Imaginaire & Inconscient
L’Esprit du temps

I.S.B.N.284795094X
258 pages

p. 7 à 8
doi: en cours

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n° 18 2006/2

2006 Imaginaire & Inconscient

Éditorial

Nicole Fabre Jean-Marie de SINÉTY
Une récente journée d’études du G.I.R.E.P. a été consacrée à la famille. Mais pas d’un point de vue sociologique ou éthique, même si ces points de vue ne sont pas absents de nos préoccupations, mais du point de vue qui nous est propre, où nous assistons au travail de l’imaginaire. Car l’imaginaire est en travail dans le vécu familial, dans ses mythes, dans les passions qui y déferlent, dans les rêves – ou les cauchemars – concernant la famille. Celle dans laquelle on est inscrit, celle que l’on invente ou réinvente.
Ce numéro de notre revue publie les interventions de la Journée d’études auxquelles s’ajoutent de nouveaux articles, des participations originales.
C’est la mythologie qui constitue le socle de ce travail. Aux mythes venus de l’Antiquité et à la réflexion qu’ils suscitent, il nous a semblé bon de faire succéder diverses études mettant en évidence dans nos vies d’aujourd’hui la construction de mythes auxquels nous participons, la construction du roman familial avec en écho l’étude du roman familial faisant Å“uvre, que ce soit chez le romancier ou dans les contes.
D’où la question : comment sommes-nous habités par les imagos dont nous héritons, que nous en connaissions ou non l’origine ?
La clinique est bien évidemment présente dans ces interrogations. Mais plus encore, dans quelques situations bien particulières que nous proposent analystes et thérapeutes d’enfants. Quel imaginaire préside au fonctionnement des familles recomposées ? Comment l’enfant vit-il de n’être pas l’enfant de ses parents ? Comment se constitue l’image de la famille quand le non-dit la parcourt ? Comment devenir soi sans reconstituer l’histoire de la famille et de la place du sujet dans sa famille ? Le travail de l’imaginaire, tel qu’il se pratique notamment dans les cures fondées sur la pratique du rêve-éveillé, joue ici un rôle important.
Nous conclurons avec la représentation de la maison comme symbole du vécu familial, comme révélateur à la fois d’une réalité et de ce qui s’en imagine.
Les quatre analyses de livres qui achèvent ce parcours concernent toutes certains aspects du vécu familial.
Selon notre habitude, nous offrons au lecteur des « intermèdes ». Cette fois, il s’agit toujours d’extraits de textes de Claudie Obin [1], conteuse, qui participa à la Journée d’études et nous a séduits par sa manière toute personnelle de nous parler des mythes fondateurs de la Grèce antique, mythes dans lesquels nous assistons à la dramatique de l’amour, de la haine, de la vie et de la mort, qui sillonnent obscurément nos vécus familiaux.
 
NOTES
 
[1]Claudie Obin, C.D. édités par Ouï Dire. Errata : La photo de couverture du N°17 était de Marianne Simond, les photos intérieures de Frédéric Hubert.
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