2002
Imaginaire & Inconscient
Jung et l’image
Viviane Thibaudier
Psychanalyste Membre didacticienne de la Société Française de Psychologie Analytique Co-Directrice de l’Institut de formation des Analystes Jungiens en France Membre de l’Association Internationale de Psychologie Analytique25 rue Ernest Renan 92190 Meudon
Certaines images, pour Jung, sont porteuses d’informations issues de l’onto-phylogénèse. Ce sont les conditions premières qui régissent les comportements de chacun.
On les retrouve partout et en tout temps, dans les rêves et les
fantasmes. Elles sont la forme et le véhicule de la libido pour
parvenir à la conscience. Elles invitent le sujet à un regard
attentif et à la confrontation jusqu’à ce que, fécondé par elles,
s’opère en lui une transformation.Mots-clés :
Image originelle, Archétype, Dispositions fonc- tionnelles, Représentation, Rêve.
For Jung, some images carry information stemming from the onto-phylogenesis. They are the first conditions that govern everyone’s behavior. We find them everywhere and anytime in dreams and fantasies. They are the shape
and the vehicle of the libido to reach consciousness. They
invite the subject to an attentive look and a confrontation,
until fertilized by them, a transformation takes place within.Keywords :
Primordial image, Archetype, Inherited dispo- sitions, Representation, Dream.
Dès qu’il entreprend, vers 1909, d’écrire les
Métamorphoses et symboles de la
libido
[1], Jung sait que cette initiative lui coûtera son amitié avec Freud. Ce dernier
blessé, ne pourra, en effet, y voir qu’une « désexualisation » de la libido et une
tentative pour Jung de « tuer le père », c’est-à-dire, une atteinte à son encontre. Il
est vrai qu’en écrivant cet ouvrage, Jung a, d’un point de vue théorique, décentré
la libido de la seule sexualité, alors que, sur le plan personnel, il accomplissait un
premier pas vers l’élaboration d’une imago paternelle puissante et contraignante
[2]. Mais il serait vraiment regrettable d’en rester à d’aussi minces arguments, sans
chercher à comprendre la valeur théorique et surtout clinique de ce que Jung
cherche à mettre en place à ce moment charnière de sa vie. Car c’est le début, pour
lui, d’une fracture épistémologique décisive qui ne se concrétisera véritablement
qu’en 1918, au sortir de la longue dépression qui suivit la rupture avec Freud.
Par méconnaissance de l’œuvre de Jung, ses détracteurs – qui ne tarissent pas
en contresens simplificateurs – ont trop souvent réduit son corpus théorique à un
traité d’herméneutique. Pourtant, si l’on prend la peine d’entrer dans une pensée
aussi complexe que la sienne
[3], on verra qu’il n’en est vraiment rien, car Jung est
avant tout un clinicien averti et un chercheur, qui, dès le début de sa carrière de
psychiatre au sein du prestigieux Burghölzli
[4], fut, par le biais de la psychose, en
prise directe avec les processus psychiques les plus complexes.
L’image originelle (Urbild)
Aussi, son expérience de psychiatre et l’étude des productions de ses patients
psychotiques le conduisirent à faire plusieurs hypothèses.
Tout d’abord, il comprend que le psychisme ne commence pas à la naissance
de l’enfant mais bien avant.
« L’être humain est « en possession » de bien des choses
qu’il n’a jamais acquises par lui-même, écrit-il dès 1909, mais qu’il a hérité de ses
ancêtres. Il ne naît pas tabula rasa, mais simplement inconscient. Il apporte en
naissant des systèmes organisés spécifiquement humains et prêts à fonctionner qu’il
doit aux millions d’années de l’évolution humaine »
[5].
Et, plus loin,
« Ces systèmes hérités correspondent aux situations humaines qui
ont existé depuis les temps les plus anciens. (...) Seule la conscience individuelle
en fait l’expérience pour la première fois, mais pour le système corporel et l’inconscient cela n’est pas nouveau »
[6].
Sans pour autant rejeter les découvertes freudiennes, Jung pose ainsi les
prémisses d’un fonctionnement psychique et d’un inconscient qui s’annoncent d’un
autre ordre que ceux définis par Freud quelques années auparavant. Il va donc
s’intéresser de près à ce bagage humain composé de systèmes organisés inscrits
dans le corps, qui, pour lui, constituent le berceau de l’image originelle.
C’est à partir d’un article de Théodore Flournoy sur les rêveries et les visions
d’une étudiante américaine, Miss Frank Miller, que, dans ses Métamorphoses, Jung
entreprend de comparer les productions de l’imagination de cette jeune femme avec
la mythologie et l’histoire des religions. Il s’en dégagera plusieurs idées fortes qui
deviendront les bases de sa théorie.
- La libido n’est pas uniquement sexuelle;
- Certains contenus inconscients sont une condensation de l’histoire de l’évolution psychique;
- Les fantasmes sont des rééditions d’anciennes croyances, ils ne peuvent nous
faire comprendre la mythologie mais, au contraire, c’est en retrouvant la source de
ces contenus ancestraux que l’on accède au fonctionnement psychique (et donc à
la compréhension du fantasme);
- L’inceste est d’abord une réalité psychique avant de concerner la mère réelle.
Cette notion première d’image originelle (ou image primordiale), émerge donc
très tôt dans l’œuvre de Jung pour constituer le soubassement de ce que deviendra
l’image au sein de sa théorie, mais, plus précisément encore, elle va constituer la
base même du fonctionnement psychique et de la libido telle qu’il la définit et dont
il nous faut retenir qu’elle est indissociable de sa notion d’image.
En 1906 Carl Spitteler
[7] écrit un livre qui impressionnera fortement Freud et
Jung. Dans une ville d’eau, un jeune homme entrevoit quelques instants seulement,
une femme dont il s’éprend follement. Après avoir nommé la Dame de sa Vie,
Imago, il va nouer avec elle « une alliance plus noble que l’alliance vulgaire » et lui
vouer un culte divin.
Intériorité, reflet, culte divin, fascination par et pour sa création imaginaire
massivement projetée, miroir déformant la réalité du monde rendant toute relation
quasiment impossible, tel est le ferment poétique qui sut si bien féconder la psychanalyse. Car ce roman très suggestif eut en effet une grande résonance sur les
premiers psychanalystes et sut inspirer, tout particulièrement, Freud et Jung qui y
font souvent allusion dans leur correspondance
[8]. De sorte qu’en 1911, Jung
reprendra l’expression pour créer un nouveau concept alors qu’en 1912, Freud
troquera le titre de sa récente revue Éros et Psyché contre celui d’Imago.
Jung reconnaît dans l’Imago de Spitteler l’expression d’une image originelle
dont la description romanesque vient corroborer ses propres observations et c’est,
en référence, d’une part « à la profonde psychologie décrite par Spitteler dans son
roman »
[9] et, d’autre part, « à l’antique représentation des imagines et des lares »
[10],
qu’il adopte ce terme pour désigner « la vivante indépendance » du complexe
parental dans le psychisme, ce que Freud accueillera comme « l’heureuse
expression de Jung »
[11].
L’imago de Jung aura un double destin. Tout d’abord celui d’un contenu
psychique, toujours utilisé de nos jours dans le langage courant de la psychologie
et de la psychanalyse, c’est-à-dire, la représentation psychique liée au père ou à la
mère « existant en marge de toute perception et pourtant alimentée par celle-ci »
[12],
qui annonce les travaux de Mélanie Klein. Par ailleurs, celui d’archétype, nom qu’à
partir de 1919 il donnera à l’image originelle, et qui deviendra l’un des concepts clé
de son édifice théorique et surtout l’articulation majeure de sa théorie de la libido.
La notion d’archétype a donné lieu à de nombreuses confusions et il serait peut-être bon d’essayer d’en préciser le sens, fort complexe de surcroît, afin d’éviter les
amalgames. Dans la langue française le terme archétype qui signifie modèle ou
étalon, fait trop penser à quelque chose de fixe et d’immuable pour ne pas dénaturer
la pensée de Jung pour qui, l’archétype est, avant toute chose, une « expression
d’ensemble du processus vital »
[13]
Jung définit les archétypes comme « des dispositions, des formes, (...) des idées
(...) inconscientes certes mais néanmoins actives, c’est-à-dire vivantes, (...)
présentes dans chaque psyché, dont elles
préforment et influencent instinctivement
les pensées, les sentiments et les actions. »
[14]. En clair, l’archétype est pour Jung une
sorte de matrice inconsciente dont seules les
représentations, (alors dites archétypiques) – images, mais aussi sentiments, émotions, pensées, actions, etc., – en sont
l’expression visible ou appréhensible par la conscience. Jung précise en de
multiples passages de son œuvre, qu’« il ne s’agit pas... le moins du monde de représentations héritées, mais d’une
disposition fonctionnelle à produire des
représentations semblables ou analogues. »
[15].
Nous le voyons, loin de la pensée de Jung l’idée simpliste – comme on le lui a
si souvent fait dire – que les images seraient innées, alors que pour lui, ce qui est
héritage, ce sont les dispositions fonctionnelles à représenter, ces sédiments
mnésiques de l’onto-phylogénése, inscrits dans le corps, ce qui est évidemment fort
différent mais relève surtout d’une tout autre complexité. Et il compare ces prédispositions de nature biologique, dont il va jusqu’à faire l’hypothèse qu’elles sont
engrammées dans le cerveau de chaque être, aux schèmes de comportement des
animaux, c’est-à-dire qu’il y voit la manifestation de l’instinct humain.
C’est en ce sens que sa notion de libido ne s’arrête pas à la seule sexualité mais
inclut l’ensemble de l’énergie vitale (y compris la sexualité bien évidemment) c’est-à-dire l’énergie instinctuelle qui fait vivre, sentir, penser et se comporter chacun,
en tant qu’il appartient à l’espèce humaine.
Comme nous l’avons vu, Jung n’était pas de l’avis de Freud sur une théorie
unilatéralement sexualiste des troubles fonctionnels car ceci ne se légitimait pas
dans le cas de la schizophrénie. Il trouvait plus prudent d’entendre par le terme
libido « une valeur énergétique qui peut se communiquer à un domaine quelconque,
puissance, haine, faim, sexualité, religion, etc., sans être une tendance spécifique »
[16]. C’est-à-dire un désir, une poussée, s’élargissant jusqu’à la notion générale de
« tendre vers ». Tout en précisant cependant que « la libido au moyen de laquelle
nous opérons, n’est ni concrète ni connue, mais est un véritable “x”, une pure
hypothèse, aussi insaisissable concrètement que l’énergie du monde physique »
[17].
Dans son travail avec les psychotiques Jung avait remarqué que, lors de leur
surgissement, les images d’origine archétypique contenaient une intense énergie qui
mettait le sujet en état de saisissement et sur quoi la volonté consciente n’avait
aucune prise. Fort de cette observation, il fait alors l’hypothèse que ces images
proviennent d’un extraordinaire réservoir d’énergie psychique dont elles sont à la
fois la forme et le véhicule jusqu’à la conscience. À la suite de Rudolf Otto, il
nommera cette énergie particulière à l’émergence de l’archétype, le
numen, qui, dit-il, « met le sujet dans un état de saisissement, c’est-à-dire de soumission passive »
[18] provoquant un « abaissement du niveau mental » tel que décrit par Janet
[19].
Pour Jung, la libido est donc un quantum énergétique qui demeure constant et
qui, à la manière des systèmes physiques, exprime l’activité psychique. Ses
manifestations permettent d’évaluer – autant quantitativement que qualitativement
– les différences d’intensité des pôles entre lesquels elle se potentialise, visant à son
auto-régulation. Lorsqu’elle atteint un certain seuil, la tension entre les pôles
opposés, provoque un « conflit » qui va faire que la libido va, soit régresser et aller
réactiver d’anciens schémas (qu’ils soient infantiles ou plus simplement
archaïques), soit progresser, à la recherche d’un nouveau mode d’expression, par
l’émergence d’un troisième terme. Ce troisième terme apparaît sous la forme d’un
« symbole », qui pour Jung n’est, ni un signe, ni une allégorie, mais l’expression la
meilleure qui soit d’un fait encore inconnu.
Nous voyons ainsi que, pour Jung, l’image est à la fois, l’expression d’un
dynamisme en même temps qu’elle permet de repérer l’intensité, la forme et
l’orientation de ce dynamisme.
Vocabulaire
Les mots utilisés en allemand, aussi bien par Freud que par Jung, souffrent
souvent d’une traduction réductrice de sens dans la langue française. J. Natanson
[20] a, ici même, mis en relief les différents termes qui fondent le point de vue
théorique de Freud sur les images :
Bild (image),
Darstellung (figuration) et
Vorstellung (représentation). Jung, pour sa part, en utilise un autre –
Anschauung
– dont le sens est également représentation. Mais quelle différence y a-t-il entre ces
deux mots que le français traduit pourtant par le même vocable ?
Comme le fait remarquer Elie Humbert
[21], pour Jung, l’activité du conscient se
définit en trois verbes
Geschehenlassen (laisser advenir),
Betrachten (considérer/engrosser) et
Sich auseinandersetzen (se confronter avec).
Ainsi, dans l’
Anschauung, il s’agit d’un « regard sur » (sur ce que l’on aura
« laissé advenir » afin de s’y « confronter »), donc d’une représentation plus proche
du verbe
Betrachten (considérer/engrosser) que ne l’est la
Vorstellung freudienne.
S. Kacirek précise que « la notion de
Vorstellung – du verbe
vor-stellen = poser
devant – met l’accent sur l’action du sujet qui pose l’objet imaginaire, la représentation, devant lui; alors que l’
Anschauung – du verbe
an-schauen = regarder
attentivement – implique une attitude réceptive face à un tel objet. Ce n’est pas le
sujet lui-même qui le pose, il ne fait que le considérer pour « s’en faire une idée ».
L’
Anschauung prend alors en allemand le sens d’opinion, conception, c’est-à-dire
d’une idée que le sujet a « conçue » de l’objet pulsionnel imaginaire – l’image –, au
sens d’avoir été fécondé par elle. »
[22].
Pour Jung, le rêve est vraiment la voie royale, et ce regard attentif et l’attitude
réceptive qu’exige l’image dans sa conception, fait que sa manière de l’envisager
est différente de celle de Freud. Pour lui, en effet, le rêve ne cache pas, mais il
dévoile. Les images des rêves véhiculent la libido et informent le rêveur sur les
déséquilibres énergétiques dont, inconsciemment, il est la proie. Elles visent ainsi
à l’auto-régulation du psychisme, le conscient et l’inconscient étant, pour Jung, dans
un rapport de compensation.
Ainsi, par exemple, cette femme, sur le point de quitter son compagnon dont elle
se plaint depuis de longs mois car elle trouve « que rien ne change ». À sa stupéfaction,
ellerêvequ’illuidit« tusaisj’ai fait énormémentd’effortsetj’aibeaucoup changédepuis
un an ». Réalisation d’un désirinconscient ? Certes, mais pasuniquement, car, envisagé
d’un point de vue jungien, ce petit rêve banal lui permit, au contraire, de prendre
conscience de son exigence disproportionnée par rapport à son ami et du déséquilibre
que cela entraînait dans la réalité, aussi bien dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle qui, parallèlement et insidieusement, avait été dangereusement désinvestie.
Le regard attentif et la considération que réclame l’Anschauung, permettent
une fécondation du sujet qui va ainsi pouvoir se faire une opinion autre de la situation
représentée par l’image, opinion plus appropriée au moment. Si nous en étions restées
à la seule réalisation d’un désir inconscient, cette femme n’aurait pu, une fois de
plus, que faire le constat amer qu’elle souhaitait ardemment que son ami change
alors que, selon elle, il ne changeait pas, et cette interprétation n’aurait fait qu’alimenter son insatisfaction. Elle n’aurait pu comprendre que c’était elle qui devait
changer son regard sur lui, car, à sa manière, il avait changé mais probablement
pas dans le sens où elle le désirait. Il lui fallait donc accepter qu’il soit l’homme
qu’il était et non pas l’être imaginaire qu’elle aurait souhaité qu’il fut, et, ainsi,
tempérer ses exigences à son égard car elles venaient réanimer des schémas régressifs
et destructeurs qui la faisaient basculer dans la revendication, avec les dangers que
cela peut représenter à tous les niveaux relationnels.
Les quatre points qui se dégageaient, plus haut, des Métamorphoses ont
constitué depuis 1912 la cause de malentendus constants entre freudiens et jungiens,
dus autant au dogmatisme de certains des premiers qu’à la légèreté de certains des
seconds, en proie, chacun à leur manière, à de fâcheux contresens par le biais
d’interprétations réductrices de la pensée de Jung dont nous venons de voir qu’elle
n’est pas simple.
En résumé, et à la lumière de ce qui vient d’être exposé nous pouvons donc préciser
sa conception de l’image qui implique, nous l’avons vu, l’ensemble de sa théorie.
- La libido n’est pas désexualisée mais comprise comme un appetitus, une
énergie vitale dans son sens le plus large.
- Il existe une « strate » de l’inconscient qui est bien antérieure à l’histoire personnelle. C’est ce qu’en 1916 il va nommer « inconscient collectif » au regard de
« l’inconscient personnel » lié à l’histoire personnelle du sujet (l’inconscient définit
par Freud).
- Les fantasmes sont des réactivations, à un niveau personnel, de comportements humains ancestraux dont la matière première est issue de l’inconscient
collectif.
- L’inceste est un mouvement régressif de la libido de nature psychique dont
l’inceste à la mère est l’une des conséquences (ce point n’a pas été traité ici).
Ainsi pour Jung, l’image est « une grandeur complexe, composée des matériaux
les plus hétérogènes, d’origines infiniment diverses, qui a une unité en soi »
[23]. Elle
correspond à « l’état momentané de la conscience » et « à la créativité propre de
l’inconscient »
[24]. Dans une telle conception, on comprend combien la position du
sujet est importante et joue un rôle primordial dans le rapport à l’inconscient. Car
c’est dans ce face-à-face et ce dialogue intense engendrés par l’
Anschauung que
s’instaure la dialectique entre conscient et inconscient qui permet l’intégration par
le conscient des contenus inconscients et dont le but final est la transformation de
la personnalité.
[1]
Jung C.G. (1912
). Wandlungen und Symbole des Libido. Traduction française : (1927).
Métamorphoses et symboles de la libido. Paris : Éd. Montaigne. 487 p.
[2]
Jung C.G. (1992).
Correspondance, 1906-1940. Paris : Albin Michel, 394 p. Dans sa lettre à
Freud du 2-12 avril 1909, Jung écrit :
« La dernière soirée chez vous m’a affranchi de la plus heureuse
manière, du sentiment oppressant de votre autorité paternelle », p. 42.
[3]
On pourra se référer, entres autres, à la correspondance entre Jung et Wolfgang Pauli, le prix
Nobel de physique, pour avoir une idée de cette extraordinaire complexité.
Pauli W. / Jung C.G. (2000).
Correspondance 1932-1958. Paris : Albin Michel, 375 p.
[4]
L’hôpital du Burghölzli à Zurich, dirigé par Bleuler, était, à la fin du XIX
e siècle et au début du
XX
e, l’établissement d’avant garde en matière de maladie mentale, où l’on venait se faire soigner de
l’Europe entière et de l’Amérique.
[5]
Jung C.G. (1909). C.G. Jung. Die Bedeutung des Vaters für das Schicksal des Einzelnen, in
Jahrbuch für psychoanalytische und psychopathologische Forschungen. Leipzig. Trad. française :
L’influence du père sur la destinée de ses enfants, in
Conflits de l’âme enfantine... Paris, Éd. Montaigne,
1935, remaniée en 1948 : De l’importance du père dans la destinée de l’individu in
Psychologie et
éducation, Paris, Buchet-Chastel, 1963. Une nouvelle traduction d’après l’original de 1909 est parue
comme supplément gratuit au n°4 de la revue L’Unebévue, automne/hiver 1993.
[6]
Ibidem (ma traduction)
[7]
Spitteler C. (1906).
Imago. Trad. Française 1984. Paris : Navarin Éd.
[8]
Freud S. et Jung C.G. (1906-1909
). Correspondance. Vol. I. Trad. Française (1975). Paris,
Gallimard, NRF, 363 p. Cf. par exemple les lettres 156F, 196J, 293J.
[9]
Jung C.G. (1912).
Métamorphoses et symboles de la libido (p. 44). Paris : Éd. Montaigne, 487
p.
[10]
Jung C.G. (1912
). Métamorphoses et symboles de la libido. Ibid
[11]
Freud S. (1913).
La technique psychanalytique. (p. 52). Paris : PUF.
[12]
Jung C.G. (1916-1928).
La dialectique du moi et de l’inconscient. Paris : Gallimard
[13]
Jung C.G
. (1921).
Les types psychologiques. Traduc. française 1968. Genève, Georg, 507 p.,
p. 434.
[14]
Jung C.G. (1938). Les aspects psychologiques de l’archétype de la mère (p. 94) in
Les racines
de la conscience. Paris, Buchet-Chastel, 628 p. Souligné par moi.
[15]
Jung C.G. (1952).
Métamorphoses de l’âme et ses symboles. (p. 192). Trad. Française. 1953.
Genève, Georg. 771 p.
[16]
Jung C.G. (1952).
Métamorphoses de l’âme et ses symboles. (p. 244). Trad. Française. 1953.
Genève, Georg. 771 p.
[17]
Jung C.G. (1919) L’énergétique psychique (p. 50) in
L’énergétique psychique. Genève, Georg,
294 p.
[18]
Jung C.G. (1946). Réflexions théoriques sur la nature du psychisme in
Les racines de la
conscience. Paris, Buchet-Chastel, 628 p.
[19]
Jung a travaillé un semestre avec Janet à la Salpêtrière en 1902-1903.
[20]
Natanson J. (2002). Freud et les images. Cf. le présent numéro.
[21]
Humbert E. (1983
). Jung. Paris : Éditions Universitaires, 159 p.
[22]
Kacirek S. (1980). Le concept de libido selon C.G. Jung (p. 1-20) in
Cahiers de psychologie
jungienne n° 26,3e Trimestre, septembre 1980.
[23]
Jung C.G. (1968
) Les types psychologiques. Genève, Georg, 507 p., p. 442.
[24]
Jung C.G. (1968)
Les types psychologiques. Ibid. p. 443.