À propos de l’amour de transfert
Revendication érotique génitale, détresse d’enfant
Conrad Stein
On sait qu’en 1915, dans ses “Observations sur
l’amour de transfert”, et avant d’en venir en 1926 à en user
dans un sens très extensif, Freud introduit le terme “amour de
transfert” pour désigner le cas où une patiente n’a d’autre
souci que d’obtenir de son psychanalyste la satisfaction de
ses exigences érotiques. Après ce bref rappel, l’auteur présente un extrait de ses Nouvelles observations sur l’amour de
transfert.
Jadis, les affirmations d’une patiente soutenant qu’elle
n’avait d’autre but que d’avoir une liaison avec lui l’avaient
laissé perplexe. Or il lui apparaît que la revendication génitale recouvre et traduit la détresse de l’ancien petit enfant toujours présent, un appel désespéré à l’amour d’une mère ainsi
qu’à la nécessaire admonestation d’un père. L’amour qui
survient sous la contrainte de la situation analytique est un
amour d’enfant. En définitive, la revendication érotique génitale se présente comme une modalité particulière de la résistance dans le cadre général de la névrose de transfert qui
reproduit la névrose infantile dans la situation analytique.Mots-clés :
Amour d’enfant, Amour de transfert, Détresse d’enfant, Revendication érotique génitale.