L’individu, le proche et l’institution
Travail social et politique de l’autonomie
Marc Breviglieri
Les démocraties occidentales modernes ont promu l’individu autonome au sommet d’une hiérarchie de valeurs. Réfléchir aux promesses et aux limites d’un monde fondé sur et pour l’individu, c’est s’interroger, au plan anthropologique, sur les capacités tenues pour dignes d’estime dans un tel monde. Mais qui alors offre à l’individu une telle reconnaissance, sous quelles conditions s’attestent de telles capacités, qu’exige en retour l’attestation d’une telle estime ? Il y a là une question de fond : comment ces capacités à être individu se développent-elles et s’épanouissent-elles aux yeux du monde qui les accueille ? C’est sur ce fil de réflexion que les politiques d’aide sociale à l’insertion constituent aujourd’hui la trame d’une aide de proximité fondée dans un cadre institutionnel.
• Des capacités à être individu
• Le consentement individuel au cœur d’un projet émancipateur
• Aider à répondre de soi
• Les tensions du projet individualisé
• L’attention au personnel
• Les échelles de confiance
— La confiance dans le proche
— La crédibilité dans la parole
— Les gages de confiance adressés à l’institution
• Entre épuisement et reconnaissance
• En conclusion
• Bibliographie