2002
Imaginaire & Inconscient
Du conte au roman : le mythe de la princesse dans la littérature de jeunesse
Hélène Montardre
AuteurChercheur en littérature de jeunesse 5 place de l’éperon 31320 Auzeville-Tolosane
Du conte au roman, le mythe de la princesse poursuit la petite fille de papier. Elle se doit d’être blonde, douce
et jolie. Elle se doit d’attendre le Prince Charmant qui viendra
lui offrir un avenir qui passe obligatoirement par le mariage et
les enfants. Mais il faut se méfier des petites filles. Parfois
elles s’échappent et gagnent les chemins secrets de la forêt.
Ce n’est qu’à cette condition qu’elles apprennent qui elles
sont vraiment.Mots-clés :
Fillette, Femme, Conte, Roman, Princesse.
From the fairy tale to the novel, the princess myth
follows the young girl out of paper. She must be blond, sweet
and nice looking. She must be waiting for the Charming
Prince who will come her way and give her a future made of
marriage and children. But little girls can’t be trusted.
Sometimes, they run away and reach the secret spots in the
woods. This is the only way for them to learn and understand
who they really are.Keywords :
Young girls, Woman, Fairy tale, Novel, Princess.
Est-ce parce que « les contes populaires constituent la littérature enfantine
la plus ancienne et la mieux connue »
[1] que de nombreux éléments appartenant à ce genre se retrouvent dans les romans jeunesse ? Ou est-ce parce
que ces éléments font si bien partie de notre imaginaire qu’ils resurgissent
spontanément jusque dans les histoires les plus réalistes ? Ou encore, plus
prosaïquement, sont-ils indispensables aux rebondissements d’un récit ?
Il nous sera difficile de répondre à ces questions. Nous pouvons cependant
constater que trois éléments propres au conte merveilleux reviennent régulièrement dans la littérature de jeunesse contemporaine : le caractère « cheveux
blonds »; le thème de l’attente; le thème de la fuite et de la solitude.
« Moi, je suis petite, mince, très blonde, peau blanche, yeux bleu foncé,
deux taches de rousseur sur la joue gauche, cinq sur la joue droite. Port de
princesse, ça, c’est grand-père qui le dit ! Jambes maigres pas belles. Traits
réguliers. Mignonne, du genre passe-partout. »
[2]
La blondeur est-elle le signe d’une beauté « passe-partout », c’est-à-dire
qui plaît au plus grand nombre, qui rencontre la plus grande adhésion de la
part de notre inconscient collectif et ce, que nous appartenions au sexe
masculin ou au sexe féminin ? Pauline, la narratrice de Une amie géniale,
a parfaitement intégré l’équation blondeur/beauté. Elle accepte aussi de jouer
un jeu : celui des rapports hommes/femmes. Le regard masculin, en l’occurrence, est celui de son grand-père. Et celui-ci ne s’y trompe pas : il fait
référence à la princesse. Or, dans notre imaginaire collectif occidental, ce
sont bien les princesses qui sont blondes. Les princesses et les fées. Blondes
et dotées d’une foule de qualités au premier rang desquelles vient la beauté.
Dans ce passage, on dénote un double-jeu de la part de la narratrice : avec
le regard de l’homme représenté par son grand-père, d’une part; avec le
lecteur/lectrice supposé, d’autre part.
Cette description est plus qu’un simple portrait. Pauline accepte et
apprécie que la première perception que l’on a d’elle soit physique; mais
c’est parce qu’elle est sûre d’avoir le beau rôle : celui de princesse et c’est
ainsi qu’elle sera regardée.
Situé en début de roman, ce passage est suivi d’une seconde description
qui concerne cette fois Stella, la meilleure amie de Pauline : « Stella est
grande, très brune, un peu lourde, peau mate, beaux yeux marron foncé
légèrement bridés, traits anguleux, archi crispés. À croire qu’elle porte un
masque de cire figé dans la peur. Sauf quand elle dort. Les traits sereins,
un bras en demi-cercle au-dessus de sa tête, avec beaucoup de grâce. »
[3]
Difficile de trouver dans ce portrait le charme et la grâce qui émanent
du premier. « Grande » pourrait être une qualité; mais le fait de l’associer
à « un peu lourde » élimine cette possibilité. Les cheveux sont très bruns
et la peau mate. Décidément, Stella n’a rien d’une princesse si ce n’est
son nom, bien en désaccord avec le portrait qui est fait d’elle. Plus encore :
le stéréotype de la jeune fille blonde à la peau blanche remonte sans doute
au Moyen Âge et à l’amour courtois. C’étaient les jeunes filles nobles qui
possédaient et cultivaient ces qualités alors que les paysannes qui
travaillaient en plein air avaient nécessairement la peau hâlée. Les princesses
de nos contes de fées, souvent situés dans un Moyen Âge fictif, sont peut-être les cousines de ces jeunes filles de la noblesse d’autrefois dont les
poètes chantaient la beauté. Cela ne laisse aucune chance à Stella qui a la
peau mate des paysannes ou, pire encore, celle des Sarrasins, des ennemis,
des infidèles, bruns eux aussi. D’ailleurs si ses yeux marron sont beaux,
ils n’en sont pas moins légèrement bridés, terme qui contrebalance l’adjectif
précédent et réfère, lui aussi, à un monde inconnu qui n’est pas celui de nos
princesses.
Dans le roman jeunesse, le caractère « cheveux blonds » n’a rien de passepartout. Il réfère à la princesse, à la fée, et les comparaisons qui sont associées
à la blondeur sont révélatrices de tout un monde de références.
« Elle est très belle ma mère, elle a une grande tresse blonde, des yeux
très bleus. »
[4]
« Douce et très jolie... avec de longs cheveux blonds. »
[5]
« Car elle était très belle. Aucun voile ne cachait ses cheveux en cette
heure nocturne; ils étaient dénoués sur les épaules et blonds comme jamais
ne furent blonds des cheveux dans la lumière. »
[6]
« Sur ce lit, en travers, une jeune fille s’est jetée. Ses cheveux blonds,
couleur d’or, se répandent sur le velours bleu marine. »
[7]
« Elle était grande, élancée, et ses longs cheveux couleur de miel
dansaient sur ses épaules à chacun de ses mouvements. Il aimait lire dans
ses yeux clairs et transparents comme une source. »
[8]
La blondeur des cheveux n’est pas un caractère physique simplement
destiné à aider le lecteur à imaginer le personnage. C’est un attribut qui
renvoie à une image mythique : celle de la princesse des contes de fées, qui
est aussi la femme idéale à laquelle rêvent les jeunes princes.
Attendre... encore et toujours
Les contes de fées proposent souvent l’exemple d’un petit garçon que
rien, apparemment, ne prépare à accomplir de grands exploits. Il quitte
pourtant son foyer, vit des aventures, tue des dragons, résout des énigmes
jusqu’au jour où il délivre une belle princesse et l’épouse
[9]. Dans ces histoires,
le petit garçon est un personnage actant. Ce sont ses aventures que l’on conte,
tout en sachant que, quelque part, une belle princesse l’attend. Aucun doute,
ils doivent se rencontrer. Mais c’est le petit garçon qui « fait le chemin », qui
parcourt le monde, qui terrasse, qui devient un héros. La petite fille se
contente d’être belle. Pendant toute l’histoire, elle est en position d’attente;
lorsque le héros arrive, il n’a plus qu’à la cueillir.
Aboutissement de la quête du prince, la fille en devient une sorte de fairevaloir. Si elle n’existait pas, à quoi rimerait tous les exploits du jeune
homme ? Quel serait son but ? Là, il est clair : quelque part dans un château
endormi ou sous une cloche de verre ou au fond d’un souterrain, une
princesse attend. Elle est à l’abri, en dehors des combats et du danger et elle
regarde – même si ce regard doit franchir des paupières fermées ou des
murailles de pierre. C’est parce qu’elle existe que le héros peut agir et vivre.
C’est le fait d’être regardé par celle qu’il lui faut conquérir qui donne sa
valeur aux actions que le héros entreprend et qui confirme le petit garçon
dans ses choix.
« Blottie dans sa cachette, Elsa ne perd rien de la scène. Elle retient sa
respiration. Les dames du Moyen Âge devaient ressentir la même chose
qu’elle, quand leur chevalier entrait en lice pour un tournoi. Et le fait qu’elle
ressemble à un page plutôt qu’à une princesse ne change rien à l’affaire »
[10].
Cette situation que l’on observe dans les contes de fées est aussi celle
d’un grand nombre de personnages féminins de la littérature de jeunesse.
Comme Pénélope dans la mythologie grecque, comme les princesses des
contes de fées, les fillettes de papier des romans contemporains attendent
le retour du héros. Aux uns l’aventure, l’inconnu, l’espace, la liberté, la
découverte du monde; aux autres le huis clos, l’enfermement, l’attente;
l’essentiel étant que la femme soit là lorsque l’homme est de retour. Le mythe
d’Ulysse n’est pas mort. Les personnages féminins ne passent plus leur temps
à broder ou à tisser, mais l’espace et le rôle qui leur sont attribués n’ont
pas changé.
Il faut se méfier des petites filles. Héroïnes de contes de fées, on croit
qu’elles n’ont que deux possibilités :
- être princesse et attendre bien tranquillement qu’un héros masculin
survienne, bouscule dragons et enchanteurs dans le seul but de fonder une
famille;
- être une jeune fille défavorisée mais méritante et, à force de courage,
de vertu et de chance, parvenir au même résultat avec un prince de passage.
Mais « les petites filles, on les croit là, bien sages. Elles n’y sont pas. Les
petites filles, ça s’échappe. »
[11] Et c’est bien ce qui se passe dans les romans
jeunesse. Entre les lignes directrices jetées par la famille et la société, sur
le chemin quotidien qui conduit de l’école à la maison ou de la maison à
l’école, on trouve la trace d’une ligne de fuite que n’hésitent pas à emprunter
certaines de nos petites filles.
Il existe un lien troublant entre les romans jeunesse qui mettent en scène
ce type de comportement et les contes de fées dans lesquels des fillettes
errent dans la forêt.
Bruno Bettelheim a donné une interprétation psychanalytique de ces
errances. Pour lui, le temps que passe Blanche-Neige dans la forêt correspond
à une période de croissance au cours de laquelle la jeune fille devra résoudre
les problèmes qui se posent à elle, notamment la question de la puberté
[12].
L’ensemble du conte constitue une initiation : les trois gouttes de sang
provenant du doigt de la mère de Blanche-Neige lorsqu’elle se pique avec
une aiguille symbolisent la première menstruation et la rupture de l’hymen,
alors que la neige sur laquelle ces gouttes tombent représentent l’innocence
sexuelle de la jeune fille. Plus tard, l’attitude de la belle-mère de Blanche-Neige est une mise en garde contre les dangers du narcissisme. Enfin, la
triangulaire père, belle-mère, fille permet de mettre en scène le conflit
œdipien.
De même, les fantaisies du Petit Chaperon Rouge qui s’éloigne du chemin
bien tracé pour cueillir les plus belles fleurs montre une enfant en lutte avec
les problèmes de la puberté
[13]. Quant à l’histoire de Boucles d’Or qui surgit
de la forêt – et y retourne – elle permet d’aborder « la lutte au sein des situations œdipiennes, la recherche de l’identité et la jalousie fraternelle. »
[14]
Pour Bruno Bettelheim, ces passages dans la forêt seraient donc un moyen
de résoudre le conflit œdipien; une période d’éloignement nécessaire pour
que la petite fille accepte son état de future femme et, par là même, celui qui
deviendra son mari et qui, bien sûr ne peut pas être son père, comme le
confirme l’histoire de Peau d’Âne. Ces contes aideraient la fillette à s’imaginer sous les traits d’une belle jeune fille (une princesse) dans l’attente d’un
beau jeune homme (un prince) qui, un jour, viendra la prendre dans ses
bras
[15].
Mais cela revient aussi à dire que ces contes enseignent qu’il n’y a qu’un
avenir pour la petite fille, le mariage : « L’histoire de Blanche-Neige nous
apprend qu’il ne suffit pas d’atteindre la maturité physique pour être prêt,
intellectuellement et affectivement, à entrer dans l’âge adulte, en tant qu’il
est représenté par le mariage. L’adolescent doit encore grandir, et il faut
encore beaucoup de temps avant que soit formée une personnalité plus mûre
et que soient intégrés les vieux conflits. C’est à ce moment-là seulement
qu’on est prêt à accueillir le partenaire de l’autre sexe et à établir avec lui
les relations intimes qui permettent à la maturité adulte de s’accomplir. »
[16]
On ne parle là que d’un accomplissement sexuel qui passe par le fait qu’il
faut avoir été « trouvée » ou « reconnue » par un prince. Mais alors qu’en est-il de la « re-connaissance » de soi-même en tant qu’individu ? Et n’est-ce pas
là une interprétation réductrice ?
C’est aussi la question que pose Pierre Péju. Relevant tout d’abord la
non-évidence d’un complexe d’Œdipe de la fille
[17], il refuse de « concevoir
filles et femmes comme de purs objets sexuels de la consommation mâle »
[18] et note d’ailleurs ce que cette confirmation de l’
activité masculine et de
la
passivité féminine peut avoir aujourd’hui de périmé
[19]. Il montre ensuite
qu’il y a peut-être « d’autres états du désir » et que le conte est aussi un formidable espace imaginaire, fenêtre sur « les secrets d’un monde ouvert »
[20].
Puis il en vient à la notion d’« être-petite-fille », c’est-à-dire qui refuse
d’attendre passivement qu’un prince vienne la séduire; celle qui a du mal
à trouver sa place dans les schémas sociaux et qui refuse les valeurs
dominantes. Pour celle-ci, la forêt devient alors la seule alternative. Ces
petites filles-là refusent de se soumettre au jeu de la séduction. Elles refusent
l’avenir tracé par la société et refusent de vivre dans l’attente d’un mari avec
qui elles devraient fonder une famille pour recommencer le cycle. Elles
refusent d’attendre comme le font les princesses des contes de fées. Est-ce
parce que le mari choisi pour elles ne leur convient pas, comme c’est le
cas dans certains contes de fées ? Certainement pas. Leur quête est plus
profonde, plus radicale et elle ne peut s’accomplir que dans la fuite. Plus
qu’un refuge, la forêt devient un lieu de découverte, d’expérience, de
réflexion, et c’est là que nos héroïnes de papier retrouvent les petites filles
des contes.
« Dans l’obscurité de mes pensées, les étoiles de mes quinze ans
scintillent. J’ignore sur quel étonnant chemin je vais me diriger ou me trouver
projetée. »
[21]
Stellina ne serait-elle pas une autre Boucles d’Or ? Pour tout bagage, elle
ne possède qu’un petit ours en peluche. Symbole ? Peut-être. Car elle
comprendra, tout comme la fillette aux cheveux de lumière, qu’elle n’a pas
sa place dans les schémas familiaux et sociaux bien établis qu’elle croise sur
son chemin. Le « prince » qu’elle doit épouser a été choisi par son père qui
n’hésite pas à lui tracer une ligne de conduite : « Tu as sept frères et sœurs,
je veux que tu me donnes autant de petits-enfants »
[22]. Alors Stellina s’enfuit,
sans argent, sans rien, vers la frontière franco-italienne. Elle erre le jour et
dort la nuit dans les fossés, ou l’inverse. Elle est blessée, soignée, chassée.
Elle s’est mise au ban de sa tribu en refusant le poids de la tradition, la société
la rejette parce qu’elle est une gitane. Il lui faudra longtemps pour
comprendre que le but qu’elle s’est fixé n’en est pas un. Pour les filles de
son espèce, la frontière n’est qu’une ligne fictive mise en place par les
hommes. C’est le même univers qui se trouve de l’autre côté et il suffit de
« passer la fenêtre » pour se fondre à nouveau dans la forêt. « La petite
Boucles d’Or nous évoque quelque chose qui se situe aux antipodes de la
vie de famille : elle n’est pas égarée, elle est une errante. »
[23] Comme elle,
Stellina est une vagabonde sans attaches, solitaire et détachée, dont le destin
est devant. Une fois passée la frontière, elle réalise que tout ne fait que
commencer : « À cet instant, je comprends que mon voyage à pied n’est
pas terminé et que toute la vie est un long voyage. »
[24]
Nous n’avons pas, dans la littérature de jeunesse, d’équivalent masculin
à ce type de personnage féminin, comme il n’y en a pas non plus dans les
contes. Abandonné dans la forêt, le Petit Poucet sème des cailloux pour
conserver un lien avec sa maison; constamment, il cherche à se repérer en
grimpant aux arbres
[25]. La petite fille en rupture de ban suit les traces de
Blanche Neige : elle court droit devant elle; elle veut se fondre dans la forêt.
Elle ne laisse pas de traces. Si elle a quitté le chemin imposé, c’est justement
pour qu’on ne la retrouve pas. Comme le dit Jean Perrot, elle devient « reine
de l’aventure » et dénonce par la fugue « les positions intenables du
patriarcat. »
[26]
La nature, symbolisée par la forêt, est la seule ouverture pour ces jeunes
filles qui refusent les règles. À l’intérieur, à la maison, à l’école, règnent
l’autorité, les lois, les coutumes, tout un non-dit qui trace une voie bien
gardée sur laquelle elles n’ont qu’à s’engager pour devenir adultes. Mais
socialement, la seule façon d’accéder au statut d’adulte est de devenir femme.
La nature propose autre chose : « la totalité de ce qui est ». Au milieu des
plantes et des bêtes, la jeune fille devient un être humain, libre.
Pour ces personnages, l’important n’est pas dans le regard des autres mais
dans celui qu’ils sont capables – ou pas – de porter sur eux-mêmes. Et la
condition pour y parvenir passe par la fuite, car ils doivent d’abord échapper
au regard des autres. « Lorsque les filles se mettent en chemin, c’est en
général pour échapper et non pour conquérir. »
[27] Échapper, cela signifie se
mettre en marge et ce n’est que dans la solitude la plus totale, celle qui
n’admet aucun compromis, que ces personnages trouveront leur chemin.
À chacune sa voie; dans les bois, les sentiers sont nombreux et « la forêt...
n’est pas seulement un refuge provisoire mais un lieu d’expériences riches
où quelque chose de très important se passe, quelque chose de positif et non
de régressif. »
[28] Mais au bout de la route, c’est l’âge adulte qui attend la
fillette, avec les choix qu’il faudra faire. L’option du prince charmant est
trop facile et surtout, elle n’offre pas d’alternative. Pourtant, elle sert souvent
de conclusion aux contes de fées. Par contre, pour nos petites filles de papier
qui ont su aller jusqu’au bout des bois, une telle situation est inconcevable.
Reste à ouvrir les yeux et à les poser sur les autres, à devenir le narrateur
de sa propre histoire, à exprimer ses choix, ses pensées, ses idées en mots
et en actions. Que de chemin à parcourir.
Car nous le savons, les personnages féminins restent bien souvent
confinés dans un univers de non-dit.
·
BETTELHEIM B. (1976) Psychanalyse des contes de fées. Paris : Robert Laffont.
·
DUFEUTREL M. (1991) Été Jonathan (L’). Paris : Rageot, collection « Cascade ».
·
GRIPARI P. (1976) Histoire du prince Pipo. Paris : Grasset.
·
GUDULE. (1994) Vie à reculons (La). Paris : Hachette, collection « Le livre de poche
jeunesse ».
·
HONAKER M. (1995) Erwan le maudit. Paris : Rageot, collection « Cascade Pluriel ».
·
JAYAT S. (1978) Longue route d’une Zingarina (La). Paris : Bordas, collection « Aux
quatre coins du temps ».
·
LURIE A. (1991) Ne le dites pas aux grands. Paris/Marseille : Rivages.
·
MURAIL M-A. (1993) Continue la lecture, on n’aime pas la récré. Paris : Calmann-Lévy.
·
NOGUÈS J-C. (1988) Mon pays sous les eaux. Paris : Castor Poche Flammarion.
Première édition, Paris : G.P., 1971.
·
PÉJU P. (1981) La petite fille dans la forêt des contes. Paris : Robert Laffont.
·
PERROT J. et HADENGE V. (dir.). (1995) Écriture féminine et littérature de
jeunesse. Paris : Institut international Charles Perrault/La Nacelle.
·
PERSNUSCH S. (1991) Une amie géniale. Paris : Rageot, collection « Cascade ».
·
SAUVARD J. (1994) Ballon de Yacine (Le). Paris : L’Harmattan.
[1]
Lurie A. (1991)
Ne le dites pas aux grands. Rivages, Paris/Marseille, p. 29. Elle ajoute,
p. 43 : « Il existe un lien caché entre les contes merveilleux et le roman contemporain, entre
l’une des formes les plus anciennes de la littérature et l’une des plus récentes. Plus souvent que
nous ne le pensons, les situations-types du conte, en particulier les personnages féminins, réapparaissent dans les romans dont nous sommes aujourd’hui les lecteurs. »
[2]
Pernusch S. (1991)
Une amie géniale. Paris : Rageot, collection « Cascade », p. 11.
[3]
Pernusch S. (1991)
Une amie géniale.
Op. cit., p. 11.
[4]
Dufeutrel M. (1991)
L’été Jonathan. Paris : Rageot, collection « Cascade », p. 26.
[5]
Sauvard J. (1994)
Le ballon de Yacine. Paris : L’Harmattan, p. 43.
[6]
Noguès J.C. (1988)
Mon pays sous les eaux. Paris : Castor Poche Flammarion. Première
édition chez G.P., Paris, 1971. p. 120.
[7]
Gripari P. (1976)
Histoire du prince Pipo. Paris : Grasset, p. 80.
[8]
Honaker M. (1995)
Erwan le maudit. Paris : Rageot, collection « Cascade Pluriel », p. 13.
[9]
Bettelheim B. (1976)
Psychanalyse des contes de fées. Paris : Robert Laffont, p. 148.
[10]
Gudule. (1994)
Vie à reculons (La). Paris : Hachette, collection « Le livre de poche
jeunesse ». p. 42.
[11]
Murail M.A. (1993)
Continue la lecture, on n’aime pas la récré. Paris : Calmann-Lévy,
p. 145.
[12]
Bettelheim B. (1976)
Psychanalyse des contes de fées. Op. cit., p. 252 à 270.
[13]
Bettelheim B. (1976)
Psychanalyse des contes de fées. Op. cit., p. 271.
[14]
Bettelheim B. (1976)
Psychanalyse des contes de fées. Op. cit., p. 271.
[15]
Bettelheim B. (1976)
Psychanalyse des contes de fées. Op. cit., p. 150-153.
[16]
Bettelheim B. (1976)
Psychanalyse des contes de fées. Op. cit., p. 268.
[17]
« Bettelheim est tellement persuadé de l’omniprésence de l’Œdipe, qu’il parle comme
allant de soi d’un complexe d’Œdipe de la fille, sans signaler un instant que ce parallélisme
n’a rien d’évident et que l’application à la fille – sous une forme inverse évidemment de ce
que Freud a cru saisir des conflits inconscients du garçon avec les images parentales – n’a toujours
été qu’un point très discutable : largement critiqué du vivant même de Freud, carrément refusé
par un courant contemporain de la psychanalyse qui a tenté une approche moins phallocentrique
de la sexualité. » Péju P. (1981)
La petite fille dans la forêt des contes. Robert Laffont, p. 87.
[18]
Péju P. (1981)
La petite fille dans la forêt des contes. Op. cit., p. 87.
[19]
Dans la théorie freudienne, le fils désire sa mère et veut la
prendre pour femme, alors
que la fille veut simplement
être désirée par le père. Péju P. (1981)
La petite fille dans la forêt
des contes. Op. cit., p. 88.
[20]
Péju P. (1981)
La petite fille dans la forêt des contes. Op. cit., p. 91.
[21]
Jayat S. (1978)
La longue route d’une zingarina. Paris : Bordas, collection « Aux quatre
coins du temps », p. 42.
[22]
Jayat S. (1978)
La longue route d’une zingarina. Op. cit., p. 14.
[23]
Péju P. (1981)
La petite fille dans la forêt des contes. Op. cit., p. 84.
[24]
Jayat S. (1978)
La longue route d’une zingarina, Op. cit., p. 94.
[25]
Péju P. (1981)
La petite fille dans la forêt des contes. Op. cit., p. 93.
[26]
Perrot J. (1995) L’attrait de l’origine,
in Écriture féminine et littérature de jeunesse,
collectif sous la direction de Jean Perrot et Véronique Hadengue, Institut international Charles
Perrault/La Nacelle, Paris, p. 87.
[27]
Péju P. (1981)
La petite fille dans la forêt des contes. Op. cit., p. 153.
[28]
Péju P. (1981)
La petite fille dans la forêt des contes. Op. cit., p. 93.