Les fleurs du mal : Sens et enjeux du mal dans le recueil
Évelyne Plaquin
Nous avons l’habitude de penser les fleurs de rhétorique
comme des ornements de style destinés à embellir un discours.
Mais Baudelaire dans son recueil en fait une tout autre utilisation
inaugurant par là une esthétique radicalement subversive et
moderne en son temps. D’où vient ce mal et quelles formes prend-il dans une œuvre où se décèlent néanmoins la prégnance d’une
culture gréco-latine très riche ?
En ce sens, le poète en se jouant des tabous, initie le lecteur à la
découverte de ses propres fantasmes, et contribue largement à la
conquête de notre liberté intérieure.Mots-clés :
Mal, Esthétique, Culpabilité, Allégorie, Liberté, Maladives, Calembour, Damnation.
We are accustomed to view flowers of rhetoric as
ornaments of style designed to embellish speech. But Baudelaire
in his book uses them in a totally different way, unveiling through
them a radically subversive aesthetic which is very modern for
his time. Where does this evil come from, and which shapes does
it take in a work where we can detect nevertheless the powerful
impression of a very rich Greco-Latin culture ?
In this sense, the poet scoffing at taboos, initiates the reader to the
discovery of his/her own monsters, and greatly contributes to the
conquest of our interior freedom.Keywords :
Evil, Aesthetic, Guilt, Allegory, Freedom, Sickly, Play on words, Damnation.
• 1 – Sens du mot fleurs, ou les stratégies de l’écriture
baudelairienne
— Le lexique et les latinismes
— La versification dans sa perfection formelle
— Un usage particulier des tropes
• 2 – Le culte du mal
— Une expérience esthétique
— La fêlure intime
— Culpabilité et liberté
• BiBLiographie pour l’étude des Fleurs du mal