2005
Informations sociales
Partie 1 : En débats et en faits
... en contrepoint - Générosités départementales
Caroline Helfter
Outre les prestations légales d’aide sociale qu’ils sont tenus de verser, de nombreux départements proposent un certain nombre de prestations ou de services complémentaires relevant de l’aide sociale extralégale ou facultative. C’est par exemple le cas de la prise en charge des dépenses de soins ou de protection complémentaire en faveur des personnes non couvertes par la CMU : en 2002, 27 des 73 départements ayant répondu à l’enquête annuelle de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) sur ce sujet ont indiqué avoir mis en place un tel dispositif.
Au-delà de celui-ci, la DREES a cherché à connaître les autres types d’aide extralégale ou facultative dispensés par les départements. 42 départements proches de la moyenne des départements français en termes de caractéristiques socioéconomiques et d’aide sociale ont décrit cinq des dispositifs les plus significatifs qu’ils ont instaurés
[1]. Dans la quasi-totalité des cas, il s’agit d’un soutien destiné aux personnes âgées ou handicapées. Les deux tiers des départements développent aussi des actions bénéficiant à des personnes en difficulté sociale, à des familles ou à des jeunes.
La téléalarme, l’aménagement du logement et l’acquisition de matériels techniques nécessaires à l’autonomie sont les aides facultatives les plus souvent citées en direction des personnes âgées. Parmi les dispositifs les plus fréquemment proposés aux personnes handicapées, il y a également l’aide à l’adaptation du logement et aux déplacements, mais aussi, plus spécifiquement, un soutien financier aux associations spécialisées dans l’aide à domicile ou un complément à l’allocation compensatrice pour tierce personne. Les secours financiers ou en nature constituent, quant à eux, les principales aides des fonds de solidarité départementaux. S’agissant des familles, l’effort des départements se concrétise surtout au travers de subventions accordées aux structures d’accueil de la petite enfance ou aux structures périscolaires, ainsi que par le financement d’actions de soutien à la parentalité. Les jeunes, enfin, se voient essentiellement aidés dans le domaine de la poursuite de formations professionnelles ou d’études supérieures, et dans celui des activités de loisirs.
Difficiles à apprécier, les coûts de ces actions semblent surtout importants dans le champ du handicap et notamment du soutien aux associations d’aide à la vie autonome à domicile. La rénovation de l’habitat, les aides techniques et les aides ménagères en faveur des personnes âgées ou handicapées apparaissent également comme des postes relativement onéreux pour les départements. En revanche, la téléalarme et les secours aux personnes sont aussi ceux qui mobilisent les financements les moins élevés pour l’ensemble des départements répondants : autour de 150 euros par bénéficiaire.
[1]
Cf. DREES, Études et résultats,
nËš 317, juin 2004.