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Médecine & Hygiène

I.S.B.N.sans
56 pages

p. 5 à 9
doi: en cours

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Volume 16 2001/4

2001 INFOKara Revue

La gestion des conflits avec les familles  [*]

Michel Moriceau  [**] Médecin, Centre Médical Spécialisé de Praz-Coutant, Plateau d’Assy Philippe Colombat Médecin, Oncologie médicale et maladies du sang, CHU de Tours
Face à une maladie grave, l’entourage du patient est confronté à un double dilemme: comprendre ou ignorer la gravité de la maladie et la mort prochaine du patient; accepter ou refuser cette réalité. Les conflits naissent souvent de situations de crises: incompréhension des familles, manque de communication, saturation des équipes. En conséquence, l’expression de la souffrance peut se faire dans un climat de violence. Pour apaiser les tensions, il est proposé d’améliorer l’organisation des soins, de mieux comprendre les familles et d’éviter de créer les conditions préalables d’un conflit.Mots-clés : conflits, violence, exclusion, saturation, ecoute, compétence, confiance. In front of a severe disorder, families are confronted with a double dilemma: to understand the disease or to ignore it together with patient’s imminent death; to accept the reality or to reject it. Conflictual situations may arise from such crisis: lack of comprehension, communication gap, staff burn out. The expression of suffering may thus become violent. In order to reduce tensions, improvement in the functional organisation of care and better understanding of families are proposed to avoid the predisposing conditions to conflict.Keywords : conflict, violence, exclusion, burn out, attention, competence, trust.
 
Introduction
 
 
Des difficultés à communiquer peuvent naître des différends entre la famille et l’équipe. Les conflits supposent une opposition forte entre les parties. Ils s’inscrivent souvent dans la durée et peuvent être marqués de paroxysmes. Ils alourdissent le climat de façon irréversible et détruisent tout lien de confiance. Ils sont à distinguer des mouvements d’humeur, des accès de colère transitoires; ceux-ci font éventuellement l’objet d’autocritique spontanée et n’altèrent pas la poursuite de la relation entre l’équipe soignante et la famille.
Lorsqu’une maladie tumorale résiste au traitement ou qu’une complication aboutit à un décès rapide, l’entourage est confronté à deux dilemmes:
  • comprendre ou ignorer la gravité de la maladie et la mort prochaine du patient;
  • accepter ou refuser cette réalité.
«Plaquée» contre la mort de l’autre, la famille dispose d’un nombre réduit d’interlocuteurs pour en parler: le patient – mais le dialogue avec lui n’est pas toujours possible –, et l’équipe médico-soignante sous réserve qu’elle soit disponible et correctement structurée.
Une étude [1] a montré la faible fréquence des conflits; ce qui n’exclut pas d’en comprendre la signification et de rechercher comment apaiser les tensions.
 
I. De la crise à l’affrontement ou comment naît un conflit
 
 
Les conflits naissent souvent de situations de crises: incompréhension des familles, manque de communication, saturation des équipes, avec, pour conséquence, l’expression de la souffrance dans un climat de violence.
1. Incompréhension d’une famille
Une incompréhension naît quand une famille ne comprend pas ou n’accepte pas la réalité de la situation. De telles situations non comprises ou mal acceptées peuvent être à l’origine de pathologies du deuil.
a. Une situation non comprise
Un décalage est souvent constaté entre la réalité telle qu’elle est connue par l’équipe et la perception qu’en a la famille: dans un même temps, les proches revendiquent le droit de ne pas savoir («ils ne posent pas de questions!») et reprochent un manque d’informations («on ne nous dit rien!»).
L’incompréhension est alors totale. La famille ne comprend plus la logique des soins. Les résultats d’examens sont perçus comme des sentences; les traitements comme des sanctions; l’évolution fluctuante comme une erreur de prévision du médecin. Chacun se réfugie dans ses craintes et ses certitudes: crainte d’affronter l’autre, d’affronter la vérité; certitude d’avoir raison et de faire pour le patient davantage que l’autre; certitude de s’arroger le droit de décider au nom du patient.
b. Une situation mal acceptée
Le refus de la vérité s’exprime dans la violence pour masquer la peur: «Je veux qu’il s’en sorte!».
La culpabilité accroît le malaise des proches. Ils ne supportent pas de se sentir coupables: coupables de ne pas avoir vu à temps la progression de la maladie, coupables de ne pas être là tout le temps, de ne pas se sentir à la hauteur… Dans ces conditions, le pas est vite franchi de rendre à tout prix les autres coupables.
2. Saturation d’une équipe
Le conflit peut être le fait d’une équipe épuisée, qui n’arrive plus à communiquer.
a. Perte de patience
La saturation fait perdre aux soignants la patience indispensable au maintien d’une relation harmonieuse avec les familles.
Le manque de sérénité est induit par de multiples éléments: stress, charge de travail, pressions des familles, de l’institution. Il empêche l’équipe de prendre le recul suffisant pour faire face à des situations complexes.
Le stress se traduit par la nervosité, l’agacement de soignants qui travaillent sous la pression et deviennent incapables de prendre en considération les problèmes de l’autre.
L’épuisement est lié à une situation de carence: manque de temps, manque de personnel, distorsion de l’écoute, mauvaise utilisation des ressources, perte de sens du travail accompli.
Le détachement va de pair avec l’indifférence d’un personnel démotivé: manque de reconnaissance, sentiment d’échec, formations inadaptées, impression de ne pas pouvoir s’exprimer, de ne pas être écouté.
b. Défaut de communication
Un défaut de communication avec les équipes engendre la colère des familles. L’absence de dialogue entre l’équipe et la famille entretient le doute. Chez les proches, elle exacerbe le sentiment d’isolement, de peur. L’angoisse de la famille, quand elle atteint son paroxysme, entraîne un sentiment de révolte. La famille se sent alors écartée, ignorée, méprisée: «Ils se fichent de nous!».
La mauvaise identification des interlocuteurs est parfois invoquée par la famille pour justifier l’absence de contacts avec l’équipe: «On ne savait même pas qui était le médecin, qui était l’infirmière!».
3. Souffrance et violence
La souffrance des familles et des soignants s’exprime parfois dans un climat de violence.
a. La violence des familles
La violence des familles découle souvent d’une souffrance incontrôlée: la colère se retourne alors contre l’équipe: propos désagréables à l’encontre du personnel («si je n’étais pas là!»), critique systématique de l’institution («ailleurs, ils feraient autrement!»), critique des personnes les plus vulnérables, recherche d’un bouc émissaire pour essuyer le trop-plein de souffrance.
Les canaux d’expression de la violence sont diversifiés et paradoxaux:
  • le mutisme et l’abattement qui cachent certainement beaucoup de non-dits;
  • l’évitement, c’est-à-dire le refus de tout contact avec des soignants dépositaires d’informations pessimistes; les familles repliées sur elles-mêmes prennent souvent le masque du reproche affiché au lieu d’être exprimé;
  • l’explosion de toutes les frustrations accumulées qui est un risque permanent.
  • Dans certaines circonstances, un conflit d’une exceptionnelle gravité est dû au comportement de la famille. Ces comportements peuvent être:
  • des comportements asociaux (agressions physiques, agressions verbales violentes, alcoolisation excessive, usage de stupéfiants) qui sont une entrave à l’aide que l’équipe pourrait apporter aux malades; les personnes qui ont ce genre de comportement sont alors inaccessibles à tout mode de raisonnement;
  • des comportements imprévisibles qui neutralisent les bonnes volontés de l’équipe; ce qui aboutit à une paralysie de la prise en charge et à l’auto-exclusion de la famille;
  • des comportements critiques, voire obsessionnels, qui font perdre à la famille son rôle de référent privilégié. Le patient est alors l’objet d’un chantage. Il devient même un sujet de convoitise lorsque se profile une indemnisation (sang contaminé, maladie professionnelle, mise en jeu de la responsabilité médicale);
  • des comportements procéduriers (plaintes, climat de suspicion exacerbé) qui participent à la dégradation de la relation de certaines familles submergées par la souffrance: «je saurais à qui me plaindre! je refuse qu’on lui fasse ce traitement! c’est inadmissible que vous n’ayez pas encore fait de scanner!», etc.;
  • des comportements de rejet qui résultent d’une crise de confiance envers l’équipe. La rupture brutale et définitive en est une illustration. Le malade est exclu de la prise de décision. La famille peut avoir fait preuve d’un activisme forcené: recherche d’un autre avis, organisation d’un changement d’équipe, constitution d’une bibliographie, recours aux médecines parallèles.
Ces situations de crise exacerbent l’animosité de la famille à l’encontre de l’institution.
b. La violence des soignants
La violence des soignants est la conséquence de leur souffrance et de leur épuisement.
Les maladresses ne sont jamais anodines. Les proches perçoivent certains gestes, ressentent des propos, non pas à contre-sens, mais avec leur sensibilité mise à mal: le télescopage des événements (la maladie, les traitements, les complications) et des sentiments incontrôlables (la souffrance, l’injustice, la révolte, l’incompréhension) leur est insupportable.
Les dérapages sont des comportements excessifs difficiles à justifier (paroles ou attitudes brutales, perçues comme des insultes, agacement, escalade dans l’agressivité, exaspération, etc.).
La rupture est l’incapacité, pour le soignant, de poursuivre une relation destructrice. Il souffre de n’être plus crédible aux yeux de la famille. Cette éventualité, difficilement réversible, s’exprime par la fuite (arrêt de travail, changement de service) ou par des querelles inutiles au lit d’un malade.
Le malaise des soignants retentit sur l’état de leurs relations avec les familles. L’incapacité à écouter, à comprendre, à respecter la souffrance de l’autre fragilise l’équipe et obère sa crédibilité.
 
II. Du traitement à la prévention des conflits
 
 
Pour apaiser les tensions avec les familles, il est proposé d’améliorer l’organisation des soins, de mieux comprendre les familles et d’éviter de créer les conditions d’un conflit.
1. L’organisation des soins
La qualité des soins et l’organisation du dialogue au sein des équipes sont des éléments déterminants.
a. La qualité des soins
L’organisation cohérente des soins participe à la gestion des conflits. Une technique maîtrisée est rassurante. Le contrôle de la douleur apaise le patient et son entourage. Pour être pleinement efficaces, les conditions de soins ont besoin d’être régulièrement évaluées et améliorées (matériel adapté, ratios de personnels suffisants).
Des effectifs suffisants limitent les risques d’épuisement. Les patients et leurs familles n’ont pas à être pénalisés par une mauvaise organisation: «il n’y a pas assez de…!». Des phrases font mouche alors qu’il suffit de se taire… devant la famille, y compris en cas de surmenage!
Des formations ciblées sur la douleur, les soins palliatifs et la qualité contribuent à une meilleure approche de ces problèmes par l’ensemble des soignants. Les indications thérapeutiques sont posées en respectant les principes d’une réflexion éthique (principe de proportionnalité, principe de futilité). Lorsque se posent ou lorsque ne se posent pas certaines indications thérapeutiques particulières (transfusions sanguines, remplissage vasculaire, transfert en réanimation), il est préférable de ne pas exclure la famille du champ de la discussion: des parents mis devant le fait accompli se sentent complètement rejetés. Une réflexion pluridisciplinaire permet de trouver la juste thérapeutique entre une obstination déraisonnable et une limitation inappropriée des soins. L’argumentation de la décision et la mise à jour régulière du dossier participent à la protection des soignants et de l’institution.
b. L’organisation du dialogue
L’organisation du dialogue au sein des équipes aide au rétablissement du sentiment de confiance.
Le dialogue entre professionnels est indispensable à la cohérence des soins. Les échanges informels entre professionnels, les réunions pluridisciplinaires, les groupes de paroles sont des espaces où sont mis en mots, le stress, les émotions, mais aussi la fatigue, la colère. Des sujets difficiles à formaliser sont abordés sans réserve: le surmenage; la peur; l’incapacité d’aller plus loin… Les raisons d’une situation complexe sont analysées ensemble. De telles synthèses aident à prendre du recul et à élaborer des mesures de protection adaptées. Chaque soignant chemine à son rythme et apprend à respecter le cheminement de l’autre.
La prévention des risques de divergence entre soignants est ainsi assurée. Des avis contradictoires sont générateurs d’angoisse, au niveau de l’équipe soignante et à celui des relations entre cette équipe et la famille.
Un minimum de retours positifs est nécessaire aux soignants, eu égard à leur investissement individuel et collectif. Pour eux, il est plus gratifiant de travailler dans la sérénité, de manifester à l’égard de la famille ou d’échanger avec elle des marques d’attention discrètes et réconfortantes.
Des dispositifs de conciliation sont mis en place dans tous les établissements de soins pour éviter qu’une réclamation ne devienne une procédure contentieuse. L’écoute et le dialogue sont alors proposés par décret!
Une meilleure organisation du dialogue contribue à l’amélioration de la qualité des soins.
2. Comprendre les familles
La compréhension des situations de crise rétablit le lien avec les familles.
a. Comprendre la révolte
Comprendre la révolte des familles en détresse, c’est prendre le temps de les écouter, de les laisser «vider leur sac». Donner du temps, même un peu de temps, est un acte positif. Un dialogue de quelques minutes est préférable aux heures passées à résoudre une procédure pré-contentieuse ou contentieuse. Il n’est jamais bon de fuir une famille de contact difficile.
b. Comprendre la perte de sens
Comprendre la perte de sens de tous les efforts déployés, c’est prendre la mesure de l’investissement émotionnel et physique de la famille. Un accompagnement familial épuisant, marqué par un engrenage de contraintes et de sacrifices, débouche sur un sentiment d’inutilité, de frustration, de culpabilité, de perte de temps…
La notion d’injustice est douloureusement ressentie par les familles: injustice du destin, injustice liée au manque de reconnaissance de la famille quand celle-ci se plaint. Une équipe préalablement idéalisée peut être rejetée lorsqu’une famille ne supporte pas la rechute ou l’inefficacité des traitements de rattrapage. Pour éviter le rejet d’une équipe par une famille découragée, un effort d’explications est utile à toutes les étapes de la maladie. Une traçabilité des informations données à la famille est donc recommandée, lors d’un changement de stratégie thérapeutique ou lors de la survenue d’une complication évolutive.
c. Comprendre les doutes
Comprendre les doutes et les interrogations des familles, c’est les accepter telles qu’elles sont, y compris avec leurs excès de sollicitations, de récriminations et parfois de ruminations délirantes. Une aide personnalisée et pluridisciplinaire repose sur le respect du cheminement de chacun face à la maladie de l’autre.
d. Comprendre le stress
Comprendre le stress des proches, c’est leur apporter en temps réel les réponses qui limitent les risques de rupture d’une relation fragile. C’est admettre de ne pas pouvoir tout faire alors que la maladie s’aggrave de façon irréversible. C’est atténuer l’angoisse qui use, au jour le jour, en raison du caractère imprévisible des complications. C’est respecter le besoin d’un parent d’accompagner, dans le calme, un malade en fin de vie:«je n’en peux plus de tout ce vacarme, de tous ces rires, de toutes ces portes qui claquent».
2. Ne pas créer les conditions d’un conflit
La prévention consiste également à ne pas créer les conditions d’un conflit.
a. Privilégier une relation d’aide
La relation d’aide évite l’effritement du sentiment de confiance.
L’anticipation sur l’aggravation programmée d’une maladie tumorale est nécessaire. La communication est renforcée pour évoquer l’avenir, un avenir hypothéqué. Cette démarche épargne à la famille de découvrir, sans y être préparée et sans s’y attendre, une dégradation brutale, irréversible de l’état du patient. La connaissance du contexte familial, psychologique et social du patient et de son entourage aide à ne pas commettre d’erreur d’appréciation. C’est là qu’interviennent les psychologues mais aussi les assistantes sociales. Il faut clairement identifier et noter les personnes que le patient souhaite tenir informées, ou ne pas tenir informées, de son état. L’accompagnement des proches requiert de la rigueur mais aussi de la simplicité.
Un accueil personnalisé, normalement aimable, désamorce bien des tensions. Lorsque le séjour des familles est facilité, la qualité de l’accompagnement est meilleure; c’est pourquoi de nombreux services disposent d’une structure d’hébergement et donnent la possibilité aux familles de prendre leur repas sur place.
Un soutien effectif apporte à la famille la preuve qu’elle est partie prenante de la relation établie en faveur du malade. Une main tendue, une information claire, une écoute patiente offrent un réel soulagement. Un geste las, un rendez-vous manqué, un propos tenu dans le stress et sous la pression sont les détonateurs d’une relation conflictuelle.
Les équipes ont à se prémunir contre la tentation de s’approprier un patient. Les soignants n’ont pas à se poser en rivaux de la famille. Une attitude «professionnelle» est celle qui évite les tensions. Toute ambiguïté est préjudiciable, notamment lorsque se mêle à la technique un trop-plein d’émotion. Le risque est alors de générer, chez la famille, un sentiment de jalousie: «il ne nous appartient plus!».
L’attitude de la famille n’a pas à être jugée. La famille peut être présente (et parfois sa présence est perçue comme étant pesante). Elle peut également être absente pour des raisons qui ne regardent qu’elle.
Une famille accompagnant un malade grave perçoit les hésitations et toutes les tensions qui agitent une équipe. La famille est, a contrario, sensible à la rigueur et au savoir-faire d’une équipe calme et discrète. Des formations à la relation d’aide améliorent la pratique quotidienne des soignants.
b. Réfléchir à ses pratiques
La reconnaissance des familles en souffrance suppose une réflexion sur ses propres pratiques. Une introspection sur ses propres pratiques et ses propres attitudes a pour but d’éviter de prêter le flanc à la critique d’une famille angoissée, donc irritable et stressée. L’identification des familles conflictuelles porte sur l’identification des signes de souffrance (la provocation), d’angoisse (la suspicion), de culpabilité (l’agression délibérée), de surinvestissement (l’activisme). La recommandation est faite aux équipes d’éviter toute implication affective déraisonnable, de percevoir les comportements hostiles comme étant le fait de la souffrance et de l’usure.
 
Conclusion
 
 
Le patient est au centre des préoccupations de chacun. Les soignants essuient souvent des critiques de la part des familles; et leur amour-propre en est parfois touché. Mais, dans certaines circonstances, il est difficile au personnel de ne pas laisser éclater son énervement notamment lorsqu’il se sent remis en cause. Certaines remarques émanant des familles sont fondées mais leur mode d’expression peut être excessif. D’autres critiques sont injustes. Quand l’équipe cherche à se justifier, elle prend le risque d’attiser les tensions et de s’engouffrer dans la spirale des réclamations et des plaintes. Quand l’équipe fait face, elle continue son œuvre de soins en comprenant la souffrance de l’autre. Sa faculté d’acceptation n’est pas de la faiblesse: elle est un hommage rendu au patient et à son courage.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
1
·  Moriceau M: La fin de vie à Praz Coutant. Mémoire pour le diplôme universitaire de soins palliatifs, Grenoble, 1995-96.
2
·  Olivier MP: Une maladie grave, une épreuve de vie. Paris, Editions L’Harmattan, 1998.
3
·  Ruszniewski M: Face à la maladie grave. Paris, Editions Dunod., 1995.
4
·  Moriceau M: La vie en parenthèses. Grenoble, Editions Alzieu, 1999.
 
NOTES
 
[*]Article rédigé en collaboration avec le Groupe de réflexion sur l’accompagnement et les soins palliatifs en hématologie et en oncologie (GRASPH).
[**]Correspondance: Dr Michel Moriceau, Centre Médical Spécialisé de Praz-Coutant, F-74380 Plateau d’Assy.
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