2002
Imaginaire & Inconscient
Réalité de l’imaginaire
Salomon Resnik
Psychanalyste20 rue Bonaparte 75006 Paris
Je tente ici de développer succinctement à travers un
cas clinique, la dimension de l’imaginaire en psychanalyse, ainsi
que les vicissitudes de l’image entre réalité intérieure et réalité
extérieure. Mais quelle est la réalité même de l’image et du monde
imaginaire ?
La notion de monde interne chez Mélanie Klein nous permet ainsi
de reprendre ce concept d’une manière dynamique à travers les
mécanismes d’introjection et de projection patient - analyste dans
le champ analytique.Mots-clés :
Image, Imaginaire, Champ analytique, Position dépressive.
I shortly tried to develop the dimension of the imagery
in psychoanalysis as well as the image’s vicissitudes between
internal and external reality through a clinical study. But what
is the reality itself in the image and in the imaginary world ?
Melanie Klein’s concept of internal world allows us then to reconsider it in a dynamic manner using interjection and projection
mechanisms in the analytical field.Keywords :
Image, Imagery, Analytical field, Depressive position.
D’après Sartre1 : « L’image comme image n’est descriptible que par un acte du
second degré par lequel le regard se détourne de l’objet pour se diriger sur la façon
dont cet objet est donné. C’est cet acte réflexif qui permet le jugement : j’ai une
image ». Mais toutes consciences, cartésiennes et pré-réflexives (en suivant M.
Merleau-Ponty), ne suffisent pas pour inclure les vicissitudes de l’inconscient. En
psychanalyse, l’acte d’imaginer se passe dans un contexte particulier que nous
appelons transfert. Transfert qui se déroule dans le cadre d’une séance et qui se
manifeste dans le champ analytique. La notion de champ utilisée par Kurt Lewin
acquiert en psychanalyse une signification dynamique et intentionnelle, spécifique.
L’objet de ce travail est de reprendre la notion de champ analytique où deux
personnes, patient et analyste essaient d’établir un échange et d’aboutir à un résultat
thérapeutique.
Le transfert analytique se passe à l’intérieur du cadre, mais pas nécessairement.
Au niveau de l’imaginaire, certaines situations patient-analyste se déroulent dans
un autre espace, dans un autre temps. J’ai développé ce point dans le chapitre VII
de mon livre Personne et psychose2.
Dans cet écrit, j’essaie de travailler sous différentes catégories phénoménologiques vécues à travers le processus analytique. J’aimerais donc mettre l’accent sur
certains aspects de l’expérience analytique liés à la signification inconsciente du
corps, de l’espace mental et de l’imaginaire.
C’est à partir d’une expérience clinique que je vais préciser mes idées.
Mister F. est un patient anglais de 35 ans que j’ai analysé en Angleterre dans les
années 60 et que je voyais quatre fois par semaine. Ce qui attirait mon attention dans
le travail analytique de ce patient était le contraste dissociatif entre son aspect extérieur propre de personne timide et méticuleuse et les troubles profonds de sa pensée.
Que se passait-il dans sa tête ? Pourquoi se sentait-il comme un robot incapable de
ressentir et de conduire sa propre vie ?
Il vivait dans un monde mécanique et rétréci. Pendant l’analyse, il découvrit son
incapacité à avoir une relation vécue avec la réalité, aussi bien extérieure qu’intérieure. Le monde qui apparaissait dans la relation du transfert se caractérisait par
une conception machiniste de la réalité. Tout ce qui arrive obéit aux lois de la
mécanique, mais n’existe pas en tant que manifestation de l’humain. Il se sentait
« jeté » dans l’espace du monde sans savoir comment se situer. C’était un homme
isolé de la vie, habitant seul dans une chambre de la maison d’un pasteur, avec
lequel il essayait de communiquer. Il n’avait pas d’amis et était fils unique. Il allait
voir ses parents tous les week-ends, était très lié à eux, mais n’arrivait pas non plus
à leur parler. Il avait quand même une certaine conscience de l’espace extérieur dans
lequel son corps se mobilisait, mais c’était un espace émotionnellement appauvri.
Lors d’une séance, il commence par me dire : « Où sont mes pensées privées ? »
Puis, que sa pensée est vide mais que par moment il voit des images qu’il appelle
« pictures ». Il s’agit d’images immobiles. En contraste avec ce qu’il appelle des
« scènes », lieux où ses images peuvent être dotées de mouvements. Par un
phénomène hallucinatoire d’autoscopie interne positive, il voit sa tête comme une
scène de théâtre. Lorsque ses « pictures » se mettent à bouger, lorsqu’elles
acquièrent vie, il est comme le spectateur unique d’un spectacle bizarre. Parfois,
rien ne se passe, parce que la scène est vide ou que les personnages sont plats,
chosifiés et sans mouvements. Mais quelquefois, les images acquièrent de
l’épaisseur et semblent se mouvoir.
En le regardant, je trouve qu’il ressemble avec son visage sérieux à un enfant
déguisé en adulte. Il parle souvent de sa voiture qui a besoin d’être réparée, je
crois comprendre qu’il fait référence à lui-même, comme d’un être « voiturisé »,
qui a besoin d’être soigné et guéri. À son bureau, il est aussi très seul, les autres
n’existent pas. Lorsque les gens autour lui prennent vie, il les ressent comme des
persécuteurs.
Dans le lieu où il vit, il est tout juste toléré par le pasteur qui voudrait qu’il s’en
aille, il ne supporte pas cet homme qui se comporte comme un enfant débile ou
mécanique.
Mister F. pense que les gens en général le prennent pour un être bizarre mais ils
ne connaissent rien de sa souffrance. Il souffre de ne pas sentir. Il existe malgré tout
chez lui la curiosité de savoir et comprendre ce qui se passe dans sa tête et c’est ce
qu’il essaye de me décrire durant ses séances.
Un jour, il me dit : «J’ai vu une voiture devant la porte de votre consultation».
Il ajoute : «Maintenant, je la vois à l’intérieur de ma tête, mais l’image est plate,
est-ce que la voiture est rentrée dans ma tête ? ». J’avais l’impression qu’il avait un
problème de représentation et d’imagination. Le patient nous apprend que l’image
qui n’est pas la chose peut se confondre et devenir équivalente dans certaines situations pathologiques. Mister F. ne pouvait pas comprendre s’il s’agissait d’un
transport d’un lieu à l’autre ou d’une transformation symbolique.
Cela me rappelle un autre patient schizophrène que je voyais à la même époque,
David. Il était peintre. Un jour, il a montré un de ses paysages à son ancien maître,
qui lui dit : «Apparemment, tu as dessiné un arbre, mais ta peinture est si réelle et
pauvre de fantaisie que l’on a l’impression que tu as pris un arbre et tu l’as mis à
l’intérieur de ta toile». David appelait ce phénomène « transportation ».
Je trouve que dans l’espace mental de Mister F., il se passe quelque chose de
semblable. Avec ce patient, je devenais spectateur de son théâtre intérieur, j’avais
l’occasion d’assister à une représentation sémiologique de l’imaginaire ou plutôt
de la difficulté de différencier la réalité extérieure de la réalité intérieure, de même
que les pensées abstraites des pensées concrètes.
À travers mon contre-transfert, j’étais souvent ému de voir quelqu’un de si
étrange, il se présentait à moi avec des problèmes si archaïques, si infantiles qu’il
me touchait et stimulait mon esprit de recherche.
Après quelques mois d’analyse, alors qu’il parvenait à s’allonger, il dit : « Je
pleure, mais mes larmes sont froides, vides d’émotion ». J’avais l’impression qu’il
faisait des efforts pour s’exprimer mais que son acte de pleurer était concrètement
une sorte de sécrétion ou d’excrétion de sa pensée vidée de toute tonalité affective.
Au fur et à mesure que le processus analytique se développait, une vraie passion
naissait en nous deux pour comprendre le mystère de la réalité ou de l’irréalité de
son imaginaire.
Les auteurs classiques se sont posé le problème de l’unité ou du manque d’unité
de la vie imaginative, J. Ségond le nommait « l’éparpillement du donné »3. Quand
ce patient essaie d’associer, ce qui apparaît souvent est une dissociation libre qui
parfois devient multiple et fragmentaire. Sa tête fonctionne comme celle d’une
personnalité schizoïde ou comme ceux que je me permets d’appeler dans mes
écrits : « les schizophrénies de la pensée ». J’ai tenté de faire une interprétation
phénoménologique de la forme imagée qui s’exprimait parfois avec une intention
unique et concrète et parfois comme une sorte de réfraction illusoire.
Comment ce patient arrivait-il à vivre dans ce monde avec lequel il entretenait
une relation si détachée et comment parvenait-il quand même à accomplir certaines
fonctions sociales ?
J’étais étonné de me confronter à un cas si étonnant. Grâce à une dissociation
adaptative de sa personnalité, il passait pour un homme timide et secret, capable de
faire un certain métier de manière mécanique. Mais en lui-même, il se sentait
dépourvu d’existence vitale et affective.
Il a suivi son traitement pendant plusieurs années et un jour avant les vacances
d’été, le patient se mit à pleurer pour la première fois avec émotion en disant : « Je
me sens seul sans vous, et maintenant que vous partez en vacances, je vais rester
à nouveau isolé et immobile ». Mister F. était alors capable de se réveiller de son
monde pétrifié et d’exprimer des émotions profondes. Cette réaction contrastait
avec des périodes où il était comme « chosifié », « voiturisé » et je me sentais alors
comme une mère-pompe à essence. À mesure que l’analyse avançait, il devenait
de plus en plus conscient de sa solitude, et de ses difficultés de penser et d’imaginer.
Par un transfert maternel, il commençait à s’attacher à moi comme un petit enfant.
Son avidité orale s’éveillait au point qu’il me demandait de multiplier les séances.
Lorsqu’il partait des séances à cette époque, il se sentait nu, comme si son corps
d’enfant adulte restait dans le lieu de l’analyse, sorte de landau contenant ou de
carrosserie rassurante. Cette image de landau apparaît concrètement dans le nom
de son patron, Mr Holder, il me disait souvent « I would like to be hold by him or
by you ». Il déplaçait le champ analytique sur son lieu de travail. Ce phénomène de
déplacement est traité plus explicitement dans mon chapitre VII4 de Personne et
psychose.
De même qu’Hanna Ségal parle « d’équivalence symbolique »5, on peut parler
ici « d’équivalence spatiale ». Ces « équivalences », je les appelle « protosymboliques » étant donné que dans le vrai symbole, il y a une dissymétrie entre la chose
et son image, alors que là on pourrait parler d’une pensée symétrique. Pour Ignacio
Matte Blanco, c’est une manière de penser de l’inconscient6.
Un jour, il me dit : « Vos paroles sont importantes pour moi, comme des aliments
et parfois c’est comme de l’essence ». Entre la parole et l’aliment, comme entre la
parole et l’essence de la vie, il n’y a pas de distance. Mais ce qui est valable au
niveau du vécu du transfert, c’est la dimension qu’acquiert le transfert infantile : il
y a quand même un enfant qui s’éveille de son monde en suspens. Il se réveille à
la vie à travers une sorte de transfert ludique pathétique. C’était comme si l’enfant
« mort » parvient à me faire une grimace douloureuse, il tente de jouer et de se jouer
pour vivre. Dans le transfert, il s’agit de revivre et de jouer avec moi. C’est son
pathos souffrant qui parle et enfin désire.
Quand je lui parlais, il faisait souvent des bruits de succions comme si mes
paroles perdaient leurs caractères symboliques pour devenir des aliments. Il me dit
un jour : « J’ai un grand pouvoir dans mes yeux, avec mon regard, je peux arrêter
les voitures et paralyser les gens ». Son ton était plutôt infantile, ce qui m’a permis
d’interpréter que son moi infantile lié à ma personne, voulait m’arrêter, m’empêcher
de me séparer de lui durant les vacances.
Dans une autre séance, il me parla des tableaux accrochés au mur de son bureau
et qu’il appelait « pictures » comme les images immobiles dans sa tête : «Quand je
regarde les tableaux qui me plaisent, je les avale avec mes yeux, avec ma pensée
(“With my mind”)».
Après une pause, il dit : «Je me demande si vous êtes encore derrière moi et si
vous n’êtes pas parti».
Je lui réponds : «Est-ce que vous avez l’impression de m’avoir avalé avec votre
pensée (“With your mind”)? »
Il me répond : «Oui, j’ai besoin de vous, (un silence), maintenant il y a plein de
choses dans ma tête, des gens qui parlent, qui font des commérages. (Un silence).
J’ai aussi des nouvelles images dans ma tête (“new pictures in my mind”). Parfois
je vous sens même à l’intérieur de moi. À d’autres occasions, je vous sens à l’extérieur de moi et je suis abandonné à moi-même.»
Quand il est bien différencié de moi, il est capable de m’écouter et de me parler,
mais lorsque je suis dans sa tête, il n’arrive pas à discriminer ma présence imagée
en lui et sa capacité à m’halluciner. Cela renvoie à ce que disait Winnicott à propos
de la capacité à halluciner de l’enfant7. L’auteur parlait de la potentialité créative
de l’enfant capable de produire une hallucination de la mère aimée pour des raisons
de nécessités premières et vitales. Évidemment la différence entre normal et pathologique va dépendre de la capacité de différencier une illusion hallucinatoire d’une
hallucination proprement dit.
Mister F. passe par des moments de transfert infantile, normal ou délirant selon
les fantasmes et les circonstances qui se développent dans le transfert. Comme Bion
me l’a signalé, le même patient psychotique peut se montrer sous différents jours
dans la même séance, soit davantage du côté de la psychose ou soit du côté de la
névrose.
En effet, Mister F. n’a pas que des pensées psychotiques, surtout dans les situations régressives où il se comporte comme cet enfant qui me demande : « J’ai besoin
d’être tenu dans vos bras ou dans votre tête et que vous pensiez à moi ». Ici aussi se
pose la différence sémiologique essentielle entre transfert infantile « normal » ou
une hallucination de la mère idéale. Ainsi en tant qu’idéal du moi maternel, je
deviens très investi et très puissant. Parfois avec son imagination délirante et
ludique, il me dit : « J’ai besoin d’entrer en vous, d’occuper un espace dans votre
tête ».
Le problème est de différencier son désir que je pense à lui, d’être dans mes
pensées ou bien de prendre possession de mon espace mental et me faire penser à
sa manière. En effet, il me dit qu’il aimerait être un petit animal, comme une souris
pour faire des trous dans ma tête. L’aspect agressif se manifeste aussi à travers une
image d’un supplice où il s’agit de faire tomber de l’eau goutte à goutte sur la tête
d’un supplicié pour y faire un trou. Ces fantasmes sadiques sont imbriqués à des
expressions affectives. C’était comme s’il essayait de reconnaître que la même mère
qui le martyrisait avec son absence était aussi la mère désirée, ici se dramatise le
passage schizo-paranoïde à la position dépressive (M. Klein, 1940)8. Ce passage
implique un processus de deuil dans lequel il faut abandonner une attitude, un
modèle de relation d’objet pour donner naissance à une nouvelle réalité : une
nouvelle manière de concevoir la réalité de l’objet. C’est avec le deuil qu’apparaît
la nostalgie. Il me dis souvent : « Je pense à ma maman toute la journée ».
C’est triste d’être seul dans ses pensées.
Il commence à penser de plus en plus avec émotion, et à associer. Mais associer
avec des sentiments lui est souvent pénible. Ses idées congelées se réchauffent peu
à peu et ses personnages imaginaires ou hallucinés commencent à se mouvoir. Il
arrive donc à symboliser progressivement et à jouer avec ses « pictures » isolées et
immobiles, qui deviennent acteurs de vrais « scènes ». Ainsi, son théâtre intérieur
commence à s’animer. C’est un spectacle dans lequel l’analyste participe aussi : soit
à l’extérieur par le transfert interpersonnel soit à l’intérieur de sa tête dans un
contexte intrapsychique et sublimé.
Sa vie très isolée, voire quasi virtuelle ou théorique commençait à acquérir une
sorte d’épaisseur et de qualité dialoguante. Il était davantage dans la réalité, dans
la réalité du transfert.
Son être inanimé et ses objets internes s’animent. Il découvre son corps, de
même que mon existence réelle dans la relation du transfert.
« J’ai besoin de penser, je crois que je n’ai jamais pensé vraiment, je voudrais
me sentir quelqu’un. Parler est une manière d’exister, si on cesse de le faire tout
disparaît ». Il tousse. « Je voulais dire quelque chose, cela m’a échappé ». J’ajoute :
« par la bouche ».
C’était comme s’il aimerait être en contact avec moi sans sortir de son corps,
de sa bouche, il veut souvent que je parle pour lui. À ce niveau de régression, je dois
assumer le rôle de la mère comme moi subsidiaire en m’occupant de lui et en
pensant pour lui. Cette relation parasitique d’objet correspond à un état très primitif
du développement. C’est assez émouvant d’assister à une dissociation si éloquente
entre son moi infantile et son moi adulte. Finalement, il se rend compte que pour
penser, il faut assumer une certaine solitude et faire parler ses idées ou « pictures »
pour les rendre vivantes. Il est confronté à un dilemme, faire parler ses idées, c’est-à-dire penser, ou paralyser le monde à nouveau, intérioriser ou tousser ce qu’il
introjecte. Il exprime son désir d’être invité à manger chez M. Holder, son patron :
« Je pense à la fille de M. Holder et j’imagine que je l’invite à danser. Je dois être
capable de surmonter mon état de petit enfant. Je dois aider les autres ».
Je lui réponds : « J’ai besoin que nous fassions la cuisine ensemble, j’imagine
qu’une idée dans votre tête invite une autre à danser ».
L’idée d’altérité dans sa pensée apparaît sur le mode masculin-féminin, c’est
dans ce sens que deux idées hétérogènes (hétérosexuelles) peuvent donner
naissance à une nouvelle idée. C’est ainsi qu’à partir de l’espace de la séance, Mister
F. commence à concevoir l’espace et le paysage du monde. Il dit : « Je me représente
une petite rivière et une fontaine ». Ainsi la source de ses idées et de sa capacité
récréative et procréative de sa pensée peut se projeter dans le réel et prêter vie aux
événements de la réalité.
Au fur et à mesure que le processus analytique se développait, une vraie passion
naissait en nous deux pour comprendre le mystère de la réalité ou de l’irréalité de
son imaginaire autistique ou psychotique. Il existe tout un monde complexe, intense
et violent qui peut se réveiller. L’expérience psychanalytique comme la vie même
est une expérience d’amour et de haine, mais c’est aussi un espace de création dans
lequel on découvre des vérités inattendues. Le terme de « vérité » me semble malgré
tout trop entreprenant, je préfère reprendre de la pensée cartésienne l’idée d’évidence : rendre évident ce qui a toujours été là, mais voilé, caché au regard.
·
1. SARTRE J.P. (1940). L’imaginaire. (p. 13). Collection « Idées ». Gallimard.
·
2. RESNIK S. (1999). Personne et psychose. Édition du Hublot : Lamor-Plage.
·
3. SÉGOND J. (1922). L’Imagination. Flammarion : Paris.
·
4. RESNIK S. (1999). Personne et psychose. Édition du Hublot : Lamor-Plage.
·
5. SÉGAL H. (1957). « Notes on symbol formation », in The work of Hanna Ségal. Jason
Aronson : London
·
6. MATTE BLANCO I. (1975).The Unconscious as infinite sets. Duck Worth.
·
7. WINNICOTT D.W. (1952). « Psychose and child care » (p. 223), in Collected papers.
·
Tavistock Publication.
·
8. KLEIN M. (1965). « Mourning and its relation to manic-depressive states » (p. 311),
in Contribution to psycho-Analysis, 1921-1945. The Hogarth Press : London.