture varie d’un trajet de quelques stations de métro (mode d’emploi, mémento) à une ou deux heures de lecture linéaire ; mais le livre n’est pas destiné à une lecture linéaire. Comme toutes les boîtes à outils, on s’en servira en fonction des besoins et situations (collections, événements, missions, formation, services, etc.). On peut regretter l’absence d’un index, mais le sommaire est suffisamment détaillé pour trouver rapidement ce qu’on cherche.

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Cet ouvrage est une invitation. Justine Ancelin, responsable des services aux chercheurs du SCD de Paris Ouest Nanterre La Défense et coordinatrice du livre, termine son introduction ainsi : « Si, avant même de provoquer des réalisations abouties, nous parvenons par cet ouvrage à susciter des envies et à rassurer les bibliothécaires quant aux outils à leur disposition et leurs capacités à médiatiser la science, je considérerai que nous avons accompli notre tâche ». L’enjeu est de taille. Et, personnellement, je pense que les bibliothèques n’ont tout simplement pas le choix. La question est plutôt si elles seront à la hauteur de la science ouverte, ou si la science ouverte se fera sans elles.

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Analyse de Joachim SCHÖPFEL

Comprendre et maîtriser la littérature scientifique, Bernard Pochet, Gembloux (B-5030) : Les Presses agronomiques de Gembloux, 2015. – V-150 p. – ISBN 978-2-87016-137-1 : 20 €. Access to scientific research. Challenges facing communications in STM, David J. Brown (ed.), De Gruyter Saur, 2015 – (Ifla Global Studies in Libraries and Information, vol. 2). - 423 p. - ISBN 978-3-11-037516-9 : 99, 95 €

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Voici deux publications récentes pour mieux comprendre l’information scientifique, ses fonctions, ses services et tendances.

Une ressource pédagogique indispensable

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La première, en français, est un mémento qui rappelle les notions essentielles de la communication scientifique. Basé sur trois ouvrages antérieurs et vingt ans d’expérience dans la gestion des bibliothèques, dans l’édition scientifique et l’enseignement supérieur, ce nouveau livre sur la littérature scientifique de Bernard Pochet, maître de conférences de l’université de Liège, est destiné aux futurs documentalistes, bibliothécaires, éditeurs et chercheurs.

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Décrire en quelques pages la finalité de l’information scientifique, ses vecteurs de production et sa diffusion, ses outils de recherche et ses perspectives relève d’un défi. Réussir ce pari est un exploit. En douze chapitres, Bernard Pochet présente un tour d’horizon de l’information scientifique, partant des finalités traditionnelles (communication, validation, enregistrement et archivage) et de la typologie (de la revue et des livres jusqu’aux rapports, thèses, documents officiels et brevets), avant d’aborder l’édition, la diffusion, la recherche, la veille et la gestion des documents. Particulièrement intéressants et d’actualité sont les deux chapitres sur la notoriété des publications scientifiques (bibliométrie, facteur d’impact, altmetrics, etc.) et sur la critique des sources, avec des critères d’évaluation d’un document scientifique (présentation, rédaction, qualité scientifique, sources, etc.). On peut ne pas être d’accord avec certaines analyses et commentaires, par exemple quand l’auteur considère la voie dorée avec son modèle auteur-payeur comme piège potentiel du libre accès. Mais tout cela reste argumenté et transparent, faisant preuve d’un souci d’équilibre et d’exhaustivité.

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Trois longs chapitres constituent la deuxième partie du livre, consacrée à l’écriture scientifique et s’adressant de ce fait davantage aux jeunes chercheurs qu’aux étudiants et futurs professionnels. Le premier chapitre traite de la rédaction d’un document scientifique en général, avec des sujets comme la lisibilité, la clarté, le style et l’orthographe, les illustrations et les règles d’écriture en science. Le deuxième chapitre met l’accent sur l’article de revue, sa structure et sa typologie, sa soumission et les principales causes de rejet, tandis que le troisième chapitre présente les styles bibliographiques et explique les règles à connaître pour les citations et les références citées, allant jusqu’au droit d’auteur et au plagiat.

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L’approche générale du livre est fondamentalement didactique, avec beaucoup d’illustrations, de tableaux, schémas et copies d’écran et avec des encarts pour résumer l’essentiel à retenir de chaque chapitre. Il s’agit d’une ressource pédagogique indispensable pour l’enseignement de l’information scientifique. Il faut prendre le mot « ressource pédagogique » au sens le plus noble du terme, car le livre n’est qu’une partie du projet global de Bernard Pochet. D’une part, ce livre est librement accessible sur le site des Presses agronomiques de Gembloux (sous licence Creative Commons CC-BY) et déposé dans l’archive institutionnelle de l’université de Liège en PDF et ePub [4][4]  www.pressesagro.be/catalogue/reference/131.html . D’autre part, ce livre-ressource est régulièrement mis à jour par l’auteur ; la version en ligne au moment de la rédaction de cette note date du 11 avril 2016 [5][5]  http://infolit.be/CoMLiS .

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Personnellement, j’ai commencé à utiliser ce livre pour mes propres cours et stages de formation, avec succès, et je ne peux que le recommander comme ressource pédagogique. Seule suggestion pour une prochaine mise à jour : séparer, dans la bibliographie, les références sur l’information scientifique et celles sur l’écriture, et enrichir les sources sur l’information scientifique avec des articles et ouvrages plus récents. Par rapport à la richesse des chapitres, la bibliographie est (trop) pauvre.

Analyse des transformations de l’industrie de l’information scientifique

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Le deuxième livre, en anglais, est d’une tout autre nature. Richement documenté, Access to Scientific Research fait l’état des lieux de la situation actuelle de l’édition scientifique ou, plutôt, sur la transformation et la réinvention des acteurs et rôles de l’industrie de l’information scientifique. Tout le contraire d’un mémento, il analyse dans le détail le contexte politique, technique, commercial et social pour lever les barrières et les obstacles d’une communication libre et efficace. Il distingue différents types d’usagers, étudie les conditions de leur utilisation de l’IST et montre leur inégalité face aux ressources en ligne.

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Bien dans la ligne de la politique de l’open science, il aborde en particulier le cas des unaffiliated knowledge workers, c’est-à-dire des utilisateurs d’IST en dehors de l’enseignement supérieur et des organismes de recherche, qui ont besoin de l’information scientifique sans toujours avoir les moyens et outils pour y accéder (PMI/PME, citoyens, etc.). L’objectif du livre est très anglo-saxon : proposer suffisamment d’information et d’éléments d’analyse pour permettre à ceux qui produisent et diffusent de l’information scientifique de rendre leurs services plus efficaces (c’est à dire augmenter le nombre d’utilisateurs) et de développer un modèle économique durable et plus équitable.

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Le sommaire contient vingt-huit chapitres, certains plus larges (sur le contexte, les définitions, la société de l’information, les facteurs de changement, etc.), d’autres plus ciblés (sur les dysfonctionnements de l’édition STM, l’effet Google, les médias et réseaux sociaux). Presque la moitié du livre est consacrée à faire comprendre la situation, le comportement et l’évolution des différents groupes et acteurs, dont les professionnels de l’information, les grands éditeurs commerciaux, les entreprises de R&D et les sociétés savantes. Chaque chapitre peut se lire d’une façon autonome, presque comme un article, avec une structure et une logique à part entière. Certains chapitres se lisent comme un ensemble de fiches de lecture (rapports d’étude, projets de recherche, etc.), d’autres comme des études de cas pour rendre lisible la position des principaux acteurs.

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Deux chapitres attirent l’attention, celui sur la science citoyenne (citizen science) et celui sur les PMI/PME car c’est bien là l’un des grands enjeux de la science ouverte et du libre accès à l’information : communiquer les résultats de la science à la société civile, pour plus de transparence mais aussi pour favoriser l’innovation et associer les citoyens intéressés à la recherche scientifique.

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Ce qui plaît : la connaissance pointue et profonde du paysage de l’information scientifique, le souci de rendre un sujet complexe compréhensible, la richesse et la diversité des perspectives, l’approche empirique avec beaucoup de chiffres, de tableaux, de schémas. Ce qui plaît moins : l’intérêt excessif pour l’édition commerciale en négligeant d’autres modèles, des répétitions dans le texte (un manque de relecture sans doute) et le prix (trop) élevé pour un tel livre qui aurait sa place comme ouvrage de référence dans toutes les collections spécialisées.

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Analyse de Joachim SCHÖPFEL

Le Plagiat académique. Comprendre pour agir, Michelle Bergadaà, Paris : L’Harmattan, 2015. – 228 p. – (Questions contemporaines). – ISBN 978-2-343-07531-0 : 24,50 €

Une synthèse pour l’action responsable

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Qui dit « plagiat universitaire » dit Michelle Bergadaà – et réciproquement et depuis longtemps.

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Tout semble commencer en 2004, avec le fameux appel du 31 mars [6][6]  www.responsable.unige.ch/top/newsletter/historiq... qui commence par ces phrases : « Chers collègues, chers étudiants, chers amis, Un point me préoccupe ; j’ai besoin de votre aide. ». Plus loin, « Internet : un fabuleux espoir pour la connaissance et un immense risque de souffrance. J’assume. Je suis responsable d’avoir laissé mes étudiants jouer au « Lego » de la connaissance sur Internet sans guides moraux et spirituels. Que deviendront-ils dans la vie active ? Des joueurs de "Enron" et de "Parmalat" ? ».

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Un mois plus tard, un travail collectif s’organise et s’outille au sein de l’Université de Genève. Les échanges foisonnent qui finissent, au fil des mois et des années, par fertiliser la volonté collective de construire de la connaissance sur la question. Mais, dès mars 2004, les termes sont posés : on est dans l’action, c’est-à-dire la responsabilité (celle de l’enseignant, celle de l’étudiant) et la déontologie – qui ne s’impose pas mais se discute.

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Les questions ne manquent pas. De quoi parle-t-on ? Qu’est-ce que le plagiat ? Pourquoi et comment plagie-t-on ? Comment les enseignants vivent-ils le plagiat de leurs étudiants ? Que fait-on dans l’institution académique pour prévenir le plagiat ?

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Début 2006, Michelle Bergada a co-signé une étude de la signification de « plagiat » et de « copié-collé » pour les étudiants eux-mêmes. L’enquête, démarrée en 2004, conclut à la caractérisation de cinq profils étudiants, du non plagieur au fraudeur, en passant par le bricoleur, le tricheur et le manipulateur. À chacun de ces profils correspond une appréhension nuancée de ce qu’est la « responsabilité académique ». On retrouvera cette typologie tout au long des travaux de l’auteure, jusque dans notre ouvrage (chapitre 3) où elle insiste sur la nécessité d’identifier le profil du plagieur avant d’entreprendre quoi que ce soit et de signifier les normes et les valeurs éthiques.

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Du point de vue de l’institution universitaire, la question est celle de l’« intégrité académique ». Mais pas n’importe comment. Le rapport de 2008, La relation éthique-plagiat dans la réalisation des travaux personnels par les étudiants[7][7]  http://responsable.unige.ch/assets/files/Rapport..., produit par la commission Éthique-Plagiat de l’Université de Genève que préside notre auteure, est clair sur ce point, précisant l’idée que la déontologie en la matière ne saurait s’imposer : « Le leitmotiv de ce rapport est qu’il va […] nous falloir être créatifs pour imaginer, dans ce contact quotidien avec Internet, la mise en œuvre concrète de nos valeurs et de nos normes universitaires avec – et non contre – nos étudiants. » Aussi bien le problème n’est-il pas de l’ordre du droit. Les douze pages de l’annexe 1 de notre ouvrage exhibe la « difficile coordination » entre le juridique et l’académique.

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Reste que, comme disait l’auteure en 2011 [8][8]  http://cursus.edu/article/17495/michelle-bergada..., au sein des universités françaises, « il revient à chaque enseignant d’assurer lui-même la lutte contre le plagiat et il n’y a pas de position commune, ni de règle systématique. »

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D’où cette saine croisade de Michelle Bergadaà et tous ses « collaborateurs » de la francophonie, lancée voici douze ans, armée d’un site web et tracée par de nombreuses publications – dont ce livre, qui fonctionne comme une synthèse pour l’action responsable.

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Analyse de Bruno RICHARDOT

Déployer un réseau social d’entreprise. Mettre en place et faire vivre un RSE, Gilles Balmisse, Denis Meingan, Paris : Dunod, 2015. – 250 p. – (Fonctions de l’entreprise : systèmes d’information) ISBN 978-2-10-072039-2 : 24 €

« Une excellente vision d’ensemble d’un projet RSE »

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Depuis 2003, Gilles Balmisse et Denis Meingan conseillent les organisations sur leurs projets de gestion des connaissances et de l’information. Amenés à accompagner celles-ci dans le déploiement de ces nouveaux projets que sont les réseaux sociaux d’entreprise, ils ont décidé de tirer de leur expérience cet ouvrage dont les quatre parties reflètent l’objectif éminemment pratique.

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Convaincre d’abord car, à la différence de ce qui se passait il y a encore quatre ou cinq ans, les RSE ne sont plus déployés pour suivre un effet de mode ou prendre le risque (limité) du collaboratif. Pour cela, les auteurs invitent les organisations à évaluer leur maturité face à ces nouveaux outils grâce à la méthode du business case qui les aidera à analyser les impacts attendus du RSE sur l’individu, le groupe (équipes, communautés, etc.) et l’organisation. Ce constat doit s’accompagner d’une vision du changement portée au plus haut niveau, qu’il faudra réussir à faire partager si l’on souhaite l’adhésion du plus grand nombre. Cette question essentielle de la gestion du changement est d’ailleurs traitée dans un chapitre à part entière où les auteurs nous renvoient vers les méthodes les plus adaptées au RSE (Kotter, Autissier & Moutot). Cette partie se termine sur une typologie des solutions existantes mais surtout sur un éclaircissement du positionnement du RSE face à un existant souvent composite : solution de gestion de contenu, Intranet, applications métier, etc.

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Débute alors la phase de préparation et les auteurs de nous proposer une revue de la littérature traitant de la méthodologie à adopter sur ce type de projets. Leur conclusion qu’on peut aller plus loin que ce qui a déjà été écrit les amène à détailler les questions du leadership, des résistances au changement, de la gestion et de la gouvernance. Ils évoquent aussi la question des communautés bénéficiaires de ces technologies, celle des critères à prendre en compte et des démarches à suivre pour bien choisir sa plate-forme.

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Vient alors la mise en œuvre concrète du projet. Les auteurs insistent ici sur l’importance de la gouvernance, la création du tableau de bord et le nécessaire phasage des différentes vagues d’employés à intégrer au projet. Chaque vague étant l’occasion de mieux comprendre les résistances et d’obtenir un feedback qui aidera à mieux accueillir la prochaine. Suit un chapitre plus convenu sur la mise en place et la gestion des communautés dans le RSE puis un autre sur le paramétrage de la plate-forme et les indicateurs de suivi d’activité à mettre en place.

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Reste alors à pérenniser le dispositif en l’intégrant au mieux à l’organisation, ses processus et son système d’information. Si cela passe par une évaluation régulière de la plate-forme (utilisabilité, fonctionnalités, sécurité, intégration et disponibilité), les auteurs insistent à juste titre sur la nécessaire évolution des RH qui doivent reconnaître les compétences d’animateurs de communautés. Enfin, ils évoquent les points de bascule à atteindre pour clore le mode projet et passer à une gouvernance rattachée à la gouvernance digitale de l’organisation.

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Avec presque dix ans de recul sur les premières expérimentations de RSE, les praticiens que sont Gilles Balmisse et Denis Meingan publient ici un livre de la maturité. Offrant une excellente vision d’ensemble du déploiement d’un projet RSE et de ses implications pour les organisations, l’ouvrage propose également de nombreux avis d’utilisateurs, experts, chefs de projet, etc., de cas d’entreprise et d’outils sous forme de tableaux et de listes, qui en font un indispensable guide pour qui est acteur d’un tel projet.

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Analyse de Christophe DESCHAMPS

Veille stratégique sur Internet : comprendre les enjeux, maîtriser les outils et partager l’information, Gilles Balmisse, Nantes : ENI éditions, 2014. - 250 p. – (Marketing book). – ISBN 978-2-7460-9112-2 : 29 €

Un ouvrage méthodologique pour la mise en place d’un dispositif de veille

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Si de nombreux ouvrages traitent de l’intelligence économique, très peu finalement évoquent la veille stratégique dans sa composante Internet. Après les travaux de Michael Porter dans les années 80, les entreprises ont senti la nécessité de scruter leur environnement concurrentiel de manière continue et c’est par le biais de réseaux humains (commerciaux, techniciens terrain, etc.) et de bases de données payantes qu’elle s’est effectuée. Puis Tim Berners-Lee a inventé le Web et, en quelques années, la veille est devenue une affaire de logiciels et s’est étendue à d’autres secteurs que l’entreprise : administrations, associations, régions, etc. Les besoins en matière d’organisation du dispositif de veille sont devenus très importants et c’est ce à quoi Gilles Balmisse a voulu répondre avec cet ouvrage.

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Son premier chapitre est classique (et nécessaire) : définition de la veille, distinctions entre les différents types de veille, cycle de l’information et panorama des grandes familles de logiciels de veille. Puis vient un second chapitre qui détaille toute la préparation de la veille. L’auteur y évoque le nécessaire cadrage via le diagnostic des besoins, les entretiens avec les futurs « clients » internes et la formalisation d’un plan de veille.

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Il entre ensuite dans l’opérationnel en détaillant le fonctionnement des moteurs (et métamoteurs) ainsi que celui des opérateurs de recherche. Quelques exemples concrets de requêtes auraient ici été un plus. Un chapitre entier est consacré à la recherche de sources d’informations pertinentes avec, au passage, quelques astuces intéressantes. L’auteur y détaille le service de social bookmarking Delicious qui, quoique toujours actif, nous semble largement dépassé par son concurrent Diigo sur le plan du volume. La qualification de la source est également évoquée en détail et on appréciera que l’auteur rappelle la nécessité de pratiquer ses sources au quotidien pour pouvoir les évaluer objectivement.

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Sont ensuite traités les outils d’automatisation de la collecte d’informations sur les pages web (agrégateur de flux RSS, agent de surveillance) et les médias sociaux, avec des focus sur Website Watcher et Alerti. Sans surprise, le chapitre suivant est consacré à l’analyse des informations récoltées. L’auteur y distingue l’analyse avec des outils logiciels (statistiques sur les mots-clés et thématiques surveillés, cartographie de concepts liés, nuages de mots-clés, etc.) et les analyses dites « métier » (Swot, Pestel, etc.).

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La dernière partie est consacrée à la diffusion de l’information en interne. On y retrouve les traditionnelles listes de livrables potentiels et d’outils de diffusion mais, plus important, l’auteur y insiste sur la nécessité de penser les livrables comme des produits de communication et de les valoriser comme tels.

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Cet ouvrage indique très clairement la méthodologie à suivre pour mettre en place un dispositif de veille en interne. Les exemples, tableaux, copies d’écran y sont nombreux et pertinents. On regrettera cependant que l’auteur n’évoque pas le thème du stockage des informations issues de la veille, pierre d’achoppement du dispositif pour de nombreuses organisations. Ceci mis à part, cet ouvrage très opérationnel est à recommander bien sûr au responsable de projet veille débutant mais aussi confirmé, auprès de qui il jouera le rôle d’une véritable check-list.

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Analyse de Christophe DESCHAMPS

Rhétorique du texte numérique : figures de la lecture, anticipations de pratiques, Alexandra Saemmer, Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2015. – 288 p. – (Papiers). – ISBN 979-10-91281-45-4 : 38 €

La lecture au prisme du texte numérique

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Alexandra Saemmer se propose, avec cet ouvrage, de dépasser les oppositions entre les excès du technoenthousiasme et les alarmismes dénonçant la disparition de la lecture profonde sur supports numériques. Une rhétorique du texte se révèle alors utile. Sa proposition théorique, nourrie d’un ample corpus analytique, voit d’un côté un « potentiel d’action du texte », soit des manières d’anticiper les pratiques de lecture par l’objet. De l’autre, des horizons d’attente individuels mais socialement partagés par les lecteurs. Une sorte de chiasme où le potentiel du texte préfigure la lecture et des pratiques de lecture cadrent le sens d’un texte. Dans cette opposition, le texte semble donc une entité négociée par deux intentions qui lui sont extérieures, la lecture concrétisant ainsi cette rencontre. La rhétorique proposée par l’auteure mêle donc une sémio-pragmatique visant à étudier des procédés entendus comme potentiels d’anticipation et une rhétorique de la réception qui recourt également à l’étude empirique des pratiques de lecture.

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Même si les références les plus exploitées par l’auteure sont Wolfgang Iser [9][9] Wolfgang Iser. L’acte de lecture. Théorie de l’effet... et Hans Robert Jauss [10][10] Hans Robert Jauss. Pour une esthétique de la réception...., cette conception de la lecture n’est pas sans rappeler la théorie du « lecteur modèle » d’Umberto Eco [11][11] Umberto Eco. Lector in fabula. Le livre de poche, .... Sauf que ce dernier ne s’appuyait pas sur des études empiriques de la réception, élément qui confère à l’ouvrage d’Alexandra Saemmer la qualité de dépasser le textualisme par une approche située dans les pratiques et les usages, alliant ainsi aisément les partisans d’une vision des dispositifs comme moyens de manipulation avec ceux des lecteurs braconniers.

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On n’oublie cependant pas la « matérialité du dispositif », c’est-à-dire la manière dont une interface met en forme le texte et préfigure des lectures qui n’étaient pas forcément prévues par les intentions de l’auteur. Certes, le rôle de médiation de l’interface aurait pu avoir une place capitale dans la théorie de Saemmer. Dans ce qu’on appelle « éditorialisation » [12][12] Michael Sinatra, Marcello Vitali Rosati. Pratiques... se joue, d’ailleurs, toute la question de l’instrumentation et, par conséquent, de l’industrialisation des pratiques (une politique de la trivialité [13][13] Yves Jeanneret. Critique de la trivialité. Éditions... donc, question prise en compte par Saemmer, d’ailleurs). Mais cela aurait rendu la théorie moins équilibrée, entre manipulation et liberté interprétative ou créative.

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Ce qui marque le plus à la lecture est en effet l’élégance du dispositif théorique de l’ouvrage, élégance qui se joue également dans sa finalité prescriptive : l’intention de ne pas concevoir une théorie comme une fin en soi, mais plutôt des typologies de lecture, utiles afin de se défaire de certaines manipulations des dispositifs, ou afin de créer des textes en profitant des éléments rhétoriques que le numérique nous met à disposition. À partir d’un corpus de textes journalistiques, fictionnels et publicitaires, Saemmer énumère une série de « formes-modèle » et de figures de la lecture, où un rôle déterminant est joué par l’hyperlien et l’animation. La qualité du travail analytique sur l’hyperlien, d’ailleurs, mérite à lui seul, la lecture de l’ouvrage.

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Analyse de Matteo TRELEANI

Big data – Open data. Quelles valeurs ? Quels enjeux ? Évelyne Broudoux et Ghislaine Chartron (dir.), Bruxelles : De Boeck, 2015. – 288 p. - (Information & Stratégie). - ISBN 978-2-80730-031-6 : 29,50 €

Un ouvrage éclairant sur les enjeux des Big et open data

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Cet ouvrage rassemble les actes de la 5e édition du colloque « Document numérique et société » qui a eu lieu à Rabat en mai 2015. Quatre enjeux du « Big data » et de l’« Open data » y sont traités. À savoir l’enjeu épistémologique, les enjeux politique et économique, l’enjeu sociétal et l’enjeu technique. Des recherches théoriques, expérimentales et des analyses critiques y sont présentées. Elles abordent les milieux d’affaires, le milieu scientifique, les gouvernements et leurs collectivités territoriales.

Enjeux épistémologiques

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Sont revisités dans cette partie les idéaux ou utopies de ce siècle ayant semblé stimuler l’innovation que sont l’ouverture, la participation et le gigantisme. Le mythe du Big data, nouvelle source de connaissances possibles, qui reconstruirait une nouvelle forme d’objectivité est aussi mis en perspective. L’idéologie de la transparence y est aussi creusée.

Enjeux politiques et économiques

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Les déséquilibres et les asymétries technologiques et juridiques entre les acteurs technologiques et les acteurs des contenus sont ici mis en lumière. Actuellement, un nombre réduit d’entreprises captent les données produites par des milliards de personnes dans des États qui cherchent à reprendre la main sur ce qui est fabriqué sur leur territoire. La gouvernalité est interrogée avec le modèle de la plate-forme via plusieurs exemples. L’écosystème de la publication et de la valorisation des données ouvertes est analysé au niveau du réseau de valeur associé, de la viabilité et de la pérennité des modèles économiques. L’optimisation des performances et des transformations profondes des modèles d’affaires est étudiée à travers 3 études de cas.

Enjeux sociétaux

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La datavisualisation est abordée dans 2 articles. Le premier présente son utilisation par des utilisateurs non experts et la nouvelle littératie à développer qui en découle ; le second concerne sa place prise comme outil d’aide au pilotage de la recherche scientifique médicale. L’Open data est aussi abordé à travers la plate-forme participative Data GrandLyon. L’e-learning n’est pas oublié avec le rôle grandissant des learning analytics. Dernier enjeu sociétal abordé, celui de la redocumentarisation de l’archive à l’aide notamment des données liées (linked data).

Enjeux techniques

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Les enjeux techniques présentés sont DataCite avec son schéma spécifique de métadonnées associées aux données de la recherche ; la « cyber démocratie » avec une adaptation du modèle IMC, un modèle de conception de dispositif d’e-learning ; et la technologie MapReduce.

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Au terme de cette lecture se dégage la nécessité de prendre une distance critique vis-à-vis du Big data et de l’Open data comme « super » solution à observer les « réels » cachés. La construction des savoirs est un processus exigeant qui ne saurait se satisfaire uniquement par le croisement de données massives et/ou ouvertes.

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Analyse de Sarah VERT

Notes

[9]

Wolfgang Iser. L’acte de lecture. Théorie de l’effet esthétique. Mardaga, 1995

[10]

Hans Robert Jauss. Pour une esthétique de la réception. Gallimard, 2010

[11]

Umberto Eco. Lector in fabula. Le livre de poche, 1985

[12]

Michael Sinatra, Marcello Vitali Rosati. Pratiques de l’édition numérique. Presses de l’Université de Montréal, coll. Parcours numériques, 2014

[13]

Yves Jeanneret. Critique de la trivialité. Éditions Non Standard, 2014

Titres recensés

  1. Open access et droit d’auteur, Carine Bernault, Bruxelles : Larcier, 2016 – 227 p. – (Collection Création Information Communication). ISBN 978-2-8044-8480-4 : 85 €
    1. Le point sur les questions essentielles de l’Open access
  2. Médiatiser la science en bibliothèque, Justine Ancelin (dir.), Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2016. – 184 p. – (Boîte à outils, ISSN 1259-4857 ; 35). – ISBN 979-10-91281-62-1 : 22 € ; ISBN numérique 979-10-91281-63-8 : 13,20 €
    1. Le défi de la science ouverte
  3. Comprendre et maîtriser la littérature scientifique, Bernard Pochet, Gembloux (B-5030) : Les Presses agronomiques de Gembloux, 2015. – V-150 p. – ISBN 978-2-87016-137-1 : 20 €. Access to scientific research. Challenges facing communications in STM, David J. Brown (ed.), De Gruyter Saur, 2015 – (Ifla Global Studies in Libraries and Information, vol. 2). - 423 p. - ISBN 978-3-11-037516-9 : 99, 95 €
    1. Une ressource pédagogique indispensable
    2. Analyse des transformations de l’industrie de l’information scientifique
  4. Le Plagiat académique. Comprendre pour agir, Michelle Bergadaà, Paris : L’Harmattan, 2015. – 228 p. – (Questions contemporaines). – ISBN 978-2-343-07531-0 : 24,50 €
    1. Une synthèse pour l’action responsable
  5. Déployer un réseau social d’entreprise. Mettre en place et faire vivre un RSE, Gilles Balmisse, Denis Meingan, Paris : Dunod, 2015. – 250 p. – (Fonctions de l’entreprise : systèmes d’information) ISBN 978-2-10-072039-2 : 24 €
    1. « Une excellente vision d’ensemble d’un projet RSE »
  6. Veille stratégique sur Internet : comprendre les enjeux, maîtriser les outils et partager l’information, Gilles Balmisse, Nantes : ENI éditions, 2014. - 250 p. – (Marketing book). – ISBN 978-2-7460-9112-2 : 29 €
    1. Un ouvrage méthodologique pour la mise en place d’un dispositif de veille
  7. Rhétorique du texte numérique : figures de la lecture, anticipations de pratiques, Alexandra Saemmer, Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2015. – 288 p. – (Papiers). – ISBN 979-10-91281-45-4 : 38 €
    1. La lecture au prisme du texte numérique
  8. Big data – Open data. Quelles valeurs ? Quels enjeux ? Évelyne Broudoux et Ghislaine Chartron (dir.), Bruxelles : De Boeck, 2015. – 288 p. - (Information & Stratégie). - ISBN 978-2-80730-031-6 : 29,50 €
    1. Un ouvrage éclairant sur les enjeux des Big et open data
      1. Enjeux épistémologiques
      2. Enjeux politiques et économiques
      3. Enjeux sociétaux
      4. Enjeux techniques

Pour citer cet article

« Notes de lecture », I2D – Information, données & documents 2/2016 (Volume 53) , p. 80-89
URL : www.cairn.info/revue-i2d-information-donnees-et-documents-2016-2-page-80.htm.


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