2001
Imaginaire & Inconscient
Quand le corps vous lâche. La vacance de l’image.
Monique Aumage
11, avenue du Poitou 92330 Sceaux
Les cures des patients psychosomatiques montrent
l’intérêt de retrouver par l’image, des affects très anciens, originels, non représentés, contemporains des premières désorganisations psychiques. Ces traumatismes pourraient rendre
compte de l’étiopathogénie de certains choix d’organes et de
leur approche thérapeutique.Mots-clés :
Décompensation psychosomatique, Traumatismes originels non représentés, Choix d’organes, Image, Figurabilité, Symbolisation.
Psychosomatic patients’cures show the interest in
finding back through the image, ancient affects which are original, not represented, contemporary with the first psychic
disorganization. Those traumas could demonstrate the « etiopathogenie » of some choices of organs and their therapeutic
approach.Keywords :
Psychosomatic discompensation, Not represented original traumas, Choice of organs, Image, Figurativeness, Symbolization.
Une certaine réalité de l’enfant surgit là où on ne l’attend pas, dans le corps
défaillant entre autre. Quand le corps vous lâche, « ça » vous lâche. Quel est ce
« ça » qui lâche ? Comment, à partir des images de l’adulte qui sont en continuité, malgré les remaniements avec celles de l’enfant, peut-on avoir accès à
des éprouvés catastrophiques anciens ?
Ces vécus laissent des traces mnésiques, elles sont frappées par le déni et la
non-représentativité, elles n’en sont que plus pathogènes et sont les éléments
lointains des décompensations psychosomatiques. Les facteurs déclenchants
contemporains de ces défaillances ne font que réactiver des plaies inconnues
et mal cicatrisées. Il s’agit d’un volcan jamais complètement éteint.
Les cures par le Rêve-Éveillé nous apprennent que l’image peut être un outil
irremplaçable à la saisie d’affects contradictoires, destructeurs, non représentés.
L’image fonctionne comme un appât pour saisir les éléments d’une
souffrance ancienne et incontrôlable. Elle peut être le réceptacle des parties
indésirables de soi, un premier jalon posé dans le processus de figurabilité, de
symbolisation.
La symbolisation n’est autre qu’un processus d’humanisation, où
l’amalgame pulsionnel peut se déplacer, se transformer et mystérieusement se
tempérer dans les images et les mots.
Les exemples cliniques que nous citerons renvoient à des stades de la vie où
l’image n’est pas encore possible. Les expériences psychiques primordiales ont
débordé les capacités d’élaboration du sujet. Elles demeurent sous forme de
potentiel pulsionnel et de traces non advenues au système de représentation. À
l’image, placée entre l’affect et le mot de nous guider vers les séismes innommables de l’enfance. Les mots pour les dire, les constructions fantasmatiques,
pourront peut-être, comme dans ces cures, colmater ces brèches douloureuses.
1. À propos d’une douleur psychogène très invalidante
Voici quelques extraits de la cure de François, jeune ingénieur de 30 ans, qui
se plaint d’une douleur de la colonne vertébrale très invalidante rebelle à toute
thérapeutique malgré un nombre impressionnant d’éminents spécialistes
consultés. Une auto-fellation réussie serait à l’origine de toutes ses douleurs.
Avant mon départ en vacances, François parle d’un monstre installé dans son
dos. « Le seul mieux, dit-il, c’est la mort. Le seul vrai repos, c’est le cimetière
où est enterré mon père. Qu’est-ce qu’il y avait comme monde à l’enterrement,
que j’ai mal au cou ! » (Ce père gentil et minable, violent et jaloux est mort d’un
cancer lorsque François avait 12 ans). Toute phrase est entrecoupée d’une
plainte. François évoque cette auto-fellation qui serait responsable de tous ses
maux et s’interroge sur ses fantasmes d’autofécondation, d’auto-genèse, sur son
désir peut-être d’engendrer un autre père, un autre lui-même. Vacances, séparations, sont l’écho et l’expérience d’autres ruptures, le décès de son père et ses
échecs sentimentaux, tristes et piètres limites que nos pauvres exigences homo
et hétérosexuelles. En septembre, le tableau clinique n’est guère plus brillant.
Sa vie n’a été qu’un cauchemar. « J’ai mal au dos, je suis perdu, perdu, on ne
peut rien pour moi. Je vois une femme qui accouche dans un cercueil. »
Dans mon bureau, François est allongé par terre, le divan est trop mou, je
ne vois que le balancement de ses jambes, il n’est question que de douleurs.
Guidée par les messages infra-verbaux du patient, à mon tour j’essaie de
traduire par une image ou un signifiant ces impressions sensorielles offertes par
le patient : ces sons, images ou mots entrent dans l’induction de ses rêveséveillés. Le balancement des jambes, me fait associer sur le « bercement »,
thème que je propose. En Rêve-Éveillé, François s’empresse de déposer un
squelette dans un berceau; des ongles longs et rouges, un couteau veillent sur
lui.
Dans cette image « un squelette dans un berceau », François expulse probablement une partie assassinée de lui-même, et nous apprendrons plus tard qu’il
a partagé sa vie intra-utérine avec probablement une jumelle morte à la
naissance.
Dans l’évocation d’ongles longs et rouges et de couteaux qui le surveillent,
dans un processus de projection, François dépose peut-être la perception d’un
risque vital permanent en lui. Pourquoi ma sœur ou moi, elle ou moi, a, un jour
à la naissance, basculé dans la mort ?
Nous surfons sur une lame de fond entre la vie et la mort : c’est probablement, l’une de ses premières expériences originelles.
Le fratricide est dans l’imaginaire de ce patient la seule alternative à la
naissance et à la vie. Un enfant ne peut imaginer que les autres aient une autre
expérience de la vie que la sienne. C’est ainsi que peut s’entendre la séance
suivante : François est irrité par le bruit tout à fait tolérable de la rue. Cette
indication sensorielle me conduit à l’inviter à « imaginer des sons agréables et
désagréables ». En Rêve-Éveillé : « J’entends un bébé qui gueule... je vois des
images sadiques, j’ouvre le ventre avec un couteau... je torture... j’égorge des
gens... je coupe des bites... maintenant c’est le supplice de la roue... » Tantôt
l’agresseur, tantôt l’agressé, ou les deux confondus, le scénario de ce festival
d’atrocités se termine ainsi, pour lui : « Je devrais être mort, mais je ne suis pas
mort, je suis coupé dans le sens de la longueur. Il n’y a pas de cohabitation de
la partie gauche, elle est sans force. La partie gauche est la partie féminine, je
laisse pousser mes cheveux de ce côté-là. Je ne sais plus où j’ai mal. »
Le patient ignore en fait le sexe de cet enfant mort à la naissance, mais il
imagine que c’est une fille, ce qui est probable au regard des symptômes.
Les séances suivantes, François se plaint moins de ses douleurs. Les rétroactions positives sur le symptôme montre le lien possible entre les images
évoquées et les parties douloureuses et mal intégrées de lui-même.
Lors d’une séance suivante, je propose « le rendez-vous avec un double ».
« C’est une vieille histoire, me dit-il, j’ai déjà écrit une pièce de théâtre là-dessus. » Il poursuit : « mon double, je le vois dans un miroir, il y a le côté droit,
et moi, j’ai mal au côté gauche... c’est une impression très forte. » Suit un pugilat
avec le double qui dure pendant une heure. Ce double est mou, gras, bête, etc.
Mais parfois, ce double devient « Nous ». « Est-ce que j’ai toujours mal avec
mon double, dit-il, je lui tiens la main, on marche dans la rue, on est des extraterrestres. » À partir de ce rêve-éveillé, les douleurs s’estompent presque
complètement. Mais François reste mécontent : « c’est pas pratique la psychanalyse quand on est bien. Je ne sais pas quoi faire quand je vais mieux. C’est
chiant de ne pas souffrir, je m’emmerde, le monde est trop petit », etc. Étant
donné que tout symptôme est saturé de libido positive et négative, d’intrication
pulsionnelle et de souvenirs. Abandonner le symptôme, la douleur, est aussi le
risque du non-amour, de l’abandon et de la solitude. La douleur est le témoin
d’un passé, qui fut ce qu’il fut mais qui a existé et qui demeure présent dans le
symptôme.
Bien sûr, tout symptôme est chargé d’une stratification de sens et de fonction
qui évolue tout au long de la cure.
Dans cette cure, à partir de messages moteurs non verbaux (balancement des
jambes, intolérances à des bruits familiers), nous sommes arrivés à solliciter des
vécus anciens d’une vie fœtale probablement partagée avec une jumelle, morte
à la naissance.
Tous ces vécus ont bien sûr été remaniés, reconstruits et ont alimenté chez
le patient la prévalence de fantasmes de meurtres originels, de fratricide,
d’infanticide, d’un père souhaité mort et vivant qui a laissé à François une place
encombrante et enviée auprès de sa mère et de ses sœurs.
Une sœur jumelle morte à la naissance ne facilite pas l’acceptation de la
partie féminine de soi-même. Ces rêves-éveillés serviront de pivot au
déploiement de la cure, au travail d’expulsion temporaire des parties mortifères
de lui-même, puis de réintégration et de retransformation de ces zones d’ombre
dans la personnalité.
2. À propos d’un patient asthmatique
Il nous permettra d’illustrer les événements périnataux qui auraient entouré
le « stade du respir » isolé par Tristani, première organisation libidinale avant
le stade oral, en relation avec le traumatisme de la naissance de Otto Rank. Ce
patient résumera cette situation : « maman et moi, on a failli y passer ».
Quand il vient me voir, Yvan, 30 ans, est marié, a une situation professionnelle honorable, vient consulter pour un ensemble de symptômes dont il est
difficile de dire lequel lui est le plus précieux ou le plus gênant :
- Asthme, cortico-dépendant, débuté à 24 ans, entraînant parfois des arrêts
de travail prolongés, avec haltes en service de réanimation. Bénéfice secondaire, certes, mais au tribut un peu lourd : « Il se peut que je désire avoir de
l’asthme pour quitter le rythme de vie que je ne désire pas mener, pour casser
tout cela. J’ai de l’asthme depuis que je travaille et je n’ai jamais souhaité
travailler ! »
- Difficultés sexuelles, aussi. Impuissance partielle, difficultés de
pénétration ressenties comme humiliantes. Mais il est toujours difficile, dans
ce domaine, d’évaluer l’économie libidinale des deux partenaires.
- Enfin, nombreux fantasmes sexuels sado-masochistes; en particulier, des
fantasmes de s’attacher et de se ligoter accompagnent les épisodes asthmatiques. Selon les sexologues, ces fantasmes n’ont en eux-mêmes rien de
bouleversant, ils accompagneraient les jeux érotiques de 10 % de population
interrogée (mais sur quel échantillonnage ?). Cependant, chez Yvan, il y a
passage à l’acte. Yvan possède toute une panoplie très sophistiquée de cordes,
de chaînes, de menottes, de cadenas soigneusement cachés, et, lorsqu’il est seul,
il passe des nuits entières à s’attacher dans sa chambre ou sa cave, jusqu’à ce
qu’il obtienne plusieurs orgasmes.
Chez Yvan qui a reçu une éducation religieuse, chez qui l’interrogation
métaphysique reste vive, ce jardin secret est vécu douloureusement comme
dégradant, comme une atteinte à l’idéal de soi, avec une paralysie de l’activité
mentale, car il contrôle mal l’irruption en lui de tout cet univers sadien.
Je suis étonnée, chez ce patient, par l’angoisse de mort. Elle se manifeste
dans la crainte de l’effondrement dont parle Winnicott. En Rêve-Éveillé, les
images contradictoires se succèdent, s’effondrent les unes après les autres, se
transforment le temps de les nommer. Immédiatement après une plage, surgit
un paysage de haute altitude, une tulipe rouge flamboyante, sophistiquée se
métamorphose en pâquerette...
- Dans cette cure, le symptôme semble aussi commémorer les affres de
l’abandon et les prémices et les promesses d’une liberté souhaitée et culpabilisée.
- Lorsque, à 24 ans, Yvan quitte l’appartement familial pour la chambre de
bonne, la première crise d’asthme apparaît avec tout un cortège angoissant
d’idées suicidaires par défenestration. « À cet âge, les difficultés relationnelles
avec ma mère ont commencé, je ne trouvais plus auprès d’elle la même qualité
de communication; l’asthme a remplacé la communication avec ma mère. » Il
disparaît également, plus qu’il ne rompt, de l’univers privilégié d’un de ses flirts
prolongés de l’adolescence à qui il n’osera jamais signifier la rupture de façon
manifeste.
La cure charrie les souvenirs de rupture douloureuse : du bouleversement
des relations intrafamiliales à la naissance de sa sœur, au désengagement à des
idéaux politiques et religieux vécus comme autant de cocons familiaux relais,
en passant par la fuite poltronne de ses flirts multiples.
En début de cure, de nombreuses interruptions de son fait comme du mien
se solderont par une recrudescence des troubles respiratoires avec parfois
nécessité d’un transport en réanimation. Les suggestions en Rêve-Éveillé
d’images évoquant la fusion-défusion, comme celles des bulles qui volent se
rencontrent et éclatent, pourront être interprétées comme un des facteurs
déclenchants d’une crise d’asthme. À chaque fois, les fantasmes sexuels sado-masochistes d’attachement et de lien s’exaspèreront; on perçoit donc, entre
autre, la fonction compensatoire et défensive de ces fantasmes d’attachement
devant le risque existentiel d’abandon, de séparation.
De ces crises d’asthme, Yvan dira : « L’asthme, c’est la révolte, c’est
l’abandon, mais c’est en même temps le souvenir du temps du non-abandon.
C’est affirmer qu’il y a eu quelque chose de mieux, c’est la nostalgie de quelque
chose d’antérieur. » Cet antérieur est-il trace « mnésique » ou pur fantasme ? Il
est bien difficile de trancher dans « cette prédiction du passé » (Lebovici) qu’est
toute analyse.
Yvan parle souvent de sa naissance qui ne se fit pas sans danger : « on a failli
y rester Maman et moi ! » On peut faire l’hypothèse d’une première étiopathogénie des troubles respiratoires comme choix d’organe atteint, par érotisation du « stade du Respir » dont parle Tristani. Ce stade surinvesti serait une
première organisation libidinale avant le stade oral.
De nombreux auteurs notent la crainte de la mort chez les patients asthmatiques. Certes, les crises d’étouffement, le thorax bloqué en inspiration forcée
les confrontent à une terrible éventualité. Quoi qu’il en soit, ces patients asthmatiques, sur la scène du théâtre du Rêve-Éveillé, disparaissent et meurent avec
une étonnante facilité et désinvolture, surtout en début de cure.
« La sorcière me transforme en petite souris... Je suis une petite souris, ça
se termine mal : le renard me croque. »
Plus tard, au fond de la mer, « il y a des requins, ils finissent par nous
croquer. On n’existe plus, il n’y a plus rien, on n’est plus là, il n’y a plus rien.
Il n’y a plus personne pour se rappeler ce qu’on a fait tous les deux (avec la
sorcière), il n’y a personne pour parler du plaisir que l’on avait à être tous les
deux. Plus personne pour dire qu’on a existé tous les deux, c’est dommage. »
Ce passage témoigne, bien sûr, d’une nostalgie symbiotique, dont les
fantasmes érotiques de lien et d’enchaînement ne seraient qu’un des avatars, et
de la crainte de l’anéantissement dont parle Mélanie Klein.
Le père n’est jamais absent de la problématique. Si le corps appartient à la
mère, « le symptôme est aussi l’un des noms du père » (Lacan).
L’absence « de tendresse post-œdipienne » (Michel Fain) – c’est le moins
que l’on puisse dire – à l’égard de son père laisse supposer une organisation
œdipienne défectueuse affligée de difficultés identificatoires sévères. Ce père
est dénoncé comme autoritaire, sévère, rigide, inquisiteur, intolérant, enfermé
dans ses principes, comme le dimanche, isolé dans le salon, dans sa musique
classique.
N’est-ce pas ce père sadique, prégénital, tout-puissant, qui croque aussi
souris et requins dans les rêves-éveillés et laisse peser le risque de néantisation ?
N’est-ce pas le même qui attache et supplicie ? comme en témoignent ces
passages de rêves-éveillés.
Yvan raconte : « Je tombe, je suis attiré par un immense soleil, immense
tache jaune, brillante comme le soleil. Je rentre à l’intérieur du soleil, comme
s’il était soleil à l’extérieur et qu’à l’intérieur c’était autre chose. »
Cette autre chose, c’est la chambre où il s’attache pour atteindre l’orgasme
« dans un fort sentiment d’abandon », pendant les épisodes asthmatiques. N’est-ce pas le même père qui le maintient, pendant ses crises d’asthme, en inspiration
forcée ? Le symptôme est jouissance, avec ses limites, et Yvan compare ses
crises d’asthme à des équivalents orgastiques.
Ces cures évoquent les périodes de la vie où l’image est encore vacante
c’est-à-dire absente. Les éprouvés non représentés induisent probablement des
choix d’organes dans les décompensations psychosomatiques. Ultérieurement,
les images, les constructions fantasmatiques viennent colmater les déficits de
la représentativité de ces éprouvés traumatiques déterminant telle ou telle
pathologie.
En psychosomatique, il faut savoir interroger le symptôme, sa fonction
actuelle dans l’économie psychique et environnementale du sujet, mais aussi
sa signification symbolique, et rechercher les accidents survenus au moment
de l’organisation de telle ou telle fonction.
Quels seraient les événements de la vie du sujet contemporains de l’organisation de la fonction respiratoire, de la fonction digestive, de l’organisation
du moi musculaire, du moi peau... ?
Les souvenirs et les images manquent, mais c’est probablement sur ce « ça »
non imagé que s’effondre la décompensation psychosomatique.
·
FABRE N. et MAUREY G. (1985). Le Rêve-Eveillé analytique. Privat.
·
FAIN M. (1982). Biphasisme et après coup. Dans 15 études psychanalytiques sur le
temps. Edition Privat.
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KRISTEVA J. (2000). Le génie féminin – Mélanie Klein. Fayard.
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LACAN J. (séminaire 1964 – 1968). « Les noms du père ».
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SEGAL H. (1978). Introduction à l’œuvre de Mélanie Klein, Développement d’une
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THIRION-HENAULT M. (1973–1974). « Dynamique de l’imaginaire dans le Red de
Desoille ». Bulletin de Psychologie XXVII, N°5–9.
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WINNICOTT D.W. (1974). La crainte de l’effondrement, paru dans l’International
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