InfoKara
Médecine & Hygiène

I.S.B.N.sans
56 pages

p. 21 à 26
doi: en cours

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Nouvelles de la SSMSP

Volume 16 2001/3

2001 INFOKara Nouvelles de la SSMSP

Mots-clés «Euthanasie»: qu’en pensent les membres de la Société suisse de médecine et de soins palliatifs?  [*]

2e partie

Nicolas Bittel  [**] Service de psychiatrie de liaison, CHUV, Lausanne Friedrich Stiefel Service de psychiatrie de liaison et division des soins palliatifs, CHUV, Lausanne Hans Neuenschwander Servizio Cure Palliative-IOSI, Hospice Ticino
Dans la première partie, notre intérêt s’est porté sur les résultats quantitatifs de l’enquête; dans la deuxième partie, il est centré sur l’évaluation qualitative relative aux bases décisionnelles qui émergent des réponses de nos membres.
 
Méthode
 
 
Les réponses à la dernière question ouverte («Mes réponses ont été influencées par...») ont été analysées qualitativement. Pour ce faire, des catégories ont été constituées suite à la lecture de 50 questionnaires (tableau I). L’attribution du contenu de 25 questionnaires à ces différentes catégories par deux lecteurs, indépendants l’un de l’autre, a montré une concordance de 88,8% pour les 45 catégories identifiées dans ces 25 questionnaires (Kappa de 0,65 à 1 pour les catégories individuelles).

Tableau I
Définition des catégories
IMGIMGCatégorie	Constituée de réponses de ...IMGIMF
Catégorie Constituée de réponses de contenu suivant: «éthique» Valeurs éthiques comme l’autonomie ou la non-maléficience (surtout ne pas nuire), comportement moral dans un système de santé et philosophie personnelle «expérience» Expérience personnelle et/ou professionnelle avec des gens gravement malades et en fin de vie «alternatives» Avec mention de différents choix à option (ex.: soins palliatifs comme alternative à l’euthanasie) «religion» Pour des raisons religieuses ou spirituelles «information» Informations provenant de discussions médicales ou de discussions publiques «histoire» Raisons historiques (les événements du passé, par ex.: l’empire allemand hitlérien), conséquences de régulations législatives (ex.: l’argument de la «pente glissante»).

 
Résultats
 
 
Les réponses des 404 questionnaires renvoyés et évaluables se répartissaient comme suit en fonction des catégories constituées: éthique (72%), expérience (70,3%), alternatives (37,1%), religion (20%), information (11,6%) et histoire (4.7%) (figure 1). Le nombre de catégories d’arguments fournis par personne est le suivant: 2 (38%), 3 (29%), 1 (15,5%), 4 (8,1%), 5 (0,7%). 8,6% des cas n’ont mentionné aucune catégorie d’arguments.
Figure 1
Fréquence des catégories en pourcentage
IMGIMGFréquence des catégories en pourcentageIMGIMF
Les catégories ont été comparées entre elles selon la profession, l’attente face au comité, la région, le sexe et l’âge (< 40, 41 à 50, 51 à 64, > 65). Mis à part les résultats suivants, il n’est pas apparu de différence significative: les opposants de l’euthanasie mentionnaient moins souvent «alternatives» (tableau II). Un autre élément significatif à relever: les arguments concernant l’histoire n’ont été cités que par les personnes d’âge moyen (41 à 50 et 51 à 64).

Tableau II
Catégorie et attentes face au comité en pourcentage
IMGIMGNeutres	Opposants	Défenseurs	Autres	...IMGIMF
Neutres Opposants Défenseurs Autres Ethique 64,9 75,7 74,7 73,2 Expérience 66,7 75,1 69,3 72 Alternatives* 31,6 43,9 25,3 39 Religion* 10,5 30,6 9,3 5,9 Information 3,5 13,9 9,3 14,6 Histoire 7,0 6,4 2,7 2,4

 
Discussion
 
 
Le questionnaire n’a été envoyé qu’une seule fois. On peut émettre l’hypothèse que les personnes qui n’ont pas répondu, ont pu trouver le questionnaire peu important ou qu’elles y étaient défavorables. Une seule personne a mentionné dans sa réponse ne pas être d’accord avec l’enquête, tandis que de nombreux membres ont soutenu explicitement cette idée et se sont exprimés positivement sous la rubrique «remarques».
Les membres s’opposent avec une majorité croissante à la légalisation du PAS (56%), à l’EAD (69%), à l’euthanasie demandée par des proches (84%) et au LAWER (90%). Une importante minorité soutient le PAS et les différentes formes d’euthanasie; entre 19% et 36% s’expriment de façon ambivalente en répondant par «plutôt oui» ou «plutôt non». Presque la moitié des personnes s’estiment prêtes à aider un patient au suicide (autour de 40% des médecins et des soignants); 19% de médecins et 29% de soignants seraient prêts à procéder à une EAD si la loi le permettait. Une petite minorité de membres (4% à 8%) font état de leur expérience dans le domaine du PAS ou des différentes formes d’euthanasie directe active.
La question concernant les motifs sur lesquels se base la prise de position montre que la plupart des membres mentionnent plusieurs arguments, particulièrement «valeurs éthiques» et «expérience personnelle ou professionnelle avec des patients atteints d’une maladie grave et/ou en fin de vie». Il n’y a pas de différence significative concernant l’argumentation en fonction des différentes professions, des paramètres sociodémographiques et professionnels ou des différentes régions de Suisse (Suisse romande, Suisse alémanique, Suisse italienne). Il n’y a guère que quelques différences observables quant aux «attentes face au comité» et aux «différentes classes d’âge». Les mêmes arguments ont été utilisés tant par les opposants que par les défenseurs de l’EAD.
L’enquête montre que les membres de la SSMSP se positionnent de façon très variée dans le débat autour du PAS et de l’EAD. La diversité des arguments illustre la complexité de ce sujet. L’importance de l’expérience professionnelle et personnelle et l’utilisation des mêmes arguments pour et contre l’EAD mettent en évidence que la pratique clinique et les circonstances biographiques et personnelles représentent des facteurs influençant les opinions.
Le comité de la SSMSP a élaboré un «Position Paper», dans lequel il est demandé que l’EAD ne soit pas ancrée dans la loi aussi longtemps que tous les patients dont l’état le nécessite ne peuvent avoir accès aux soins palliatifs lege artis. Se basant sur les résultats de l’enquête et sur des discussions internes, le comité de la SSMSP a décidé de ne pas mener campagne contre ou pour la libéralisation de l’EAD, mais de concentrer ses efforts sur le développement des soins palliatifs en Suisse.

ANNEXE 1

 
Définitions
 
 
1. Euthanasie
Par «euthanasie». on entend «l’homicide rapide et indolore d’une personne atteinte d’une maladie incurable, dans le but d’abréger sa souffrance». L’euthanasie est actuellement punissable en droit pénal selon les articles 111, 113 et 114 du code pénal.
2. Euthanasie active et passive
Le rapport d’experts parlementaires distingue «l’euthanasie active directe» (euthanasie selon la définition ci-dessus), «l’euthanasie active indirecte» (traitement des symptômes en mettant en œuvre des moyens qui pourraient raccourcir la durée de la survie, mais sans intention de la raccourcir) et «l’euthanasie passive» (renoncement aux mesures de survie).
3. Assistance médicale au suicide «Physician-assisted Suicide» (PAS)
Suicide avec l’aide du médecin. L’assistance au suicide n’est pas punissable, pour autant qu’un motif égoïste puisse être exclu (article 115 du code pénal). L’assistance au suicide est pratiquée par Exit, mais «n’est pas une activité médicale» selon les directives de l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM).
4. «Life terminating act without explicit request» (LAWER)
Euthanasie sans la demande explicite répétée du malade. Le LAWER est utilisé dans la discussion, par les groupes favorables à l’assouplissement du droit pénal («seule une libéralisation avec une définition claire de ce qui est permis donne la possibilité légale d’éviter les LAWER, respectivement d’engager une poursuite pénale») ainsi que par les adversaires («la libération de l’euthanasie ouvrira les portes à tous les abus: les familles, les médecins, la société ou les ressources limitées décideront de la vie et de la mort». C’est l’argument de la pente glissante, la «slippery slope»).
5. Motions, respectivement postulat Ruffy
Il n’y a pas de meurtre au sens de l’art. 114, ni assistance au suicide au sens de l’art. 115 lorsque sont cumulativement remplies les conditions suivantes:
  1. La mort a été donnée à une personne sur la demande sérieuse et instante de celle-ci.
  2. La personne défunte était atteinte d’une maladie incurable ayant pris un tour irréversible avec un pronostic fatal lui occasionnant une souffrance physique ou psychique intolérable.
  3. Deux médecins diplômés et indépendants, tant l’un envers l’autre qu’à l’égard du patient, ont tous deux préalablement certifié que les conditions fixées au chiffre 2 sont remplies.
  4. L’autorité médicale compétente s’est assurée que le patient a été convenablement renseigné, qu’il est capable de discernement et qu’il a réitéré sa demande.
  5. L’assistance au décès doit être pratiquée par un médecin titulaire du diplôme fédéral que le demandeur aura choisi lui-même parmi ses médecins.

ANNEXE 2


IMGIMGQuestionnaires	A)	Questionnaire dest...IMGIMF
Questionnaires A) Questionnaire destiné à chaque membre quelle que soit sa profession Nous vous prions de donner votre avis en cochant seulement une réponse par question, réponse qui est le plus proche de votre opinion: Connaissez-vous les termes et leur définition mentionnés ci-dessus? • Oui, tous les termes ainsi que leur définition ❑ me sont connus. • Oui, mais à l’exception de quelques termes ❑ et définitions. • Non, je ne connaissais pas ces termes ❑ ni leur définition. • J’ai de la peine à comprendre les termes ❑ et les définitions 1. Une personne atteinte d’une maladie physique grave et incurable demande à son médecin de lui prescrire des médicaments pour se suicider (PAS). Il est juste que le médecin soit autorisé par la loi à prescrire une telle médication. ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 2. Une personne atteinte d’une maladie physique grave et incurable demande à son médecin de lui administrer des médicaments pour provoquer sa mort (euthanasie). Le médecin devrait en avoir l’autorisation légale. ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 3. Une personne atteinte d’une maladie physique grave et incurable n’est plus en mesure de prendre elle-même de décision. Les personnes proches demandent au médecin d’administrer un médicament pour provoquer sa mort. Le médecin devrait avoir l’autorisation légale. ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 4. Une personne atteinte d’une maladie grave et incurable n’est plus en mesure de prendre elle-même de décision. Le médecin considère qu’il n’y a plus d’espoir d’amélioration de son état. Le médecin devrait être autorisé par la loi à administrer des médicaments pour provoquer sa mort (LAWER). ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 5. Les patients souffrant de troubles psychiques graves et incurables devraient aussi pouvoir demander l’assistance médicale au suicide (PAS ou l’euthanasie). ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 6. Si je souffrais d’une maladie grave et incurable, j’aimerais que la loi m’autorise à pouvoir mettre fin à ma vie avec l’aide de mon médecin (PAS ou euthanasie). ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 7. Si je souffrais d’une maladie grave et incurable et que je sois incapable de prendre moi-même des décisions, j’aimerais que mon médecin soit autorisé par la loi à m’administrer, à la demande de mes proches, des médicaments pour provoquer ma mort. ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 8. La plupart des patients cancéreux meurent dans des souffrances physiques ou psychiques qui ne peuvent être soulagées. ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 9. La plupart des patients cancéreux deviennent au cours de leur maladie, une lourde charge pour leur famille. ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord B) Questions posées aux médecins seulement 1. Un patient gravement malade et incurable me demande de lui prescrire des médicaments pour l’aider à se suicider. Puisque la loi le permet, j’accède à sa demande (PAS). ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 2. Un patient gravement malade et incurable me demande de lui administrer des médicaments pour provoquer sa mort. Si la loi le permettait, j’accéderais à sa demande (euthanasie ou euthanasie active directe). ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 3. Des proches d’un patient gravement malade, incurable et incapable de prendre lui-même les décisions le concernant me demandent de lui administrer des médicaments pour provoquer sa mort. Si la loi le permettait, j’accéderais à cette demande. ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 4. Il n’existe plus d’espoir d’amélioration chez un patient gravement malade, incurable et incapable de prendre des décisions. Si la loi le permettait, je lui administrerais des médicaments pour provoquer sa mort (LAWER). ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 5. Dans mon activité médicale, j’ai moi-même effectué les actes suivants: Euthanasie directe ❑ oui ❑ non (selon définition 1) Euthanasie active indirecte ❑ oui ❑ non (selon définition 2) PAS (selon définition 3) ❑ oui ❑ non LAWER (selon définition 4) ❑ oui ❑ non C) Questions posées aux membres non médecins mais qui sont en contact direct avec des patients 1. Un patient souffrant d’une maladie somatique grave et incurable demande au médecin de lui prescrire des médicaments pour l’aider à se suicider. Si la loi le permettait, je soutiendrais le médecin dans la décision d’accéder à cette demande (PAS). ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 2. Un patient souffrant d’une maladie grave et incurable demande au médecin de lui administrer des médicaments pour provoquer sa mort. Si la loi le permettait, je soutiendrais le médecin dans la décision d’accéder à cette demande (euthanasie active directe). ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 3. Les proches d’un patient souffrant d’une maladie grave et incurable, incapable de prendre lui-même les décisions, demandent au médecin de lui administrer des médicaments pour provoquer sa mort. Si la loi le permettait, je soutiendrais le médecin dans la décision d’accéder à cette demande. ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 4. Chez un patient gravement malade, incurable et incapable de prendre des décisions, le médecin estime qu’il n’y a plus d’espoir d’amélioration de son état. Si la loi le permettait, je soutiendrais le médecin dans la décision d’administrer à ce patient des médicaments pour provoquer sa mort (LAWER). ❑ je suis d’accord ❑ assez d’accord ❑ pas très d’accord ❑ pas d’accord 5. Dans mon activité au chevet des patients, j’ai moi-même assisté ou effectué les actes suivants: Euthanasie directe ❑ oui ❑ non (selon définition 1) Euthanasie active indirecte ❑ oui ❑ non (selon définition 2) PAS (selon définition 3) ❑ oui ❑ non LAWER (selon définition 4) ❑ oui ❑ non D) Autres questions pour tous les membres Age: Sexe: ❑ masculin ❑ féminin Profession: Fonctions: Dans cette profession, actif (ve) depuis ………….. années Lieu d’activité: ❑ Hôpital aigu ❑ EMS ou CMS ❑ Hospice ❑ Cabinet libre ❑ Soins à domicile ❑ Administration ❑ Autre (spécifiez) Si vous cochez plusieurs réponses, numérotez-les par ordre d’importance Compréhension de la médecine et des soins palliatifs Quels sont les aspects les plus importants qui caractérisent pour vous la médecine et les soins palliatifs? ❑ Acceptation de la mortalité ❑ Autonomie ❑ Accompagnement des proches ❑ Globalité ❑ «beaucoup de relation» – «peu de technique» ❑ «beaucoup de relation» – «beaucoup de technique» ❑ Travail interdisciplinaire ❑ Qualité de vie ❑ Contrôle des douleurs ❑ Renoncement au guérir «coûte que coûte» ❑ Autres (spécifiez)……………………………. Si vous cochez plusieurs réponses, numérotez-les par ordre d’importance Processus décisionnel Les réponses à cette enquête peuvent être influencées par différents facteurs (attitudes politiques, religieuses et éthiques ou expériences cliniques et personnelles, etc.). Il est important que vous nous fassiez part des raisons qui ont influencé vos réponses. Mes réponses ont été influencées par: Attente face au comité Dans le débat autour de l’euthanasie, le comité de la Société suisse de médecine et de soins palliatifs devrait: ❑ Se comporter d’une manière neutre ❑ Combattre la libéralisation de l’euthanasie ❑ Soutenir la libéralisation de la loi sur l’euthanasie ❑ Prendre une autre attitude, laquelle? Remarques:

 
Remerciements
 
Nous tenons à remercier Mme Françoise Porchet pour avoir relu et corrigé la version française de ce manuscrit.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
1
·  DELIENS L, MORTIER F, BILSEN J et al.: End-of-life decisions in medical practice in Flanders, Belgium: a nationwide survey. Lancet 2000, 356: 1806-1811.
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·  SUAREZ-ALMAZOR ME, BELZILE M AND BRUERA E: Euthanasia and Physician-Assisted Suicide: A comparative survey of physicians, terminally ill cancer patients and the general population. JCO 1997, 15(2): 418-427.
3
·  DI MOLA G, BORSELLINO P, BRUNELLI C et al: Attitudes toward euthanasia of physicians members of the Italian Society of Palliative Care. Ann Oncol 1996, 7(9): 907-911.
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·  WARD BJ AND TATE PA: Attitudes among NHS doctors to requests for euthanasia. BMJ 1994, 308: 1332-1334.
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·  LEE MA, NELSON HD, TILDEN VP et al.: Legalizing assisted suicide. Views of physicians in Oregon. N Engl J Med 1996, 332: 310-315.
6
·  RYAN CJ and KAYE M: Euthanasia in Australia: The Northern Territory rights in terminally ill act. N Engl J Med 1996, 334: 326-328.
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·  VAN DER MAAS PJ, VAN DER VAL G, HAVERTAKE I et al.: Euthanasia, physician-assisted suicide and other medical practices involving the end of life in the Netherlands. N Engl J Med 1996, 335: 1699-1705.
8
·  STERBEHILFE: Ein Bericht der Arbeitsgruppe an das Eidgenössische Justiz- und Polizeidepartement. März 1999.
 
NOTES
 
[*]Ce texte est une traduction d’un article paru dans Deutsch Infokara, vol. 2, 2001.
[**]Correspondance: Dr Friedrich Stiefel, président de la Société suisse de médecine et de soins palliatifs, CHUV, CH-1011 Lausanne.
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