Du mal en adolescence
Philippe Gutton
Assurément du côté de l’inconscient, le mal spécifique à l’adolescence revient à l’émergence pubertaire de ce
que j’ai nommé «archaïque génital». Plus précisément, la clinique du mal et du monstre dépendrait des essais de déni de
cet archaïque, du refus de son élaboration. Le mal apparaît
bien comme nécessaire au processus d’adolescence et source
justement de honte (plus que de culpabilité).Mots-clés :
Adolescence, Archaïque génital, Déni, Honte.
Certainly unconscious, the evil of adolescence
boils down to the emergence in puberty of what I termed
“genital archaisms”. More precisely, the clinics of evil and of
monster could depend on the efforts made to deny such
archaic elements, to refuse their elaboration. Evil appears then
as an essential part of the adolescence process and precisely a
source of shame (more than of guilt).Keywords :
Adolescence, genital archaisms, denial, shame.
•
1 – Comment s’expriment les forces pubertaires du mal ?
• 2 – Quel statut prend le mal pubertaire dans la vie psychique
de celui qui se révèle de moins en moins un enfant merveilleux, éventuellement un bon petit diable et de plus en plus
un ange déchu ?
• 3 – Les forces du mal s’opposent à la subjectivation précisément à ce qui la construit : le déploiement de la pensée associative.