Les politiques sociales et l’amour
Une intimité croissante ?
Marine Boisson
Loin de nous être extérieures, les politiques sociales contribuent à structurer nos expériences les plus intimes. Les développements de l’État social à partir de la fin du XIXe siècle se sont avérés être un facteur puissant de la modernisation et de l’individualisation des rapports dans la sphère privée familiale. En retour, les transformations de l’intimité et l’évolution vers de nouvelles revendications et de nouveaux risques incitent à un redéploiement de l’intervention publique. Dans la période récente, c’est de l’encouragement à des relations affectives “positives”, c’est-à-dire stables et de qualité, qu’est attendu un plus grand bien-être des citoyens.
• L’amour comme idéal, l’amour réalisé
• L’amour comme providence et comme risque
• Politiques du temps de l’enfant, de la parentalité et de la conjugalité
• L’amour, une question technique, morale ou sociale ?
• Une activation des relations affectives