2002
Imaginaire & Inconscient
La ville d’Ys, illustration mythique d’un encryptement collectif
Pascal Hachet
Psychologue, docteur en psychanalyseMembre du Centre de Recherches en Psychopathologie et Psychologie Clinique (CRPPC), Université Lumière Lyon 2. 213 bd Davout 75020 Paris
Selon plusieurs ethnologues et folkloristes, la
légende bretonne et médiévale de la ville engloutie d’Ys est le
fruit d’un désastre culturel : la diabolisation et – par conséquent – l’élimination de la mythologie celtique par les évangélisateurs. En lien avec ce fait anthropologique, une étude
psychanalytique de la légende de la ville d’Ys permet de comprendre que ce mythe illustre plus précisément la fascination
secrète et honteuse de nombreux Chrétiens par les idées religieuses de Celtes : l’indistinction entre bien et mal, l’absence
de damnation, la communication rituelle entre les vivants et
les morts. La ville engloutie a été conservée telle quelle; et de
nombreuses versions du mythe relatent des rencontres fortuites entre des plongeurs et la cité, dont les habitants mortsvivants attendent une parole ou un geste qui ferait réémerger
Ys (à la différence de l’Atlantide, engloutie à jamais). La
conservation sous-marine d’Ys illustrerait une situation psychique de refoulement conservateur – et donc de mise en
crypte – au sein du Moi; et le fait que ses habitants attendent
une délivrance illustrerait l’espoir que la jouissance
inavouable collectivement encryptée soit introjectée.Mots-clés :
Crypte au sein du Moi, Deuil pathologique, Ethnologie, Introjection, Mythe.
According to many ethnologists and folklorists,
the british (breton) and medieval legend of the engulfed city
of Ys is the result of a cultural disaster : the devilishment and,
as consequence, the elimination of celtic mythology by evangelists. Related to this anthropological fact, a psychoanalytic
study of the legend of the city of Ys allows to understand that
this myth explains more precisely the furtive and disgraceful
fascination of many christians about religious ideas of celtic
people : the indistinction between good and evil, the absence
of damnation, the ritual of communication between living
people and dead one. The engulfed city was conserved as it is;
and many versions of the myth states fortuitous encounters
between some divers and the city, whose dead-living inhabitants expect a word or a gesture that would make emerge
again Ys (on the contrary of the Atlantid, which is engulfed
for ever). The submarine conservation of Ys illustrates a psychic situation similar to a conserving repression, and then
encrypted, inside the Ego; and the fact that its inhabitants
expect for a delivrance illustrates the hope that the unconfessed enjoyment which as been collectively encrypted can be
introjected.Keywords :
Crypt in the Ego, Ethnology, Introjection, Myth, Pathological mourning.
Une étrange légende bretonne
Se situant dans une perspective ethnopsychiatrique, Philippe Carrer
(1983) attribue aux Bretons un matriarcat psychologique, qui aurait pour
cause la mauvaise intégration de la mentalité celtique par la mentalité
chrétienne : « Les vieilles sociétés celtiques (...) connaissaient un équilibre
des pouvoirs et des fonctions garant de l’équilibre psychologique des populations qui les constituaient. Les chefs de clans, appuyés sur le culte des
ancêtres morts, médiatisaient convenablement la puissance matriarcale. Tout
s’est progressivement déglingué quand les sociétés celtiques ont dû reculer
devant le système féodal ».
Notre réflexion avance l’hypothèse que la légende de la ville engloutie
d’Ys, qui prit forme au milieu du XVe siècle, illustrerait les dégâts psychiques
dus à cette dérégulation culturelle. Rappelons-en les principaux mythèmes.
Le roi Gradlon est en deuil depuis la mort de la reine Malven, native d’un
pays non chrétien du Nord. De leur union passée est née, sur la mer, une
fille : Dahut. Sous l’influence d’un saint homme, Corentin, Gradlon peuple
sa ville, Quimper, d’édifices religieux. Devenue adolescente, Dahut exprime
une aversion pour la religion chrétienne et voue un amour exclusif à la mer.
Cette passion décide Gradlon à bâtir une cité sur l’onde : Ys. Dahut s’efforce
ensuite de combattre le culte du Dieu chrétien et prend plaisir à tuer ses
amants. L’évêque Guénolé l’exhorte vainement à une conduite vertueuse.
Apparaît un homme inquiétant, l’Étranger, dont Dahut tombe amoureuse.
Il s’agit du Diable. Il pousse Dahut à voler les clefs de la digue d’Ys et à
provoquer la submersion de la cité. Fuyant avec son père, Dahut meurt noyée
après que Guénolé l’ait dénoncée comme responsable de la catastrophe et
lui ait ordonné de retourner à la mer.
La rencontre traumatique de deux cultures
Le récit mythique de l’engloutissement d’Ys permet de voir la non miscibilité de deux cultures, dont l’une disparaît après avoir été anéantie par
l’autre. C’est grâce à d’autres versions de la légende d’Ys, plus tardives, que
les conséquences psychiques de ce processus d’acculturation brutale sont
les plus lisibles. Dans chacun de ces récits, la cité perdue est en quête d’un
acte libérateur, car sa résurrection fut prédite en même temps que sa disparition. Si, dit-on, un vivant parvenait à y pénétrer et y accomplissait une
action précise à une date précise et lors d’un événement précis, ses habitants
muets seraient libérés et elle réémergerait, au grand dam d’autres villes selon
deux dictons : « Quand la ville d’Ys des flots sortira, Brest ainsi qu’Ouessant
s’abîmera et Quimper submergé sera » et « Quand des flots Ys émergera,
Paris submergé sera ». Mais aucune des versions proposées par la légende
n’aboutit à ce dénouement. Selon un des récits, rapporté par Le Braz (1906,
pp. 281-282), « il y avait dans Ys cent cathédrales et, dans chacune d’elles,
c’était un évêque qui officiait. Quand la ville fut engloutie, chacun garda
l’attitude qu’il avait et continua de faire ce qu’il faisait au moment de la
catastrophe ». Nous pensons que cette image mythique figurerait le refoulement conservateur – décrit par Abraham et Torok (1978) – que met en place
une crypte, fruit d’un clivage hermétique du Moi. Il est prévu que cette
immobilisation durera jusqu’à ce que la ville ressuscite et que ses habitants
soient délivrés, c’est-à-dire jusqu’à ce que la perte de la culture celtique à
la suite de l’instauration de la civilisation chrétienne soit introjectée par ceux
qui ont perpétré cette acculturation. Le Braz rapporte aussi que le premier
pont que l’on voulut bâtir à Douarnenez s’écroula parce qu’il était édifié au-dessus de l’endroit même où Dahut fut repoussée dans les flots par son
père sur l’ordre de Guénolé. Ce mythème illustrerait la topique d’un Moi
clivé et l’absence de lien convenable possible entre la partie encryptée du
Moi et le Moi sain. Un autre mythème paraît décrire la commémoration
anniversaire d’une perte mal assumée ainsi que sa mise en crypte : « La
montagne du Roc’h-Karlés, entre Saint-Michel-en-Grève et Saint-Efflam,
sert de tombe à une ville magnifique. Tous les sept ans, pendant la nuit de
Noël, la montagne s’entrouvre, et par la fente on entrevoit les rues splendidement illuminées de la ville morte ».
Versions mythiques répétitives et refoulement conservateur
persistant
Les images mythiques dépeignant l’échec des situations propices à la
réapparition d’Ys seraient la trace fossile – car la légende d’Ys a été cristallisée plusieurs siècles après le trauma collectif qu’elle atteste – d’une situation
d’introjection ratée. Les folkloristes Anatole Le Braz et Paul Sébillot (1905)
en ont recueilli plusieurs versions, dont l’insistance répétitive donne la
mesure des efforts infructueux – inversement, comme le montre Pascal
Hachet (1999), l’introjection progressive des composantes d’une expérience
éprouvante donne lieu à des variantes mythiques changeantes – entrepris
pour introjecter la perte de la culture celtique :
- Un pêcheur nage sous la mer jusqu’à une église où il y a foule. Il entend
un prêtre demander un enfant de chœur pour lui répondre la messe, mais
ne réagit pas. Revenu à terre, un recteur lui révèle : « Vous avez vu la cathédrale d’Ys. Si vous vous étiez proposé au prêtre pour lui répondre à la messe,
la ville d’Ys tout entière serait ressuscitée des flots et la France aurait changé
de capitale ».
- Après l’engloutissement d’Ys, Guénolé lança un calice dans la mer
au moment de la communion, interrompant la messe qu’il célébrait, et dit
à Gradlon : « Le sang du Christ a sauvé le monde. Une goutte de sang divin
pourra aussi racheter la ville d’Ys ». Après la mort du saint, le jour anniversaire de la catastrophe, le calice portant les traces du précieux sang était lancé
du haut de la cathédrale : « Si l’on avait pu atteindre le vase avant qu’il eût
tombé à terre et le porter intact jusqu’à la baie de Douarnenez pour le précipiter dans la mer, le prêtre aurait achevé la messe de saint Guénolé et Ys
serait revenue à la vie, aussi belle qu’elle était autrefois ».
- Un pêcheur nage sous la mer jusqu’à une église pleine de monde, « des
morts, habillés comme des gens d’autrefois ». Le prêtre qui célèbre la messe
se détourne pour dire à diverses reprises : « Dominus vobiscum », la dernière
fois en le regardant et sur un ton menaçant. Épouvanté, le pêcheur s’enfuit.
Comme il arrive sous le porche, une vieille dame irritée lui saisit le bras en
lui disant que s’il avait répondu au prêtre, il aurait sauvé tous les assistants.
- Un prêtre disait l’office des morts et personne ne répondait à l’Oratre
fratres. Lorsque la quête pour les trépassés commença, un marin descendu
sous la mer – à la suite d’un autre marin, à qui il avait vendu une barrique
de vin et qui l’avait invité à plonger avec lui pour être payé – ne put rien
donner, n’ayant nul argent en poche. Il entendit alors des cris lamentables
et vit les assistants pleurer. Quand le prêtre eut chanté l’Ite missa est, son
compagnon lui dit : « C’est ici la ville d’Ys. Quand elle fut engloutie, nous
étions en prières, et elles furent exaucées. Ys ne doit pas périr. Elle restera
sous les flots jusqu’à ce qu’un vivant vienne la délivrer. (...) Si tu avais mis
à la quête seulement un liard, ton offrande eût suffi pour finir de racheter les
crimes d’Ys, et elle serait revenue sur l’eau avec toute sa splendeur, dans
l’état où elle se trouvait quand elle fut engloutie ».
L’encryptement d’une vision du monde insoutenablement
séduisante
On hésite avec Le Braz (op. cit., pp. 1124-1125) à savoir en quoi consisterait cette délivrance : « Est-ce la mort véritable ou, au contraire, la
résurrection et la remontée, au dessus des eaux, de la ville engloutie ? » Cette
indécision traduit un malaise quant à savoir comment récupérer ce qui a
été perdu. Une version de la légende tend à faire supposer que « c’est la mort
qui a souvent été considérée comme cette délivrance que doit amener la
rupture du charme ». Un deuil serait alors possible. Certaines versions font
état d’une résurrection miraculeuse qui marquera la fin du monde et
précédera le jugement dernier. Nous pensons que ce messianisme correspondrait à la figuration mythique de l’abolition du clivage collectif dans le
Moi, où le Christ Sauveur dissiperait la honte cryptique en restaurant la
dignité de chacun. Le basculement de notre monde, qui ferait place à un autre
monde lors de la réapparition d’Ys, serait la représentation mythique de
l’abolition du refoulement conservateur qui organisa une crypte autour du
crime spirituel commis en terre celtique par les évangélisateurs. L’existence
d’un jour où la ville d’Ys pourrait être délivrée de son engloutissement,
qui la conserve telle quelle, est une commémoration de la date où elle fut
engloutie; avec elle le crime chrétien, mis au tombeau dans le Moi des
individus d’une culture entière. La visite du héros qui doit poser une question
salvatrice à un moment précis de l’année et qui, curieusement, ne le fait
pas correspondrait à un fantasme d’incorporation, et donc à une nostalgie
de l’introjection. Par cette représentation, la communauté chrétienne se
serait signifiée qu’elle a une perte à élaborer. Le fait que dans l’une des
versions ce jour soit celui de Noël montre que le christianisme, avec sa
conception de l’Au-delà où les morts sont pour toujours séparés des vivants,
n’a pas pu intégrer ni se résoudre à se désolidariser entièrement de la
conception celtique d’un Autre Monde bienveillant et familier, sur les
moments commémoratifs à partir desquels il a greffé ses propres fêtes
mythico-rituelles. Mais en raison de la nature douloureuse de la rencontre
entre Chrétiens et Celtes, l’introjection du message spirituel des anciens
locataires de ces dates rituelles était vouée à l’échec. Les évangélisateurs en
terre celtique prêchèrent le manichéisme, le péché et le dam, alors que la
conception du monde des Celtes ignorait le péché et exaltait la fantaisie et
l’humour. Les valeurs celtiques furent mises en crypte dans l’âme chrétienne,
faute de pouvoir y être intégrées, du fait d’une culpabilité indicible éprouvée
par les évangélisateurs : celle d’avoir désiré adopter ces valeurs insoutenablement séduisantes alors qu’ils étaient missionnés pour les détruire, ce qu’ils
firent à terme
[1].
Mondes mythiques clivés et clivage collectif au sein du Moi
L’ethnologue Jean Markale (1979) a choisi d’interpréter le mythe d’Ys
en termes de refoulement névrotique : « De même que les Celtes sont refoulés
de ce monde-ci (...), se trouve enfoui dans l’inconscient de chaque individu
ce domaine caché sous la surface de l’eau, ville de Dahut (...). Ce qui est
englouti dans les abîmes de la mémoire doit redevenir un jour conscient. Ce
qui est refoulé, vaincu, doit se manifester et l’emporter ». Mais cet auteur
n’est pas sensible à la différence entre l’accessibilité du monde des morts
pour les vivants dans les conceptions mythiques celtes et l’inaccessibilité de
la ville d’Ys, qui proscrit toute relation, tout échange entre les deux mondes.
Il voit dans cette coupure fonctionnelle une occultation délibérée et légitime
des mythes celtes aux yeux des regards « profanes ». Cette lecture démontre
les limites que rencontre l’interprétation freudienne lorsqu’elle est appliquée
aux mythes, à plus forte raison lorsqu’elle sert un dessein élitiste ! La différence radicale entre l’accessibilité de l’Autre Monde des Celtes, parfois
sous-marin, et l’impossibilité de faire réapparaître Ys nous paraît plutôt
correspondre à la différence, fondamentale sur le plan théorico-clinique,
entre le refoulement dynamique normal qui s’effectue entre le Moi et
l’inconscient et le refoulement conservateur qui s’effectue entre le Moi sain
et une partie du Moi traumatiquement clivée, notamment dans une situation
de deuil mal élaboré. Parmi les mythes celtes christianisés, celui de la ville
d’Ys et de son engloutissement, irréversible et catastrophique, aurait servi
à figurer la perte irréparable des valeurs celtiques pour le christianisme
médiéval. Le choix du décor de ce mythe fut sans doute conditionné par des
accidents géographiques : au cours du Haut Moyen Âge diverses parties du
littoral de l’Ouest de l’Europe disparurent sous les flots par affaissements
de terrain. La capacité du mythe à condenser plusieurs traumas collectifs
se trouverait ici illustrée.
Dans les récits folkloriques où la ville d’Ys est fortuitement redécouverte, le fait que des individus soient incapables de savoir qu’ils sont en
présence de la cité engloutie et de comprendre le rituel qui s’y déroule sous
leurs yeux indiquerait que l’esprit celtique est demeuré en souffrance dans
l’esprit chrétien, où il a réalisé une crypte dans le Moi qui échappe au
processus dynamique de refoulement et de retour du refoulé. Les habitants
muets d’Ys renverraient à l’obligation de ne rien savoir, que les composantes
d’une expérience inintrojectée exercent vis-à-vis du Moi sain lorsqu’elles
sont installées dans une partie clivée du Moi. La perplexité des individus qui
retrouvent par hasard la ville vivante-morte témoigne également de
l’influence transgénérationnelle de la situation de crypte collective illustrée
par la légende d’Ys. En effet, comme l’explique Claude Nachin (1993), la
clinique psychanalytique révèle que les sujets mentalement exposés à
l’influence du secret encrypté d’un ascendant sont incapables de deviner
ce qui accable secrètement cet ascendant, même s’ils développent des
symptômes sous l’effet des distorsions de la communication précoce parent-enfant qui résultent du clivage dans le Moi parental. Nous rapprocherons en
dernier lieu ces hypothèses d’une observation de Maria Torok (1984, p. 93)
au sujet des contes qui traversent le Moyen Âge : ces récits contiennent de
nombreux indécidables, sources d’hésitations constantes « quant aux statuts
des auteurs, des personnages, quant aux sens cryptés des signes, quant aux
zones d’ombre des enluminures ».
·
ABRAHAM N., TOROK M. (1978) L’écorce et le noyau. Paris : Flammarion, 484 p.
·
CARRER P. (1983) La submersion d’Ys : un mythe dangereux. In Rencontres de
cultures en pathologie mentale. Rennes : Maison culturelle de Bretagne, p. 25-42.
·
ECO U. (1982) Le nom de la rose. Paris : Grasset, 510 p.
·
HACHET P. (1999) Le mensonge indispensable, du trauma social au mythe. Paris :
Armand Colin, 160 p.
·
HACHET P. (2000) Cryptes et fantômes en psychanalyse, essais autour de l’œuvre
de Nicolas Abraham et de Maria Torok. Paris : L’Harmattan, 156 p.
·
LE BRAZ A. (1906) La légende de la mort chez les Bretons armoricains. In Magies
de la Bretagne. Paris : Laffont, 1352 p. (rééd. 1994).
·
MARKALE J. (1979) La femme celte. Paris : Payot, 520 p.
·
NACHIN C. (1993) Les fantômes de l’âme. Paris : L’Harmattan, 212 p.
·
SÉBILLOT P. (1905) Folklore de la France II. La mer et les eaux douces. Paris :
Maisonneuve, 320 p. (rééd. 1983).
·
TOROK M. (1984) La correspondance Freud-Ferenczi, Confrontations, 12, 13-24.
[1]
Plus globalement, nous pensons que l’aristotélicisme forcené, austèrement entretenu par
l’Église, joua le rôle d’un refoulement conservateur dans le psychisme des Chrétiens. Dans
Le
Nom de la rose (1982), Eco a peut-être procédé à la mise en scène romanesque de cette occurrence mentale collective : un moine tue d’autres moines, qui ont connaissance d’un apocryphe
d’Aristote au sujet du bon usage du rire et de l’imagination, de peur que la divulgation de ce
manuscrit ruine les dogmes de l’Église officielle, fondés sur l’idée de la damnation éternelle
des pêcheurs. Nous avons développé cette hypothèse dans
Cryptes et fantômes en psychanalyse (2000).