Informations sociales
CNAF

I.S.B.N.sans
148 pages

p. 105 à 105
doi: en cours

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Partie 3 : Valeurs appliquées : l'idéal du social à l'épreuve – Rubrique

n° 136 2006/8

2006 Informations sociales Partie 3 : Valeurs appliquées : l’idéal du social à l’épreuve – Rubrique

Que pensent les salariés de la branche Famille ?

Catherine Vérité Conseiller technique recherche, CNAF.
La Caisse nationale des allocations familiales a réalisé, en janvier 2006, une grande enquête auprès de tous les salariés de la branche Famille.
Le questionnaire, envoyé par voie électronique, portait sur les missions, sur les visions de l’avenir et sur les valeurs. S’agissant de ce dernier chapitre, il était tout d’abord demandé aux salariés de choisir dans une liste de huit termes composée de valeurs à la fois traditionnellement attribuées à la branche et inscrites dans le préambule de la Convention d’objectifs et de gestion (COG) : neutralité, solidarité, équité, laïcité, universalité, ainsi que des notions plus éloignées telles qu’écoute, performance économique, transparence. Dans un deuxième temps, les interviewés devaient également dire si les valeurs traditionnelles de l’institution étaient faciles à mettre en Å“uvre au quotidien.
 
Les qualificatifs attribués à la branche…
 
 
Un salarié sur deux a répondu à cette enquête et les résultats sont très tranchés. Sur l’ensemble des mots testés, la solidarité et l’écoute sont les deux termes les plus attribués à la branche Famille (respectivement 56 % et 53 % des salariés). En léger retrait, viennent ensuite la neutralité et l’équité, avec 46 % et 44 % de citations. Seul un salarié sur dix n’attribue aucune de ces valeurs à la branche.
En réponse à une autre question centrée sur les cinq valeurs traditionnelles précédemment citées, quatre des cinq valeurs testées arrivent en tête des scores d’adéquation à la branche famille : la solidarité (76 %), la neutralité (71 %), l’équité (68 %) et la laïcité (58 %). Près du tiers des répondants ne se prononcent pas sur la laïcité et l’universalité, cette dernière se positionnant un peu en retrait. Dans le détail, les scores de la neutralité, de la laïcité et de l’universalité diminuent en tendance avec l’âge des répondants (respectivement 76 % pour les moins de 35 ans contre 69 % pour les plus de 25 ans, 63 % contre 59 % et 52 % contre 45 %). Au final, près de huit salariés sur dix attribuent la valeur de solidarité à la branche Famille.
 
… et leur mise en Å“uvre au quotidien
 
 
Quatre valeurs sur cinq sont jugées majoritairement faciles à mettre en Å“uvre au quotidien, bien que, dans leur ensemble, elles soient, de ce point de vue, perçues de manière très segmentée. La neutralité et la laïcité recueillent ici les meilleurs indices.
La majorité des salariés estiment que les quatre valeurs citées dans le préambule de la COG sont faciles à mettre en Å“uvre : il s’agit d’abord de la neutralité (57 %), suivie de l’équité (54 %), puis de la solidarité (52 %) et de la laïcité (51 %).
Un peu plus d’un tiers des salariés (36 %) déclarent que l’universalité est facile à mettre en Å“uvre. C’est néanmoins la dimension où le taux de non-réponse est le plus élevé (35 %), probablement du fait d’une compréhension moins évidente de la valeur.
Pour compléter cet éclairage, alors qu’on ne cesse de parler de la disparition de la valeur travail, il est intéressant de noter que les deux tiers des répondants (67 %) déclarent être impliqués dans la réalisation des missions de la branche Famille, avec un score d’intensité remarquable, 24 % des salariés se déclarant très impliqués.
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