2007
Informations sociales
Partie 3 : L’intervention de l’État
La prise en charge des frais de garde des familles
Vers un libre choix ?
Danielle Boyer
DSER, CNAF, conseillère technique, département de la Recherche et du réseau des chargés d’études
Florence Thibault
DSER, CNAF, adjointe du département des Statistiques, des prévisions et des analyses
La mise en place de la prestation de service unique (PSU) et le complément de libre choix du mode de garde de la prestation accueil du jeune enfant (PAJE) permettent de favoriser l’accès des familles à des modes de garde payants, sans toutefois répondre complètement aux objectifs de mixité sociale qui étaient les leurs. De plus, globalement, l’offre de garde reste insuffisante, le taux d’équipements comme l’offre d’assistants maternels étant très variables selon les départements.
Favoriser l’accès des parents au libre choix du mode de garde pour leur enfant suppose une offre de proximité suffisante et une charge financière supportable. Sur le premier point, la répartition géographique des structures reste inégale ; sur le second, deux nouvelles prestations contribuent à rendre des familles solvables, sans toutefois combler totalement les écarts entre les familles au revenu moyen et supérieur, et les autres. La garde à domicile restant le privilège des plus aisées.
Permettre aux parents de faire garder leurs jeunes enfants pendant qu’ils travaillent est un enjeu de société majeur : enjeu d’égalité entre hommes et femmes, enjeu démographique, enjeu social (intégration, lutte contre les exclusions), enjeu d’équilibre des comptes de la protection sociale, etc. Dans cette perspective, l’organisation de la garde des jeunes enfants par la collectivité s’impose et les pays qui, comme l’Allemagne, ont perçu un peu trop tardivement l’importance de permettre aux parents de concilier la vie familiale et professionnelle se trouvent aujourd’hui confrontés à une situation démographique alarmante.
Choix délibérés et choix contraints
En France, la multiplication des équipements collectifs (crèches, écoles maternelles) et la création de prestations visant à diminuer le coût des frais de garde témoignent d’une politique familiale qui a intégré le modèle de “la mère qui travaille”. Ces prestations sont de deux types. Les unes sont versées directement aux parents et visent à diminuer les frais de garde en cas de recours à un mode d’accueil individuel (assistant maternel ou employé à domicile). Les autres sont des aides au fonctionnement versées aux structures d’accueil collectif par les caisses d’allocations familiales ou par les collectivités locales, qui leur permettent de proposer aux familles un mode de garde à un prix raisonnable.
En dépit de ces efforts, lorsque les deux parents exercent une activité professionnelle à temps complet, 38 % des enfants de moins de 3 ans ne bénéficient pas, à titre principal
[1], d’un mode de garde payant (Observatoire national de la petite enfance, 2006). En dehors des choix opérés délibérément par les parents pour avoir recours à un autre type d’accueil, de nombreux travaux se sont interrogés sur les choix contraints de ceux qui auraient souhaité y avoir accès. On sait, par exemple, que la moitié des femmes qui ont arrêté de travailler à la naissance d’un enfant l’ont fait pour des raisons d’organisation ou financières (Méda
et al., 2003). En outre, la forte dépendance du mode de garde au niveau de vie des familles a été démontrée (Legendre
et al., 2004). Ainsi, quel que soit le mode de garde payant considéré (accueil collectif, assistant maternel ou garde à domicile), le taux de recours des familles est d’autant plus fort que leurs revenus sont élevés. En structures d’accueil collectif, où le prix payé par les parents est proportionnel à leurs ressources, ce taux était, en 2002, de 4 % pour les 20 % d’enfants les plus modestes et de 18 % pour les 20 % d’enfants les plus aisés (Mahieu, 2005). L’emploi d’un salarié à domicile concerne presque exclusivement les 20 % d’enfants les plus riches. Enfin, même si l’assistant maternel reste le mode de garde payant le plus utilisé pour les enfants de moins de 3 ans, il concerne très marginalement les plus modestes.
Pour pallier ces inégalités, deux réformes visant une meilleure solvabilisation des familles ont été mises en place récemment. Il reste à savoir si elles sont suffisantes pour garantir un libre choix.
Rendre les modes de garde accessibles financièrement
La première réforme est la création de la prestation de service unique (PSU), qui a transformé les règles de financement des établissements d’accueil collectif (voir encadré 1). Sa mise en place s’est faite progressivement, entre le 1er janvier 2002 et le 30 juin 2005. Deux éléments de cette réforme ont pu favoriser l’accès des plus modestes à ce mode de garde. Le premier concerne la contribution des caisses d’Allocations familiales aux coûts de fonctionnement des structures d’accueil collectif. Schématiquement, un équipement couvre ses dépenses grâce à la participation des familles, à celle des caisses d’Allocations familiales et à celle des collectivités locales. Avant 2002, la participation des caisses d’Allocations familiales était forfaitaire, de sorte que les gestionnaires d’équipement n’avaient pas intérêt à accueillir des familles modestes car le reliquat à charge des collectivités locales était alors plus grand. Avec la réforme de 2002, la participation des caisses d’Allocations familiales complète celle des familles, à concurrence d’un certain plafond. Ceci permet aux gestionnaires d’équipements de pouvoir être indifférents au niveau de vie des enfants accueillis.
Encadré 1 : Les objectifs de la prestation de service unique (PSU)
La prestation de service unique, mise en place entre le 1er janvier 2002 et le 30 juin 2005, a remplacé les quatre anciennes prestations de service qui permettaient de financer l’accueil des enfants de moins de 4 ans en structures collectives. Au-delà de la simplification, cette réforme avait cinq objectifs :
-
inciter les crèches et les haltes-garderies à améliorer leur taux d’occupation en répondant mieux aux besoins formulés par les familles (notamment en développant l’accueil occasionnel en complément de l’accueil régulier) ;
-
améliorer les passerelles entre la crèche ou la famille et l’école maternelle (elle s’étend jusqu’à 4 ans) ;
-
faciliter la reconnaissance du rôle des haltes-garderies dans la réponse aux besoins atypiques des familles et aux situations d’urgence en multipliant par deux le montant plafond de la prestation de service ;
-
répondre à l’évolution des amplitudes d’ouverture liées à l’évolution des rythmes et des temps de travail : une crèche ayant une amplitude d’ouverture forte (7 heures à 19 heures, par exemple) recevra douze heures de PSU, contre dix auparavant ;
-
adapter la tarification aux besoins des familles. Pour la première fois, un barème national modulé en fonction des ressources des familles est adopté.
Source : lettre-circulaire CNAF 2002-25 du 21 janvier 2002 sur la création de la PSU et lettre-circulaire CNAF 2005-091 du 19 juillet 2005 sur le bilan de la PSU et ses assouplissements.
Une autre source de surcoût pour les familles était l’obligation de contracter avec l’équipement sur un forfait d’accueil minimum défini en journées ou en demi-journées – dix jours en moyenne d’accueil par mois – qui pouvait être très inférieur à la réalité. Avec la réforme de 2002, cette obligation a été fortement assouplie. Afin d’adapter la tarification aux conditions de fréquentation irrégulière des enfants et de retenir une unité commune à tous les types d’accueil, le temps de garde se définit désormais sur une base horaire. En outre, concernant les enfants accueillis régulièrement, les parents et l’établissement doivent s’entendre sur un nombre d’heures d’accueil hebdomadaire pour lequel il n’existe pas, en général, de minimum. Il faut néanmoins noter que, suite aux difficultés de gestion de leur planning exprimées par les équipements, certains aménagements ont été proposés. D’abord, les établissements qui le désirent peuvent pratiquer, depuis 2003, pour certaines places d’accueil et pour des séquences supérieures à deux heures, des réservations par créneau horaire (par exemple, quatre heures pour une matinée, deux heures pour le temps du repas et quatre heures pour une après-midi). Ensuite, ils peuvent proposer aux familles un plancher d’heures de réservation de deux ou trois heures.
La seconde réforme mise en place pour faciliter l’accès des familles aux modes de garde payants est la création – depuis le 1
er janvier 2004 – du complément de libre choix du mode de garde (CMG) de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE). Cette nouvelle prestation vise notamment à soutenir financièrement les familles en cas d’emploi d’un assistant maternel agréé ou d’un salarié à domicile. Pour cela, la caisse d’Allocations familiales prend en charge totalement ou partiellement les cotisations sociales afférentes à la personne employée (voir encadré 2). De plus, elle verse aux parents une partie de la rémunération du salarié. Ce complément offre une meilleure prise en charge des coûts que l’aide à la famille pour l’emploi d’une assistante maternelle agréée (AFEAMA) et que l’allocation de garde d’enfant à domicile (AGED), auxquelles il se substitue. En particulier, le montant du salaire net versé à l’assistant maternel agréé qui est pris en charge par les caisses d’Allocations familiales a été très sensiblement augmenté pour les familles modestes
[2]. Ainsi, les travaux conduits par F. Marical (2007) soulignent que même si la PAJE a probablement conduit à des augmentations de salaires au profit des assistants maternels, son rôle en termes de solvabilisation demeure réel.
Encadré 2 : La prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)
Pour les naissances attendues à compter du 1er janvier 2004, la PAJE se substitue à l’allocation pour jeune enfant (APJE), à l’allocation parentale d’éducation (APE), à l’AFEAMA et à l’AGED. Elle se compose d’une prime de naissance, d’une allocation de base et de compléments.
> La prime de naissance comme l’allocation de base sont versées sous conditions de ressources et bénéficient à la très grande majorité des familles, du fait d’une forte augmentation des plafonds d’attribution.
> Les familles peuvent également bénéficier, selon le cas, d’un complément de libre choix d’activité ou d’un complément de garde.
Le complément de libre choix d’activité est versé si l’un des parents décide de cesser son activité professionnelle ou de l’exercer à temps partiel. Sans conditions de ressources, il doit assurer, cumulé avec l’allocation de base, un montant de 522 euros en cas d’arrêt total d’activité et de 300 euros pour une durée du travail comprise entre 50 % et 80 %. En cas de travail à temps partiel, le complément garantit donc un revenu majoré de 15 % par rapport au montant antérieur de l’APE à taux réduit.
Le complément de garde est destiné aux familles ayant recours à une garde individuelle payante. Il se décline en deux volets. Premièrement, une prise en charge des cotisations sociales totale en cas d’emploi d’une assistante maternelle, à 50 % en cas de recours à une garde à domicile, dans la limite de 395 euros par mois. Deuxièmement, une prise en charge partielle du salaire net via un complément forfaitaire mensuel de 368 euros, 263 euros ou 158 euros selon les ressources de la famille. Ce complément de garde peut également être versé en cas de recours à une structure prestataire (association ou entreprise) employant des professionnels de la garde d’enfants.
Source : Legendre et al.
(2004) et site www.caf.fr
Vers une neutralité des politiques familiales ?
Ces deux réformes contribuent a priori à améliorer le libre choix des familles. Pour appuyer ce constat, nous reprenons les cas types développés par M. Nicolas (2006). Ses résultats illustrent l’évolution du reste à charge des familles selon le niveau de leurs ressources, en tenant compte des barèmes en vigueur au cours de l’année 2005. Ils portent sur les deux modes d’accueil payant les plus fréquemment utilisés par les parents d’enfants de moins de 3 ans : assistant maternel et établissements d’accueil collectif (respectivement 17,3 % et 9,3 %, Mahieu, 2005). Ils intègrent les effets de la PAJE ou les nouvelles règles de participation des familles pour l’accueil collectif. Ils tiennent également compte des nouvelles dispositions fiscales, dont la possibilité de bénéficier d’un crédit d’impôt depuis le 1
er janvier 2005 en cas de garde à l’extérieur du domicile (assistant maternel agréé, établissement d’accueil du jeune enfant, centre de loisirs sans hébergement…)
[3]. L’estimation des coûts mensuels des deux modes de garde est calculée pour une garde à temps plein (neuf heures par jour, dix-huit jours par mois) d’un enfant de moins de 3 ans dont les deux parents sont actifs et qui n’ont pas d’autre enfant à charge (voir encadré 3). Le graphique illustre les résultats obtenus.
Graphique
Reste à charge mensuel pour les familles selon le mode de garde
Source : M. Nicolas, 2006.
Encadré 3 : Éléments de calcul retenus pour les cas types
Pour l’assistante maternelle, on retient les hypothèses de 3 euros d’indemnité d’entretien et de 3 euros de frais de repas par jour de garde. Le salaire journalier déclaré est l’équivalent de 3,5 SMIC horaires par jour de garde.
Pour la structure d’accueil collectif des moins de 3 ans, l’auteur retient l’hypothèse de 8 euros par heure pour le prix de revient (Observatoire national de la petite enfance, 2006). Le prix de revient annuel pris en compte dans les calculs, étant donné les hypothèses des cas types, est de 1 296 euros.
Quel que soit le revenu des familles (lorsque celui-ci varie de 1 à 5 SMIC), il existe un écart de coût entre les deux modes d’accueil. En moyenne, cet écart est de 48,5 euros par mois. Il ne joue cependant pas toujours dans le même sens, de sorte que l’intérêt financier des familles à opter pour l’accueil de leur enfant chez un assistant maternel ou dans un établissement d’accueil collectif continue de dépendre de leurs ressources. Pour les familles disposant de revenus supérieurs à 2,5 SMIC (un peu moins de la moitié des familles bi-actives ayant au moins un enfant de moins de 3 ans), le recours à un assistant maternel est le moins onéreux. Dans les autres cas, le recours à un établissement d’accueil collectif est moins coûteux. Par conséquent, la crainte d’une structuration des modes d’accueil selon le revenu des parents demeure : les familles les plus modestes risquent de recourir essentiellement aux services des structures collectives et les familles à revenus moyens et supérieurs à un assistant maternel. L’objectif de mixité sociale affiché lors de la mise en place de la prestation de service unique ou du Complément de libre choix du mode de garde risque donc de rencontrer certaines difficultés, en dépit des efforts financiers consentis par la puissance publique.
Concernant les autres modes de garde, la situation est également mitigée. D’abord, le complément libre choix d’activité (CLCA) de la PAJE, versé en cas de cessation totale d’activité pour les familles d’au moins deux enfants, concerne essentiellement les ménages situés au bas de la distribution des niveaux de vie. D’après les travaux conduits par Berger et al. (2006) sur l’enquête “Allocataires de la PAJE” CREDOC/CNAF/DREES, 50 % des bénéficiaires du CLCA de rang 2 ou plus à taux plein sont membres de familles ayant des revenus modestes ou très modestes, et 48 % d’entre eux ont un niveau de diplôme inférieur au baccalauréat. En outre, si 94 % des allocataires du CLCA déclarent avoir choisi cette solution pour se consacrer à l’éducation de leur enfant, 72 % signalent qu’un autre mode de garde aurait coûté plus cher, et 44 % que leurs horaires de travail étaient incompatibles avec ceux d’un mode de garde. Certes, cet état de fait est également lié à la situation observée sur le marché du travail, et notamment au fort développement du temps partiel féminin. Il pose néanmoins question, au regard des difficultés que rencontrent ensuite ses bénéficiaires à retrouver une activité professionnelle et à disposer ainsi d’une couverture sociale satisfaisante (en matière de santé, de retraite…). Enfin, la garde à domicile reste inabordable pour la plupart des familles. D’abord, elle implique de payer le salaire net d’une personne à hauteur du SMIC pour au moins un mi-temps et de régler une partie des charges sociales afférentes. Ensuite, le reste à charge des familles ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu des personnes physiques, qui concerne, par définition, les familles imposables.
Une offre encore insuffisante
Par ailleurs, l’amélioration de la solvabilisation visée par ces deux réformes ne s’est pas accompagnée d’une augmentation suffisante de l’offre de garde. Sur l’ensemble du territoire, on compte en moyenne 11 places d’accueil collectif pour 100 enfants de moins de 3 ans, tandis que 45 % d’enfants appartenant à la même tranche d’âge sont couverts par une prestation finançant un mode de garde individuel ou la garde par l’un des deux parents (Observatoire national de la petite enfance, 2006).
En outre, cette offre ne se répartit pas uniformément sur le territoire. Ainsi, en matière d’accueil collectif, le taux d’équipement apparaît très variable selon les départements. Il oscille de 3 à 29 places pour 100 enfants de moins de 3 ans. De même, l’offre d’assistants maternels agréés n’est pas homogène selon les départements. Cette disparité peut être approchée via la part des enfants de moins de 3 ans dont la famille bénéficie d’une prestation aidant à financer le coût de l’accueil chez une assistante maternelle (AFEAMA ou CMG). Cette part varie de 4 % à 42 % selon les départements (Observatoire national de la petite enfance, 2006).
Enfin, à cette inégale répartition géographique des modes d’accueil peut s’ajouter une hétérogénéité de leurs coûts sur le territoire. Certes, avec la mise en place de la prestation de service unique, cette question ne se pose plus pour les structures d’accueil collectif, puisqu’un barème national a été mis en place. Mais, il n’en va pas de même pour les niveaux de rémunération des assistants maternels. Les travaux conduits par F. Marical (2006) à partir des données disponibles dans les fichiers des caisses d’Allocations familiales, permettent d’apprécier ces disparités territoriales. Ils reposent sur l’analyse du montant des cotisations sociales correspondant au salaire versé par chaque famille et pris en charge par ces caisses pour l’emploi d’un assistant maternel agréé. Dix d’entre elles ont un montant de cotisations sociales moyen inférieur de plus de 20 % à la moyenne nationale
[4]. Treize caisses ont un montant moyen de cotisations sociales supérieur de 20 % à 40 % à la moyenne nationale
[5]. Enfin, deux caisses affichent des montants moyens de cotisations sociales supérieurs de 55 % à la moyenne nationale : Nanterre et Paris. Si une partie de ces écarts peut être attribuée à des différences de temps de garde de la part des parents (on pense notamment au temps de transport dans les grandes villes) ou à des problèmes de tensions entre offre et demande de modes de garde sur des marché locaux, ils témoignent également d’un accès des familles très différencié aux services d’un assistant maternel, selon leur localisation géographique.
Disparités des cotisations mensuelles prises en charge par les CAF pour le salaire des assistantes maternelles agréées
Lecture : Dans les CAF colorisées en blanc, le montant de cotisations sociales pris en charge par la caisse au titre de l’emploi d’un assistant maternel agréé est, en moyenne, par famille, inférieur de 40 % à 20 % au montant moyen de cotisations calculé sur l’ensemble du territoire. On peut en inférer que, sur ces territoires, les salaires mensuels versés aux assistants maternels sont de 40 % à 20 % plus faibles que le salaire mensuel moyen calculé sur la France entière.
Source : Calculs CNAF.
Ces éléments permettent de pointer les limites d’une politique de solvabilisation de la demande pour ce qui a trait au libre choix de familles. Des efforts importants restent à accomplir en matière d’équilibre de l’offre, même si le fonds d’investissement pour l’accueil collectif, la réforme du statut des assistants maternels et la mise en place d’observatoires et de commissions départementales de la petite enfance devraient permettre d’aller dans ce sens.
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E. Berger, D. Chauffaut, C. Olm et M.-O. Simon, “Les bénéficiaires du complément libre choix d’activité : une diversité de profils”, Études et résultats, n° 510, DREES, août 2006.
·
S. Bresse, “La conciliation entre vie familiale et vie professionnelle selon le niveau de vie des familles”, n° 465, DREES, 2006.
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D. Clément et M. Nicolas, “Les disparités territoriales de l’accueil des jeunes enfants”, Essentiel, n° 12, CNAF, 2003.
·
F. Legendre, J.-P. Lorgnet, R. Mahieu, F. Thibault, “Les aides publiques à la garde des jeunes enfants. Une analyse à partir du modèle de micro-simulation Myriade”, Recherches et prévisions, CNAF, 2004.
·
R. Mahieu, “Les modes d’accueil des enfants âgés de moins de 3 ans”, Recherches et prévisions, n° 82, CNAF, 2005.
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F. Marical, “Les salaires des assistantes maternelles”, Recherches et prévisions, à paraître en 2007.
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D. Méda, M.-O. Simon, M. Wierink, “Pourquoi certaines femmes s’arrêtent-elles de travailler à la naissance d’un enfant ?”, Premières synthèses, n° 292, DARES, 2003.
·
M. Nicolas, “Reste à charge pour les familles selon le mode d’accueil du jeune enfant”, CNAF-DSER, 2006.
·
“L’accueil du jeune enfant en 2005, données statistiques”, Observatoire national de la petite enfance, CNAF, 2006.
[1]
Attention : cela ne signifie pas pour autant que ces enfants ne sont pas bénéficiaires d’un mode de garde payant. Ils peuvent bénéficier d’un mode de garde de ce type (halte-garderie, assistant maternel, etc.) en complément d’un mode de garde non payant qui constitue leur principal mode de garde.
[2]
La hausse du montant du complément en cas d’emploi d’un assistant maternel agréé concerne toutes les familles. Mais pour les plus modestes, cette hausse est de 71 % relativement au montant de l’AFEAMA versé antérieurement. Elle est de 12 % pour les familles les plus riches.
[3]
Avant le 1
er janvier 2005, cette mesure fiscale en faveur des familles prenait la forme d’une réduction d’impôt. Elle concernait donc uniquement les familles imposables. À présent, tous les foyers fiscaux peuvent bénéficier de cette disposition. Pour les revenus de 2005, ce crédit d’impôt représente 25 % du montant des frais de garde restant à la charge des familles, dans une limite de 2 300 euros.
[4]
Maubeuge, Alençon, Dunkerque, Mâcon, Cambrai, Calais, Épinal, Valenciennes, Le Mans et Dijon.
[5]
Pointe-à-Pitre, Cergy, Ajaccio, Toulon, Martinique, Rosny, la Réunion, Toulouse, Évry, Marseille, Nice, Saint-Quentin, Créteil.