Informations sociales 2007/1
Informations sociales
2007/1 (n° 137)
148 pages
Editeur
A propos de cette revue Site Web
Alertes e-mail

Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.

S'inscrire Alertes e-mail - Informations sociales

Être averti par courriel à chaque nouvelle parution :
d'un numéro de cette revue
d'une publication de Caroline Helfter
d'une citation de cet article

Votre adresse e-mail

Gérer vos alertes sur Cairn.info

Cairn.info respecte votre vie privée
Partie 1 : Soutien et charge de famille – ••• en contrepoint

Vous consultezUn généreux père Noël

AuteurCaroline Helfter du même auteur


1 Noël n’est pas la seule occasion d’échanger des cadeaux. Cependant, la période des fêtes de fin d’année est particulièrement propice aux présents, expliquent Nicolas Herpin et Daniel Verger dans une étude de l’INSEE qui, bien qu’un peu ancienne, permet de donner des indications sur les pratiques des ménages[1] [1] Cf. “Cadeaux de fin d’année”,INSEE première, n°...
suite
. Celle-ci établit, notamment, que les deux tiers des dépenses des foyers consacrées chaque année aux cadeaux sont réalisées au moment de Noël et du jour de l’An. Même dans les ménages à revenus très modestes ou se trouvant dans une passe difficile, ne pas offrir alors de cadeaux reste exceptionnel. C’est d’ailleurs dans les milieux les moins aisés que l’effort consenti est proportionnellement le plus important : les cadeaux de Noël représentent 2,5 % du revenu annuel moyen, mais plus de 3 % chez les ouvriers et les employés, contre 2 % chez les cadres.

2 Le flux des cadeaux part des plus âgés et se dirige vers les plus jeunes : des parents vers les enfants, des grands-parents vers les parents et petits-enfants. En termes de montant des cadeaux reçus à Noël, les plus de 60 ans apparaissent ainsi nettement “pénalisés”, alors que les enfants sont les plus favorisés, surtout ceux qui sont âgés de plus de 7 ans : ils reçoivent relativement plus de cadeaux coûteux que leurs cadets. Cependant, sous l’angle des dépenses réalisées, les jouets ne sont pas en tête du palmarès des cadeaux de Noël, soulignent les chercheurs. Ils arrivent en quatrième position derrière la catégorie “vêtements, parure et maroquinerie ”, qui est suivie par les équipements de loisirs et l’argent liquide.

3 Ceci expliquant pour partie cela, les enfants ne sont pas les seuls bénéficiaires de “gros” cadeaux de Noël : les femmes, plus que les hommes, en reçoivent fréquemment. Bijoux et vêtements leur sont prioritairement destinés, mais aussi meubles, nappes, verrerie, vaisselle et autres articles pour décorer la table ou équiper la cuisine. Soit des cadeaux qui ont des prix unitaires élevés, mais ne sont pas tout à fait désintéressés… A contrario, alors que les enquêtes sur la lecture montrent qu’à tout âge et dans tous les milieux sociaux, les femmes lisent plus que les hommes, celles-ci reçoivent moins de livres qu’eux. Fête du groupe familial, Noël gâte bien, à ce titre, la maîtresse de maison, mais il la rappelle aussi à ses obligations traditionnelles et ne l’encourage pas à l’oisiveté, font observer Nicolas Herpin et Daniel Verger.

 

Notes

[ 1] Cf. “Cadeaux de fin d’année”,INSEE première, n° 426, janvier 1996.Retour


POUR CITER CET ARTICLE

Caroline Helfter « Un généreux père Noël », Informations sociales 1/2007 (n° 137), p. 23-24.
URL :
www.cairn.info/revue-informations-sociales-2007-1-page-23.htm.