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I.S.B.N.sans
148 pages

p. 101 à 101
doi: en cours

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Partie 3 : Stratégies des familles et interventions publiques - La pensée de…

n° 141 2007/5

2007 Informations sociales Partie 3 : Stratégies des familles et interventions publiques - La pensée de…

Oscar Niemeyer (né en 1907)

Julien Damon
Véritable légende vivante (dans le milieu de l’architecture), Oscar Niemeyer possède à son actif plus de 600 réalisations (des clubs, des casinos, des aéroports, des restaurants, des hôtels, des pavillons d’exposition, des théâtres, des musées, des logements, etc.). Ceux-ci, tous mâtinés de béton (son matériau préféré), vont du siège de l’ONU (dans New York) à l’étonnant pavillon Serpentine au cÅ“ur de Hyde Park à Londres, en passant par les principaux bâtiments des quartiers administratifs de Brasilia (ville-capitale surgie de nulle part, dans les années soixante).
Icône d’un Brésil libre et aspirant à l’égalité, Niemeyer a dû quitter son pays le temps de la dictature militaire, ce qui l’a conduit à travailler et à ériger dans le monde entier. Il a voulu sculpter l’espace, avec, au fond, plus de poésie que de rationalisme. En souhaitant se soustraire aux règles académiques et au formalisme architectural, il est allé jusqu’à dire que “le béton armé permet à l’architecte qui a le sens de la poésie de s’exprimer”. Rêveur engagé, il a toujours été – ce qui n’est, finalement, pas si original – à la recherche d’un “monde meilleur”.
Athée et communiste convaincu, concepteur, en France, notamment des sièges du Parti communiste et du journal L’Humanité, il dessinait aussi des églises et des cathédrales. Militant, participant même à la réhabilitation de Staline, Niemeyer est le compagnon de route de tous les combats contre les injustices et contre le capitalisme. Souhaitant encore “changer le monde”, Niemeyer fait partie de ceux qui luttent, par le verbe, par l’action et par le monument, contre “l’impérialisme américain”.
Remarié à 99 ans, il a alors pleinement fait le lien entre ses conceptions techniques de bâtisseur, marquées par des courbes futuristes et généreuses, et son intérêt pour les femmes. Celui qui, au seuil de son centenaire, déclarait faire l’amour tous les jours, proclamait également que son Å“uvre était, en quelque sorte, “un hommage au corps de la femme brésilienne”.
Titulaire de la médaille d’or du Royal Institute des architectes britanniques, lauréat du prestigieux prix japonais Praemium Impériale (l’une des récompenses artistiques les mieux dotées au monde), toujours farouchement communiste, amoureux de la vie, “architecte de la sensualité”, il continue à travailler, en famille, avec ses enfants et ses petits-enfants. Drôle de bonhomme donc, que l’on peut retrouver un peu partout sur la planète et un petit peu sur Internet, avec la fondation qui porte son nom (www.niemeyer.org.br).
·  La forme dans l’architecture, 1978.
·  Comme se fait l’architecture, 1986.
·  Les courbes du temps, 1998.
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