Informations sociales
CNAF

I.S.B.N.sans
146 pages

p. 38 à 47
doi: en cours

Veille sur la revue
Veille sur l'auteur
Vous consultez

Partie 1 : Répartition

n° 130 2006/2

2006 Informations sociales Partie 1 : Répartition

Aménager les parcours résidentiels des familles

Dans l’agglomération rennaise et les Hauts-de-Seine

Didier Vanoni Sociologue. Il dirige le bureau d’études FORS - Recherches sociales. Il contribue depuis 1999 au Rapport annuel du mal-logement de la fondation Abbé-Pierre. Il mène des travaux sur les implications sociales du renouvellement urbain.
Des initiatives sont prises par des collectivités locales pour tenter d’éviter la fuite des familles avec enfants hors des centres urbains et du tissu aggloméré qui lui est immédiatement périphérique. Dans l’agglomération de Rennes comme dans le département des Hauts-de-Seine, une politique s’engage qui vise notamment à reconstituer, par une production volontariste de logements adaptés aux besoins des ménages, les éléments manquant de la chaîne du logement, afin que ceux qui le souhaitent puissent trouver, dans leur propre bassin d’habitat, une réponse à leurs besoins à chaque étape de leur vie.
Devant la désertion des centres urbains par les familles avec enfants et le vieillissement de la population des centres-villes, les collectivités locales se préoccupent des déséquilibres sociodémographiques. Certaines d’entre elles étudient des réponses concrètes afin de concilier les parcours résidentiels avec les cycles de vie des ménages.
Les ménages qui vivent au centre des grandes agglomérations ou dans leur proche couronne doivent, la plupart du temps, renoncer à habiter dans le même bassin de vie dès qu’ils ont des enfants. En effet, les loyers mais aussi la structure de l’offre disponible n’autorisent l’accès à un logement de “grande” taille situé dans une zone centrale et/ou bien desservie par les transports en commun qu’à une faible proportion de ménages. Il faut noter à cet égard que, dans les grandes métropoles, passer le cap de l’accès à un “logement familial” signifie disposer d’un logement de type F3 ou F4 ; ce qui peut s’avérer impossible pour les budgets des jeunes ménages qui, à moyens constants, préfèrent “échanger” de la distance par rapport au centre et du temps de transport contre de la surface (à budget constant, franchir une couronne depuis le centre signifie “gagner” une pièce supplémentaire).
Les jeunes ménages sont aujourd’hui conduits de façon quasi systématique à emprunter, dès le premier enfant parfois, un parcours résidentiel qui les fait quitter leur territoire de vie, et bien souvent les différents réseaux familiaux et sociaux dont ils bénéficiaient. Ce phénomène est si répandu qu’il semblait, il y a encore peu, être totalement et irrémédiablement acquis pour les différentes autorités publiques comme par les professionnels de l’immobilier.
 
Les jeunes ménages s’exilent des centres
 
 
Les causes de ces phénomènes centrifuges sont nombreuses et résultent de la combinaison récurrente de facteurs tels que le goût pour la maison individuelle, le souci de la constitution d’un patrimoine, les politiques ainsi que les outils de planification urbaine qui favorisent l’habitat individuel, un crédit accessible et peu cher, et enfin, une offre en centre-ville aussi rare et chère que peu généreuse en surface et en nombre de pièces.
Il faut admettre au surplus que cette tendance à la migration vers la périphérie apparaît d’autant plus forte qu’elle est intériorisée par les ménages eux-mêmes, lesquels, par leurs stratégies, vont surdéterminer le mouvement de désertion des centres urbains par les familles. Or, les collectivités locales des communes excentrées, pas forcément d’ailleurs les plus éloignées en zones périurbaines, constatent que cette population arrive avec des demandes de services et de prestations que seules peuvent dispenser les grandes communes centres, et voient déchanter ces ménages devant les contraintes et les coûts qu’occasionne leur stratégie immobilière (notamment en ce qui concerne l’accession immobilière et les coûts des transports).
Ainsi, nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, tirent la sonnette d’alarme, tant du côté des élus locaux que de celui des professionnels du social. Le départ des familles est un phénomène qui prend aujourd’hui un tour plus préoccupant que jamais car il se combine avec le vieillissement de la population des centres-villes. L’une des principales agglomérations, si ce n’est la première, à s’en émouvoir a été celle de Rennes. Dans le cadre de l’élaboration de son Plan local de l’habitat (PLH), la question a été très clairement posée dans ce sens et des solutions ont été étudiées pour tenter d’y apporter des réponses concrètes.
Après avoir été associés à cette réflexion (pour notre part, en ce qui concerne les logements des jeunes ménages), nous avons été confrontés à la même problématique dans une collaboration récente avec le conseil général des Hauts-de-Seine, dans le cadre de la contribution que cette collectivité souhaitait apporter à la révision du schéma directeur de l’Île-de-France pour la période 2010-2025 [1]. Nous voudrions présenter ici comment, dans ces contextes, les deux collectivités locales ont été amenées à définir les axes d’une politique visant à aménager les parcours résidentiels des familles avec enfants, afin qu’elles ne soient plus contraintes de quitter la partie agglomérée de leur territoire.
 
Les enjeux du maintien des familles dans les centres urbains
 
 
Pour préciser les enjeux de l’arrêt de la “fuite des familles”, nous allons présenter au travers de l’exemple des Hauts-de-Seine les tendances sociodémographiques qui alimentent la demande mais aussi celles qui affectent l’offre de logement dans le département ; sachant que la même démonstration serait possible à partir de l’exemple de l’agglomération rennaise comme de celles de nombreuses grandes métropoles françaises.
Les premières données sont démographiques : le département des Hauts-de-Seine a vu sa population totale croître de 3 % entre 1999 et 2003, tandis que les plus de 75 ans voyaient leur nombre augmenter de près de 13 %. Sur 100 ménages altoséquanais, 38 sont des personnes seules, 22 sont des couples sans enfant, 9 sont des familles monoparentales, alors que seulement 28 sont des ménages avec enfant(s). Ces proportions sont plus importantes que celles de l’Île-de-France et de la petite couronne. En termes de progression, les caractéristiques du département tendent à se rapprocher de celles de Paris intra-muros.
Cette dynamique démographique particulière a été en partie favorisée par une urbanisation relativement soutenue mais qui n’a que partiellement accompagné l’évolution des besoins des ménages. Ainsi, en matière de renouvellement du parc immobilier et de construction de logements, le bilan de la période inter-censitaire 1990-1999 a montré pour les Hauts-de-Seine une augmentation importante. Le département a connu, en définitive, le plus fort volume de construction parmi les départements franciliens : plus de 8 000 logements neufs (soit un taux de réalisation des objectifs du SDRIF de 125 %). Cependant, cet effort de construction est resté concentré dans quelques secteurs. Par ailleurs, cette offre nouvelle a été contemporaine à la fois :
  • d’une accélération du renouvellement du parc immobilier (par amélioration du confort et résorption de l’insalubrité) qu’absorbe la production de près de 3 100 logements par an sans offre supplémentaire ;
  • d’un desserrement des ménages qui n’a fait que se renforcer et qui concerne l’équivalent de 2 000 logements par an (soit une traduction des séparations, des décohabitations, de l’augmentation du célibat, du vieillissement de la population et de la réduction de la taille moyenne des ménages) ;
  • d’une augmentation du parc inoccupé, c’est-à-dire vacant ou ayant acquis un statut de résidence secondaire – néanmoins en progression plus lente que les autres départements et par rapport à la période inter-censitaire précédente –, de près de 1 300 logements par an.
Au total donc, seulement 20 % des 8 000 logements issus de la construction neuve ont permis d’accueillir des populations nouvelles, ce qui représente le taux le plus fort de la petite couronne, dont la moyenne est de 13 % (tandis que Paris a perdu 26 % de sa capacité à accueillir des ménages).
 
La spirale inflationniste des loyers
 
 
Ainsi, malgré ce dynamisme de la production immobilière dans les Hauts-de-Seine, plusieurs indicateurs témoignent d’une pénurie récurrente de logements dans ce département vis-à-vis de la demande, qui nécessite une relance de la construction : le nombre de demandeurs de logements sociaux (de l’ordre de 50 000, selon une estimation faite à partir de l’enquête “Logement” de 2002, sachant que plus de 140 000 ménages sont inscrits au fichier des demandeurs au titre du numéro unique).
Par ailleurs, l’examen attentif des chiffres de l’INSEE a permis de constater que les “bons chiffres” de la construction dans le département donnés pour la période 1994-2004 masquent le fait que les cinq dernières années ont été mauvaises. Si 1999 a été la meilleure année depuis 1975, avec 10 500 logements commencés, l’année 2000 a vu la production chuter à 6 000 logements. Une diminution qui n’a pas été démentie depuis, avec une moyenne, depuis 2002, qui se situe autour de 4 500 logements par an.
Le marché, face à ce déficit et à une pression toujours plus forte de la demande, réagit en conséquence : le prix moyen au mètre carré des appartements anciens dans un certain nombre de communes du département se place dans le sillage des arrondissements parisiens, tandis que la situation des autres communes, tout en maintenant un écart significatif avec les prix parisiens, n’en sont pas moins victimes d’un mouvement généralisé de hausse des prix.
Par ailleurs, le secteur locatif social du département, qui a toujours été dynamique, apparaît aujourd’hui en repli et présente une très forte disparité de répartition sur le territoire départemental. La période récente a montré que les communes déjà dotées d’un parc important ont renforcé celui-ci, tandis que celles qui en étaient dépourvues n’ont pas réellement rattrapé leur retard. En outre, le parc social est susceptible d’évoluer à moyen terme du fait que la quinzaine d’opérations de renouvellement urbain en projet dans les Hauts-de-Seine, sur un total, fin 2004, de 161 à l’échelle de l’Île-de-France et de 88 pour la petite couronne. Ce phénomène, sans doute nécessaire dans la plupart des cas, a pour effet à court terme de figer l’offre disponible (en raison des démolitions mais aussi des contingents mobilisés pour effectuer les relogements préalables aux opérations de démolitions).
 
L’impact du renouvellement des générations
 
 
Comme l’illustre le calcul du “point mort de la production [2], tout retard dans la production a pour effet mécanique la baisse de population. Or, comme la demande ne cesse de s’affirmer, il faut bien admettre que les communes des Hauts-de-Seine comme celles de l’agglomération rennaise ont un besoin permanent d’accroître les capacités de leur parc de logement. Et ce d’autant plus que le départ à la retraite des importantes cohortes d’actifs nés durant le baby-boom (à partir de 1945) va créer un appel d’air de jeunes actifs qui vont devoir les remplacer dans toutes les entreprises et administrations des territoires concernés. Rappelons à cet effet que l’agglomération rennaise, en plus d’être un pôle d’emplois industriels et tertiaires important, accueille différentes fonctions administratives et universitaires de portée régionale, tandis que le département des Hauts-de-Seine, avec le pôle de La Défense, ne compte pas moins de 5 universités et 24 établissements de recherche, tout en représentant 20 % des emplois de l’Île-de-France et 30 % de ceux qui s’exercent dans les établissements de plus de 50 salariés.
Les retraités récents ne quitteront pas tous (ni à court terme) les logements qu’ils occupent, comme le confirme une enquête récente de l’INED sur “l’ancrage résidentiel” des 50-70 ans en Île-de-France, qui indique que 60 % de ceux-ci pensent demeurer dans la région, par choix ou par contrainte [3]. C’est pourquoi il deviendra nécessaire, à Rennes comme dans les Hauts-de-Seine, d’accompagner le rajeunissement inéluctable de la population active par une politique permettant aux membres des nouveaux ménages de résider à proximité raisonnable de leur lieu de travail. Ce double objectif nécessite de mettre en Å“uvre une politique en faveur des ménages jeunes et des ménages avec enfant(s).
Sur le territoire de l’agglomération rennaise, ce sont 5 300 logements par an (chiffre du PLH) que l’on s’apprête à produire pour répondre aux besoins, tandis que ce serait au total à une production annuelle comprise entre 6 600 et 8 500 logements (objectifs annoncés dans le cadre des travaux du SDRIF) qu’il faudrait atteindre dans les Hauts-de-Seine, soit un doublement du rythme actuel. Malgré leur ambition, ces chiffres se situent dans la moyenne de construction que doivent se donner ces territoires pour faire face aux besoins, qui correspondent à un ratio de 5 à 6 logements pour 1 000 habitants. Le taux actuel en Île-de-France n’étant que de 3 pour 1 000, alors qu’il est déjà de 6 pour 1 000 en Rhône-Alpes et de 8 pour 1 000 en Midi-Pyrénées (deux régions confrontées, elles aussi, à une pénurie récurrente de logement).
Ces enjeux, qui commencent seulement à être identifiés, sont les mêmes pour toutes les grandes agglomérations et les élus locaux doivent en prendre la mesure, malgré la mauvaise image accolée aux politiques qui favorisent l’urbanisation et la densification. Il s’agit de faire valoir le renouvellement des populations comme une ressource. L’équilibre du peuplement comme la capacité à offrir des logements à des prix abordables deviennent des éléments d’attractivité pour des territoires en mal d’emplois.
Le maire de l’une des communes de l’agglomération rennaise indique à ce sujet, dans l’éditorial de son bulletin municipal, son analyse de la question : “Il faut donc construire pour accueillir toutes les catégories sociales et tous les âges car c’est un gage de dynamisme pour le territoire. Il faut construire pour continuer à attirer des personnes en activité. À partir de 2006, les départs en retraite vont doubler et les entreprises ont déjà des difficultés à recruter. Elles donneront la préférence aux collectivités qui sauront attirer les salariés dont elles ont besoin. Ces salariés choisiront d’abord les communes où ils trouveront un logement conforme à leurs aspirations. Il faut construire pour maintenir la population communale car le nombre moyen d’habitants par logement ne cesse de diminuer.” Son propos résume bien les données du problème mais illustre aussi la difficulté qu’il y a à convaincre ses administrés de la nécessité de poursuivre le développement urbain.
 
Un objectif qui réclame une politique ambitieuse
 
 
Dans les Hauts-de-Seine comme dans l’agglomération de Rennes, il apparaît important aux décideurs de ne pas laisser le seul marché immobilier faire et défaire la chaîne du logement. Il s’agit pour eux d’exprimer leur volonté d’infléchir les déséquilibres territoriaux trop marqués en matière d’offres locales de logement. Une action particulièrement forte devra être entreprise dans chacune des communes pour produire les segments d’offres manquants : des produits en accession et des produits locatifs ouverts aux ménages jeunes ayant des ressources encore modestes, là où le renouvellement de la population est nécessaire. Alors que le PLU de Rennes indique, au moyen d’une cartographie, où devront être mobilisés les efforts en matière de construction et de mixité, le cadre de l’exercice auquel se sont prêtés les acteurs du département des Hauts-de-Seine semble déboucher sur des recommandations laissant aux différents territoires le soin de définir leurs besoins en la matière dans le cadre de leur PLU, en se conformant toutefois aux dispositions de la loi SRU.
Malgré cette unanimité sur le diagnostic de pénurie, la voie qu’il faudrait emprunter afin de produire massivement des logements destinés aux ménages jeunes et aux familles apparaît comme un point sensible selon le contexte urbain des communes dont il est question, chacun estimant qu’il a déjà fait l’essentiel de l’effort de construction qui lui revenait ou qu’il est trop contraint par l’existant (déjà forte densité, zone urbanisable limitée) pour pouvoir développer encore son parc.
Les raisons des réticences des représentants des collectivités locales sont diverses et peuvent se justifier. Trois angles d’approches sont retenus pour indiquer ce que sont les obstacles à la construction :
  • celui de la crainte d’une trop forte promiscuité que provoquerait la densité et du souhait de conserver un environnement de qualité ;
  • celui de l’absence de foncier ;
  • celui de la mixité sociale (l’effort de construction étant assimilé à celui de construire des logements sociaux).
Les représentants du conseil général des Hauts-de-Seine comme ceux de l’agglomération rennaise ont d’ores et déjà pris la mesure de ces obstacles et n’en ont pas moins formulé des objectifs “ambitieux” en annonçant l’augmentation significative de la production de logements, et particulièrement de celle des logements locatifs sociaux qui seraient à construire en priorité dans les secteurs peu dotés en général de ce type de parc. À ce propos, il faut signaler le recours assez parlant de l’agence d’urbanisme de Rennes à la formule de “logement familial” pour désigner le logement social, signe que l’accessibilité d’un logement permettant de loger une famille passe aujourd’hui par des mécanismes d’encadrement des loyers et de planification de l’urbanisation qui en découle. Les orientations du conseil général des Hauts-de-Seine, quant à elles, reposent sur une politique qui s’affirme en faveur “des jeunes actifs et des familles modestes” et qui choisit de favoriser les opérations de logement social, d’une part, et l’accession sociale à la propriété, d’autre part.
Face à ces objectifs tout aussi importants que les obstacles qui s’y opposent, nombreux sont ceux qui, en Île-de-France, mettent en avant les propositions du rapport Pommelet [4], préconisant différentes actions destinées à vaincre les réticences des opérateurs, des élus et des bailleurs. Le mot d’ordre retenu semble être à cet égard celui de la “diversité” : diversité des produits, diversité des leviers financiers et diversité des arguments politiques. Les orientations et les outils principaux sont les suivants :
  • tenir les objectifs de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) en matière d’obligation de disposer d’un parc social au moins à hauteur de 20 % du parc total dans chaque commune appartenant à une agglomération ;
  • maintenir les aides à la construction neuve pour les bailleurs sociaux ;
  • recourir à des acteurs privés pour monter des opérations locatives avec des montants de loyer “accessibles” ;
  • poursuivre la politique de réhabilitation ;
  • mobiliser le parc privé au profit des ménages modestes et moyens (conventionnement après aides aux travaux, lutte contre l’habitat indigne…) ;
  • faciliter l’accession à la propriété (au moyen, entre autres, d’un prêt logement à taux zéro) ;
  • développer et mieux faire connaître l’action sociale en faveur du logement (ce qui renvoie aux moyens du FSL, aux solutions d’hébergement, à la réalisation de PLAI…).
Les techniciens de l’agglomération rennaise ont, quant à eux, pris le problème de manière globale en incluant à la problématique du logement des enjeux d’aménagement du territoire et de formes urbaines. Cherchant à sensibiliser les élus à la nécessité de densifier la ville, ils ont organisé des visites aux Pays-Bas d’opérations de qualité.
Derrière cet apparent foisonnement de propositions et de démarches transparaît la conviction qu’il n’y a pas de solution unique pour répondre aux besoins des familles et qu’il faut suivre toutes les pistes à la fois. Un élément fédérant toutes ces pistes d’action apparaît néanmoins celui de la (re-)constitution à une échelle locale de la “chaîne du logement”. Cette notion de chaîne signifie qu’il s’agit de permettre à tout habitant d’un territoire de vie d’une agglomération d’avoir, s’il le souhaite, un parcours résidentiel dans ce même territoire. Du premier logement, au début de sa carrière professionnelle et de sa vie familiale, à une accession à la propriété, en passant éventuellement par les solutions temporaires, pour les “accidents de la vie”, et par les logements offrant davantage d’espace lorsque la famille s’agrandit. â– 
 
NOTES
 
[1]Cf. “Le logement des jeunes dans l’agglomération rennaise”, FORS-Recherche sociale, Rennes métropole, 2005, et “Vers une contribution du territoire des Hauts-de-Seine à la révision du SDRIF. Éléments de réflexion”, FORS-Recherche sociale, 2005.
[2]Ce “point mort” prend en compte le volume de logements nécessaires pour absorber, à population constante, les phénomènes de diminution de la taille des ménages (vieillissement, séparation, isolement, plus faible natalité), mais aussi le renouvellement urbain, la vacance, ainsi que la fonction de résidence secondaire du parc existant.
[3]Cf. l’enquête “Biographie et entourage”, réalisée par l’INED entre 2000 et 2001, dont l’IAURIF se fait l’écho dans ses “Notes rapides population - modes de vie”, n° 376, janvier 2005.
[4]Pierre Pommelet, Habitat pour tous en Île-de-France : 50 propositions pour la relance du logement, ministère du Logement et de la Ville, ministère de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale, 2005.
© Cairn.info 2009 Vie privée | Conditions d’utilisation | Conditions générales de vente
Cairn.info | Éditeurs | Bibliothèques | Aide à la navigation | Plan du site | Raccourcis
[1]
Cf. “Le logement des jeunes dans l’agglomération rennaise”,...
[suite] Suite de la note...
[2]
Ce “point mort” prend en compte le volume de logements néce...
[suite] Suite de la note...
[3]
Cf. l’enquête “Biographie et entourage”, réalisée par l’INE...
[suite] Suite de la note...
[4]
Pierre Pommelet, Habitat pour tous en Île-de-France : 50 pr...
[suite] Suite de la note...