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Informations sociales

2008/1 (n° 145)

  • Pages : 148
  • Éditeur : CNAF


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Quelle identité choisissons-nous pour nous définir ? Père ou mère ? Fils ou fille ? Mari ou épouse ? Grand-père ou grand-mère ? Ou tout simplement homme ou femme ? L’enquête “Histoire de vie” montre que d’une façon générale, les individus se définissent dans leur rapport à un autrui familial, fortement structurant. La revendication d’une identité autonome, quant à elle, est davantage le fait des femmes cadres. La valorisation de soi prend alors des chemins différents en fonction du statut occupé et des aspirations à la reconnaissance sociale.

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L’institution familiale, tout en étant traversée par des bouleversements considérables depuis les années 1960 (Déchaux, 1998) reste matériellement, affectivement et symboliquement centrale dans l’existence des individus. Réalisées dans le cadre de l’Eurobaromètre, les enquêtes successives sur les valeurs des Français le rappellent, tout comme les résultats présentés ici, tirés de l’enquête “Histoire de vie - Construction des identités” (INSEE, 2003 ; voir encadré). Une écrasante majorité de la population considère la famille comme ce qui compte le plus, loin devant le travail, les amis, les loisirs. Néanmoins, la perception de celle-ci et surtout de la place que l’on y occupe est loin d’être uniforme. Le milieu social, la situation d’emploi et la trajectoire familiale sont étroitement liés à la façon dont les individus s’identifient à elle et surtout à la manière dont ils vont endosser leurs rôles et leurs identités familiales.

Se définir par la famille

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L’enquête “Histoire de vie” a donc confirmé l’importance de la famille comme registre d’identification (graphique 1), en particulier entre 30 et 44 ans, âges de constitution de sa propre famille. Le fait de vivre en couple et d’avoir des enfants renforce ce sentiment. C’est au travers des interactions sans cesse renouvelées dans la “famille du quotidien”, celle que l’on a soi-même constituée et donc choisie, que s’ancre le plus ce sentiment d’identification à la famille.

Graphique 1 - Les sphères d’identificatiGraphique 1

Champ : Population totale (n=8 403).

Note : Chaque barre correspond au pourcentage de personnes ayant cité le thème au moins une fois, sur les trois réponses possibles.

Source : Enquête “Histoire de vie – Construction des identités”, INSEE, 2003. En conclusion au questionnaire, les enquêtés étaient invités à répondre à la question suivante : “Parmi les thèmes que nous venons d’aborder, quels sont les trois qui vous correspondent le mieux ?” Ces thèmes étaient : “1. Votre famille ; 2. Les lieux auxquels vous êtes attaché ; 3. Votre métier, votre situation professionnelle, vos études ; 4. Vos amis ; 5. Une passion ou une activité de loisirs ; 6. Votre physique ou votre apparence ; 7. Un problème de santé, un handicap ; 8. Vos origines géographiques ; 9. Vos opinions politiques ou religieuses ou vos engagements ; 10. Rien de tout cela”.
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Cette identification est assez partagée par les hommes et par les femmes, et les représentations stéréotypées d’un plus grand attachement des femmes à la famille et des hommes au travail ne sont de ce point de vue pas très flagrantes. Toutefois, des nuances sont à apporter selon les caractéristiques individuelles. Dans les milieux sociaux et culturels les plus dotés (études supérieures, emploi de cadre, résidence en centre urbain), une mise à distance de la famille est davantage marquée, en particulier chez les femmes cadres. Le fait d’avoir une bonne position professionnelle leur permet de développer des sphères d’identification concurrentielles à la famille, notamment celles du travail, et de s’affirmer en dehors des représentations féminines traditionnelles. Si elles se reconnaissent moins dans la famille, c’est aussi en raison d’une plus grande fréquence du célibat et de l’absence d’enfant pour les femmes occupant des emplois très qualifiés. En effet, la formation d’une famille dans un contexte social qui est loin d’avoir éliminé une forme de spécialisation sexuée des rôles familiaux et professionnels s’avère être un frein à la rentabilisation des capitaux scolaires sur le marché du travail. Inversement, pour les hommes, c’est le fait de ne pas être en emploi qui les conduit à moins s’identifier à la famille. Cela est probablement lié au “handicap” du chômage par rapport à la vie de famille : les hommes sans emploi sont moins souvent en couple et moins souvent père que les autres (Commaille, 1999).

L’enquête “Histoire de vie - Construction des identités”

Réalisée par l’INSEE et ses partenaires (INED, INSERM, ministère des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, ministère de la Culture, délégation interministérielle à la ville), cette enquête a été mise en œuvre en 2003 auprès d’un échantillon de 8 403 personnes représentatives de la population âgée de 18 ans et plus, vivant en ménage ordinaire en France métropolitaine. Elle porte sur la construction des identités dans les différentes sphères de l’existence. Le questionnaire s’articule autour de questions factuelles et de questions portant sur un registre subjectif, afin de permettre aux enquêtés d’exprimer les différents éléments constitutifs de leur(s) identité(s). Les thèmes abordés sont la situation familiale, les lieux d’attachement, la nationalité et les langues parlées, les convictions et les pratiques politiques, religieuses et associatives, la situation par rapport à l’emploi et le rapport au travail, les loisirs et la sociabilité, la santé et le handicap, et enfin les relations avec autrui, en particulier le vécu des discriminations.

Pour en savoir plus sur l’enquête : I. Ville, F. Guérin-Pace, “Interroger les identités : l’élaboration d’une enquête en France”, Population, 60 (3), 2005, p. 277-306 ; Économie et statistique, n° spécial “Histoires de vie”, nos 393-394, 2006.

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Ainsi, le rapport subjectif à la famille, bien qu’il soit très majoritairement positif, est aussi le produit de ressources culturelles et sociales, de situations familiales objectives et du degré d’adhésion aux normes sexuées des rôles familiaux.

Se définir par ses rôles familiaux

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Au sein de la famille, de multiples rôles sont assignés et accomplis. Ils peuvent être fortement investis ou non, revendiqués ou au contraire rejetés. Dans tous les cas, ils contribuent à la construction identitaire dans l’univers familial et au-delà. Le questionnaire de l’enquête “Histoire de vie” proposait à chaque personne de se définir à partir d’une liste d’identités statutaires. La question posée était la suivante : “L’histoire familiale d’une personne est faite de mises en couple, de séparations, de naissances d’enfants et de petits-enfants… Aujourd’hui, personnellement, diriez-vous que vous êtes avant tout fils/fille, mari/épouse, conjoint(e), célibataire, divorcé(e), veuf/veuve, père/mère, grand-père/grand-mère ?” Puis venait une nouvelle question avec les mêmes items : “Et ensuite, que diriez-vous que vous êtes ?” Les enquêtés pouvaient aussi s’affranchir de ces statuts familiaux pour se définir uniquement par rapport à une catégorie de genre : “un homme, une femme, tout simplement”. À partir de ces référents, comment les individus se définissent-ils subjectivement par rapport à leurs rôles familiaux ?

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De façon générale, pour se définir, les individus déclarent le plus souvent une première identité par procuration, c’est-à-dire relative à des autruis qui sont soit leurs enfants, soit leur partenaire conjugal, soit leurs petits-enfants, ou encore leurs propres parents. Près de 7 personnes sur 10 se définissent par rapport à autrui (graphique 2). Parmi ces identités familiales statutaires, ce sont celles relatives à une filiation descendante (père/mère) et celles se référant au couple marié (mari/épouse) qui sont les plus citées. Les individus se définissent bien davantage par rapport à la famille qu’ils ont construite que par rapport à celle dont ils sont issus. Les figures traditionnelles de la famille ressortent très nettement : être parent, le “nous famille” ; être mari ou femme, le “nous couple”.

Graphique 2 - Se définir avant tout comme…Graphique 2

Champ : Population totale (n=8 403).

Source : Enquête “Histoire de vie - Construction des identités”, INSEE, 2003.
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Toutefois, la façon de se définir par rapport à autrui ne recouvre pas exactement le même type d’identification pour les hommes et pour les femmes. Les hommes ont une plus grande propension à se définir horizontalement, par rapport à la figure du partenaire conjugal (mari ou conjoint), alors que les femmes se positionnent davantage dans des relations intergénérationnelles (mère ou grand-mère).

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L’affirmation d’une identité autonome, c’est-à-dire une identité sexuée sans référence à autrui (“un homme, une femme, tout simplement”) est déclarée par 23 % des hommes et 26 % des femmes. Autrement dit, une grosse minorité de personnes se dégage de sa position statutaire familiale pour se définir, prioritairement, sur un mode plus individualiste. Les femmes s’affranchissent légèrement plus de leurs rôles familiaux pour se définir, contrairement à l’image habituellement véhiculée.

Statuts objectifs et présentation de soi

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Les représentations identitaires qui s’expriment au travers des définitions de soi telles qu’elles viennent d’être exposées sont largement dépendantes des situations statutaires objectives et des arbitrages qui sont à l’œuvre entre les différents rôles accomplis. Par la confrontation des identifications familiales aux situations objectives, on rend compte des facteurs qui permettent de prendre de la distance avec ses statuts familiaux objectifs ou, au contraire, qui conduisent à les confirmer en les reconnaissant comme étant une dimension centrale de l’identité familiale.

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Chaque individu cumule plusieurs rôles possibles dans sa famille (par exemple : fils, père, conjoint, grand-père…). En privilégiant l’un d’entre eux pour se définir, ou encore en les refusant tous (en se définissant comme “un homme, une femme”), les individus signalent ce qui pour eux fait sens en termes identitaires. L’identité est multidimensionnelle et ne peut en aucune façon se réduire à un seul rôle. En revanche, la mise en avant d’un rôle plutôt qu’un autre permet de repérer les formes d’identification les plus structurantes. Ces façons de se définir relèvent du champ familial mais ont aussi des implications, au-delà, sur l’identité sociale. Enfin, ce que l’on peut saisir ici, c’est l’imbrication de l’identité par et pour autrui, celle assignée de l’extérieur, par les normes sociales et familiales, et l’identité par et pour soi, celle construite et revendiquée par soi-même (Dubar, 2000).

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La confrontation des statuts familiaux objectifs et des identifications subjectives révèle une très forte polarisation sur l’identité parentale. Celle-ci s’impose, quelle que soit la situation familiale, à partir du moment où l’individu est parent. Ce sont les statuts relatifs à la famille de procréation (père/mère) et à la famille conjugale (conjoint, mari/épouse) qui sont les plus fréquemment actualisés dans la définition de soi, en particulier pour les hommes. Dès lors que les individus ont des enfants, la paternité/maternité est une dimension très structurante de la définition de soi. En revanche, à défaut d’enfant, c’est la dimension conjugale qui prime, et à défaut de famille de procréation, c’est une identification centrée sur soi qui est mise en avant. Les normes sociales valorisant le couple et la famille s’expriment pleinement ici, mais des nuances importantes sont à souligner quand on inscrit ces modes d’identification dans un contexte social et sexué plus précis. Les différences entre sexes sont notables : les femmes privilégient un double registre d’identification, celui de mère et celui de femme ; les hommes se définissent davantage par rapport à leur rôle de père et de partenaire conjugal.

Des femmes plus “individualistes”

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À même situation familiale, les femmes sont un peu plus revendicatrices de leur statut de mère que les hommes ne le sont de leur statut de père. En revanche, elles se définissent moins souvent par leur statut matrimonial (épouse ou conjointe) que ceux-ci, surtout si elles vivent en couple non marié. Les femmes se distinguent également des hommes par la plus grande affirmation d’une identité autonome, quel que soit leur statut familial. Notons que les enquêtés pouvaient déclarer deux réponses et s’être définis comme femme en premier lieu et par une identité statutaire en second choix. Seule la première déclaration est ici commentée. Cette revendication moins dépendante d’autrui ou d’un rôle familial traduit une remise en question des rapports sociaux inégaux entre les sexes. Les femmes, mères, épouses ou conjointes qui ne se reconnaissent pas prioritairement dans ces catégories pour se définir accomplissent pourtant ces rôles, mais ne veulent pas les transformer symboliquement en définition d’elles-mêmes. Elles sont obligées d’arbitrer sans cesse entre les actions quotidiennement réalisées, les tâches domestiques et maternelles – qui s’imposent en construisant une identité assignée – et leurs réalisations personnelles, des études et une profession le plus souvent, qui leur permettent d’affirmer une identité dégagée de cette pesanteur normative de la famille. Il est aujourd’hui devenu légitime pour une femme de se présenter indépendamment de ses rôles familiaux, mais c’est une démarche qui nécessite des ressources sociales importantes.

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Les hommes ne sont pas tant revendicatifs d’une identité autonome que les femmes. Les identités familiales statutaires sont beaucoup moins exclusives d’autres formes identitaires (le travail tout particulièrement), qui sont d’ailleurs les plus autorisées et les plus légitimes pour eux. De fait, se définir comme père ou époux n’a pas les mêmes implicites que leur équivalent féminin, parce que ces statuts ne renvoient pas à une position subordonnée et à faible reconnaissance sociale.

Femmes cadres et ouvrières : des référents familiaux très différents

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Tout comme la dimension sexuée, l’appartenance à un milieu socioprofessionnel spécifique conduit à redéfinir l’identité familiale. Ici, la comparaison est affinée aux individus en couple avec des enfants de moins de 18 ans, c’est-à-dire en situation d’investissement familial important. Un clivage considérable sépare les individus des classes moyennes (profession intermédiaire) et populaires (ouvrier, employé) de ceux des classes supérieures (cadre), surtout parmi les femmes (voir le tableau). Une majorité d’individus des catégories populaires et intermédiaires s’identifient à leur rôle parental, tout particulièrement les ouvrières, ce qui n’est pas le cas dans les milieux supérieurs. Chez les hommes cadres, le “nous” conjugal occupe une part importante, et chez les femmes cadres, c’est une puissante affirmation du “je” individuel qui s’impose.

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Trois cas se détachent nettement. Celui des femmes ouvrières pour lesquelles le statut de mère est la principale source d’identification, celui des femmes inactives qui se réfèrent très massivement à leur statut d’épouse et de mère, et celui des femmes cadres qui privilégient une identité autonome.

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Différentes recherches ont mis à jour la place centrale du groupe familial (Le Pape, 2006) et la “nécessité de l’enfant” (Schwartz, 2002) dans les milieux ouvriers pour la construction d’une identité sociale féminine. C’est le rôle de mère qui donne le plus de sens à leur existence, faute notamment d’avoir des qualifications à rentabiliser sur le marché du travail et d’autres voies d’accomplissement personnel. Quant aux femmes sans activité professionnelle, elles sont également dans une logique assez proche, avec une forte intériorisation des normes et des rôles sexués, ainsi qu’un engagement considérable et prioritaire dans l’espace familial. L’accès à des identités légitimes passe par la reconnaissance de leurs rôles familiaux, dont celui d’épouse, qui, pour elles, est accentué du fait de la dépendance conjugale. À l’inverse, une femme cadre sur deux se définit en premier lieu comme “femme” et non au travers de ses différentes positions familiales. Cette moindre identification au statut de mère n’est en aucune façon le signe d’un désinvestissement plus grand par rapport à leurs enfants. Au contraire, ces femmes cadres sont celles qui, proportionnellement, sont les plus nombreuses à déclarer la naissance de leur premier enfant comme un événement marquant dans leur existence, beaucoup plus que les inactives, les indépendantes, les ouvrières et les employées (Samuel et Vilter, 2007). Aussi faut-il souligner l’importance des ressources personnelles (culturelles, scolaires, professionnelles) pour s’affranchir des identités statutaires, alors même que l’investissement dans les rôles que ces statuts impliquent peut être important et que la famille continue d’être une entité collective essentielle pour se construire et se définir (Déchaux, 1998). Ces ressources permettent d’exprimer des aspirations à une reconnaissance sociale dégagée des marqueurs féminins (tout en participant souvent à leur reproduction), d’autant plus que le contexte sociétal l’autorise, voire l’encourage.

Définition de soi selon la catégorie socioprofessionnelle (%) – Personnes en couple avec au moins un enfants de moins de 18 ans

Conclusion

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Que la dimension conjugale soit essentielle dans la construction de l’identité, comme l’ont parfaitement mis au jour notamment Berger et al. (1988) et de Singly (1996), ne doit pas faire perdre de vue les autres dimensions de la famille, et en particulier le rôle des enfants comme source de cette construction, même dans un contexte de très forte valorisation de l’individu et de remise en cause des cadres institutionnels de la famille. L’individualisme familial est loin d’être généralisé. Ces résultats montrent à la fois la dimension très structurante des rôles familiaux dans l’identité, et tout particulièrement des rôles parentaux, mais aussi l’importance de la position sociale des individus, surtout des femmes, qui renforce ou au contraire favorise une mise à distance avec ces identités statutaires.


Bibliographie

  • P. Berger et H. Kellner, “Le mariage et la construction de la réalité”, Dialogue, n° 102, 1988, p. 6-23.
  • J. Commaille (dir.), Famille et chômage, rapport pour le Haut conseil de la population et de la famille, Paris, La Documentation française, 1999.
  • J.-H. Déchaux, “Dynamique de la famille : entre individualisme et appartenance”, in O. Galland et Y. Lemel (dir.), La nouvelle société française. Trente années de mutation, Armand Colin, 1998.
  • C. Dubar, La crise des identités. L’interprétation d’une mutation, PUF, coll. “Le lien social”, 2000.
  • M.-C. Le Pape, “Les ambivalences d’une double appartenance : hommes et femmes en milieux populaires”, Sociétés contemporaines, n° 62, 2006, p. 5-26.
  • O. Samuel et S. Vilter, “La naissance d’un enfant : jalon biographique et perception de l’événement”, Population, 62 (3), 2007.
  • O. Schwartz, Le monde privé des ouvriers, Paris, PUF, coll. “Quadrige”, 2ne éd., 2002.
  • F. de Singly, Le soi, le couple et la famille, Nathan, 2004 (1re éd., 1996).

Résumé

Français

La famille est l’entité collective à laquelle les individus s’identifient le plus. En dépit de la montée de l’individualisme, les rôles familiaux continuent d’être fortement investis, tant dans les pratiques quotidiennes que comme vecteur d’identité sociale. Les identités statutaires de père/mère, de mari/femme, d’époux/épouse ou de conjoint(e) sont très largement mobilisées pour se définir. Seule une petite fraction de la population, surtout les femmes les plus dotées en capitaux scolaires et avec de bonnes positions professionnelles, s’émancipent de ces catégories identitaires pour se définir d’abord par leur identité individuelle.

Plan de l'article

  1. Se définir par la famille
  2. Se définir par ses rôles familiaux
  3. Statuts objectifs et présentation de soi
  4. Des femmes plus “individualistes”
  5. Femmes cadres et ouvrières : des référents familiaux très différents
  6. Conclusion

Pour citer cet article

Samuel Olivia, « Moi, ma famille », Informations sociales 1/ 2008 (n° 145), p. 58-67
URL : www.cairn.info/revue-informations-sociales-2008-1-page-58.htm.


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