2001
Imaginaire & Inconscient
Imaginaire et rêve-éveillé
[*]
Jacques Launay
Psychiatre - psychanalysteMembre honoraire du G.I.R.E.P. 174, bd Malesherbes 75017 Paris
Les différents sens de l’imaginaire trouvent leur place
dans l’évolution du rêve-éveillé en psychothérapie et finalement
en psychanalyse.Mots-clés :
Imaginaire, Inconscient, Rêve-éveillé, Psychanalyse.
The different meanings of the imagery are part of the
development of the awakened dream in psychotherapy and at
last in psychoanalysis.Keywords :
Imagery, Unconscious, Awakened dream, Psychoanalysis.
Le Rêve-Éveillé, initié comme méthode psychothérapique par Robert
Desoille dans les années 1925-1930, est considéré comme un mode original de
mobilisation de l’imaginaire et les analystes-rêve-éveillé actuels travaillent
avec l’hypothèse que cet imaginaire-là est porteur de sens en rapport avec
l’inconscient.
QU’EST-CE QUE L’IMAGINAIRE ?
L’évolution sémantique nous montre que le substantif n’est que d’utilisation
récente (1820, Maine de Biran), désignant le domaine de l’imagination.
L’adjectif fait son apparition au XVe siècle (1496), emprunté au latin impérial
imaginarius, dérivé de imago et signifiant simulé: « qui n’existe qu’en imagination » (Le Robert, Dictionnaire historique de la Langue Française). Il prend
également le sens de « non-réalité, mais aussi de fabuleux, fantastique et
illusoire ».
C’est essentiellement à Bachelard que l’on doit sa conceptualisation en
psychologie, avec la notion d’une communication affective, à travers l’étude
du langage poétique dans L’Air et les Songes (1943), alors que jusque-là on
s’intéressait prioritairement à l’image comme fondement de l’imagination :
« Le vocable fondamental qui correspond à l’imagination, ce n’est pas l’image,
c’est l’imaginaire. La valeur d’une image se mesure à l’étendue de son auréole
imaginaire. Grâce à l’imaginaire, l’imagination est essentiellement ouverte,
évasive. Elle est, dans le psychisme humain, l’espace de la nouveauté » (p. 7).
On comprend ainsi pourquoi il s’intéressait à la démarche et à la recherche de
Desoille. Il rompait ainsi, comme le rappelle Jacques Natanson dans son article
Apologie pour l’imaginaire (1983), avec la psychologie du début du XXe siècle
qui « oscillait entre la réduction de l’esprit humain à un « polypier d’images »
statiques régis par les lois simplistes de l’associationnisme et l’affirmation
d’une pensée sans images ». D’où le sous-titre de son ouvrage de 1943 : Essai
sur l’imagination du mouvement.
Pendant très longtemps, les philosophes se sont référés, pour définir l’imagination, à la notion d’imago latine, dans son sens de représentation dérivée de
imitor (reproduire).
Paul Kaufmann, dans son article de l’Encyclopœdia Universalis, intitulé :
Imaginaire et imagination, fait remarquer que le grec était beaucoup plus riche,
distinguant : l’icône (l’image), le fantasme (objet de la fantaisie) et le phantastikon (l’aspect sous lequel le fantasme participe au non-être) dans Le Sophiste
de Platon. Ainsi, écrit Kaufmann : « La représentation « fantastique » ne se
connaît pas d’original, elle est sans modèle dans le réel, mais elle soutient ce
paradoxe de prêter à un contenu irréalisable, ou pour le moins tenu pour irréel,
l’apparence d’une réalité ». Définition qui pourrait tout à fait s’appliquer au
Rêve-Éveillé, comme à toute production de l’onirisme dont il fait partie.
Ainsi le problème de l’imaginaire n’est pas celui de l’image, qui n’en est que
le matériau, mais celui du phantastikon en tant que production de fantasmes.
C’est bien ce que nous retrouverons dans la théorie de l’imaginaire chez
Freud.
LES DIFFÉRENTS COURANTS DE PENSÉE SUR L’IMAGINAIRE, DEPUIS LE
DÉBUT DU SIECLE
Ils peuvent schématiquement se diviser en :
- un courant descriptif, phénoménologique,
qui va de Janet à Sartre en passant par Clark, Happich, Daudet et même
Bergson tant critiqué par Bachelard pour son intérêt primordial pour l’image;
- le courant psychanalytique,
inauguré par Freud, montrant les rapports du fantasme et de la vie onirique
et la solidarité de l’imaginaire et du désir.
Sartre, s’inspirant de la phénoménologie de Husserl, définit l’image comme
un acte de la conscience posant son objet comme absent, donc comme irréel. Il
reconnaît certes à la vie imaginaire une certaine spontanéité, par opposition à
la passivité qui caractérise la conscience perceptive. Mais du fait que l’objet
imaginaire est posé par la conscience imaginante comme un néant, comme un
irréel, Sartre oppose la « pauvreté essentielle » de l’image à la richesse indéfinie
de la perception; car il n’y a rien de plus dans l’objet imaginaire que ce qu’y pose
la conscience imaginante. « À ces objets irréels correspondent, s’opposant aux
sentiments vrais, des sentiments imaginaires, dont l’essence même est d’être
dégradés, pauvres, saccadés, spasmodiques, qui ont besoin du non-être pour
exister et que l’apparition du réel suffit à mettre en fuite », « Le réel et l’imaginaire, par essence, ne peuvent coexister. Il s’agit de deux types d’objet, de sentiments et de conduites entièrement irréductibles » (d’après J. Natanson in
Apologie pour l’imaginaire, 1983).
La position de Bachelard est tout à l’opposé puisque, pour lui, l’imaginaire
doit être considéré comme une puissance majeure de la nature humaine : « À la
fonction du réel, instruite par le passé… il faut joindre une fonction de l’irréel
tout aussi positive. » « Les lignes imaginaires sont les vraies lignes de vie...
Imagination et volonté sont les deux aspects d’une même force profonde ».
C’est pourquoi il s’est si vivement intéressé au Rêve-Éveillé de Desoille auquel
il consacre un long chapitre dans L’Air et les Songes et à propos duquel il écrit :
« Ce qu’il s’agit de comprendre, c’est la raison qui fait de la liaison des images
dans le discours du patient le moyen par où passe à la fois le déblocage par
rapport aux complexes inconscients et le chemin vers une nouvelle structure de
la personnalité, de sorte que “la rêverie guérisse le souvenir”» (p. 133).
Bachelard avait ainsi bien appréhendé certains éléments fondateurs essentiels
du Rêve-Eveillé :
- le rapport de l’imaginaire et du langage,
- l’ouverture et la mise en mouvement de l’imaginaire en tant que processus
de changement.
COMMENT DESOILLE THÉORISAIT L’IMAGINAIRE DE SON REVEÉVEILLÉ
Il semble s’être longtemps cantonné dans une description phénoménologique des images rencontrées en R.E. en essayant d’y intégrer certains concepts
métapsychologiques. C’est ainsi qu’en 1945, dans Le Rêve-Evéillé en psycho-thérapie, il décrit 5 types d’images correspondant, selon lui – en fonction de leur
apparition en descente ou en ascension – à des niveaux différent, « partant du
ça pour s’élever jusqu’au soi ». Mais il ajoute : « ces images ne sont pas indépendantes les unes des autres; elles s’engendrent l’une l’autre suivant des filiations possibles, soit dans un mode actif se rattachant à l’idée générale de la
virilité, soit dans un mode passif se rattachant à l’idée générale de féminité »,
utilisant là les notions d’animus et d’anima jungiennes.
Mais il n’y a guère dans l’œuvre de Desoille de théorisation sur l’imaginaire
du R.E. et quand elle apparaît avec l’ouvrage de 1955 : Introduction à une
psychothérapie rationnelle, c’est pour la rattacher à la théorie cortico-viscérale
de Pavlov. Récusant alors la notion d’inconscient freudien, qu’il juge
« équivoque », il se réfère, en tant que modèle de l’appareil psychique, aux
« niveaux de conscience » développés par Lamouche : « Le degré zéro correspondant à des processus inconscients, il faut admettre parallèlement des degrés
de cohérence, le maximum de cohérence correspondant au travail le plus
efficace de l’état de veille et le maximum d’incohérence correspondant à la
succession anarchique des images visuelles du rêve précédant immédiatement
le sommeil profond sans rêve ». Le R.E. se situerait dans une zone intermédiaire.
L’apparition du langage imagé se fait, selon lui, en lien avec la théorie pavlovienne, « quand il y a inhibition des centres corticaux et disparition momentanée
des liaisons temporelles les plus labiles qui conditionnent la pensée logique et
les modes d’expression conventionnels ». L’imaginaire du R.E., par le biais des
images visuelles, correspond ainsi au le système de signalisation sous-cortical,
tandis que sa mise en mots correspond au 2e système de signalisation cortical.
Ce qui n’exclut pas l’étude des contenus, mais dans une optique symbolique
jungienne très centrée sur l’inconscient collectif considéré comme une fonction
du psychisme humain de régulation.
On sait que la démarche freudienne fut toute autre et que l’imaginaire du rêve,
fondateur de la psychanalyse, repose sur le lien consubstantiel du fantasme et
du désir.
Comme le souligne Kaufmann, Freud n’aurait en rien innové s’il s’était
borné à assigner pour ressort aux processus imaginaires une force pulsionnelle.
Une telle conception « dynamique » était déjà présente chez Aristote. « L’originalité de la psychanalyse freudienne a été de fonder cette tradition, de lui
prêter forme théorique, sur le double fondement empirique du rêve et de
l’analyse des névroses : la solidarité du désir et de l’imaginaire ».
Au chapitre VII de L’Interprétation des rêves, le concept de désir « repose
sur la distinction, et en même temps sur la liaison de fait, entre le besoin et le
désir à partir de la situation d’impuissance du nourrisson, la satisfaction du désir
étant laissé à l’arbitraire d’autrui ». L’Interprétation des rêves apporte la preuve
que le rêve est la « réalisation » d’un désir, mais la désir tend à la réactualisation,
à la reviviscence d’une présence. La théorie freudienne du rêve ne se cantonne
donc pas dans une « interprétation » du vécu. Elle en fonde la reconstruction.
D’où la rupture épistémologique fondamentale avec toutes les conceptions
antérieures.
Jacques Natanson dans un article intitulé : Quelques remarques sur la
mobilisation de l’imaginaire dans le Rêve-Éveillé (Études psychothérapiques,
1984), rappelle à ce sujet deux textes princeps de Freud :
- le chapitre VII de la Traumdeutung, dans lequel Freud montre comment
l’image et le désir naissent ensemble et se définissent corrélativement : « Désirer
a dû être d’abord un investissement hallucinatoire du souvenir de la satisfaction »… « Si le rêve n’est qu’accomplissement du désir, c’est que seul le
désir peut pousser au travail de notre appareil psychique »;
- le texte sur La création littéraire et le rêve éveillé – dont la traduction exacte
serait : Le poète et l’acte de fantasmer –, Freud y compare le poète à l’enfant qui
joue : il se crée un monde imaginaire qu’il prend au sérieux : à travers le jeu où
il se crée un monde à lui, tout en s’appuyant sur les choses palpables et visuelles
du monde réel. Le poète et l’écrivain peuvent être comparés à des « rêveries
diurnes », notamment dans le roman populaire où le héros n’est autre que « sa
majesté le moi ».
Lacan viendra compléter la théorie freudienne en marquant que l’origine de
l’inconscient se trouve dans le retard avec lequel le petit d’homme accède au
langage après avoir été, pendant le temps de la gestation et les 18 premiers mois
de la vie, « infans » (Écrits, p. 259). « Tout se passe, nous dit Lacan, comme si
l’enfant avait vécu toute la première période de son existence sans pouvoir
traduire dans le langage ses émotions et ses représentations qui sont forcément
des images. Et s’il y a de l’inconscient, ce blanc dans notre discours sur nous-mêmes, ce non-dit quasi indépassable, c’est parce que ce retard du langage sur
le vécu ne peut jamais être comblé ». Ainsi donc, nos premières représentations
sont des images liées à nos ressentis fondamentaux qui prennent la forme de ce
que Freud appelle les « fantasmes originaires »... « C’est par rapport à cette
fantasmatique première que s’élabore la dynamique de l’imaginaire. Cette
dynamique est fondamentalement celle du désir ».
C’est pourquoi Jacques Natanson est « disposé à soutenir la thèse que le
R.E., comme toutes les manifestations de l’activité fantasmatique, fonctionne
comme le rêve nocturne, selon la problématique en vertu de laquelle le rêve est
la réalisation symbolique de désirs refoulés »… « Comme dans le rêve nocturne,
il y a affaiblissement de la censure et donc production d’un matériel plus proche
de l’inconscient refoulé primitif et infantile ».
À partir de la découverte du Stade du Miroir, il se définit en rapport avec
l’image du corps, avant la naissance du Moi et le surgissement de celui-ci.
À partir de l’expérience dite du « Bouquet inversé », on connaît la constitution
de la triade Imaginaire – Symbolique – Réel. « Dans les rapports de l’imaginaire
et du réel et dans la constitution du monde tel qu’elle en résulte, tout dépend de
la situation du sujet. Et la situation du sujet est essentiellement caractérisée par
sa place dans le monde symbolique, autrement dit dans le monde de la parole »
(in La topique de l’Imaginaire, Le Séminaire, livre I, 1953-1954); le Moi se
constitue à partir de l’image du semblable : Moi spéculaire. Il insiste, par
ailleurs, sur la nécessaire opposition entre l’Imaginaire et le Symbolique, les deux
registres ne devant pas être confondus dans la cure analytique.
L’IMAGINAIRE WINNICOTTIEN
Celui-ci, de son côté, repose sur la notion d’« Espace imaginaire » dans le
jeu avec la distinction du jeu comme contenu (play) et le jouer comme activité
(playing) où l’être en train de jouer prend toute son importance, avec la notion
d’« Espace potentiel ». Espace potentiel dans lequel va pouvoir se créer un
espace imaginaire qui renvoie à la prise de distance du bébé par rapport à sa mère
« suffisamment bonne ». C’est dans cet espace qu’il commence à jouer, à
prendre conscience de lui-même et de la mère comme objet. C’est dans cet
espace potentiel recréé et retrouvé que peut s’instaurer la cure. Il s’agit plus ici
d’une utilisation de l’espace imaginaire que d’une théorisation sur l’imaginaire.
L’IMAGINAIRE RÊVE-ÉVEILLÉ DANS UNE OPTIQUE ANALYTIQUE :
IMAGINAIRE ET INCONSCIENT
Roger Dufour, dans son ouvrage de 1978 Écouter le rêve, Le Rêve-Eveillé-Dirigé analytique insiste sur la « fonction spéculaire » du R.E. qui en constitue,
selon lui, l’instrument opératoire : « Par le passage à la visualisation, le RêveÉveillé réinstalle le sujet dans ses étapes premières où a été perdu le bon objet
initial… Nous sommes là aux origines du désir ». Dans une optique en partie
lacanienne, il considère que « le patient travaille dans la cure sur les rapports de
la parole, du corps et de l’imaginaire (P.C.I.), rapport constitutif de la dynamique
psychique ».
Nicole Fabre et Gilbert Maurey ont développé leur théorisation réciproque
dans leur ouvrage de 1985 Le Rêve-Éveillé analytique (Privat).
Maurey, tout d’abord, n’adhère pas à la proposition de J. Natanson d’assimiler le fonctionnement du R.E. à celui du rêve nocturne. Il propose de
rapprocher le R.E. d’un « onirisme délirant sans confusion », à partir de
l’Amentia de Meynert à laquelle Freud s’était un temps intéressé. Dans cette
hypothèse, le R.E. viendrait se placer dans un cadre initialement prévu par Freud
comme pouvant contribuer à une meilleure connaissance de l’inconscient. Les
rapports du R.E. et de l’imaginaire sont considérés à partir de la triade
lacanienne, le R.E. se situant en un temps de rencontre de l’affect et du verbe,
à la jonction de l’Imaginaire et du Symbolique. Maurey fait sienne l’affirmation
de Lacan pour qui « l’élucidation parlée est le ressort du progrès. Les images
prendront leur sens dans un discours plus vaste, à quoi le sujet est intégré…
C’est ici que l’analyse se joue, à la frontière du symbolique et de l’imaginaire »
(in Écrits, 1966).
Pour Nicole Fabre, les analogies entre Rêve-Eveillé et rêve nocturne
l’emportent sur les différences et se retrouvent au niveau de la constitution d’un
« espace imaginaire » tel que le conçoit Winnicott. « La proposition de construire
le lieu du rêve, de créer un espace imaginaire apparaît comme la redondance
d’une qualité propre au rêve nocturne ».
Cet espace imaginaire deviendra espace du R.E. à partir de la 2e proposition,
celle de se déplacer. Créer un espace imaginaire, le voir, s’y voir et le dire ne
suffit pas. Encore faut-il s’y mouvoir. Ce faisant, on incite le patient à percevoir
son corps inscrit, dès lors dans la cure, comme « corps imaginaire ». « C’est
rendre à nouveau centrale l’activité spéculaire, c’est renouer avec le temps où
arrachés à la fusion et à la confusion, nous avons pu commencer de percevoir
notre expérience propre ». Ainsi, pourrait on dire, l’imaginaire du R.E. est à la
fois facteur de régression et facteur de défusion.
Création du couple patient-thérapeute, l’espace imaginaire du R.E., est une
aire intermédiaire d’expérience à laquelle contribuent simultanément la réalité
extérieure et la vie intérieure, troisième aire qui n’est ni l’objet interne ni la
réalité extérieure.
Voila un survol de ce qui peut être dit des rapports de l’imaginaire et du R.E.
tels qu’ils se dégagent des principaux écrits. Je ne livrerai pas un point de vue
personnel sur la question, ayant fort peu théorisé sur le sujet et la question me
semblant largement ouverte, si ce n’est, comme je l’ai rappelé à plusieurs
reprises, qu’il me semble exister dans l’imaginaire R.E., mis en mouvement par
l’artifice de la cure, une dimension énergétique qui pousse à la liaison entre
représentation imaginaire et vécu affectif, comme le souligne également
Jacques Natanson. « Il s’agit de savoir pourquoi le travail sur l’imaginaire peut
avoir une valeur privilégiée à la fois pour l’analyse et pour la synthèse ». Il
faudrait montrer comment dans le R.E. l’appel systématique aux images
favorise la régression et rend possible l’émergence de vécus archaïques ! « Il
faudrait aussi, écrit-il, revenir sur la question du transfert et se demander si ce
n’est pas la prégnance affective des images qui supplée, dans une certaine
mesure, à la mobilisation affective réalisée seulement dans le transfert par
l’analyse classique ».
Je rappellerai pour terminer, ce qu’écrivait Janneau à l’occasion de notre livre
de 1975 : « Il y aurait là, dans le Rêve-Eveillé, une énergie libérée par sa transformation. Ce langage de l’espace semble réanimer les figurations voisines et
souffler sur la vie pulsionnelle selon une dynamique originale propre à la vie
symbolique ».
·
KAUFMAN P., Imaginaire et Imagination, Encyclopœdia Britanica, Vol 8, p. 733-738.
·
BACHELARD G., L’air et les songes. Essai sur l’imagination du mouvement. José
Corti, Paris, 1943, p. 129-145.
·
DESOILLE R., Le Rêve-Éveillé en Psychothérapie, P.U.F., Paris, 1945.
·
DESOILLE R., Théorie et pratique du Rêve-Éveillé Dirigé, Éd. du Mont-Blanc, 1961.
·
NATANSON J., Apologie pour l’imaginaire, Études Psychothérapiques, n°53, sept
1983, p. 169-178.
·
DESOILLE R., Introduction à une psychothérapie rationnelle, L’Arche, Paris, 1955.
·
NATANSON J., Remarques sur la mobilisation de l’imaginaire dans le Rêve-Éveillé,
Études Psychothérapiques, n°58, décembre 1984.
·
SARTRE J.P., L’imaginaire, Gallimard, 1940.
·
FREUD S., L’interprétation des rêves, 1900, trad. fr. 1926, P.U.F, 1967.
·
LACAN J., Écrits, Le Seuil, 1966.
·
LACAN J., Les écrits techniques de Freud, in Séminaire, Le Seuil, 1975.
·
LAUNAY J. et MAUREY G., Le Rêve-Éveillé analytique, E M C, 1985, Psychiatrie, n°
37815 C 10.
·
FABRE N. et MAUREY G., Le Rêve-Éveillé analytique, Privat, Toulouse, 1985.
·
DUFOUR R., Écouter le rêve, R. Laffont, 1978.
·
LAUNAY J., LEVINE J., MAUREY G., Le Rêve-Éveillé-Dirigé et l’inconscient,
Dossart & Mardaga, coll. Psychologie et Sciences Humaines, 1975, n°54.
[*]
Cahiers de l’Institut du Rêve-Éveillé en psychanalyse, n° 22, juin 1988. Séminaire de formation, septembre 1987.