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AuteurPierre Grelley du même auteur
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3 Des cités ouvrières naquirent alors de ce “paternalisme”, reposant sur la mise en œuvre de solutions très différentes selon qu’elles mettaient en avant des intentions purement pratiques (rapprocher le travailleur de l’outil de production) ou ouvertes aux desseins humanistes (aider les classes populaires à accéder au bien-être et à la culture). Le célèbre Familistère de Guise, dans l’Aisne, fondé en 1877 par Jean-Baptiste Godin, qui qualifiait l’endroit de “palais social”, le village de Port-Sunlight près de Liverpool, construit par la société Lever ou la cité-jardin de Krupp à Essen constituent des exemples remarquables de ce mouvement urbanistique. Mais c’est sans doute le village français de Noisiel (inclus dans l’actuelle “ville nouvelle” de Marne-la-Vallée), fief de la chocolaterie Menier jusqu’en 1959, qui l’illustre le mieux, en France du moins, en raison de sa proximité tant géographique que chronologique.
4 Exemplaire socialement, la philanthropie de ces promoteurs ne se répandit cependant pas à une assez grande échelle. Échappant à l’initiative généreuse ou calculatrice des entrepreneurs, le besoin social de logements ouvriers devint l’affaire de la collectivité en même temps qu’il est apparu que le problème qualitatif et quantitatif de l’habitation populaire ne serait pas résolu par l’initiative des propriétaires privés surtout attachés aux fluctuations de l’offre et de la demande.
5 En France mais également en Italie, en Allemagne, en Belgique, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, des politiques publiques s’appuyant sur la recherche du prix le plus juste, sur la fiscalité foncière et sur les prêts bonifiés ont donc été mises en place afin de permettre l’accès des moins favorisés à la propriété. Cerise sur le gâteau, certains des grands noms de l’architecture contemporaine ont été associés à plusieurs de ces programmes et leur ont conféré, au-delà d’une indiscutable qualité, une très large notoriété.
POUR CITER CET ARTICLE
Pierre Grelley « ... en contrepoint - Loger les ouvriers », Informations sociales 3/2005 (n° 123), p. 101-102.
URL : www.cairn.info/revue-informations-sociales-2005-3-page-101.htm.





