2003
Imaginaire & Inconscient
Blessures du corps, blessures d’une vie
Danièle Brun
PsychanalysteProfesseur à l’Université Paris 7 66 bd Saint Michel 75006 Paris
Si certains souvenirs de blessures du corps résistent
à toute domestication comme à toute inscription dans un cadre
temporel précis, c’est parce que ces souvenirs entretiennent
un lien inconscient avec la mère des origines. D’où l’hypothèse d’une composante mélancolique inhérente à la blessure
du corps et qui la constitue comme blessure d’une vie. Le sujet,
en état d’érection mémorielle, se trouve dans une sorte d’excitation analogue à celle de l’insomniaque. Il résiste à l’oubli
comme au sommeil pour éviter les effets d’effacement du
moindre endormissement.
Trois exemples de femmes en mal d’enfants éclairent ce
propos. Ils sont empruntés à la littérature moderne, à quoi
s’ajoute l’histoire d’une petite fille dont le devenir femme fut
compromis par la blessure de sa mère, atteinte dans sa chair
et dans son être par la perte accidentelle et inoubliable de ses
deux fils adolescents.Mots-clés :
Blessure du corps, Blessures de la maternité, Plaie mélancolique, Lien inconscient à la mère des origines, Souvenir-couverture, Résistance à l’oubli.
If some body wounds memories resist any kind
of domestication and any kind of inscription in a precisely
timed setting, it is because these memories have a special
unconscious tie with the primal mother. From there, the
hypothesis of a melancholic part inherent to body wounds and
that constitutes it as a life wound. The subject, in an erectus
emotional state, finds himself with some sort of an excitement
analogous to the insomniac one. He resists forgetting like
sleeping to avoid the consequences of erasure when falling
asleep.
Three women examples, badly in need of children, illustrate
this topic. They are borrowed from modern literature together
with the story of a young girl whose growing into a woman
was compromised by her mother’s wound who was wounded
in her core flesh and blood by the accidental and unforgettable
loss of her two teenager sons.Keywords :
Body wound, Maternity wounds, Melancholic injury, Unconscious tie with the primal mother, Screen memory, Resistance to oblivion.
Les blessures inscrites dans le corps depuis l’enfance, notamment les
blessures chirurgicales, laissent des traces vivaces et insidieuses. Leur
parcours ne peut se confondre avec celui des cicatrices.
On pourrait croire qu’il s’agit surtout de l’inscription de la douleur et
de la persistance de son souvenir après effacement de la sensation. Mais la
douleur psychique se substitue à la douleur physique. Ainsi, certains enfants
gardent-ils un souvenir amer et une rancune tenace à l’égard d’un chirurgien
brutal qu’ils rendent responsable d’une blessure n’ayant pourtant pas laissé
ni trace visible ni séquelle. C’est ce dont deux écrivains célèbres — Michel
Tournier et Michel Leiris — ont rendu compte, estimant l’un et l’autre avoir
pâti des effets tardifs d’une amygdalectomie subie dans leur enfance, à une
époque où l’intervention se pratiquait sans anesthésie.
Monique Schneider s’est intéressée à leurs témoignages qu’elle commenta
longuement : « L’événement, écrit-elle,
[1] qui n’est pas parvenu à s’inscrire
dans un cadre temporel qui l’insérerait dans des processus d’anticipation et
de reprise bascule en quelque sorte dans un hors temps, ce qui tend à lui
conférer une portée oraculaire : « Ce souvenir, note Michel Leiris, est, je
crois, le plus pénible de mes souvenirs d’enfance. [...] Toute ma représentation du monde en est restée marquée. » [...]»
« Une jonction analogue, poursuit Monique Schneider, s’établit, dans l’itinéraire que campe Michel Tournier dans Le vent paraclet, jonction entre une
intervention éclair et une éternisation du souvenir, comme si l’effraction
avait fait voler en éclats les cadres temporels appelés à le contenir. (p. 27) »
L’expression « portée oraculaire », qu’emploie Monique Schneider,
souligne l’impact traumatique de la blessure au sens où elle parvient presque
à constituer une origine pour le sujet qui en témoigne. Ainsi la blessure d’enfance s’inscrit-elle comme blessure d’une vie. Cette voie de
passage de l’enfance à la vie tout entière acquiert la valeur d’un souvenir-écran, d’un souvenir-couverture, selon la traduction de l’équipe de Jean
Laplanche.
[2]
« Dans la plupart des scènes d’enfant significatives et d’ordinaire irrécusables, lit-on dans l’article que Freud consacre aux « Souvenirs-couverture »,
on voit dans le souvenir sa propre personne comme enfant, dont on sait qu’on
est soi-même cet enfant; mais on voit cet enfant comme le ferait un observateur en dehors de la scène. [...] Il est désormais clair que cette image
mnésique ne peut pas être la répétition fidèle de l’impression reçue jadis.
On se trouvait en effet en plein dans la situation et on ne faisait pas attention
à soi mais au monde extérieur. »
L’accent que porte Freud sur ce paradoxe permet de comprendre l’impact
de ces images mnésiques ancrées dans le corps. Elles ne sont pas « la
répétition fidèle de l’impression reçue jadis », car elles ont subi une transformation. À l’instar d’un souvenir-couverture, les images mnésiques de la
blessure du corps ne s’altèrent pas. Elles ont plutôt tendance à absorber toute
l’énergie mémorielle sur le modèle du complexe mélancolique dont Freud
dit « qu’il se comporte comme une blessure ouverte, attire de tous côtés vers
lui des énergies d’investissement... »
[3]
Si le deuil de l’événement ne se fait pas, c’est en raison de l’éclatement
et du débordement auxquels l’épisode a donné lieu. Mais par quoi l’enfant
se laisse-t-il donc tant déborder dans l’indifférence du temps qui passe ?
Ce ne peut être par la seule blessure corporelle qui, elle, cicatrise. C’est
par la blessure affective, essentielle qui l’accompagne. Si cette blessure dure
aussi longtemps, c’est parce que quelqu’un l’a laissé faire, l’a peut-être même
organisée, agencée.
Dans l’esprit de l’enfant, l’adulte est l’agent de ce qui lui arrive. Ce
quelqu’un en qui toute la confiance était mise et qui déçoit pour toujours
ne peut être que la mère, elle qui est le premier et inaltérable objet d’amour.
La mère dont il s’agit en pareil cas ne peut être que la mère intérieure,
celle que tout enfant garçon et fille, construit sur les bases de la mère réelle
et qui est l’objet de ses rêveries les plus folles, dont il fait l’alpha et l’oméga
de son histoire.
Si le souvenir de la blessure du corps résiste à toute domestication comme
à toute inscription dans un cadre temporel précis, et si sa composante mélancolique est perceptible, c’est parce que ce souvenir entretient un lien
inconscient avec la mère des origines. Le sujet, en état d’érection mémorielle,
se trouve dans une sorte d’excitation analogue à celle de l’insomniaque.
Il résiste à l’oubli comme au sommeil pour éviter les effets d’effacement
du moindre endormissement.
Cette forme de mélancolie qu’est la résistance à l’oubli se rencontre
également chez les mères d’enfants guéris de cancer et, dans une moindre
mesure, chez les enfants eux-mêmes.
En son temps, à l’époque de l’écriture de
L’enfant donné pour mort,
[4]
j’ai comparé la résistance à l’oubli, à l’accomplissement déguisé d’un
désir. « L’oubli, disais-je, entraîne trop de conséquences sur le plan psychique, des conséquences bien plus importantes que celles qui résultent des
soucis et des inquiétudes que créent les pensées relatives à la maladie. [...]
Il n’en reste pas moins que la plainte participe de la résistance à l’oubli;
aussi ce qui est déprimant vaut-il mieux que ce qui a disparu sans laisser
de trace. »
Inoubliable, impossible à inscrire dans un cadre temporel : telles sont
aussi les caractéristiques des blessures de la maternité.
Intimement blessée dans sa chair et dans son corps par la maladie grave
de son enfant de même que par la menace de mort qui pèse sur lui, aucune
mère ne peut réagir rationnellement. Confrontée à ce qu’elle considère
comme une défaillance majeure de son être-mère, elle a l’impression que
tout son être n’est qu’une plaie ouverte. Puisse-t-elle n’être jamais née ! :
telle est la pensée qui la domine. Cette pensée reflète un désespoir, celui
de l’enfant qu’elle fut dont elle a perdu le souvenir et qui refait surface en
elle, sous l’effet de cette pensée radicale. Elle souhaite rétrospectivement
n’avoir jamais vu le jour. Autant dire qu’elle est sous l’emprise d’un « vœu
d’infanticide ». C’est elle-même enfant dans le ventre de sa mère que vise
le vœu d’infanticide de la femme blessée dans sa maternité.
[5]
La blessure d’une mère atteinte dans sa chair par le destin de son enfant
de chair, est d’essence mélancolique et infantile, au sens où elle contribue
à faire resurgir le radicalisme des vœux de l’enfance.
Les nombreux témoignages que l’on trouve dans la littérature ancienne
ou contemporaine permettent de constater combien l’affliction d’une femme
blessée dans son être-mère fait d’elle un être blessé pour la vie dans son cœur
et dans son corps. La longue plainte des enfants blessés dont il a été question
plus haut répond en écho à ces blessures maternelles : dans un cas comme
dans l’autre, la plainte met en cause la mère des origines qui n’a pu ni su
protéger l’enfant d’une blessure inouïe dont témoigne la mémoire du corps.
Trois exemples de femmes en mal d’enfants éclaireront mon propos.
Ils sont empruntés à la littérature moderne. J’évoquerai, enfin, l’histoire
d’une petite fille dont le devenir femme fut compromis par la blessure de
sa mère; une mère que l’auteur du livre, dépeint comme un être en fuite
après la perte accidentelle et inoubliable de ses deux fils adolescents.
Hélène Cixous, dans
Le jour où je n’étais pas là,
[6] raconte ce qu’elle
nomme « son commencement sans fin » : « Mais naturellement quand on se
met en route, on ne sait pas quand et comment va se terminer cette épreuve.
Tout étant déjà décidé, on n’a plus qu’à aller longuement, lentement, finir
sans idée et sans opinion.
« D’ailleurs lorsque l’enfant Georges était déjà décédé et enterré
dans le cimetière juif de Saint-Eugène, mon fils continuait à m’être vivant
tout le temps que la nouvelle de l’événement ne m’était pas encore parvenue,
ce qui se produisit juste avant la naissance de mon fils vivant. « Il y a juste
quinze jours », dit ma mère, en arrivant juste à temps pour le suivant. Il y a
une quinzaine de jours, dix ou quatorze, qu’importe, on est à la croisée, déjà
mort toujours vivant toujours un peu moins mort que mort, mais sur le livret
de famille, terme conseillé : décédé. Tout de suite après la nouvelle, mon fils,
le suivant, entre dans le petit livre déchiqueté. Mais même alors. Jusqu’à
ce matin, je n’ai jamais lu le livre. Je n’avais jamais lu la nouvelle. Il n’y
avait pas de date. [...]»
« J’ai un fils et un autre fils. Celui qui parle et celui à qui je n’ai jamais
dit je. [...] De tous mes enfants, il est la seule personne. Le héros de la famille.
La clé de ma synagogue intérieure, l’instructeur de ma foi. Et cela sans
un mot. »
À sa manière, tout aussi intemporelle, Laure Adler rend compte du même
drame intérieur : « Ceci n’est pas un récit, annonce-t-elle
[7]. C’est une tentative
de raccommodement avec le monde. Les mots vont-ils rendre possible le
rapprochement du soi avec le je. [...]»
« Je me place dans la zone sombre. Pourquoi écrire aujourd’hui alors que
chacun tente d’oublier, de ne pas dire ? Parce que le temps ne fait rien à
l’affaire, n’efface aucune blessure. Parce que la souffrance peut aussi devenir
une morale. Parce que la douleur n’est pas une compagne, mais une ennemie
sans fierté qui tente toujours de vous séduire par le bas. »
« Vivre avec la mort de l’enfant. Ne plus la cacher. Ne pas l’exhiber non
plus. Comment trouver la mesure ? »
Quel que soit le talent littéraire de l’écrivain, on voit combien il est
difficile de mettre en mots cette blessure non cicatrisable qu’est la mort de
l’enfant, tant elle affadit le reste de la vie, y compris dans ce qu’elle comporte
de sexuel. De là à se demander s’il est encore envisageable de maintenir une
vie de femme jouissant de sa sexualité, il y a quelques pas à franchir auxquels
de rares auteurs se risquent. Camille Laurens est l’une d’entre eux. « C’est
pour que vous compreniez », écrit-elle dans
Dans ces bras-là
[8] : elle a deux
filles qu’elle aime passionnément. Mais cet enfant-là, celui qui manque et
manquera toujours à tous les bras, c’est le sien aussi. Elle a un fils. C’est lui.
« Il a voyagé tout le jour mais il arrive trop tard : l’enfant est déjà né,
l’enfant est déjà mort. [...] Quand ils faisaient l’amour, des mois plus tôt
— c’était au bord de l’abîme, ils confondaient leurs bouches, leurs doigts,
leurs ventres, ils mêlaient leurs visages et leurs membres, et leur jouissance
criait au miracle : ils faisaient un enfant. »
« Nous sommes tous hantés, dit-on, par deux instants inconnus : celui
de notre origine et celui de notre fin. »
Trop souvent oubliée, du moins laissée de côté, la sexualité culpabilise
davantage la femme blessée dans sa maternité que l’homme.
Mais comment l’avenir se présente-t-il pour les enfants ? Pour ceux qui
sont toujours là, vivants, « passionnément aimés », comme le dit Camille
Laurens, ou pour ceux qui naissent après le drame ?
Ici encore la littérature nous vient en aide et en exemple.
John Irving dans son livre intitulé
Une veuve de papier
[9] retrace l’histoire
d’une petite fille, conçue après la mort accidentelle de deux frères aînés. On
la voit s’efforcer de devenir femme et écrivain, en se démarquant d’une mère
décrite comme une très belle femme et qui s’essaye à l’écriture, en se démarquant également de son père, auteur de livres pour enfants et grand amateur
de femmes. Le jour de l’accident, les parents se trouvaient dans une voiture
un soir d’hiver et de neige, conduits par l’un de leurs fils adolescent
lorsqu’une collision se produisit avec un camion au cours de laquelle les
deux garçons qui étaient à l’avant du véhicule trouvèrent la mort. La mère
ne se remit jamais de la disparition de ses garçons dont elle emplit la maison
de photos sans jamais en parler. Ce sont ces photos qui permettront à la petite
fille de connaître l’histoire de ses frères. La mère n’aura, après leur mort,
qu’un seul rapport sexuel avec son mari dont Ruth, l’héroïne du livre, naquit.
Le livre commence à l’époque de la petite enfance de Ruth, et au moment
où le père engage comme secrétaire un jeune homme, Eddie, dont l’âge
correspond à celui qu’auraient ses fils à l’époque. Ce jeune homme,
deviendra — ce que présuma le père quand il le vit — l’amant passionné
de Marion, la mère des deux garçons, jeune femme aux cheveux roux que
ses trente-sept ans embellissent.
Une nuit, la petite fille dont le sommeil est souvent perturbé vient
chercher sa mère qu’elle surprend en train de faire l’amour avec Eddie. « Ne
hurle pas mon poussin, dit la mère, c’est Eddie et moi, c’est tout, retourne
te coucher ». La phrase est surprenante de nonchalance. Son impact ne se
dessine qu’à la fin.
Peu de temps après cette scène, la mère quitte mari, fille et amant sans
avertissement préalable, et sans jamais plus donner de ses nouvelles. Elle
reparaît environ trente-deux ans plus tard. Son retour annonce la fin du livre.
Les retrouvailles entre la mère et la fille devenue mère se font par
l’entremise de l’amant d’autrefois. Il annonce à Marion l’existence de son
petit-fils de quatre ans :
« À quoi il ressemble, demande-t-elle ? [...]
– Graham ressemble à sa mère assura Eddie.
Mais ce n’était pas non plus ce que Marion voulait dire. Elle voulait savoir
auquel de ses deux fils il ressemblait, s’il ressemblait à l’un ou à l’autre.
Le chagrin de la perte d’un enfant ne meurt jamais; c’est un chagrin
qui laisse un répit bien mince, et au bout de longtemps.
– Sois précis Eddie, je t’en prie. Est-ce que tu dirais qu’il ressemble plus
à Thomas ou à Timothy ? Il faut seulement que je me mette en condition.
[...]
Ruth apparut. Elle venait de se laver les cheveux. « Salut », dit-elle à
Eddie. C’est alors qu’elle vit sa mère. [...]
Il est des moments où le temps s’arrête. Il faut ouvrir l’œil pour qu’ils
ne nous échappent pas.
– Ne pleure pas, mon poussin, dit Marion à sa fille unique. C’est Eddie
et moi, c’est tout. »
Le livre se termine sur cette scène et sur ces mots, ceux-là mêmes que
prononça Marion lorsque Ruth, sa petite fille, la surprit nue avec son jeune
amant.
« C’est Eddie et moi, c’est tout » se présente dès lors comme le signifiant
de la mère entière, comme le substitut de la blessure restée vive entretenue
et masquée par le leurre de la fusion que crée l’union des corps dans l’amour.
Sans doute fallait-il être un homme — John Irving, je le rappelle, est
l’auteur du livre — pour avoir l’idée de placer ces quelques mots, ces mêmes
mots qui marquèrent pour toujours la petite enfance de sa fille, dans la bouche
de cette femme marquée par les années certes, et néanmoins intemporelle
aux yeux comme aux oreilles de sa fille.
La répétition de ces mots, dans l’instant des retrouvailles après une si
longue absence inexpliquée, inaugure aux yeux du lecteur, l’inscription, à
ce moment de l’existence, de la blessure d’une vie dont la petite fille a
durablement ressenti l’empreinte, jusque dans son corps par identification
avec la blessure du corps de sa mère.
Jamais, en effet, Ruth ne parvint consciemment à reconnaître le rôle
qu’Eddie tint pour sa mère, quoi qu’elle connût sa proximité en âge avec ses
frères morts. Jamais, elle ne surmonta le barrage de ce refoulement de pensée
que Marion, à l’encontre de son mari, ne se soucia pas de contribuer à lever.
Ainsi, voit-on cohabiter en la mère, l’image d’une femme châtrée en
manque d’enfant et l’image d’une femme accouplée avec un adolescent.
Cette image dédoublée que Ruth porte indéfectiblement en elle atteste la
survivance d’une blessure ouverte, attirant de toutes parts les énergies
d’investissement.
[1]
« Temps de l’effraction, temps de la gestation », in
Le temps, l’urgence et les périodes
de la maladie, Actes du 3
e colloque de Pédiatrie et psychanalyse
, Paris, Ed. P.A.U., 1997,
pp. 22-35.
[2]
Freud S.
, O.C. Psychanalyse III, Paris, P.U.F., 1989, p. 275.
[3]
Freud S.
, O.C. Psychanalyse XIII, Paris, P.U.F., 1988, p. 272.
[4]
L’enfant donné pour mort, Paris, Dunod, 1989, pp. 82-85,2
e édition remaniée, Paris,
Es Hel, 2001.
[5]
J’ai développé cette thématique dans
L’enfant donné pour mort, op. cit.
[6]
Paris, Galilée, 2000, p. 69.
[7]
À ce soir, Paris, Gallimard, 2001, pp. 27-28.
[8]
Paris, P.O.L., 2000, pp. 208-209.
[9]
Coll. Points, Seuil, 1999.