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S'inscrire Alertes e-mail - Informations sociales Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezÉconomie de marché et pauvreté
AuteurCaroline Helfter du même auteur
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suite. Et même si, à partir de la seconde moitié des années 1990, la croissance retrouvée a enclenché un rattrapage, on constate en 2002 que, sauf en République tchèque et en Slovénie, le PIB par habitant, exprimé en parité de pouvoir d’achat, est en moyenne inférieur de moitié à celui de l’Europe des quinze.
2 Cependant, contrairement à d’autres composantes des budgets publics, la part des dépenses sociales dans le PIB de ces différents pays s’est globalement maintenue depuis le début des années 1990[2] [2] Ce qui, en raison de la baisse des PIB, correspond, de fait,...
suite. En 2000, elle était de 15 % à 20 % dans les pays baltes et en République tchèque, de 21 à 24 % en Slovénie, en Slovaquie et en Hongrie (qui y incluent les dépenses d’éducation), ainsi qu’en Pologne. Très variable d’un pays à l’autre, le poste le plus important de ces dépenses est partout consacré aux retraites : il va de 7,3 % en Lettonie à 14,5 % en Slovénie. La part du PIB consacrée à la santé se situerait aussi dans un rapport allant du simple au double entre la Lettonie (3,5 %) et la Slovaquie (7,1 %).
3 En termes d’emploi, malgré des situations contrastées entre les pays et des taux de croissance de leur PIB actuellement très supérieurs à ceux de l’Europe des quinze, les pays de l’ancien bloc soviétique ont, encore aujourd’hui, un niveau de chômage élevé, surtout en Lituanie (12,7 % en 2003), en Slovaquie (17,1 %) et en Pologne (19,2 %). La situation varie selon les États, puisqu’en 2003, trois des huit pays d’Europe de l’Est connaissent un taux de chômage (de 5,8 % à 7,6 %) inférieur à ce qu’il est globalement dans l’Europe des quinze (8 %). Il s’agit cependant d’un problème majeur et inédit dans des pays qui, avant 1989, ne connaissaient pas officiellement de chômage. Celui-ci touche particulièrement les femmes, les jeunes et les populations des zones rurales.
4 La montée du chômage a suscité la mise en place de systèmes d’indemnisation fondés sur le principe de l’assurance. Cependant, en raison de conditions d’éligibilité progressivement devenues plus sélectives et du faible niveau des allocations versées, on assiste au basculement fréquent des demandeurs d’emploi vers des dispositifs d’assistance. Or ces derniers sont encore limités, dépendant pour une part des ressources des collectivités locales et les aides versées sont d’un niveau généralement bas, souvent en dessous du minimum de subsistance.
Notes
[ 1] In “Protection sociale : un aperçu de la situation des dix nouveaux membres de l’Union européenne”, DREES, Études et résultats, n° 336, août 2004.
[ 2] Ce qui, en raison de la baisse des PIB, correspond, de fait, à une diminution du montant réel qui leur est consacré.
POUR CITER CET ARTICLE
Caroline Helfter « Économie de marché et pauvreté », Informations sociales 4/2005 (n° 124), p. 123-124.
URL : www.cairn.info/revue-informations-sociales-2005-4-page-123.htm.





